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11/04/2017

Un patient fidèle

 

Quand j'exerçais encore, je voyais régulièrement un patient que j'avais bougrement aidé pour une mise en invalidité lors d'une blessure à la main suite à une agression.

Ce patient était un malin manipulateur et su bien se servir de moi pour sa mise en invalidité et je failli avoir, par sa faute un gros problème avec un Médecin de la Sécurité Sociale. Sur ce coup là, ma femme sut bien m'aider en ne répondit pas ouvertement à son courrier.

Ce patient avait une passion œnophile. Chaque fois que le voyais, nous discutions vin. Un moment, même il me fourni en vin moyennant finance et se moquent de moi car je ne sortait pas de mes classiques Médoc et Pessac-Léognan. Il faut dire que je trouvais ses vins "légers" (peut être que mes goûts étaient formaté pour les vins que je connais bien. Une fois, cependant, il m'apporta un blanc très intéressant.

Mais, assez rapidement, je sortais de ce comportement charmeur qui faussait notre relation avec un contact trop proche. Je remis, alors les pendules à l'heure en rétablissant une distance saine.

Je le voyais régulièrement pour sa prise de tension et la prescription de sa soupe anti hypertensive et une prise de VIAGRA générique (SILDENAFIL), tout en discutant vin.

Je lui prescrivait régulièrement un bilan biologique qu'il ne faisait pas.

Je me posais la question de savoir si j'étais encore son Médecin Référent. Cela ne chant rien pour moi, dans la mesure où je "facturai" la consultation.

Une fois à la retraite, je rencontrai son fils (que j'eus soigné dans le temps) à qui j'annonçais ma retraite et que je n'avais pas prévenu par manque de connaissance de ses coordonnées téléphoniques.

Il m'appris, alors, que son père était atteint d'une polikystose rénale qui, bien sûr, dans son cas, devait se voir dans son bilan biologique.

Sous ses airs sérieux et passionnés...

C'était un gentil petit "vilain" patient fidèle et manipulateur.

En un mot, un patient fidèle

06/03/2017

La dernière patiente avant la retraite du Docteur Sangsue

 

 
Voici comment j'ai soigné ma dernière patiente.

Tout d'abord, j'en parlai à ma moitié qui me dit que ce serait elle.

Et bien non. Bien qu'il s'en fût de peu !

Je crus bien, au cabinet, que ce fut une patiente particulièrement embêtante pour ne pas employer autre mot un doux euphémisme*.

Ce fût ma dernière télétransmission.

Puis, comme pour confirmer ces dire, je fis effectivement une ordonnance à ma mie.

Mais non, ce ne fut pas fini.

En téléphonant à mes patient pour leur dire mon départ à la retraite, je le dis à une patiente que je soignais de longue date.

Ce fût elle ma dernière patiente.

En effet, deux jour après mon coup de fil, elle me rappelle en me disant qu'elle avait vu l'ORL à qui je l'avais adressée pour des sinusites à répétition, ce qui sentait la sinusite chronique à plein nez, c'est le cas de le dire.

Celle-ci me lis le compte rendu du scanner prescrit par l'ORL.

Il y avait un sinus plein avec, surtout, un début de lyse osseuse frontale.

Cela était un peu craignos, car le cerveau, à cet endroit, n'est pas si loin que cela.

Bien sûr je ne lui dit pas ce point du compte rendu du scanner pour ne pas l'inquiéter. Je lui demandais quand elle avait rendez vous. "Dans trois jours" me répondit-elle Je la rassurais bien qu'elle me dit que l'os du sinus avait été un peu "bouffé".

Ce fût elle ma dernière patiente. Mais au téléphone cette fois.

13/02/2017

La cessation d'activité du Docteur sangsue, une conduire responsable non récompensée par la très grande majorité de ses ex patients

 

Suite a ma mise à la retraite (confer mon article "Le Cabinet Médical est fermé - La retraite du Docteur Sangsue"), j'ai fais la tournée de mes patients les plus fidèles, je veux dire par là ceux que je voyais le plus, pour leur annoncer la nouvelle, celle de ma cessation d'activité.

Mine de rien, cela prend du temps, un temps fou, pour faire cette sorte de véritable travail de porte à porte.

Heureusement que je tenais à jour tout les numéros de téléphone dans les dossier patients de mon logiciel médical.

Mon logiciel médical marche comme des roulette chez moi, après le rapatriement de ORDIBUREAU (le nom de mon PC de bureau). Pour mémoire, on donne un nom à un PC pour le reconnaître quand celui-ci est en réseau.

Ensuite, il va falloir que je remette, à mes patients qui me le demandent, leur dossier médical.

Car, de nos jours, on ne peu plus faire de "présentation de clientèle" est quasi inexistant, ce mot élégant de présentation de clientèle désigne la reprise de clientèle (le mot vendre est malvenu, hors de propos et malsain).

Pour cela, je fixerai un samedi après midi dans un créneau horaire de deux heures de façon que cela soit le moins fastidieux pour moi.

En annonçant, par téléphone, mon départ en retraite, j'eu trois type de réaction. : Le remerciement pour les bons soins prodigué. Je pense particulièrement à un couple de patient que je soigne de puis le début de mon activité, ce comportement fut exceptionnellement rare, ceux qui ne me remercièrent pas et demandèrent immédiatement, dans une indifférence totale et un égoïsme profond, leur dossier médical et, enfin, ce qui me peina le plus, les patient dont je ressentis une certaine agressivité ; bien que je pris la peine de leur téléphoner pour les tenir au courant de façon à qu'ils ne soient pas pris au dépourvu.

Un exemple, un ex patient me téléphone sur mon Smartphone ce jeudi pour récupérer son dossier le samedi suivant. J'avais dit à mes ex, que je donnerai les dossier un samedi un après midi mais pas dans l'immédiat, c'est à dire quand j'aurai réglé certaines affaires importante pour ma retraite.

A ce propos, je connais un cabinet de deux médecin, dans la même banlieue que moi, qui a fermé boutique et dont les deux médecins sont partis à la cloche de bois, sans en avertir leur patients. Pour eux, pas de problème de dossier médical !

Voila comment se termina une page de ma vie.

Démarche fastidieuse, quelques remerciements chaleureux, de l'indifférence teintée d'un intérêt profond et égoïste, et, enfin, une certaine agressivité.

31/01/2017

Le papier hygiénique du Docteur Sangsue

 

Ce titre peut vous paraître saugrenu.

Il ne s'agit pas de vanter tel ou telle marque de papier hygiénique sélectionnée par mes soins.

Lisez la suite et vous comprendrez ce titre pour le moins original.

Dans la Résidence où j'exerçais mon activité professionnelle de petit Médecin Généraliste de Banlieue, je n'était pas en odeur de sainteté. Vu le sujet, le mot odeur est parfaitement adapté.

Or donc, un jour, en déménageant mon PC et la Box de ma connexion Internet, je remarquais deux taches roses sur la pelouse de mon jardin.

En y regardant de plus près, je me rendis compte, excusez ma vulgarité, qu'il s'agissait de feuille de... PQ.

Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé.

Décidément la méchanceté, la bassesse et la conn... humaine sont incommensurables.

La conduite à tenir devant ce comportement pour le moins scatologique est de ne pas répondre par, par exemple, un déplacement des feuilles litigieuses vers la pelouse à l'entrée de la résidence.

En effet, cela ne ferait qu'attiser ce comportement pour le moins malsain.


P. S. : Je ne sais, pardonnez mon humour scatologique, si le papier avait déjà servi ou non.

20/01/2017

Réponse à un fidèle lecteur de la première heure à mon article sur la retraite du Docteur Sangsue

 

 Je ne peux y résister, pour expliquer ma démarche et la façon d'envisager mon avenir de jeune retraité, j'ai décidé de publier ma réponse à un de mes fidèle lecteur de la première heure (alain pour ne pas le citer) sur un commentaire de mon dernier article "Le Cabinet Médical est fermé - La retraite du Docteur Sangsue" à propos de ma décision de prendre ma retraite.

 

 

Ah, j'oubliais de vous dire que, dans un avenir imminent et pour continuer ma vie sociale, je vais m'inscrire à des cours de cuisine, des cours d'œnologie ainsi que des séances de dégustation mets et vin (cette dégustation mets et vin est, en fait, un prétexte à des repas fins convivaux-socio).

 

 

Venons en au commentaire :

 

J'en ai marre d'un boulot qui, en soi, me plait toujours énormément. Mais j'en ai assez de l'environnement, l'ambiance que prend ce métier, sans oublier les patients qui sont de plus en plus exigeants et de moins en moins respectueux. Même le Plombier est plus respecté, peut-être car il est mieux rémunéré et qu'il faut l'attendre, lui. Cette situation va peut-être changer ; on risque de plus en plus, vu la pénurie des Médecins Généraliste, et, aussi, et surtout, des Spécialistes, d'attendre les Médecins. Situation qui se profile à l'horizon.

A ce propos, je tiens à souligner qu'il est de plus en plus difficile de trouver un Médecin Référent.

Des projets? Oui, assurer l'intendance de la petite famille. Faire les courses et la bouffe, tous les jours. Mais la bouffe de tous les jours est loin de la cuisine un peu plus élaborée.

Enfin, aborder [dans mon Blog] comme sujets : exceptionnellement de la Médecine (c'en ait fini pour moi), des anecdote sur la vie de Grandville et bien sûr la cuisine, la vraie, celle de Brasserie.

...

Continuer à tenir mon Blog ...va me demander beaucoup plus d'efforts que par le passé. Il va falloir que j'ai beaucoup plus d'imagination, vu la perte d'un pan entier de mon activité.

... Comme on le disait à la fin du défunt service militaire : "la quille bordel".*



*Pour les non initiés : Signification de "La quille bordel" :


 

 A ce propos alain, peut tu m’envoyer tes coordonnée je pense que c'est possible en toute discrétion) sur mon adresse mai, car on est appelé a ce revoir.

17/01/2017

Le Cabinet Médical est fermé - La retraite du Docteur Sangsue

 

"Le Cabinet Médical est fermé".

C'est ce que j'ai apposé sur la plaque de la porte de ma salle d'attente. Puis viendra le moment quand je dévisserai ma plaque à l'entrée de la résidence où j'ai exercé un "certain" nombre d'années, trente cinq ans pour être précis.

Chaque chose a une fin.

Le Docteur Sangsue prend sa retraite.

Un peu plus tôt que prévu, je jette l'éponge.

Pendant trente cinq ans, j'ai exercé, dans des conditions moins confortables que maintenant, j'étais taillable et corvéable à merci, certes, mais les patients me respectaient beaucoup plus que maintenant où le médecin n'est plus qu'un prestataire de service.

Ma vie de modeste Médecin de banlieue d'alors était plus fatigante physiquement bien moins que celle du Médecin de campagne je le reconnais, alors que, maintenant, il y a une qualité de vie bien meilleure mais celle-ci est pourrie par l'envahissante Sécu. Je veux parler de certaine rémunérations forfaitaires déshonorantes et, surtout, par la télétransmission complétée dernièrement, la goutte d'eau qui fait déborder le vase, le tiers payant généralisé.

Par la télétransmission due à la dématérialisation des feuilles de sécurité sociale, le médecin fait le travail de saisie des feuilles de soins, permettant, ainsi à Dame Sécu de "dégraisser" (mot à la mode) son personnel.

La télétransmission, complétée, dernièrement, par le tiers payant, comme je l'ai dis plus haut, va devenir généralisé dans très peu de temps (bonjour Dame Sécu, avec tes erreurs avec tes rejets de télétransmission et, de ce fait, d'actes non rémunérés).

Je jette l'éponge.

Le premier article de mon blog est en date du 07/08/2007, il y a neuf ans de cela.

Son titre était simple : "Première".

Dans ce très court "articulet" je concluais par la phrase "Espérons que ce ne soit pas le dernier".

Je compte bien continuer mon blog, certes avec peut-être avec une fréquence moins importante, puisque tout un pan de mon blog va être amputé, je veux parler de la partie Docteur. il ne restera plus que la partie Sangsue, bien que le titre de mon Blog ne change pas.

Déjà, dans un article précédant, j'abordais un aspect angoissant de l'avenir des blogs. Cet article est en date du 24/03/2016"Est ce la mort annoncée des blogs ? Le blues du Docteur Sangsue".

En dépit de cela, je compte bien rester fidèle au poste.

Je continuerai mes considération sur la vie de tout les jour et sur la nature de l'espèce humaine, sans oublier, bien sûr, une part non négligeable réservée à l'art culinaire.

Il faut bien, dire cependant, je ne sait si vous l'avez remarqué, depuis déjà pas mal de temps, la partie de mon Blog réservé à la Médecine était devenue moins fournie.

Cela sera donc un point positif dans la continuité de mon Blog. J'essaierai, cependant, dans la mesure du possible, à la moindre occasion, de sauter sur une histoire médicale pertinente.

Outre un observation assidue de ce qui m'entoure, Je me servirai, aussi, de tous les supports, Internet et la télévision, pour trouver de l'inspiration.

A tout mes lecteur et, surtout, à mes fidèles lecteurs, je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures.

09/01/2017

Quand le Docteur Sangsue examine Doudou

 

Arrive à la consultation, une jeune fille de quatre ans.

Elle est timide.

Dans ces situation là, je fais très attention à ne pas être trop invasif, tout au moins le moins invasif possible.

Voyant qu’elle me regardait avec circonspection mélée d’inquiétude, je décidai de la mettre en confiance.

Comme elle serrait, contre elle, son Doudou, il me vint à l’idée de lui montrer ce que j’allais lui pratiquer comme examen.

Je lui montrai, sur son Doudou, comment j’allais l’auculter.

Je pus procéder, alors, à un examen clinique en toute quiétude.

Et, ainsi, chacun y trouva son compte.

Comme quoi, le respect de l’autre est toujours bénéfique.

31/12/2016

Bonne année 2017 !

 

 
Bonne année 2017 !

 

Bonne année, bonne santé comme le dit si bien la formule consacrée.

J'y rajoute, aussi, plein de bonheur, d'amour et d'argent. Même si l'argent ne fait pas le bonheur, (plaie d'argent n'est pas mortelle) l'argent est, quand même, le moteur de la guerre.

Qu'en grande partie vos veux se concrétisent.


P. S. : Un début d'année est pain béni pour les voyantes (et voyants). Les bonnes voyantes (et voyants) sont comme un bon Médecin Généraliste, elles doivent avoir une écoute particulièrement attentive (Se rapporter à mon article : "Comment choisir son médecin traitant").
Une bonne voyante doit, donc, avoir comme qualité, celle d'avoir une écoute minutieuse. Cette écoute avec beaucoup de jugeote jointe à une bonne dose d'humanité, leur permettant de prédire, avec le maximum de pertinence et avec le moins d'erreur possible, l'avenir de leurs clients, sur les principales préoccupations de ceux-ci. Ces préoccupations tournant, toujours, autour du triptyque santé, amour et agent.


P.P.S. : Ah, j'oubliais, bon réveillon à tous. Une pensée particulière à ceux qui vont le passer seuls.

16/12/2016

L’homme de fer

 

  
J’ai, depuis très longtemps, dans ma clientèle, un patient de 75 ans atteint d’une Maladie de Vaquez.

Cette pathologie se traduit par une Polyglobulie (une augmentation, dans le sang, du nombre des hématies, les globules rouges).

Cette pathologie peut, entre autre, vu l’augmentation des globules rouges, donner des Thromboses pouvant être à l’origine d’AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux).

Un traitement facile à mettre en œuvre est de faire des saignées dans le but, très efficace, de faire baisser le nombre des globules rouges.

Lors de son dernier bilan sanguin, j’ai eu une surprise de taille.

Dans mes bilans systématiques, je demande toujours la ferritine (une protéine permettant le stockage du fer). Son taux permet de mesurer les réserves en fer de l’organisme.

La ferritinémie de ce patient était effondrée.

Pourquoi me direz-vous ?

Bonne question.

A force de saigner ce patient pour traiter sa pathologie, les hématologues ont piqué (c’est le cas de le dire) dans ses réserves en fer.

Le pire, c’est qu’aucun hématologue ne m’a dit de surveiller sa ferritine.

Comme quoi, parfois, un bilan systématique peut être bien utile.

13/12/2016

La vache !

  

 Dernièrement, arrive à mon cabinet médical, une jeune fille de vingt ans qui me dit, inquiète : « j’ai un écoulement au niveau des seins ».

Moi de penser en mon fort intérieur, comme je l’ai appris pendant mes études, ce liquide est une sorte de lait.

Presque comme les vaches.

C’est ce que l’on appelle, en terme technique médical, une Galactorhée.

Nous dénommons, nous médecin, ce liquide, le lait de sorcière.

Pour faire simple, de façon schématique, il y a trois principales causes à la Galactorhée : la Tumeur de l’Hypophyse, la prise de médicaments, Neuroleptiques (ou dérivés) et, enfin, une cause mécanique, l’irritation du mamelon par « trituration » du mamelon. Ce sont des femmes qui ont pris la mauvaise habitude de presser leur mamelon.

Elle est très inquiète.

Avant de cherche compliqué, il faut chercher simple.

Je lui pose, alors la question de savoir si elle prend des médicaments.

Non me répondit-elle.

A la question de savoir si elle presse ses mamelons, elle me dit que, tous les soirs, elle caresse le bout de ses mamelons et que, dernièrement, après les avoir pressés, elle a eu un écoulement de ceux-ci.

Je lui dis alors qu’il va falloir arrêter cette mauvaise habitude et, pour imager mes propos, je lui dis : « prenez un doudou ».

J’en ai un me répondit-elle du tac au tac.

Je restai sans voix.

09/12/2016

Un patient fantôme

 
« Je vous propose, dans ces conditions, pour lui éviter des transports et étant donné que vous le voyez régulièrement, ainsi que le Néphrologue, de poursuivre la surveillance en réalisant un bilan biologique tous les six mois ».

C’est en ces termes que reçois, dernièrement, une lettre venant d’un hémato-cancérologue concernant un de « mes » patients.

Enfin, il faut relativiser ce terme et vous comprendrez plus loin ce que j’entends par là.

Ce patient est atteint d’une insuffisance rénale terminale nécessitant, régulièrement, des séances de dialyse.

Je n’ai vu, en tout et pour tout, ce patient…

Qu’une fois.

Un patient fantôme.

Même la demande d’ALD (Affection Longue Durée), ce que l’on appelait, autre fois, le 100 %, avait été fait par le Néphrologue.

Dans ces conditions, je trouvais donc la lettre de l’hémato-cancérologue particulièrement savoureuse.

02/12/2016

De l’intérêt de faire une démonstration complète d’un dispositif médical : Deux bouffées ça va, une bouffée bonjours les dégâts

DUORESP SPIROMAX*.


Un nouveaux médicament a été mis, récemment, sur le marché, dans le traitement de la Maladie Asthmatique : le DUORESP SPIROMAX *. Ce nouveau médicament existe en deux dosages : le DUORESP SPIROMAX 160* et le DUORESP SPIROMAX 320*.

Dans le traitement de la Maladie Asthmatique, on utilise, couramment, le DUORESP SPIROMAX* dans sa forme 160 à raison de deux bouffées matin et soir avant les repas.

Ce médicament est présenté sous une forme galénique ingénieuse car très facile à utiliser.

En théorie, tout cela est bien beau.

Mais…

J’ai un exemple limitant l’efficacité de cette médication.

Un patient vient me consulter pour une toux qui ne cède pas depuis quinze jours trois semaines. Ce jour là, je ne vois pas trop ce qu’il a et botte en touche.

A sa deuxième consultation, je suis en forme, ce jour là, et je pose la question de savoir si cette toux qui perdure n’est pas le début d’une Maladie Asthmatique car il tousse toujurs.

Je lui prescris donc du DUORESP SPIROMAX 200* à raison de 2 bouffées matin et soir.

Quelque temps plus tard, sa femme vient pour un vaccin de la grippe (soit dit en passant je découvre qu’elle n’est pas à jour de ses vaccin et lui rédige une ordonnance en ce sens)

Ce patient est bien amélioré au niveau de sa toux, mais pas complètement.

Sa femme me me questionne, au décours de cette consultation, une question que me pose son mari : Faut-t-il deux bouffées ou une bouffée.

Moi qui pensais que ma prescription était assez explicative, je tombais de haut.

Comme quoi, il faut toujours faire une démonstration complète du dispositif médical.

Chose que, par flemme, je n’avais pas fait pour ce patient.

Pan sur le bec.

25/11/2016

Un malade revendicatif

 

 
J’emploi, en l’espèce, le terme de malade et non celui de patient sciemment, car ce patient est plus que malade que patient, il est revendicatif et relève plus de la Psychiatrie que de la Médecine Générale « classique » bien que je considère, personnellement, la Psychiatrie comme faisant partie intégrante de la Médecine.

Il a quarante ans.

Ce patient a été mis en Arrêt de Travail pendant… un an pour un AVP (Accident de la Voie Publique) (coup du lapin).

Au début, ce n’est pas moi qui l’ai vu. Il est venu me consulter avec des examens complémentaires : Radio Simples et Scanner.

Original, non.

L’arrêt de travail a duré un an, et, au fil du temps, le malade devint de plus en plus en plus revendicatif.

Il en vint au stade où il prit un avocat.

Il reprit son travail. Je le déclarai apte à sa reprise avec possibilité de rechute ultérieure.

Vous me dirais, alors, tout va rentrer dans l’ordre.

Eh bien non.

Voila t-il pas quil revient me voir en me demandant un arrêt de travail en Accident de Travail, car me dit-il, « J’ai eu un clash avec son supérieur hiérarchique » : « Je ne l’ai pas touché » me précisa-t-il.

Mais il continua en me racontant qu’il avait été convoqué par le Procureur de la République sur plainte de son chef car son supérieur hiérarchique avait eu une ITT (Incapacité Temporaire de Travail) de trois jours.

Pour ne pas avoir touché son chef, cela me paru bizarre.

Je lui demandé ce qui s’était passé. « Je l’ai poussé » me rétorqua t-il.

Pousser sans toucher, original non.

Etre convoqué par le Procureur de la République pour si peu de chose était purement impossible.

Le Procureur de la République avait d’autres chats à fouetter car s’occupant d’affaires très importantes.

Il avait dû être convoqué par un juge du Tribunal Correctionnel.

Le « Procureur de la République » lui aurait, alors, interdit, de s’approcher du bâtiment de son lieu de travail et lui enjoins d’aller consulter un Psychologue.

Visiblement, il mentait comme il respirait, et il respirait très fort.

Cela commençait à craindre vraiment.

Je lui expliquais donc que son arrêt de travail n’était pas du tout justifié et qui plus est en AT.

Sinon, lui expliquais-que si j’accédais à sa demande, risquai, outre une convocation par la Sécurité Sociale, de me retrouver devant le Conseil de l’Ordre des Médecins, ce qui serait, pour le moins, fort déplaisant.

A mon avis, a moins que je me trompe, ce patient est atteint d’un Délire Paranoïaque de Revendication.

Je rédigeais, alors, une lettre pour un Psychiatre.

Démarche la plus logique en l’espèce.

Ouf !

10/11/2016

Le rôle du Médecin Généraliste. Quand le Docteur Sangsue prend exemple sur un cas clinique pour le moins étonnant

 

 
Très souvent, le « Généraliste » n’est considéré comme que comme un sous Médecin comparé aux Médecins Spécialistes.

Cela ne m’affecte pas, outre mesure, d’autant plus que le Médecin Généraliste peut avoir des revenus supérieurs à certains Spécialistes.

Dame Sécurité Sociale a fait du Généraliste le pilier des consultations médicales en établissant le parcours de soins. Le patient devant, en déclarant un Médecin Référent, systématiquement, passer par le Généraliste pour consulter un Spécialiste (hormis les Pédiatres, les Ophtalmologistes et les Gynécologues).

Tout cela dans le but d’économies de santé afin d’éviter que le patient, ayant un accès direct, n’augmente le nombre de consultations. Entre autre, le patient pouvant se tromper de Spécialiste aille voir, ensuite, un Généraliste qui l’adressera, enfin, au bon Spécialiste.

Avec ma longue expérience de pratique médicale (c’est pour cela que l’on parle de Médecin Praticien), je vais vous livrer mon analyse concernant le rôle essentiel, à mon avis, du Médecin Généraliste, le mal aimé, souvent, par rapport aux Spécialistes qui font des actes techniques (les plus rémunérateurs) le Généraliste ne pratiquant, lui, que des actes intellectuels.

Le rôle essentiel du Généraliste est d’ "expédier les affaires courantes". Pour ne citer que les principales pathologies : Angine, Bronchite, Gastro Entérite, Grippe, Infection Urinaire, Asthme et j’en passe.

Tout cela pour faire le tri et empêcher des consultations spécialisées ce qui engorgerait les cabinets des Spécialistes.

Et ensuite, rôle capital du Généraliste, d’adresser le patient, quand c’est nécessaire, au BON Spécialiste.

Ce qui fera gagner du temps au patient tant au diagnostic, s’il n'est pas fait par le Généraliste, q’une prise en charge spécialisée.

Enfin, un rôle essentiel du Généraliste, quand il le faut, est de faire une déclaration d’ALD (le patient étant, alors, remboursé à 100 % et ne faisant plus l’avance des frais médicaux).

Voilà, pour moi, le rôle capital d’un BON Médecin Généraliste.

Je vais illustre mes propos par un cas clinique qui m’est arrivé très récemment.

Une patiente de 24 ans, étudiante à l’ École de la Magistrature, vient me consulter pour des douleurs importantes et très gênantes dans sa vie de tous les jours, notamment pour étudier son concours.

Ces douleurs ayant pour étiologie une Scoliose Idiopathique décelée et traitée, par corset, à l’âge de 14 ans.

Je décide, devant ces douleurs importante, voire même, parfois, insomniantes, de l’adresser au bon Spécialiste don relève cette pathologie, un Rééducateur fonctionnel

J’évoque, aussi, dans ma lettre lui étant destinée, si cette pathologie peut relever de l’ALD.

Elle a eue moultes séances de Kiné, et aucun d’eux, et surtout les Médecins, vus ne l’ont conseillé d’aller voir un Spécialiste.

Le seul Spécialiste quelle a vu, concernant sa pathologie étant le Médecin qui l’avais prise en charge pour le traitement de sa Scoliose.

Soit un retard de prise en charge datant de… DIX ans !

Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

En l’espèce, j’ai fait un bon coup.

24/10/2016

Un effet secondaire pour le moins surprenant

 

 
Il y a de cela fort longtemps, il me fut amené à soigner un patient atteint d’une grave dépression.

A l’époque, je venais juste d’apprendre à traiter les états dépressifs.

Il faut savoir, qu’en effet, durant mon cursus universitaire, la Psychiatrie était le parent pauvre des études médicales. Contrairement la Neurologie qui, elle, avait un polycop d’une épaisseur étoffée.

Je vois très peu de cas Neurologiques, alors que, pour la Psychiatrie, je suis amené à voir un grand nombre de cas (à mon avis, la Psychiatrie représente environ 20 % de la clientèle d’un Médecin Généraliste qui ne refuse pas, systématiquement, la Psychiatrie).

Il faut savoir, que les Etats Dépressifs représentent 10 % de la population et les Troubles Anxieux représentant, eux aussi, 10 % de la population.

J’ai été amené à me former moi-même à cette spécialité un peu à part de la Médecine mais faisant partie, à mon avis, de façon à part entière à la Médecine.

Je fus donc amené à soigné ce patient atteint d’une dépression cognée.

C’était bien avant cet antidépresseur bien connu qu’est le PROZAC*.

A l’époque, il n’y avait que deux classes d’antidépresseurs efficaces : Les antidépresseurs tricycliques et les IMAO.

Les antidépresseurs tricycliques étant, de loin, les plus maniables.

Parmi ceux-ci, l’ANAFRANIL* était celui qui avait le moins d’effets secondaires. Le plus fréquent étant la bouche sèche.

Un jour, il arriva transformé à la consultation. Son état dépressif avait totalement disparu.

Mais…

Il me dit d’un ton dépité : « Si cela continue, je pourrais jouer dans les films X ».

En effet, un autre effet secondaire redoutable était un retard à l’orgasme pouvant même aller jusqu’à l’anorgasmie ; cela pouvant même amener à un rapport sexuel interminable.

Il s’en plaignait amèrement.

Depuis, cet effet secondaire à été utilisé, dans l’éjaculation précoce, pour un autre médicament, un autre antidépresseur, un IRSS., cette fois, le PRILIGY*.

Comme quoi, l’effet indésirable d’un médicament peut être utilisé, parfois, à des fins thérapeutiques.

21/10/2016

Manneken pis

 

 
En Médecine, il est indispensable de savoir mener une véritable enquête policière, de l’observation et de la déduction, pour résoudre certains cas difficiles car sortant du commun.

Lhistoire qui va suivre en est un témoignage.

C’est l’histoire d’un patient qui me raconte que, quand il est en villégiature, une fin de semaine* chez des amis, voire en vacances, il fait des nuits entières sans se réveiller.

Cela n’est pas le cas chez lui, car il se réveille, deux fois dans la nuit, pour faire pipi.

Il met cela sur le bon air de la mer, de la montagne ou du calme, du silence nocturne du lieu loin de la ville et de son bruit nocturne.

Un patient qui se réveille plusieurs fois dans la nuit est atteint, forcément, hormis la prise de diurétiques, ce qui n’est pas le cas ici, d’un Adénome de la Prostate.

Après un interrogatoire poussé, il m’avoue boire un litre de sirop (il affectionne le mélange anis menthe, depuis qu’il a arrêté ses perroquets quotidiens).

Il a ce comportement surprenant car, quand il rentre le soir du travail, vers 18 h 30, il est atteint d’une faim compulsive, et c’est le moyen qu’il a trouvé, en buvant son apéro sans alcol, devant la télé, tout les jours, de tenir sans manger, jusqu'au repas.

Comportement qu’il n’a pas, bien sûr quand il est hors de chez lui. Il a, alors, l’esprit occupé et détourné de sa faim obsédante.

Je lui conseille donc d’arrêter ce comportement pour le mois surprenant.

Je le revois quelques temps plus tard.

Il me remercie et ce confie que mon traitement a fait des miracles et qu’il fait, chez lui, ses nuits entières.

Une enquête policière, vous dis-je. De l’observation et de la déduction.

Tout comme Sherlock Holmes, le héro de mon Maître Sir Arthur Conan Doyle, le père de la police scientifique, qui, ne l’oublions pas, était Médecin lui-même.

 

*Week-end.

07/10/2016

Le Médecin Référent

 

Arrive à la consultation du matin un couple d’un certain âge à la Sancho Panza.

Elle, petite et mince, lui, de taille moyenne et ventripotent.

C’est elle qui le manage car il est un peu « out of order ». Il faut dire qu’il a un passif psy assez lourd. On peut dire qu’il a eu de la chance de tomber sur elle.

Ce ne sont pas des « clients » fidèles, c’est le moins que l’on puisse dire. Je ne les vois que quand ils ont besoin de moi.

Le motif de la consultation : Une demande de renouvellement d’ALD (Affection Longue Durée).

Ce patient est polypathologique.

Outre sa pathologie psychiatrique, il est atteint d’un Diabète Type II, d’une Hypertension Artérielle et d’une Hypercholestérolémie.

Je connais sa médication pour l’Hypertension et son Hypercholestérolémie puisque c’est moi qui suis le prescripteur. Mais, des médicaments pour l’affection psychiatrique et diabétologique, point. Ce sont les deux autres spécialistes qui prescrivent les médicaments, dans mon dos, chacun de leur côté. Je ne rédige pas les ordonnances et ne connais donc, bien évidemment, les médicaments prescrits.

Depuis déjà pas mal de temps, le Médecin Généraliste est devenu le « Médecin Référent ». Le Médecin Référent est censé être le chef d’orchestre des différents Médecins Spécialistes. Il a été, ainsi, instauré un parcours de soins. Si le patient ne le respecte pas, il est pénalisé en étant nettement moins remboursé.

Le plus comique, en l’espèce, c’est que c'est la Diabétologue qui me l’envoie pour son renouvellement. En effet, seul le Médecin Référent peut faire une telle démarche.

Je leur demande donc de retourner chez eux pour m’amener les ordonnances des deux spécialistes en question car il faut bien que je note tous les médicaments prescrits en ALD.

Parfois, Le Médecin Référent n’a ce terme que de nom.

03/10/2016

C’est l’heure du goûter

 

C’est l’heure du goûter.

Une grand-mère m’amène, pour une otite, une gamine de deux ans et demi.

La petite fille avance en tenant un gâteau dans sa petite main.

C’est ma hantise.

Pourquoi diable m’amène t on à la consultation, à l’heure du goûter, les enfants avec un gâteau dans les doigts.

Naturellement, quand tout le monde part, je peux balayer le sol.

Cela n’est certes pas fait méchamment.

Les parents n’y songent pas.

Mais il n’empêche que c’est, quand même, un manque d’éducation.

De grâce, si vous voulez respecter votre médecin, ne faites pas pareil.

Votre médecin vous en sera reconnaissant.

23/09/2016

Une crise de goutte qui tombe à pic chez un patient négligeant

 

 
Je vois, à la consultation du matin un patient de soixante dix ans pour une crise de goutte.

En consultant son dossier médical, à la recherche de son dosage d’acide urique, qui, par ailleurs, est normal, je constate que celui-ci date de… trois ans.

Entre temps ce patient n’avait pas consulté. Son Uricémie a eu le temps de grimper.

En outre, je l’avais adressé, en son temps, il y a trois ans, à un Néphrologue pour une découverte fortuite, lors d’une échographie du foie, de kystes du rein.

Il y a trois ans, aussi, le Néphrologue préconisait une surveillance annuelle.

On est bien loin du compte, tant pour le bilan que pour l’échographie.

Je lui prescris donc une prise de sang à faire dans deux mois, un bilan complet, mais avec une attention toute particulière pour son acide urique.

 

P.S. : Pourquoi je n’ai pas fais faire une prise de sang de suite ? Car, lors d’une crise de goutte, le taux d’acide urique baisse dans le sang et donne, ainsi, une fausse interprétation.

Pourquoi, aussi, n’ai je pas fais le bilan à un an ? Tout simplement parce-que, entre temps, le patient n’était pas revenu me voir en consultation.

Cette crise de goutte tombait à pic, c’était une aubaine pour moi et pour lui.

16/09/2016

De l’utilité des placebos

Depuis fort longtemps, déjà, les placébos ne sont plus remboursés par la Sécurité Sociale.

Le mot placébo vient du latin PLACERER qui veut dire je plairai.

Le placebo est un médicament n'ayant aucune efficacité pharmacologique. Son action se place à deux niveaux ; il joue sur l'aspect psychologique de la maladie mais, aussi, permet au Médecin de "sauver la face" et de ne pas prescrire des médicaments à effet pharmacologique avéré mais non adaptés aux aux affections bénignes ou aux maladies psychosomatiques.

Un produit chimique non remboursé, pour moi, n’est plus un médicament puisqu’il ne peut pas être décemment prescris par un Médecin. Le patient n’y trouvant pas son compte en fera grief au Médecin. Il se plaindra à lui, ou, carrément… changera de médecin.

D’où l’intérêt du placebo.

Le non remboursement arrive à une véritable stupidité.

Pour prendre un exemple concret : les recommandations nous demandent de ne pas prescrire d’antibiotiques en cas de bronchite simple.

Si le Médecin n’a pas de placébo dans sa besace, il se verra forcé de prescrire, dans ce cas, un antibiotique, sinon, comme je le disais plus haut, le malade ne serait pas content.

Il eut été plus intelligent de laisser un panel de quelques placébos, pas chers, tries sur le volet et remboursés en vignette bleue (bien mois remboursés qu’en vignette blanche). Cela ne coûtant pratiquement rien à la sécu et serait bien mois cher et bien moins dangereux que de prescrire des médicaments efficaces dans de bonnes indications mais inutiles dans ce cas.

En résumé, pour faire des économies de bout de chandelles, la sécu arrive donc à une impossibilité du respect des recommandations médicales.

Cherchez l’erreur.