21/06/2026
21 juin 2026 : Fête de la musique, canicule et consommation d’alcool réglementée

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Cette année, la fête de la musique se jouera sous le signe de la canicule.
Lu dans une newsletter de 20 Minutes du 20/06/2026 : « Fête de la Musique et canicule : Pourquoi la consommation d’alcool est interdite dans 35 départements ? » :
« La nuit la plus courte de l’année sera aussi la plus torride… L’alcool, dont la consommation a été interdite sur la voie publique pour la Fête de la musique dimanche dans 35 départements classés en vigilance rouge canicule, est particulièrement déconseillé en cas de fortes températures ».
Voyons un peu ce que fait l’alcool en cas de canicule.
En cas de canicule, l’alcool est à éviter :
L’alcool bloque la sécrétion de l’hormone antidiurétique (l’ADH) qui permet d’augmenter la quantité d’eau réabsorbée dans les reins et de réduire la production d’urine. Si cette hormone est bloquée on urine davantage ce qui accélère la déshydratation. Quand on se déshydrate, le corps ne peut plus produire assez de sueur pour se refroidir. L’alcool augmente d'environ 30 % le risque de déshydratation.
l’alcool perturbe les centres de régulation thermique situés dans l’hypothalamus. Le thermostat interne du corps ne réagit plus correctement aux signaux de surchauffe, notre organisme ne sait plus quand il faut transpirer et dilater nos vaisseaux sanguins.
Enfin, l’alcool brouille les signaux dans notre cerveau : la sensation de soif est masquée et on oublie de se rafraîchir, au risque de faire un coup de chaleur.
Un autre aspect du problème est la prise concomitante de médicament et d’alcool.
Médicaments alcool et canicule :
Dans mon article du 01/07/2025 : « Canicule : définition, conduite à tenir et gestion des médicaments », j’ai rédigé un chapitre « Médicaments et forte chaleur ». Je me permets de les citer :
- Diurétiques : Furosémide (Lasilix®) , Hydrochlorothiazide (Esidrex®), Spironolactone (Aldactone®)… Ainsi que les diurétique « masqués » car en association avec d’autre antihypertenseurs.
- Médicaments qui diminuent la fonction rénale : Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II).
- Médicaments empêchant l’élimination de la chaleur : Antidépresseurs, médicaments antiallergiques (antihistaminiques), antiparkinsoniens, neuroleptiques.
- Médicaments qui peuvent provoquer une hyperthermie : les neuroleptiques, les antidépresseurs et les antimigraineux.
Mais alors que boire par grandes chaleurs?
- Par temps chauds, La meilleure des boissons reste l’eau. Pour satisfaire le palais, on peut utiliser les boissons gazeuses. on peut également l’édulcorer avec du jus de citron ou du sirop (attention sucré).
- Jus de fruits :orange, pamplemousse...
- Les bières de « soif » peu riches en alcool (Entre 1,5 % et 4 %), mais elles en contiennent quand même.
- Dans les régions où il fait chauds, les boissons anisées (Pastis, Absinthe, Anisette, Ouzo, Raki…). Mais il faut les utiliser avec prudence, car elles contiennent de l’alcool. Il faut, alors, les diluer.
Cette année la consommation d’alcool sera réglementée dans les départements classés en vigilance rouge. Voyons cela en vidéo:
Fête de la musique : l'alcool interdit dans la rue en cas de vigilance rouge canicule - Le Parisien
Un exemple à ne pas suivre particulièrement. En 1975, consommer un litre et demi, de bière, cela fait quand même un peu trop :
Canicule: quand la télé conseillait de boire 1,5 litre de bière par jour - Archive INA - INA Société
Une mode est en train d’apparaître : les boissons sans alcool. Autant en profiter :
Les boissons sans alcool ont la cote - France 3 Hauts-de-France
Maintenant que nous savons que l’alcool est mauvais par temps de canicule, terminons avec une note d’humour : La scène culte du film « Marius » de la trilogie de Marcel Pagnol où César explique avec une mauvaise foi délicieuse à Monsieur Brun que l’apéritif est forcément bon pour la santé puisqu’il est “fait avec des plantes” :
L'apéritif – Marius – Marcel Pagnol – 1931 - Romain Puppione
Conclusion :
En cette Fête de la Musique 2026, l’alcool et la canicule font mauvais ménage : privilégiez l’eau et les alternatives sans risque pour rester hydraté. Profitez de la musique, mais protégez votre santé !
Références :
- Canicule : boire de l’alcool pour se rafraîchir, vraiment ?
- Canicule : définition, conduite à tenir et gestion des médicaments
13:36 Publié dans Fête, La pensée du jour, Le mot du jour, Loisirs, Médecine, Musique, Politique, Santé, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
12/06/2026
Toccata et Fugue en D mineur Jean-Sébastien Bach avec La harpe en verre de GlassDuo

Pas plus tard que ce matin, en regardant YouTube sur ma nouvelle télé connectée équipée de ma barre de son Hisense[1] (profitant pleinement de son caisson de basse), je suis tombé sur cette pépite de GlassDuo et de sa harpe en verre : Toccata et Fugue en D mineur Jean- Sébastien Bach.
1°) GlassDuo :
GlassDuo a été fondé par Anna et Arkadiusz Szafraniec. Il s'agit d’un groupe jouant d'un instrument de musique exceptionnel à partir de simples verres à vin appelée harpe en verre. Il en résulte une musique inédite, capable de surprendre l'auditeur.
Seul ensemble de harpe de verre en Pologne et de l'un des rares ensembles professionnels au monde. Ils donnent des concerts en solo et avec d'autres musiciens.
Ils ont joué avec des quatuors à cordes, divers ensembles de musique de chambre et même des orchestres symphoniques. Ils ont également réalisé de nombreux enregistrements pour la radio, la télévision et le théâtre.
Les concerts de GlassDuo sont toujours l'occasion de découvrir des sonorités inhabituelles, des compositions originales et, surtout, de ressentir la présence des artistes eux-mêmes, qui poursuivent leurs rêves et leurs passions de manière si peu conventionnelle.
La musique de verre de GlassDuo résonne aussi bien dans une salle de concert classique que dans des espaces industriels, des églises ou les ruines d'anciens châteaux ou palais. Elle est tout aussi merveilleuse dans les intérieurs modernes où, grâce à l'amplification, elle offre une sonorité bien plus ample qu'on ne l'attendrait d'un instrument aussi délicat.
2°) La harpe en verre (Glass harp) :
Une harpe en verre (aussi appelée lunettes de musique, lunettes chantantes, orgue angélique, verillon ou violon fantôme) est un instrument de musique fait de verres à vin droits. Elle vient des Vérillons faisant partie de la famille des idiophones[2] frottés. Il est composé de plusieurs verres musicaux, généralement des verres à vin, disposés sur une table, et accordés par remplissage avec différentes quantités d'eau pour produire différentes notes.
Il est joué en courant des doigts humidifiés autour du rebord des lunettes. Chaque verre est accordé à un pas différent en remplissant le verre d'eau jusqu'à ce que le pas souhaité soit atteint.
Les lunettes de musique ont été documentées en Perse au 14ème siècle. La harpe de verre a été créée en 1741 par l'Irlandais Richard Pockrich, qui est connu comme le premier virtuose des lunettes musicales. Pockrich a appelé son instrument "l'orgue angélique" et il a été joué avec des bâtons, plutôt qu'en frottant les lunettes avec un doigt humidifié. Il a été rapporté en 1760 que, "Pockrich a joué Handel's Water Music sur les lunettes." Sa carrière de concert réussie a été mise fin prématurément par un incendie dans lequel l'inventeur et l'instrument ont péri en 1759.
Venons-en maintenant à l’interprétation de la « Toccata et fugue » par GlassDuo et sa harpe en verre. Un son inimitable.
3°) Toccata et Fugue en D mineur avec La harpe en verre de GlassDuo :
J. S. Bach - Toccata and Fugue in D minor on the glass harp - GlassDuo - Glass Harp
Pour bien vous montrer la qualité et la justesse d’interprétation, en voici une autre de la « Toccata et Fugue » interprétée à l’orgue :
J.S. Bach -Toccata & Fugue in D-minor BWV 565 - Stephanuskerk Hasselt - Gert van Hoef
4°) Conclusion :
L’interprétation de la Toccata et Fugue en D mineur de Bach par GlassDuo, avec leur harpe en verre, transforme une œuvre classique en une expérience sonore magique et inédite. Leur maîtrise de cet instrument rare, alliant tradition et innovation, prouve que la musique peut se réinventer sans perdre son âme.
[1] J’en parle dans mon article du 05/05/2026 : « Mon nouveau joujou : Barre de son Hisense 2.1CH 240 W H210 avec caisson de basse sans fil »
[2] Un idiophone, ou autophone, est un instrument de musique de la famille des percussions dont le son est produit par le matériau de l'instrument lui-même, lors d'un impact produit soit par un accessoire extérieur (comme une baguette), soit par une autre partie de l'instrument (comme des graines sur un filet qui l'entoure ou des battants de cloche).
P. S. :
Il ne faut pas confondre la harpe en verre avec l’Harmonica de verre instrument de musique perfectionné par Benjamin Franklin en 1761 à partir des verres musicaux, les vérillons préexistants. Franklin avait nommé l'instrument armonica à partir de l'italien[5] (avant l'invention de l'harmonica de bouche allemand).
Références :
- Site Internet de GlassDuo ICI
18:10 Publié dans Anecdote, Art, Culture, Culture, Histoire, Le mot du jour, Le site du jour, Loisirs, Mots, Musique, Potins, Science, Science, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
27/05/2026
Dorothee Oberlinger interprétant: Concerto RV 443 in C-Dur d’Antonio Vivaldi : un moment de virtuosité fascinante

Après tous ces articles fastidieux, un peu de repos. Je vous propose une page musicale avec une prestation impressionnante de Dorothee Oberlinger dans une pièce d’Antonio Vivaldi : le concerto en do majeur RV[1] 443 pour flûte à bec sopranino. Pour la petite histoire, j'ai découvert la flûte à bec avec ma fille qui l'étudie dans le département de musique ancienne du Conservatoire de la Grande Ville.
Je parle déjà de la virtuosité de Dorothee Oberlinger dans mon article du 18/07/2025 : « Alessandro Marcello - Concerto pour hautbois et cordes en ré mineur » à son propos, j’ai écrit, je me cite:
« Dans le troisième mouvement, le presto, on notera la virtuosité de Dorothee Oberlinger et son expression de contentement jouissif façon « l’ai-je bien descendu[2] ». La transcription mène, parfois, à du « haut vol ». Il est à noter l'utilisation d'instruments de musique anciens, notamment de violons baroques ».
1°) Dorothee Oberlinger :
Dorothee Oberlinger est née à Aix-la-Chapelle et a grandi à Simmern. À l'Université de Cologne, elle a étudié l'éducation musicale et les études allemandes. Après l'université, elle étudie la flûte à bec à Cologne, Amsterdam et Milan.
En tant que soliste, elle a joué avec des ensembles de renommée internationale et des orchestres baroques, tels que les Sonatori de la Gioiosa Marca[3], Musica Antiqua Köln et l'Académie de musique ancienne. En 2002, elle fonde le groupe de chambre Ensemble 1700.
2°) Concerto en do majeur RV 443 d'Antonio Vivaldi :
Le Concerto en do majeur RV 443 de Vivaldi est une œuvre brillante écrite pour flautino (petite flûte à bec sopranino) et orchestre à cordes. Composé vers 1728–1730, il témoigne du goût de Vivaldi pour la virtuosité instrumentale. Le premier mouvement, Allegro, expose immédiatement des traits rapides et acrobatiques. Le Largo, en rythme de sicilienne, offre une atmosphère lyrique proche de l’opéra vivaldien. L’ultime Allegro molto met en valeur l’agilité extrême du soliste, soutenu par une écriture orchestrale épurée qui renforce son éclat. Ce concerto, probablement destiné aux musiciennes de l’Ospedale della Pietà, illustre parfaitement l’art baroque marqué par le contraste et l’expressivité.
3°) Dorothee Oberlinger dans le Concerto en do majeur RV 443 d’Antonio Vivaldi :
Dans cette interprétation, Dorothee Oberlinger déploie toute la virtuosité et l’agilité qui font sa réputation. Son jeu, d’une précision éclatante, met en valeur la vivacité du flautino et révèle toute la richesse expressive du concerto. Chaque mouvement devient un moment de grâce où technique et musicalité se confondent. Une prestation fascinante qui illustre parfaitement l’exigence et la beauté du répertoire baroque.
Asseyez-vous confortablement, montez le son et laissez-vous emporter par la légèreté et la virtuosité de Dorothee Oberlinger. On voit bien, outre la performance technique, la joie et le plaisir intense que lui procure cette interprétation. Une vidéo éblouissante. Mon dieu que c'est beau !
Sonatori de la Gioiosa Marca - Dorothee Oberlinger - Antonio Vivaldi - Concerto RV 443 in C-Dur - incanto recordings
Que pensez-vous du Largo, plus lent, méditatif, tout en finesse et d’une sensualité discrète, presque murmurée. Il est toujours interprété par elle, mais cette fois, elle est accompagnée par l’Orchestre Baroque de Brème.
Dans ce Largo, Dorothee Oberlinger semble plus concentrée dans son interprétation, au point qu’on peut se demander si, en définitive, ce Largo n’est pas plus difficile à jouer que les deux mouvements rapides Allegro et Allegro molto.
Je vous invite à comparer les deux interprétations différentes de ce Largo interprétées par Dorothee Oberlinger à 5 ans d’intervalle. La première, avec le Sonatori de la Gioiosa Marca, correspond à un enregistrement en concert le 13 décembre 2015, à la Freinademetzkirche Milland (Brixen). La deuxième, avec le Bremer Barockorchester, correspond à un enregistrement en concert le 13 février 2020 dans l’église Unser Lieben Frauen à Brême.
Dans le second enregistrement, la tonalité est plus basse Cela ne donne t’il pas plus de profondeur à cette œuvre de Vivaldi ? Dorothee Oberlinger n’aborderait-elle pas, 5 ans plus tard, cette pièce avec plus de profondeur, plus de maturité ?
Antonio Vivaldi - Concerto in C major, RV 443 - Largo - Bremer Barockorchester
[1] Le Ryom-Verzeichnisou ou Ryom Verzeichnis (souvent abrégés en RV) est le catalogue de référence de la musique d'Antonio Vivaldi, établi par le musicologue danois Peter Ryom. Verzeichnis signifie « catalogue » en allemand.
[2] Cette expression « l’ai-je bien descendu » nous vient du Casino de Paris et de la première de la revue « Vive Paris » menée par Cécile Sorel en 1933.
[3] Les Sonatori de la Gioiosa Marca est un ensemble baroque dont les enregistrements sont devenus des références, les Sonatori de la Gioiosa Marca ont livré des interprétations du répertoire vénitien, notamment des œuvres de Vivaldi, fondés sur les textes de manuscrits jusqu’alors inédits.
Référence :
17:49 Publié dans Culture, Culture, Loisirs, Musique, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (3)
23/05/2026
"Hum to Search", où comment retrouver un air de musique (mélodie, chanson sifflée, voire fredonnée) avec son Smartphone Android

Un petit sujet d’informatique très facile (une fois n’est pas coutume). Aujourd’hui, une fonction moins connue car un peu cachée dans les Smartphones Android : la reconnaissance de la musique (mélodie, chanson sifflée, voire fredonnée). Voici comment faire, sans être un expert en technologie. Au fait, cette fonction s'appelle "Hum to Search".
Pour reconnaître un air de musique sur son Smartphone (par exemple, une chanson entendue dans un café, une mélodie coincée en tête...), il existe pas mal d’applis à installer sur son Android (en se servant du Play Store) :
- Shazam
- SoundHound
- Song Finder
- Beatfind
Leur grave défaut est qu'elles ne reconnaissent pas, ou mal, les fredonnements.
Alors, plutôt que d’installer une nouvelle appli qui va, entre autres, vous bouffer de la batterie, il est bien plus intelligent de se servir de l’outil Google intégré répondant au joli nom de "Hum to Search"*.
Pour cela :
1. Il vous faut une connexion internet
2. En haut de l’écran d’accueil du Smartphone là où se trouve l’icône "G" colorée, vous verrez une barre de recherche avec un micro à droite.
3. Appuyez sur l’icône du micro, puis sélectionnez "Recherche de chanson".
4. Fredonnez, sifflez ou jouez la mélodie pendant quelques secondes.
Et paf le chien (ou Flip Flap la girafe) !
Pardon, je m'égare.
5. Le titre s’affiche, souvent avec un lien vers YouTube pour écouter la chanson.
Si vous préférez une démonstration visuelle, voici une vidéo qui explique tout en détail :
Retrouver le titre d'une chanson en la fredonnant - Le coup de pouce
En résumé, "Hum to Search" est une solution simple, rapide et intégrée à Android pour retrouver un air de musique, même en le fredonnant. Plus besoin d’installer d’application supplémentaire : votre smartphone sait déjà reconnaître vos mélodies.
*Accrochez-vous (ou décrochez) car c'est un peu technique : "Hum to Search" est basée sur de l’intelligence artificielle, et plus précisément sur des modèles d’apprentissage automatique capables de reconnaître une mélodie à partir d’un fredonnement, d’un sifflement ou d’un chant. Cette technologie de machine learning est développée par Google Research.
Référence :
- Comment identifier une chanson en la fredonnant à votre téléphone ?
- Hum to Search : retrouvez une musique juste en fredonnant !
14:19 Publié dans Anecdote, Informatique, Internet, Loisirs, Musique, Vidéo, Vie pratique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)
21/05/2026
Le vieux con et la bonne éducation

Attention, les propos qui vont suivent sont susceptibles de vous choquer, c’est voulu. Cet article est volontiers caricatural, c’est fait exprès ! Moi, vieux con, je dédicace ce texte aux jeunes cons à mauvaise éducation. Mais, comme le dit Brassens* dans sa chanson « Le temps ne fait rien à l'affaire » : « Le temps ne fait rien à l’affaire / quand on est con, on est con ».
Je pose le tableau ou plutôt les tableaux :
Les jeunes collégiens sans savoir vivre :
Près de chez moi est implanté un collège public, régulièrement, quand je croise ces collégiens, ceux-ci ne me laissent pas passer.
Moi, maintenant, vieux con que je suis, non seulement je ne me pousse pas, mais je passe mon chemin en donnant un grand coup d’épaule au collégien impoli (sans dire pardon).
Ah ces jeunes me direz-vous, aucune éducation.
Les jeunes couples mal éduqués :
Je marche bras dessus bras dessous avec ma dulcinée quand un couple jeune je précise, nous croise, je me pousse légèrement pour croiser ces quidams qui, eux sans vergogne ne dévient pas d’un poil.
Bah, ils sont jeunes et n’ont pas bénéficié d’une bonne éducation.
Les couples d’âge moyen en pleine force de l‘âge au savoir-vivre défaillant :
Eh bien non, maintenant, s’y mettent, aussi, les gens d’un âge mûr (moins mûrs que le mien, je précise) ne se poussent point, que nenni, fichtre !
La bonne éducation du… vieux con :
Et moi, bien éduqué (instruit par les Jésuites), qui descendait du trottoir pour laisser passer…
Eh bien, que nenni,
Moi aussi, vieux con !
Je ne me pousse plus !!
Quelle société vivons-nous !!
L’espoir fait vivre :
Aucun espoir ?
Si !
Les élèves d’un établissement privé bien éduquées :
Pas très loin de chez moi, se trouve un établissement catholique privé sous contrat. Une fois malencontreusement un collégien me heurta. Que croyez-vous qu’il se passa…
Eh bien, il s’excusa.
Oui, il y a un espoir.
Dans le tram quelques jeunes au savoir-vivre résistant :
Dans le tram, vu mon âge, il m’arrive, parfois, que quelques jeunes gents se lèvent pour me laisser leur place (au début gêné je refusais, mais j’avoue que, maintenant, je remercie chaudement. Et profite de cette aide).
L’espoir fait vivre :
Oui, il y a quand même un peu d’espoir
Mais quand même il est ténu.
Mais, au fait, et vous qu’en pensez-vous ?
Brassens Quand on est con, on est con – police59100
*Georges Brassens (1921-1981) est un auteur-compositeur-interprète et poète français. Auteur de plus de deux cents chansons aux textes soignés, exigeants et littéraires. Il a également mis en musique des poèmes de François Villon, Victor Hugo, Paul Verlaine, Francis Jammes, Paul Fort, Antoine Pol, Théodore de Banville, Alphonse de Lamartine ou encore Louis Aragon.
P. S. :
- Le temps n'a rien a l'affaire : Paroles
14:40 Publié dans Anecdote, Citation, Coup de gueule, Honte, Humour, Mots, Musique, Potins, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
18/05/2026
Dans la guerre des diapasons, le La 440 remporte la victoire
J’ai découvert cette bataille du "la" avec la professeure de flûte à bec de ma fille dans le département de musique ancienne du conservatoire de la grande Ville. Lors de certaines soirées elle nous distillait, parfois, des notions de musicologie. Je vais essayer d’aborder ce sujet peut-être un peu technique de la manière la plus simple et la plus claire possible. Cet article se veut illustrer mon aphorisme préféré : « Un peu de culture ne nuit pas, cela évite de mourir idiot et... de passer pour un sot ».
Mon article est basé en « très » grande partie du magistral : « Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 ».
La note qui sert à accorder tous les instruments n’a pas toujours été la même, et elle a même fait l’objet de débats passionnés. Nous verrons dans cet article comment le "la" standardisé à 440 Hz a triomphé dans le monde musical.
1°) Définition sommaire :
Le diapason (a’) est une fréquence qui se mesure en Hertz (Hz). Loin des calculs physiques, il suffit de savoir que le son est produit par des vibrations. Plus la fréquence-diapason est élevée, plus le son est aigu. Le diapason moderne représente la fréquence correspondant au “la 4” de la gamme.
2°) Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 :
Beaucoup de musiciens le savent : le "la" donné par les diapasons tombe sur la fréquence 440 Hertz. Plus précisément, il s'agit du "La 4" (le la de la 4e octave du piano). Lorsqu'on fait vibrer un diapason, il produit une fréquence précise de 440 Hz. Ceci nous permet d'accorder les instruments.
Cela correspond à l’ancienne tonalité que l’on entendait lorsqu’on décrochait un téléphone. A une époque, il pouvait faire office de diapason de secours.
3°) Que vient faire la fréquence 432 :
Pendant longtemps, le "la" n’avait pas toujours correspondu à la fréquence de 440. Jusqu’à une période relativement récente, il était, réglé sur 432.
Mais, autrefois, les orchestres baroques accordaient leurs instruments d’une façon différente, en se référant à un "la" bien défini par l’époque y trouvaient maints avantages.
4°) En fait, il existait beaucoup plus d’étalons de diapasons :
Première découverte : avant que le 440 ne s'impose, il existait en fait pléthore de fréquences de référence :
« Pour la musique du XVIe siècle, on utilise le la 466 Hz. Pour le baroque vénitien (du temps de Vivaldi), c’est déjà le la 440 Hz. Pour le baroque allemand (du temps de Telemann, de Jean-Sébastien Bach…), c’est le la 415 Hz. Pour le baroque français (Couperin, Marais, Charpentier…) on s’accorde sur le la 392 Hz ! Il existe différents diapasons comme le diapason Haendel, réglé sur 423 Hz, le diapason Mozart, 422 Hz, celui de l’opéra de Paris, dit Berlioz, 449 Hz, et celui des pianos Steinway aux USA, 457 Hz. ».
5°) Verdi et le "la" 423, première tentative de normalisation :
Historiquement, un des premiers européens à chercher à légiférer en la matière fut apparemment le compositeur italien Giuseppe Verdi.
En 1884, il obtient de la commission musicale du gouvernement italien un décret de loi normalisant le diapason à un "là" à 432 vibrations par seconde.
Ainsi, le la 432 n'est aucunement une "ancienne et unique façon d'accorder les instruments". Mais tout simplement la première tentative de normalisation en la matière qui ait historiquement réussi à aboutir, puisque apparemment ce nouveau standard s'est répandu, notamment en France.
6°) La victoire du "la" 440 :
1939 : A Londres, la Fédération internationale des associations nationales de standardisation décide d’un diapason étalon étalonné à 440 Hz. Cette décision sera entérinée quelques années plus tard, lors d’une conférence internationale (toujours à Londres) en 1953. Les protestations des Italiens et des Français, attachés au la 432 Hz de Verdi, sont restées lettre morte. En 1975, le diapason la 440 Hz deviendra une norme ISO. Ceci imposera par la suite son utilisation dans tous les conservatoires de musique. Aujourd'hui la fréquence 440 Hz a donc gagné la bataille institutionnelle, s’érigeant aujourd'hui en standard international.
Cependant, dans le domaine de la musique ancienne, certains groupes baroques continuent de préférer le 415 Hz pour la sonorité particulière qu’il procure. En effet des hauteurs autour de 415 Hz sont cohérentes avec la pratique d’époque.
Aujourd’hui, le "la" 440 Hz est la norme mondiale, facilitant l’harmonisation des musiciens, tout en laissant à certains la place pour des pratiques alternatives selon les époques ou les préférences esthétiques.
En vidéo, la victoire du 440 :
La guerre des diapasons - Culture Prime - France Musique
Le "la" 440 :
440 Hz (10 seconds of A – muckinaboot
Le "la" 440 et "la" de l’ancienne tonalité lorsqu’on décrochait un téléphone :
Simulation d'un appel avec un téléphone à cadran U43 - Daniel Bourgeois
Pour finir, les différences de sonorité de deux interprétations d'une même mélodie, l'une en 440 l'autre en 432.












