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03/10/2017

Moi, ma moitié, la lettre et le papier

 

 
Pas plus tard qu'hier, ma moitié avait à écrire une lettre administrative importante.

A la fin de sa rédaction, à la première mouture, elle me dit de relire sa lettre pour apporter les modifications que je pensai utiles.

Je commençai par corriger les fautes d'orthographe de grammaire, les parties de phrases imprécises et difficilement compréhensibles, ainsi que la ponctuation.

Je suis très à cheval sur la ponctuation, c'est mon dada. J'adore le point virgule à tel point, c'est le cas de le dire, que je suis vigilant à ne pas en mettre trop. Le point virgule est très difficile à manipuler, j'en saupoudre très peu le texte, Les deux points sont plus faciles. Quand aux parenthèses, point n'en faut abuser, les remplacer, très souvent, par des virgules semble plus judicieux.

Cela fait, ce travail de débroussaillage terminé, je m'attaquai aux points essentiels de la lettre, modifier icelle.

A chaque modification plus ou moins importante, ma mie à une fâcheuse tendance, une sale manie ; quand la lettre passe de la version 1.0 à la version 1.2, elle imprime. Ce qui implique, à chaque fois, un gaspillage de plusieurs feuilles de papiers. Au final, un monceau de feuilles. Comme elle me dit : "Sur l'écran, je n'y vois rien, je ne peux lire la lettre". Le résultat, c'est quant je relis, à chaque fois, depuis le début, toutes ces moutures, j'ai la tête au carré et je ne sais plus du tout, mais plus du tout, où j'en suis. Je lui rétorque, à chaque fois, sur un ton plutôt incisif : "Moi, quand je rédige un article sur mon Blog, je n'imprime pas". En fait je n'imprime JAMAIS, car je ne pourrais pas. Cela me prendrais un temps fou et bonjour les feuilles ! Je l'écris sous Word et Je le modifie en lisant sur l'écran, puis, enfin, une dernière vérification sur Hautetfort (pour l'orthographe, les séparations de mots, la création des liens et l'insertion de la vidéo).

C'est devenu une habitude chez moi. Par exemple, pour ne prendre pour exemple mon dernier article : "Despacito" je portait de nombreuse modification avant la mouture finale. En rajoutant le site internet puis la page Facebook d' Enki Bello et en supprimant et changeant plusieurs vidéos. Il est vrai, comme je le disais plus haut, je sais lire mon article et la visualiser, à l'écran, sous une page Word et je n'en tire aucun mérite.

Cela m'a, aussi, appris à lire sur l'écran même quand je lis des articles longs.

Mais, bon dieu, pourquoi ma moitié s'obstine t'elle à ne pas entendre ce que je lui dis-à propos de ma satisfaction sur cette fichue lettre quitte en la lui lisant. Non, dans son entêtement, elle persiste, systématiquement, dans sa méthode de travail. Ce qui me met, vous en conviendrez, dans un état proche de la colère. Oui, je vous l'avoue, j'ai un grave défaut, je suis un colérique.

Après tout, il faut savoir prendre cela avec humour.

Régine - "Les petits papiers" (1965) - Auteur Compositeur : Serge Gainsbourg

15/09/2017

Quand le Docteur Sangsue fit un diagnostic sur un parking

 
Cette jeune fille de douze ans faisait partie dans ma patientèle depuis, déjà, pas mal de temps.

Les parents avaient une relation un peu incorrecte avec moi, et encore le mot est un peu juste.

Une fois, je croise la mère et l'adolescente sur le parking où est situé mon cabinet médical.

Naturellement je leur demande de mes nouvelles.

La mère me répond que sa fille souffre d'un genoux et que la pédiatre lui aurait dit de consulter un Médecin du Sport. Il se trouve que le Docteur Sangsue est titulaire d'un CES de Médecine du Sport. Cela tombait bien.

Je portais, alors, le diagnostic de maladie d'Osgood-Shlatter.

Je lui conseillait, vu cette pathologie, de consulter un orthopédiste de l'hôpital des enfants. Ce qu'ils firent.

Quelques temps plus tard, je reçois une lettre de l'orthopédiste de l'hôpital me précisant qu'en fait c'était une maladie de maladie de Sinding Larsen et Johansson reportez vous à mon article précédent "La maladie de Sinding Larsen et Johansson". Je ne connaissait pas cette pathologie qui, il faut bien le dire est un diagnostic différentiel de la maladie d'Osgood-Shlatter. Je ne m’étais pas trompé de beaucoup.

Quelques temps plus tard, elle me dit qu'elle avait vu sa pédiatre qui l'a adressée à un kinésithérapeute.

En déménagent quelques cartons de mon cabinet pour le vider, vu ma cessation d'activité pour une refaite bien méritée, je croisai l'adolescente qui me raconta, comme je lui demandais de ses nouvelles (cela faisait un ans que j'avais fait porter son diagnostic de Sinding).Qu'elle était suivi par sa pédiatre et son kiné. Je lui demandait si elle avait revu l'orthopédiste. La réponse fut claire et nette : "non".

Il faut bien avoué que je me sentis un peu contrarié.

Il faut bien dire, aussi, qu'avec des parents un peu fuyant le résultat ne pouvait être qu'évident.

Mais cela m'irrita, quand même, profondément.

Pas Glop*


Pifou*

 

P.S. : Il arrive, parfois, que des diagnostics se fassent dans des lieux public. Je ne citerai, par exemple le syndrome de Raynaud car, j'entendis, une fois une femme, en plein hiver, qui disait quelle avait le bout des doigts blancs.

Il est classique, aussi, et très facile à diagnostiquer le vitiligo .

*Pifou est un chiot de bande dessinée créé par Roger Mas en 1958.Il est apparu dans le numéro 685 de Vaillant dans une aventure de Pif le chien. Il ne faut pas confondre Pif le chien avec Paf le chien.

 

23/08/2017

La célèbre recette des anguilles de Maïté - Âmes sensibles s'abstenir

Maïtena Biraben et Micheline Banzet


Maïté de son vrai nom Maïtena Biraben est une animatrice et productrice de télévision d'émissions culinaires.

Elle a animé de nombreuses émissions de télévision.

Sur France 3 elle a produit une émission appelée "la cuisine des mousquetaires".

Cette émission a commencé au printemps 1983 jusqu'en décembre 1999 sur FR3 et France 3, elle était Micheline Banzet faisant un duo bien rodé.

Au départ,  Maïté Ordonez, retraitée de la SNCF* et cuisinière pour noces et banquets. Patrice Bellot, réalisateur bordelais, la rencontre au détour d'une «troisième mi-temps» de rugby.

Il était venu réaliser un documentaire sur l'équipe de rugby de Rion-des-Landes, et a remarqué Maïté qui leur préparait leurs repas Il lui a, alors, proposé d'animer l'émission.

Je vous livre sa recette de matelote d'anguilles et de brochettes d'anguilles.

Attention, ça secoue !

La ligue des défenseurs des animaux doivent certainement combattre ce type de torture.

Mais bon dieu que ces mets sont bons !

 

P.S. : *Il semble me souvenir que Maïté a commencée sa carrière en tant que  "tututeuse". cela consistait, quand il y avait des travaux sur une voie ferrée, à prévenir les ouvriers de la SNCF de l'arrivée d'un train.

Elle avait ouvert un restaurant à Rion-des-Landes, sa ville natale, appelé "Chez Maïté". Celui-ci est fermé maintenant.

P.S. : A ce propos, je ne peux pas résister au plaisir de vous rappeler ma recette des anguilles persillades que j'avais écrit le 30 avril 2012. Mes anguilles sont nettement plus petites que celles de Maïté.

09/08/2017

Torture

02/08/2017

La photo du jour du Docteur Sangsue : "Jeune couple"

Crédit Photo : Archives personnelles.

Cliquez (une ou deux fois) sur la photo pour l’agrandir.

 

Un tag déposé sur le mur à côté de chez moi. Photo que j'ai prise il y a quelques années de cela.

Il est pas mimi ce Tag.

Heureusement qu'il y a la photographie pour immortaliser cet art éphémère (quand il y a art bien sûr).

27/07/2017

Le Doudou

 

Quand j'étais encore d'active, il m'advint, un jour, de prendre une initiative particulièrement inattendue.

Vous ne le savais peut être pas, mais je suis un être un peu original. Je suis même un peu farfelu à mes heures.

Cela est assez fréquent de ma part.

Parlez en à ma moitié, à qui il m'arrive, quand je suis en forme, de lui exposer, par jeux, l'origine de mots en lui donnant une explication et en lui demandant si cela est totalement farfelu ou d'une exactitude rigoureuse. Voir mon article : "La petite histoire de la ville de Listrac Médoc".

Un jour se présente à mon cabinet une petite fille de trois ans. Elle est particulièrement timides.

Elle est dans les jupes de son père.

Je dis bien dans les jupes de son père car, de plus en plus, ce sont les pères qui m'amènent leurs enfants en consultation. Cela, néanmoins reste peu fréquent.

Je la sent réticente vis à vis de moi, médecin, un être dangereux pour elle.

Tout d'un coup, une idée farfelue, me traversa l'esprit.

Derrière mon bureau, à distance, je lui dis, tout de go, pour la rassurer : "je vais faire à Doudou ce que je vais te faire". Illico, je me levais, pris mon stéthoscope, l'appliqua sur la poitrine de Doudou et, de mon air le plus sérieux, ausculta celui-ci.

Vous me croirez, peut-être, mais elle se laissa examiner avec une docilité exemplaire.

19/06/2017

Prout Prout, je m'la pète !

 

 

Je désigne par cela, les bonnes bourgeoises de Villegrand.

Le peux les observer à loisir, comme un entomologiste comme Monsieur Fabre étudiant le Bousier, à la porte, lors de la sortie de l'école quand je vais chercher ma fille

Elles ont comme caractéristiques :

- Ce sont des blondes (fausses, comme de bien entendu) roulant "New" Fiat 500 Mini Cooper (merci alain pour ton commentaire qui m'a permis cette correction)

Elle se teintent d'une pointe d'écologie ce qui se traduit de la façon suivante :

Elles se déplacent en vélo.

- Leur vélo s'adorne d'un porte bagage qui est, ni plus ni moins, qu'une caisse de vin de préférence d'un château assez réputé. Il est toujours vide naturellement.

- Très rarement, certaines roulent tricycle avec, à l'avant, comme dispositif une très gosse caisse en bois, parfois avec une capote en plastique, un tricycle décapotable en quelque sorte, cela pour transporter la marmaille. Bien sûr, celle-ci est toujours vide.

Heureusement qu'il n'y a pas que ces mère là. Il y a ,aussi, des mères simples et authentiques, mais cette race Prout Prout de petites bourgeoise de province m'irrite profondément.

Prout Prout je m'la pète et je vous écrase.

Cela pue.


12/06/2017

Nul n'est censé ignorer la Loi - La photo du jour du Docteur Sangsue

 Photographie - Archives personnelles.

Cliquez sur l'Image.

07/06/2017

Windows XP le retour ! Une énorme bêtise du Docteur Sangsue

 

 
Dernièrement, j'ai invité, chez moi, mon beau frère pendant quelques jours.

Il s'y connait tant en hardware qu'en software.

A cette occasion, je lui ai donné un très vieux PC qui avait l'avantage d'être très peu bruyant, mais, comme désavantage, celui de ne plus du tout être au goût du jour, (entre autre, il ne voulait pas de Chrome).

Cela libérait mon bureau, en haut de ce vieil ordi. Mais il me restait, outre deux PC sous Windows et tournant l'un avec un core i 3 et l'autre avec un i 5, un vieux PC d'environ dix ans, un Pentium 4 - 2 GHz avec 2 Go de mémoire RAM. qui tournait très bien avec Windows XP.

Je décidais, pour libéré mon bureau de tous ces ordis, de le descendre dans... le salon et je le branchais en WiFi avec une clé USB.

Mon installation marchait très bien et je pouvais même visionner YouTube. C'est tout dire la bonne connexion avec ma clef.

Enivré par cette réussite, il me prit l'idée brillante de, à nouveau, de booster ce vieux Windows.

Avec un magnifique vieux bouquin sur Windows XP, plusieurs conseils me furent donnés notamment pas mal de conseils sur le bidouillage du Registre (les connaisseurs apprécieront). Une structure dangereuse de Windows qu'il faut aborder avec beaucoup de prudence comme si l'on marchait sur des œufs, ce n'est pas alain qui me contrarias.

Naturellement avant tout bidouillage dans le Registre il faut impérativement en faire une sauvegarde.

Vous me connaissais bien, chaque fois que j'ai été amené a à faire de telles manip je ne le fis jamais. Cette fois itou.

Après ce brillant "boostage" je me connectais à Thunderbird pour lire mes courriels : impossible. De même pas de connexion Internet avec Firefox.

Mon bidouillage sur le Registre, sans sauvegarde, me coûtait bien cher.

En reprenant ce magnifique bouquin et en revenant en arrière sur les manip du Registre concernant la connexion Internet, je retombais, enfin sur mes pieds. Ouf !

Cela me servira donc de leçon d'appliquer la sacro sainte règle : "avant tout bidouillage du Registre, fais un sauvegarde". Ce qui me permettra en cas de problème, de revenir en arrière.

De toute façon, L'idée me taraude d'installer, sur cet ordi, à la configuration encore suffisante, à mon avis, d'installer une version de Linux : Soit Ubuntu, soit Mint.

Affaire à suivre.

11/04/2017

Un patient fidèle

 

Quand j'exerçais encore, je voyais régulièrement un patient que j'avais bougrement aidé pour une mise en invalidité lors d'une blessure à la main suite à une agression.

Ce patient était un malin manipulateur et su bien se servir de moi pour sa mise en invalidité et je failli avoir, par sa faute un gros problème avec un Médecin de la Sécurité Sociale. Sur ce coup là, ma femme sut bien m'aider en ne répondit pas ouvertement à son courrier.

Ce patient avait une passion œnophile. Chaque fois que le voyais, nous discutions vin. Un moment, même il me fourni en vin moyennant finance et se moquent de moi car je ne sortait pas de mes classiques Médoc et Pessac-Léognan. Il faut dire que je trouvais ses vins "légers" (peut être que mes goûts étaient formaté pour les vins que je connais bien. Une fois, cependant, il m'apporta un blanc très intéressant.

Mais, assez rapidement, je sortais de ce comportement charmeur qui faussait notre relation avec un contact trop proche. Je remis, alors les pendules à l'heure en rétablissant une distance saine.

Je le voyais régulièrement pour sa prise de tension et la prescription de sa soupe anti hypertensive et une prise de VIAGRA générique (SILDENAFIL), tout en discutant vin.

Je lui prescrivait régulièrement un bilan biologique qu'il ne faisait pas.

Je me posais la question de savoir si j'étais encore son Médecin Référent. Cela ne chant rien pour moi, dans la mesure où je "facturai" la consultation.

Une fois à la retraite, je rencontrai son fils (que j'eus soigné dans le temps) à qui j'annonçais ma retraite et que je n'avais pas prévenu par manque de connaissance de ses coordonnées téléphoniques.

Il m'appris, alors, que son père était atteint d'une polikystose rénale qui, bien sûr, dans son cas, devait se voir dans son bilan biologique.

Sous ses airs sérieux et passionnés...

C'était un gentil petit "vilain" patient fidèle et manipulateur.

En un mot, un patient fidèle

27/03/2017

Les pastilles

 


Vous n'êtes pas sans savoir que le pare-brise de nos automobiles s'adorne, de plus en plus, de pastilles.

Avec le temps celles-ci s'accumulent.

Cela a commencé avec celle de l'attestation d'assurance, puis du contrôle technique. Une autre vignette à trait, dans certains cas, pour accéder à une déchetterie.

A Villegrand, une nouvelle pastille vient de naître : Celle de résident. Celle-ci permet, moyennant finance (un prix à payer à la ville), pour un seul véhicule par famille, de bénéficier d'un parking "gratuit" dans sa rue.

En effet, de drôles de piliers ont poussés dernièrement, en périphérie du centre de Villegrand : des parcmètres.

Si cela continue, bientôt, notre pare-brise sera entièrement occupé par des pastilles.

Cela gênera bougrement la conduite.

09/03/2017

Les vacances mouvementées du Docteur Sangsue

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L'arrivée sur mon lieu de vacances (voir mon article :"Les vacances de février 2017") se passa remarquablement bien. les premiers jours furent particulièrement agréables. Ma fille de huit ans prenant ses leçons de ski avec un plaisir avide.

Jusqu' au moment, ou..., avec un malin plaisir, elle s'enferma dans la salle de bain.

Que croyez vous qu'il arriva ?

Eh bien oui, elle ne put en sortir.

Sans tournevis, impossible d'ouvrir la porte de l'extérieur.

Heureusement, une fenêtre donnait dans cette salle de bain.

Je décidais d'entrer par cette fenêtre et la mission fût accomplie, je réussi à ouvrir cette fichue porte.

Mais les choses ne s'arrêtèrent pas là.

Ma fille voulût essayer le pédiluve car l'eau sortant le la source était particulièrement chaude. Pour cela, elle retira son anorak, heureusement.

Car que croyez vous qu'il arriva... Elle tomba dans ce pédiluve.

Je lui retirai son tee shirt tout mouillé et la couvrit avec l'anorak, ma moitié faisant des courses, sur ce coup, j’assurai une fois de plus.

Et de deux.

Mais ce n'est pas fini.

Ma moitié perdit les clé de l'appartement. Il fallut appeler la personne qui le faisait visiter. Heureusement, celle-ci nous fournit un double. Ce qui nous permis de rentrer dans l'appartement.

Et de trois.

Enfin, cerise sur le gâteau, nous oubliâmes le sac de couchage de ma fille dans le train du retour.

Et de quatre.

Ceci clôtura, en panache,nos vacances bien mouvementées il faut le dire.

09/01/2017

Quand le Docteur Sangsue examine Doudou

 

Arrive à la consultation, une jeune fille de quatre ans.

Elle est timide.

Dans ces situation là, je fais très attention à ne pas être trop invasif, tout au moins le moins invasif possible.

Voyant qu’elle me regardait avec circonspection mélée d’inquiétude, je décidai de la mettre en confiance.

Comme elle serrait, contre elle, son Doudou, il me vint à l’idée de lui montrer ce que j’allais lui pratiquer comme examen.

Je lui montrai, sur son Doudou, comment j’allais l’auculter.

Je pus procéder, alors, à un examen clinique en toute quiétude.

Et, ainsi, chacun y trouva son compte.

Comme quoi, le respect de l’autre est toujours bénéfique.

04/01/2017

Le jeune coq

  

Dans l’appartement qui jouxte mon cabinet médical réside un jeune étudiant qui doit être en première ou deuxième année de cursus universitaire et qui loue son appartement.

Un jour, je le vois, dès mon arrivé, se diriger vers moi, comme un jeune coq tout ergot dehors.

Il m’interpelle vivement tel le coq du poulailler (le poulailler étant la résidence et dont je suis le canard boiteux qui supporte toute la haine aigrie de ses habitants).

Ils ont dû le monter contre moi.

Le jeune coq de cocorricoter d'emblée : «vos patient passe sur mon terrain, ils n’ont pas le droit».

Moi de lui répondre : «Votre terrain n’est pas clôturé». Et moi de rajouter, «si on vous le clôture, votre pelouse ne sera plus tondue».

Le jeune coq de rétorqué : «je ne le ferai pas».

Cela n’a pas trainé, le lendemain sa parcelle était délimitée par un ruban rouge et blanc de chantier.

Les habitants de la résidence avaient encore frappé.

Dans un premier temps, sa pelouse fût tondue.

Puis, dernièrement, en passant devant son jardin quelque chose attira mon regard. Sa pelouse était plus haute que la pelouse de la résidence.

Ma prophétie s’était exécutée.

24/10/2016

Un effet secondaire pour le moins surprenant

 

 
Il y a de cela fort longtemps, il me fut amené à soigner un patient atteint d’une grave dépression.

A l’époque, je venais juste d’apprendre à traiter les états dépressifs.

Il faut savoir, qu’en effet, durant mon cursus universitaire, la Psychiatrie était le parent pauvre des études médicales. Contrairement la Neurologie qui, elle, avait un polycop d’une épaisseur étoffée.

Je vois très peu de cas Neurologiques, alors que, pour la Psychiatrie, je suis amené à voir un grand nombre de cas (à mon avis, la Psychiatrie représente environ 20 % de la clientèle d’un Médecin Généraliste qui ne refuse pas, systématiquement, la Psychiatrie).

Il faut savoir, que les Etats Dépressifs représentent 10 % de la population et les Troubles Anxieux représentant, eux aussi, 10 % de la population.

J’ai été amené à me former moi-même à cette spécialité un peu à part de la Médecine mais faisant partie, à mon avis, de façon à part entière à la Médecine.

Je fus donc amené à soigné ce patient atteint d’une dépression cognée.

C’était bien avant cet antidépresseur bien connu qu’est le PROZAC*.

A l’époque, il n’y avait que deux classes d’antidépresseurs efficaces : Les antidépresseurs tricycliques et les IMAO.

Les antidépresseurs tricycliques étant, de loin, les plus maniables.

Parmi ceux-ci, l’ANAFRANIL* était celui qui avait le moins d’effets secondaires. Le plus fréquent étant la bouche sèche.

Un jour, il arriva transformé à la consultation. Son état dépressif avait totalement disparu.

Mais…

Il me dit d’un ton dépité : « Si cela continue, je pourrais jouer dans les films X ».

En effet, un autre effet secondaire redoutable était un retard à l’orgasme pouvant même aller jusqu’à l’anorgasmie ; cela pouvant même amener à un rapport sexuel interminable.

Il s’en plaignait amèrement.

Depuis, cet effet secondaire à été utilisé, dans l’éjaculation précoce, pour un autre médicament, un autre antidépresseur, un IRSS., cette fois, le PRILIGY*.

Comme quoi, l’effet indésirable d’un médicament peut être utilisé, parfois, à des fins thérapeutiques.

21/10/2016

Manneken pis

 

 
En Médecine, il est indispensable de savoir mener une véritable enquête policière, de l’observation et de la déduction, pour résoudre certains cas difficiles car sortant du commun.

Lhistoire qui va suivre en est un témoignage.

C’est l’histoire d’un patient qui me raconte que, quand il est en villégiature, une fin de semaine* chez des amis, voire en vacances, il fait des nuits entières sans se réveiller.

Cela n’est pas le cas chez lui, car il se réveille, deux fois dans la nuit, pour faire pipi.

Il met cela sur le bon air de la mer, de la montagne ou du calme, du silence nocturne du lieu loin de la ville et de son bruit nocturne.

Un patient qui se réveille plusieurs fois dans la nuit est atteint, forcément, hormis la prise de diurétiques, ce qui n’est pas le cas ici, d’un Adénome de la Prostate.

Après un interrogatoire poussé, il m’avoue boire un litre de sirop (il affectionne le mélange anis menthe, depuis qu’il a arrêté ses perroquets quotidiens).

Il a ce comportement surprenant car, quand il rentre le soir du travail, vers 18 h 30, il est atteint d’une faim compulsive, et c’est le moyen qu’il a trouvé, en buvant son apéro sans alcol, devant la télé, tout les jours, de tenir sans manger, jusqu'au repas.

Comportement qu’il n’a pas, bien sûr quand il est hors de chez lui. Il a, alors, l’esprit occupé et détourné de sa faim obsédante.

Je lui conseille donc d’arrêter ce comportement pour le mois surprenant.

Je le revois quelques temps plus tard.

Il me remercie et ce confie que mon traitement a fait des miracles et qu’il fait, chez lui, ses nuits entières.

Une enquête policière, vous dis-je. De l’observation et de la déduction.

Tout comme Sherlock Holmes, le héro de mon Maître Sir Arthur Conan Doyle, le père de la police scientifique, qui, ne l’oublions pas, était Médecin lui-même.

 

*Week-end.

09/09/2016

A propos des urgences médicales de Grandville

 

Dans Grandville, au niveau des urgences, il existe trois structures où je peux adresser mes patients.

- La première, bien sûr, c’est le CHU.
- La deuxième est un Hôpital militaire, qui, déjà depuis quelques temps, s’est ouverte aux non militaires.
- La troisième est une clinique de la mutualité qui, depuis très récemment, elle, accueille les urgences.

Ces trois structures ont la particularité suivante :

Du CHU, pas de nouvelle du patient que je lui adresse.

En ce qui concerne l’Hôpital militaire, je revois le patient avec une feuille d’observation succincte du résumé de l’hospitalisation munie d'un bilan biologique et, éventuellement, des radios, mais sans compte rendu de celles-ci.

Pour ce qui est de la clinique, je reçois, systématiquement, un courrier détallé de l’hospitalisation.

Cela illustre bien, s’il en était, le meilleur fonctionnement des cliniques vis-à-vis de l’Hôpital.

Dans cette conjoncture, cela devient tentant d’adresser, systématiquement, dans la mesure du possible, tous mes patients à cette clinique.

 

P. S. : Il faut noter à quel point ce sketch des inconnus est particulièrement réaliste dans ses moindres détails. En effet, dans les CHU parisiens, un grand nombre d’aides soignantes sont issus des pays d’outre-mer.

05/08/2016

Les charlots

 

 
« Les Charlots » était un groupe musical français qui évoluait dans un style comique et parodique. Ils devaient leur renommée, d'abord, à leurs chansons, puis à leurs films dans les années 1970." Wikipédia.

 

On pourrait croire que les charlots, comme le disait Jean-Pierre Coffe, le célèbre critique de gastronomie : "c'est de la MERDE" !

Eh bien non !

Tout au moins selon mon propre avis.

Bien sûr, ils n'ont pas fait dans l’intellectuel. Loin de là.

Mais ce qu'ils ont fait, ils l'ont bien fait.

Dans leurs films, l'humour est basique, déjanté, percutant et. efficace.

Dans leurs chansons, celles-ci sont particulièrement bien réalisés. Le chanté est juste.

Je n'en veux pour preuve la chanson "Merci patron" où ils chantent une phrase musicale, comme refrain, en yodel*.

Ils ont même repris des chansons qui sont des classiques du music-hall.

Je n’en veux pour preuve que "Sur la route de Penzac" :

Dans la même veine que Georgius.

Ou un classique de Boris Vian : « On n’est pas là pour de faire engueuler » de Boris Vian.

 Les Charlots - Merci patron

 

 

*Deux examples de Yodel

 

Disney's - "Snow White and the Seven Dwarfs" - The Dwarfs' Yodel Song

 

Et un beaucoup plus dynamique

 


Taylor Ware - yodeling - América's Got Talent

27/06/2016

CMU malgré elle

 

 J’ai, dans ma clientèle, une patiente de 25 ans chez qui, la dermatologue qu’elle a consultée récemment, lui a appris qu’elle avait la CMU (Couverture Maladie Universelle)*.

Elle n’a jamais été prévenue d’une telle situation.

Je vois cette patiente en consultation, elle me raconte cette anecdote.

Effectivement, en regardant la FSE (Feuille de Soin Électronique) je vois, qu’elle bénéficie bien de la CMU.

Elle me dit, alors, avoir fait une demandée de CMU il y a… onze mois.

Elle est restée sans nouvelle depuis.

Qu’elle réactivité de la part de la Sécurité Sociale.

Qu’elle efficacité dans la communication.

Mon brave monsieur, l’administration n’est plus ce qu’elle était.

 

*La CMU est une prestation sociale française permettant l'accès au soin à toute personne résidant en France qui n'a pas les moyens financiers pour cela.

23/06/2016

De l’intérêt de l’interprétation analytique comparative d’une même mélodie

 

 
En préambule, et pour faire suite à mon article précédent : Faites du boucan, je vous livre celui-là. Il est, peut-être, un peu long et un peu ardu, mais je pense qu’il est intéressant de le lire.

 

Concernant la musique, j’ai des gouts assez éclectiques. Cela va des variétés en passant par le Jazz et la musique classique.

Mes goûts en musique classique ont commencés avec, ne souriez pas, la musiques viennoise, mais, aussi, Mozart,  Beethoven... En fait, j'ai débuté avec un florilège de musique du Reader's digest. Il faut bien commencer par quelque chose.

Mes connaissances musicales sont, purement, autodidactes.

Puis très rapidement, je me suis orienté vers la musique ancienne et plus particulièrement celle du XVII° siècle, mouvement musical que l’on nomme, aussi, musique baroque.

Le maître, étant, pour moi, (Johann Sébastian Bach).

Pour la petite histoire, Bach aurait eu vingt enfants.

Quand il était Kappelmeister, Bach était mal payé pour cette fonction.

Aussi, moins sérieusement, pour arrondir ses fins ce mois, il faisait, avec ses potes, des bœufs à la sortie des bistrots.

Il adaptait ses compositions en fonction du nombre de musiciens qui l’accompagnaient. On a ainsi, par exemple, le concerto pour violon et le concerto pour deux violons.

Ce qui précède est une interprétation un peu farfelue et purement personnelle.

Cependant, on peut considérer que Bach est l’inventeur du Jazz bien avant le Ragtime.

Revenons, maintenant, aux différentes interprétations d’une même mélodie.

Petit cours de partitions musicales comparées.

Je prendrai, comme exemple, la Suite No. 2 BWV 1067 (les mouvements : Ouverture, Rondeau, Sarabande, Bourrée I, II, Polonaise, Menuet et Badinerie).

Intégrale de la Suite N° 2 BWV 1067 - Bach - Amsterdam baroque orchestra - Ton Koopman

J'en extrairait le Menuet et la Badinerie.

Dans la première interprétation qui suit, la flute est une flute à bec. Le tempo, pour la badinerie, est plus rapide ce qui donne des notes rapprochées celles-ci sont ébauchées non finies ce qui donnent plus de fluidité à la mélodie. Cela donne une interprétation plus vivante. Le tempo (de l'italien tempo : « temps ») est l'allure, la rapidité relative, la vitesse ou encore le mouvement d'exécution d'une œuvre musicale.

Dans la première interprétation, la flutiste (de 14 ans !) est accompagnée uniquement par un piano. A l'époque, le piano n'existait pas encore ; à la place, il y avait le clavecin. Le tempo est rapide mettant en avant la virtuosité de l’interprète.


J. S. Bach - Suite N° 2 - Menuet, Badinerie - Lenka Molcanyiova- Flute à bec baroque

Dans la deuxième interprétation, le tempo plus lent permet de séparer les notes et donne, ainsi, plus de détail à la mélodie. Cela donne une interprétation plus « parfaite », mais plus scolaire, une interprétation moins vivante. D’autre part, le ton est plus bas.

Le flutiste est accompagné par l’orchestre baroque d’Amsterdam de Ton Koopman. L'orchestre de Ton Koopman a cette particularité de n’utiliser que des instruments d'époque. Ton Koopman essaye, ainsi, de se rapprocher du morceau original tel que l’interprétait Bach.


Amsterdam baroque orchestra - Ton Koopman- Bach –- Badinerie – Flute traversière baroque

L’interprétation dépend, du tempo mais, aussi, du nombre d’interprètes et de l’instrument de musique. Un piano et une flute à bec dans la première interprétation, une flute traversière, un clavecin et un orchestre.

Pour illustrer la différente interprétation en fonction des instruments de musique, voici plusieurs autres exemples.

A la trompette.

A l’orgue. N'oublions pas que Bach composa énormément pour l'orgue.

Voilà pourquoi Il est toujours passionnant de faire une étude comparée des différentes interprétations d’une même mélodie. La vidéo permettant de visualiser le jeu des musiciens ce qui rajoute une plus value à ces interprétations.

Au xylophone


Au xylophone - Lenka Molcanyiova

Et à la flûte de pan.

Heavy métal

Avec des... verres.

Maintenant, un peu d’humour dans le pur style Jazzy que n’aurait, certainement, pas renié Jean Sébastien.