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14/10/2010

Ton prochain tu aimeras, mais l’autre joue ne tendra pas

Echographie d'un hernie



Mon cabinet médical est situé, dans une résidence, au rez-de-chaussée. J’ai fais ce choix pour les patients.

Quand il a fallu repeindre la cage d’escalier on a essayé de me faire participer aux travaux de peinture. Comme je n’utilise pas, et mes malades non plus la cage d’escalier, je demandais à être exempté de tout payement, ce qui me fut accordé par le syndic de copropriété, celui-ci ne faisant qu’appliquer la loi.

Mais cela ne fut pas du goût des autochtones de la résidence et en particulier d’un couple que je soigne. Certains voulant que je fasse repasser mes patients par la salle d’attente

Dernièrement madame m’amène monsieur, ils ont la cinquantaine, monsieur a mal au ventre, dans l’aine droite. A l’examen, ce n’est pas une appendicite, ce pourrait donc être une hernie.

Je ne vois rien de vraiment patent à l’examen clinique, par facilité, je demande une échographie, celle-ci conclus à une hernie inguinale.

Dieu que j’ai été bien inspiré de demander cette écho !

En plein milieu de la consultation, le téléphone portable de madame sonne, madame de répondre (madame est bien élevée), c’est la fille qui est  tout juste « Docteur en Médecine » et « interne en Gériatrie » qui dit a sa mère qu’elle ne veut pas l’hôpital et qu’en privé le Dr X est très bien.

Moi qui avais déjà donné les coordonnées et la lettre pour le Dr Y (chirurgien libéral), me voilà bien.

Après tout qu’ils se débrouillent. Comme cela, s’il y a un pépin, cela ne pourra pas être de ma faute.

Il faut, parfois, soigner des gens que l’on n’aime pas, il faut, alors, être extrêmement prudent.