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28/06/2008

Une maison close cotée en bourse

Nouvelle fraîche !

Paru dans le trés sérieux courrierinternational  hebdo n° 663 - 17 juil. 2003 

 

Daily Planet, la première maison close cotée en Bourse
Talons aiguilles, minijupe et décolleté jusqu'au nombril. C'est dans cette tenue que Heidi Fleiss a fait son entrée à la Bourse australienne. Pas pour racoler, mais pour séduire les investisseurs dans le cadre de la promotion des actions de Daily Planet, le premier bordel entré en Bourse, le 1er mai dernier, au terme d'une longue bataille juridique. Sa présence n'est pas passée inaperçue, puisque le cours a doublé le jour de son lancement.
Cette opération boursière, la plus chaude de tous les temps, est née de la rencontre de trois figures légendaires : les deux dirigeants du sulfureux établissement de Melbourne, où une heure d'ébats coûte grosso modo 150 euros, et Heidi Fleiss, la très controversée Madame Claude californienne, que l'industrie du sexe a envoyée en prison, rendue millionnaire et élevée au rang de célébrité. Les dirigeants du Daily Planet, qui a ouvert ses portes en 1975 et a été légalisé vers le milieu des années 80, affirment qu'ils n'ont fait que lever le voile sur ce que tout le monde sait déjà : il y aura toujours des gens prêts à payer pour le sexe. Le marché ne sera jamais saturé. Alors, pourquoi ne pas investir dans ce secteur ?
Mais les choses n'ont pas été aussi simples. En 1994, John Trimble et Andrew Harris, respectivement propriétaire et directeur de la maison close, avaient déjà essayé d'entrer en Bourse, mais, bien que la loi australienne autorise la prostitution, les marchés financiers n'étaient pas prêts. "Nous nous sommes heurtés à des barrières morales et légales. L'Etat de Victoria a décrété que tous les futurs actionnaires devaient se soumettre à de rigoureux contrôles policiers. Cela a dissuadé tous les courtiers en Bourse de nous soutenir", explique le directeur de l'établissement.
Après ce premier échec, les deux hommes se sont engagés dans une bataille juridique qui allait durer sept ans et leur coûter environ 4 millions de dollars. Ils réussirent à convaincre les tribunaux que leurs profits ne provenaient pas de la prostitution pure et dure mais de la location des chambres. En d'autres termes, c'est le local de Daily Planet qui est coté en Bourse et non pas les filles qui y travaillent. Subtile et brillante nuance !
Armés de leur permis, nos deux hommes ont poursuivi leur parcours du combattant. Il leur fallait désormais trouver un courtier prêt à s'aventurer sur le marché, certes séduisant mais encore inconnu (seule la société australienne Cameron Stock Brokers a accepté de courir le risque), et se forger une image véhiculant les valeurs du secteur : sexe, glamour et argent. Puis, un jour, leur égérie apparut sur le petit écran. Ambitieuse, excentrique, téméraire, couverte de tous les honneurs dans le milieu des modernes courtisanes : Heidi Fleiss, alias "Madame Hollywood", l'immorale reine du sexe.
"Je connais toutes les ficelles du métier, et si je vous dis que c'est le meilleur investissement qui soit, c'est que ça l'est", affirme Mme Fleiss.

00:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : société, fille, femme

Commentaires

Je veux investir ! Tu connais le pris d'une action ? :o)

Écrit par : Laure | 29/06/2008

@ Laure - Je pense que le marché est juteux ;-)

Écrit par : Dr Sangsue | 30/06/2008

Les commentaires sont fermés.