08.11.2009

Taxation des indemnités d'arrêt maladie

Les indemnités d'arrêt maladie bientôt taxées

Créé le 07.11.09 à 13h26
Mis à jour le 07.11.09 à 13h34
Une personne présente sa carte vitale et une feuille de soins dans une antenne de la Caisse d'assurance maladie, à Paris
Une personne présente sa carte vitale et une feuille de soins dans
une antenne de la Caisse d'assurance maladie, à Paris/
Jean-Pierre Muller AFP/Archives

SANTE - Les députés ont voté pour, vendredi. Cette imposition pourrait s'appliquer dès 2011...

Les accidents du travail débouchent sur une nouvelle taxe. Vendredi, les députés ont adopté un amendement prévoyant l’imposition des indemnités journalières des accidentés du travail. «Un scandale» a dénoncé samedi la Fnath (association d'accidentés du travail).

«Inégalité»

«Loin d'instaurer une égalité de traitement, cette mesure renforce la forte inégalité qui touche les victimes de travail par rapport aux autres victimes d'un dommage corporel», a-t-elle estimé.

Une pétition dénonçant «le scandale» du principe de cette taxation avait été signée samedi par près de 15.000 personnes, dont les porte-parole des principaux partis de gauche et d'extrême gauche.

Selon la mesure adoptée à la Commission des finances de l'Assemblée nationale, la taxe s'appliquera à partir de 2011 sur les indemnités perçues en 2010. A l'initiative de Marie-Anne Montchamp (UMP), les députés ont toutefois décidé de plafonner la taxe...

07.11.2009

Une visite médicale pas ordinaire

www.shellyssciencespot.com/

 

J’ai tendance, parfois, à avoir des idées assez farfelues, pour une fois, j’ai été battu par une Visiteuse Médicale.

Ce jour là j’étais en forme, détendu, je venais de recevoir mon nouveau joujou, mon nouvel outil de Formation Médicale Continue, le VIDAL Reco.

Bref tout baignait.

La visiteuse médicale l’a bien perçue, elle a du métier, en plus elle est gentille et non dénuée d’humour, ce sont les professionnels de la vente les plus redoutables.

-« Puisque vous êtes en forme, je vais inverser les rôles, vous allez, aujourd’hui, me faire la visite à ma place ».

Et moi, beau joueur, de m’y coller, un peu dérouté et légèrement inquiet cependant.

Eh bien, cela m’a surpris, j’ai réussir à sortir des choses, dont la visiteuse médicale ne s’attendais pas ; montrant, d’une part, quelle travaillait bien, et, d’autre part, que j’écoute bien et que j’ai bonne mémoire.

L’un saisit sa chance l’autre pas

 

 

 

A quelques jours d’intervalle je reçois deux patients presque comparables

 

Le premier patient, dont j’ai déjà parlé ICI est un jeune ingénieur en informatique qui présente de toute évidence une Phobie Sociale, il le reconnais, mais est très réticent. A tout ce que je lui dit, je le sent sur la défensive, cependant il avoue avoir un gros problème il emploi le bon mot : Ereutophobie, il rougit en public, et cela le gène beaucoup. Vers le milieu de la consultation, je lui propose un antidépresseur sérotoninergique (ZOLOFT*, en générique SERTRALINE), une longue négociation commence. Il me contactera. La consultation aura durée une demie heure (tarif normal pour une consultation Psy (tout cela pour 22 €).

 

Le deuxième patient, lui, est atteint d’un syndrome d’épuisement ou Burnout.

Il travaille dans une collectivité territoriale après un Bac + 5. La malechance ait voulu qu’il tombe dans un service fragile, comme il le dit si bien, c'est-à-dire un service ou les agents sont peu formés du coup il se tape tout. Après une bonne écoute, je lui propose aussi un antidépresseur sérotononergique, pour décompresser, et lui propose un arrêt de travail. Un rendez-vous est fixé dans 15 jours.

 

Le premier patient qui était très réticent est revenu quine jours après ; le second, qui me semblait plus atteint, non.

La réaction des patients est, parfois, surprenante. Pour le second patient, mon erreur a été, peut être, de lui prescrire la SERTRALINE.

05.11.2009

Syndrome grippal

http://www.vieuxmetiers.org/gravure/_cordonnier.htm

 

Une patiente, enseignante, professeur de lettres moderne, et que je soigne depuis des années, consulte car elle est grippée.

 

Elle a eu une "grosse" poussée de la fièvre à 38°, elle a pris du PARACETAMOL* ; elle a eu des courbatures, bref elle ne se sent pas bien. Mais elle ne veux pas d’antibiotique, ce que l’examen clinique confirme.

 

Je lui rédige une ordonnance avec du PARACETAMOL* et l’arrête cinq jours.

 

Deux jours après, elle reviens me voir car elle est à l’article de la mort : elle a le nez bouché, il coule et elle a mal de tête.

 

Il est vrai que le mal de tête c'est génant, mais, moi qui fais mes consultations avec une belle sinusite avérée avec comme signes cliniques un mouchage purulent, une algie de la pommette gauche (sinusite maxillaire gauche), je ne me plaint pas, et, qui plus est, je bosse.

 

C’est vraiment le cordonnier le plus mal chaussé.

03.11.2009

Les effets indésirables d’un patient peu désirable

 

 

C’était un malade trop gentil, bien trop gentil. Assez rapidement il me contraria furieusement et ceci plusieurs fois en très peu de temps.

Au début, je l’avais vu pour des Attaques de Paniques liées plus ou moins à un problème de Phobie Sociale (d’ailleurs plutôt plus que moins).

Il est divorcé à une fille et vit tout seul… quelques aventures sans lendemain.

Je lui conseillais donc d’aller voir mon Psychiatre correspondant qui fait des thérapies comportementales et qui, cerise sur le gâteau, est conventionné Secteur I (le patient étant remboursé intégralement moins un euro).

Arriva ce qui arriva, ce patient pris rendez-vous avec un Psy que je ne connais que de nom et qui lui fit une thérapie de soutien avec prescription subliminale d’anxiolytique. Un traitement même pas digne d’un généralise s’intéressant tant soi peu à la Psychiatrie. San compter que ce Psy lui prenait des dépassements.

Puis, un jour, il eut mal dans la poitrine, et pris, de son chef, rendez-vous auprès de mon Cardiologue, me shuntant gentiment. Il connaissait l’adresse de mon Cardiologue car, en son temps, je l’avais adressé pour suspicion d’hypertension. Il pris, pas longtemps, un traitement antihypertenseur.

Entre temps, je le revois avec les résultats de son cholestérol, celui-ci n’est pas bon et il me raconte l’épisode du Cardiologue, moi de froncer les sourcils.

Enfin il reviens avec la lettre du Cardiologue celle-ci comportant le nom d’un médicament antihypertenseur dernier cri, le dernier bêtabloquant sorti, le TEMERIT* (sorti depuis quelques temps déjà).

Je lui rédige mon ordonnance.

Trois jours plus tard, il me téléphone, juste à la fin de la consultation, pour me dire qu’il a arrêté le traitement car il ne le supporte pas, cela lui donne de la fatigue, des vertiges et de la diarrhée.

Il avait lu la notice

Il doit venir me voir à la consultation du soir…

Il y a, parfois, des malades irritants, on ne sait trop pourquoi. La cause vient-elle du patient ou de la réponse du médecin à l’attente du patient où, plutôt, à la non réponse du médecin face à l’attente du patient. Le patient mettant, quelque part, en échec le médecin.

Qui est le plus pervers des deux, le médecin où le patient ?

Il est loisible de penser que les patients « gentils » sont mieux soignés que les patients « gênants » ?

31.10.2009

Tendinite de la patte d'oie

 

Une patiente, la cinqantaine, viens me consulter car elle souffre de son genou droit.

Je la soigne conjointement avec un Psychiatre comportementaliste pour Etat Dépressif Majeur sur troubles Phobiques. Mais aussi trés souvent pour des Lombalgies Chroniques spectaculaires.

Cette fois la patiente me dis qu'elle a mal quand elle fléchit son genou et quand elle descend les escaliers. Elle a fait beaucoup de ménage ces temps-ci, elle est limite maniaque de la propreté, il faut dire que monsieur n'est pas trés agréable.

La douleur se situe à l'intérieur du genou...

Mais oui, mais c'est bien sûr, c'est une tendinite de la patte d'oie !

En effet, la tendinite de la patte d'oie concernent 75% des tendinites du genou. Les tendons sont ceux des muscles de la patte d'oie (couturier, droit interne, demi-tendineux).

Pourquoi patte d'oie ? Parce que ces trois muscles en s'insérant sur la face interne du tibia desssinent une patte d'oie.

Référence très sommaire : www.genou-hanche.com/

30.10.2009

Formation Médicale Continue (FMC)

 

Il fut un temps où la Visite Médicale était florissante

Il fut un temps où j’assistais régulièrement à des soirées de FMC, de qualité,  mais sponsorisées, il est vrai, par les Laboratoires Pharmaceutiques, il suffisait d’être vigilant lors de la visite médicale qui suivait et décrypter le subliminal du VM (Visiteur Médical).

Puis, enfin, est sortie, la loi du 27 janvier 1993, dite loi DMOS (Diverses mesures d’ordre social) repose sur le principe d’interdiction des avantages accordés aux professionnels de la santé. Référence ICI. Il faut bien dire qu'il y avait eu « quelques abus ».

Depuis, il est très difficile d’obtenir des échantillons médicaux voire impossible pour les médicaments génériques.

Depuis, le nombre de VM à chuté de façon importante (les Labos Pharmaceutiques taillant à vif dans la Force de Vente).

Depuis il y a une nette diminution de soirées de FMC sponsorisées et la qualité de la « prestation » est nettement de moins bonne « qualité ».

Depuis, je ne sors quasiment plus.

Comment faire ma Formation Médicale Continue ?

Les revues, trop astreignant. Pas un bon rapport qualité / prix ; Prescrire, trés bonne revue neutre car sans publicité, mais très chère.

Dernièrement je reçois un e-Mail du Vidal me vantant les mérites du Vidal Recos (référence ICI), un livre de plus de 1000 pages pour 39,90 € avec toutes les recommandations des différents organismes « recommandateurs ».

Bref, la voilà ma solution, honêtement, je ne pense pas me tromper.

Le fichier PDF du bon de souscription, imprimé, je commande.

C’était hier.

 

25.10.2009

Seul 17 % des français envisagent de se faire vacciner contre la grippe A

Lu sur 20minutes.fr

 

Les Français ne veulent pas se faire vacciner contre la grippe A

Créé le 24.10.09 à 12h11 | Mis à jour le 24.10.09 à 12h17 |
10 000 premières doses sont disponibles pour vacciner les personnels des HCL.
10 000 premières doses sont disponibles pour vacciner les personnels
des HCL./ B. AMSELLEM / 20 MINUTES

SANTE - Selon un sondage à paraître dimanche, seuls 17% envisage d'y recourir...

Le vaccin inquiète plus que la grippe A. Selon un sondage à paraître dimanche dans Ouest France, seuls 17% des Français envisagent de se faire vacciner contre le virus.


Seuls 7% disent avoir «certainement» l'intention de se faire vacciner, 10% déclarant qu'ils le feront «probablement», alors que la campagne de vaccination vient de commencer pour les professionnels de la santé. Les opposants au vaccin sont plus tranchés: 49% des Français ne veulent «certainement pas» se faire vacciner et 33% «probablement pas», soit un total de 82% de la population hostile au vaccin. A noter que 1% de l'échantillon s'est déjà fait vacciner...

23.10.2009

Ereutophobie

 

 

Un jeune homme, étudiant d'une école d'ingénieur en informatique en fin de cursus, viens me voir pour une gastroentérite.

Il se plaint surtout de douleurs abdominales, il n'a pas été opéré de l'appendice, mais l'examen clinique réfute cette hypothèse.

- « Votre gastroentérite, je n'y crois pas trop ».

- « Et alors qu'es-ce que cela pourrait-être » ?

- « Le stress » ?

- « Pourtant tout va bien ».

- « Vous n'avez pas du tout de soucis » ?

- « Il est vrai que pour parler devant un auditoire... »

- « Êtes-vous timide » ?

- « Oui ».

- « La timidité est-elle une maladie » ?

- « Non, je ne pense pas ».

- « Désolé de vous contredire, mais la timidité est une maladie reconnue par le DSM IV sous le nom de Phobie Sociale ».

- « Moi, ma maladie ce serait plutôt l'Ereutophobie ».

- « Vous avez peur de rougir en public ».

- « Oui ».

- « Avez-vous une bonne estime de vous ».

- « Non ».

- « Savez-vous que tout cela peut se traiter efficacement par une thérapie comportementale » ?

 

Voilà comment se déroule une consultation en Médecine Générale, trier le bon grain de l'ivraie.

13.10.2009

Je pisse des lames de rasoir

 

Un patient, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, est dans ma salle d'attent, il m'intrigue de part son physique et son comportement par trop réservé.

Son tour venant il me dit : "Je pisse des lames de rasoir, je dois avoir une cystite".

Moi de lui demander : " avez-vous de la fièvre ?

- Oui, un peu.

- Avez-vous des courbatures ?

- Pas vraiment, mais j'ai un peu mal au bas du dos.

- Avez-vous du mal à uriner ?

- Un peu, mais comment savez vous tout cela ?

- Vous avez une prostatite, car une cystite chez l'homme est une prostatite.

Je lui donne un antibiotique en une seule prise (TAVANIC*), pour cinq jours, le temps de recevoir les résultats d'analyses.

Je lui prescrit donc une analyse de sang avec VS CRP qui sont aumetées en cas d'infection NFS qui devrat montrer une augmentation des globules blancs et une analyse d'urine à la recherche de la petite bébette qui ronge vraissemblablement sa prostate.

Il reviens trois jours plus tard avec ses résultats : la VS est au plafond la CRP aussi et la bébette est un echérichia coli.

Je lui renouvelle sa prescription de TAVANIC* pour trois semaines.

Mais là ou sa cloche, c'est qu'il m'avoue que ce n'est pas la première fois qu'il a ce type de pathologie, et qu'une fois, on lui a même enfoncé un tube dans la verge.

Dubitatif, je me pose la question de savoir si ce n'est pas lui qui ne s'enfonçait pas lui même des trucs dans l'urèthre...

Son histoire me fis songer à ce cher Baron de Münchausen et son syndrome de Münchausen.

Mais je vois le mal partout...

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