29/07/2026
Mégafeu en Gironde 2026 : la photo de vacanciers prise avec un smartphone qui est devenue un symbole
Photo prise vendredi 24 juillet sur la plage du Moutchic, lac de Lacanau (Gironde), qui a rapidement fait parler de lui. - Maximilien Lamy/AFP - Pour agrandir : clic droit sur l'image puis clic gauche sur "ouvrir l'image dans un nouvel onglet"
“Dans ces cas-là, le meilleur appareil photo, c'est celui que tu as entre les mains. Là, c’était mon smartphone” (Maximilien Lamy).
En quelques heures, cette photo prise avec un simple smartphone est devenue l'une des images les plus marquantes du mégafeu de Gironde de 2026.
J'ai découvert cette photo dans la newsletter de 20 Minutes du 25/07/2026 : « Incendies dans le Sud-Ouest : « Aurait-on agi autrement ? »… Cette photo de vacanciers qui fait tant parler ».
Armé de son téléphone, Maximilien Lamy réalise toute une série de photos, dont celle, qui sera relayée des millions de fois sur les réseaux sociaux et dans les articles de presse. Il repère alors ce couple : l’homme à gauche et “sa jambe croisée”, la femme à droite “qui prend des photos” et ce “parasol Pastis 51 iconique” face à ce décor apocalyptique. “Je n’avais pas l’intention de témoigner, c'était instinctif”, poursuit Maximilien Lamy. L'auteur décide cependant de l’envoyer à ses collègues “à toutes fins utiles”. “Je suis loin d'imaginer que cette photo sera diffusée. Je suis un peu dépassé par les événements à vrai dire”, confie celui qui œuvre depuis 20 ans à l’AFP.
Cette photo a été diffusée par l’AFP, où travaille Maximilien Lamy, son auteur, et a très vite fait parler d’elle. Elle a notamment été utilisée par le New York Times et le Wall Street Journal. Elle a ensuite fait le tour du monde.
Voici comment Maximilien Lamy interprète sa photographie :
« On a l’impression qu’ils sont face au spectacle du monde qui brûle. Ils sont en vacances, il n’y a pas de danger immédiat pour eux, et de toute façon, ils ne peuvent rien faire d’autre ».
Référence :
- "Je suis un peu dépassé par les événements"
P. -S.
Le Moutchic, là où a été prise la photo, se situe à 6 km à l'est de Lacanau-Océan, au bord du lac de Lacanau, face au mégafeu, situé sur la rive sud du lac (notamment Le Porge). A vol d'oiseau, la distance entre Le Moutchic et le début de la commune du Porge (où 183 maisons ont été totalement détruites par les flammes) est de 9 kilomètres.
11:23 Publié dans Anecdote, Ecologie, Histoire, La pensée du jour, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Photographie, Potins, Société, Société, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)
28/07/2026
1949 : l’incendie du siècle en Gironde – Les leçons pour aujourd’hui et les similitudes

En 1949, « l’incendie du siècle » dévastait la forêt près de Bordeaux et tuait 82 personnes
Un article encore plus court que le précédent du 27/07/2026: « Canicules et incendies : Trois « shorts » de Jean-Marc Jancovici pour comprendre ce qui nous tombe dessus ». Il se résumera en deux vidéos concernant le mégafeu de 1949 dans la forêt des Landes.
Ces deux vidéos sont déjà citées dans mon article du 21/07/2022 : « A propos des incendies de Landiras et de La Teste de Buch de 2022 » où je raconte l’histoire du mégafeux de Landiras et La Teste de Buch en Gironde mi juillet 2022.
Je vous laisse les visionner. Un petit retour en 1949. Contrairement aux idées reçues, à l'époque, on avait, déjà, pas mal d'équipements pour lutter contre l'incendie (camions citerne, bulldozers et même un avion et un hélicoptère de reconnaissance). On y retrouve de nombreuses similitudes avec les moyens modernes déployés pour lutter contre le mégafeu de 2026.
La première vidéo dure 2 minutes :
Incendie de 1949 - France 3 Nouvelle-Aquitaine
La seconde vidéo est beaucoup plus longue et, évidemment, bien plus fournie. Si vous voulez en savoir plus, elle dure 37 minutes. La DFCI (Défense des Forêts Contre les Incendies) est le sujet de la vidéo. A son tout début, elle est pédagogique et montre comment naît, se développe et se propage un feu. Puis est abordé l'incendie de 1949. Dans cette vidéo on voit des camions pour transporter le vin servaient à véhiculer l'eau. Des jeeps pour la liaison la reconnaissance et combattre le feu avec sa réserve d'eau. On y voit, aussi l’utilisation déjà des bulldozers pour créer des chemins de ronde et des pare-feu. Dans cette vidéo interviennent, en reconnaissance, un avion et un hélicoptère. Sont abordés les moyens de préventions mis au point par la suite.
1949 DFCI feu de foret - SNSPP-PATS 33 GIRONDE
L’incendie de 1949 en Gironde, malgré ses moyens de lutte pionniers, rappelle que la prévention et la solidarité restent nos meilleures armes face aux mégafeux, hier comme aujourd’hui.
P. -S. :
L’incendie a finalement été éteint grâce à plusieurs éléments :
• Une évolution de la météo : une baisse du vent, une hausse de l'humidité et des pluies localisées ont favorisé le ralentissement du feu.
• Le travail des équipes au sol : des milliers de pompiers, de soldats, de forestiers et de bénévoles ont creusé des pare-feux, arrosé les lisières et combattu les foyers restants pendant plusieurs jours.
• Le manque de combustible : dans certaines zones, le feu a fini par atteindre des espaces déjà brûlés ou moins boisés, ce qui a limité sa progression.
Références :
- Incendie de 1949 dans la forêt des Landes
- En 1949, « l’incendie du siècle » dévastait la forêt près de Bordeaux et tuait 82 personnes
- Défense de la forêt française contre les incendies
- Site internet de la DFCI Aquitaine ICI
- A propos des incendies de Landiras et de La Teste de Buch de 2022
27/07/2026
Canicules et incendies : Trois « shorts » de Jean-Marc Jancovici pour comprendre ce qui nous tombe dessus

Jean-Marc Jancovici en 2024
Un peu de repos, un article très court en ces temps troublés par ces feux de forêt : les mégafeux en Gironde, le feu dans le Var et en Haute-Corse (dont la progression est maîtrisée mais qui n'est pas encores fixé). Je vais me contenter de vous livrer trois vidéos très courtes (des « shorts » comme on dit), des vidéos très courtes mais particulièrement parlantes de Jean-Marc Jancovici, dont je parle déjà dans mon article du 21/07/2026 : « Stress hydrique, réchauffement climatique et végétations ». Je les ai sélectionnées pour leur pertinence face à l’actualité des feux et canicules.
Je rappelle que Jean-Marc Jancovici, né le 13 février 1962 à Paris, est un ingénieur, enseignant et conférencier français, spécialisé dans les questions d'énergie et de climat.
Pour mieux saisir les enjeux derrière ces événements extrêmes, voici trois vidéos courtes et accessibles (comme il en a l’habitude) de Jean-Marc Jancovici, qui expliquent ce qui nous tombe dessus, mais… qui était prévisible.
Dans le premier short, Jancovici détaille le lien entre les vagues de chaleur et le réchauffement climatique. Il y révèle aussi que les énergies fossiles ne sont pas infinies et qu'il faudra, tôt ou tard, s'en passer : « Le placard se vide ». Il prend notamment l'exemple du détroit d'Ormuz pour illustrer notre dépendance aux énergies fossiles. Il date d’un mois :
Jean-Marc Jancovici sur la canicule - Mediacuts@Mediacuts-EP
Dans le second, (il est vieux il a déjà... deux ans !) il aborde les conséquences d’un réchauffement de 2°C, déjà en partie visible aujourd’hui.
Si la Terre avait 2°C de plus ? La réponse du chercheur Jean-Marc Jancovici - HugoDécrypte - Grands formats
Dans le troisième (il est tout récent, tout frais ou plutôt tout chaud si je puis dire, il date de deux semaines) il enfonce le clou et lance un appel à prendre conscience de l’urgence, et il dit sans détour : « De toutes façons, on va prendre des baffes, c'est absolument évident ».
Le chaos climatique arrive ... prêt à prendre les baffes – PRISME.@PRISME_eco
Ces trois vidéos montrent que le réchauffement climatique n’est pas une menace lointaine, mais une réalité déjà à l’œuvre et que chaque degré compte. Mieux comprendre ces mécanismes est une première étape essentielle : on ne peut agir efficacement que si l’on est correctement informé. Et vous, laquelle vous a le plus interpellé ?
Maintenant que vous savez : quoi qu'il en soit...
Bon courage !
Références :
18:16 Publié dans Culture, Culture, Ecologie, Economie, Histoire, La pensée du jour, Le mot du jour, Mots, Politique, Potins, Santé, Science, Science, Shopping, Société, Vidéo, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)
25/07/2026
Une méthode ancestrale très efficace pour lutter contre la propagation des incendies : les pare-feu
Une vieille méthode qui a fait ses preuves : l’utilisation de pare-feu pour éviter la propagation des incendies.
Les pare-feu contre les incendies (au sens de barrières ou coupures destinées à empêcher la propagation du feu) existent sous différentes formes depuis l'Antiquité. Au XXe siècle : Les pare-feu modernes se développent avec des normes de sécurité précises. Dans les forêts, les bandes pare-feu (zones débroussaillées ou sans végétation) sont largement utilisées pour ralentir ou arrêter les incendies.
Face à ce mégafeu qui touche la Gironde fin juillet 2026, la nuit dernière, un pare-feu est en construction entre Le Porge et Lacanau pour protéger cette commune.
Entre Le Porge et Lacanau, des bulldozers aménagent un vaste pare-feu pour freiner la progression de l'incendie. Mobilisés toute la nuit, des ouvriers volontaires venus de plusieurs secteurs prêtent main-forte aux équipes engagées pour protéger la commune.
Des bulldozers créent un immense pare-feu pour stopper l'incendie avant Lacanau - Sud Ouest
En conclusion, les pare-feu ne sont pas une solution miracle, mais un outil essentiel pour ralentir les incendies et faciliter le travail des pompiers.
Référence :
- Pare-feu (lutte contre l'incendie)
- Nouvel épisode caniculaire en France, 2800 hectares de forêts dévorés en Gironde
P. -S. :
Pour réduire le risque de propagation et ralentir le feu, les pare-feu doivent être aménagés de façon suffisamment large. En effet les «pignes» (pommes de pin)» peuvent être projetées à plus de 100 mètres et provoquer de nouveaux départs de feu. Mais en fait ce sont les brandons qui vont le plus loin.
13:52 Publié dans Anecdote, Culture, Culture, Ecologie, Histoire, La pensée du jour, Le mot du jour, Mots, Politique, Potins, Science, Science, Société, Société, Vidéo, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4)
14/07/2026
L’essentiel né du superflu – Fin - La folle et géniale histoire de KAPLA en vidéo

Je termine cette trilogie : « L’essentiel né du superflu », en racontant la folle histoire de KAPLA, imaginé par Tom van der Bruggen, en 1987, à partir de simples planchettes de bois utilisées pour concevoir l'architecture de son château.
Cet article clôture ma trilogie commencée avec mes deux articles précédents :
- 11/07/2026 : « L’essentiel né du superflu »
- 12/07/2026 : « L’essentiel né du superflu - Suite – Stage en Neuroradiologie et découverte de la littérature »
Cet article veut démontrer que l’idée d’une invention peut venir de l’adaptation et du détournement d’un objet à but utilitaire.
Rappelons que KAPLA est un jeu de construction éponyme à base de planchettes en pin des Landes qu'il faut superposer les unes aux autres pour faire apparaître des constructions imaginaires.
Le nom « Kapla » vient du néerlandais : kabouter plankjes, signifiant « planchettes de lutins ».
Le succès mit du temps à démarrer mais fut phénoménal avec une commercialisation mondiale.
Comme, aujourd’hui, j’ai un poil dans la main, cet article sur la folle et géniale invention de ce jeu s’appuiera une vidéo.
Bon visionnage. Place à Tom van der Bruggen l’inventeur de KAPLA qui raconte sa folle et géniale histoire :
La folle histoire des Kapla racontée par son créateur - Konbini
Comme quoi, les plus belles inventions naissent parfois des idées les plus simples. Et permettent, aussi, de s'acheter un château.
P. -S. :
- Le nom « Kapla » vient du néerlandais : KAbouter PLAnkjes, signifiant « planchettes de lutins ».
Références :
- Kapla
- Site internet de KAPLA ICI
18:52 Publié dans Anecdote, Culture, Culture, Ecologie, Economie, Histoire, Le mot du jour, Le site du jour, Loisirs, Potins, Shopping, Société, Société, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
11/07/2026
L’essentiel né du superflu

Les Beatles et l’EMI CT Brain Scanner
L’histoire des découvertes démontrent, s’il en était besoin, que parfois l’essentiel vient du superflu. En effet, certaines des plus grandes innovations de l’histoire sont nées de hasards ou de passions en apparence inutiles.
1°) Le scanner grâce aux Beatles :
Le Scanner doit sa trouvaille à l’argent rapporté à l’entreprise EMI (Electric and Musical Industries) par la vente des disques des Beatles.
Les revenus des ventes de disques des Beatles ont donc permis à EMI de financer la recherche scientifique de Sir Godfrey Hounsfield. Celui-ci, employé du laboratoire de recherche EMI, a ainsi pu développer, à partir de 1967, le premier prototype du scanner cérébral. Le premier scanner EMI fut installé en 1972 dans un hôpital spécialisé en neurochirurgie.
j'ai déjà écrit un article sur ce sujet : « La découverte du Scanner ou quand l'utile naît du superflu ».
2°) Les écrans tactiles, grâce aux tablettes graphiques et… aux artistes :
Les premiers écrans tactiles ont été développés dans les années 1960 pour des tablettes graphiques destinées aux artistes et designers. La technologie a ensuite été adaptée pour les bornes interactives, puis les smartphones et tablettes. Aujourd’hui, elle est une interface omniprésente, des téléphones aux caisses enregistreuses.
3°) L’intelligence Artificielle et les cartes graphiques :
L’Intelligence Artificielle et en particulier le Deep Learning, doit sa grande capacité de calcul grâce à la puce des cartes graphiques appelées aussi GPU (Graphics Processing Unit). Et si les cartes graphiques ont évolué de façon phénoménale, c’est bien grâce… Aux gamers.
Originellement conçues pour accélérer le rendu graphique dans les jeux vidéo, ces puces ont rendu possible l’entraînement de réseaux de neurones profonds grâce à leur architecture optimisée pour le calcul parallèle massif, essentiel au traitement de grandes quantités de données nécessaires à l’IA moderne
Et dans un autre registre moins technologique.
4°) Le Lego® jouets en bois pour enfants :
Créé en 1932 par Ole Kirk Christiansen, un charpentier danois, eu l'idée de créer des jouets en bois pour enfants. En 1949, il a produit plus de 200 jouets en plastique et en bois, qui sont devenus les Lego. Les briques en plastique deviennent un outil pédagogique d’apprentissage de la construction, de la robotique, et même de la modélisation moléculaire en science.
A propos des arts mineurs, dans l’émission de télévision « Apostrophes » de Bernard Pivot du 26 décembre 1986, l'auteur-compositeur-interprète Serge Gainsbourg assène à Guy Béart, un autre chanteur, que la chanson est « un art mineur ». Comme quoi, on peut être un génie et dire… des sottises.
Voici cet échange culte entre Gainsbourg et Guy Béart sur les « arts mineurs ».
Culte: Le clash Serge Gainsbourg - Guy Béart - Archive INA
Conclusion :
Le scanner, les écrans tactiles, l’IA ou le Lego : toutes ces innovations sont nées de ce qu’on aurait pu qualifier de superflu. Il n’y a pas d’art mineur, ni de passion inutile.
Référence :
- La découverte du Scanner ou quand l'utile naît du superflu
17:07 Publié dans Anecdote, Art, Citation, Culture, Culture, Economie, Histoire, Histoire de la Médecine, Histoire de l'informatique, Informatique, Informatique Médicale, La pensée du jour, Loisirs, Médecine, Mots, Potins, Santé, Science, Science, Shopping, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
23/06/2026
"Fume, c’est du belge" : origine de l'expression

L’article d’aujourd’hui pourrait s’approcher d’une histoire belge. « Fume, c’est du Belge » : quand l’histoire du tabac belge vire à la contrebande.
Lu dans la newsletter de 20 Minutes du 17/06/2026 : « Belgique : Ils fabriquaient des cigarettes en quantité industrielle dans une usine clandestine » :
« En Belgique, depuis quelques années, la réglementation sur le tabac se durcit franchement et les taxes augmentent. Dans le même temps, la contrebande explose littéralement, au point que les produits alimentant le marché parallèle sont de plus en plus souvent fabriqués directement dans le pays.
Mardi, c’est à Thuin, au sud de Charleroi, à proximité immédiate de la frontière française, que les autorités belges ont démantelé une usine clandestine de fabrication de cigarettes. Selon les propos du Service public fédéral des finances (SPF) relayés par les médias belges, la douane et la police judiciaire de Charleroi ont fait une descente dans un hangar qui dissimulait l’installation permettant de fabriquer en quantités industrielles des cigarettes...
La réputation du tabac belge :
Le tabac et la Belgique ont une longue histoire d’amour. Vers 1640, la culture du tabac en plein champ débute en Flandre et en Flandre française. Au départ, et ce jusqu’à la première moitié du XVIIIe siècle, le tabac était cultivé dans de nombreux endroits, notamment dans les régions autour de Furnes, Dixmude, Wervik, Comines, Harelbeke, Grammont, Gand, Bruxelles et Ath.
Le tabac belge a joui d’une réputation de qualité, notamment grâce à son histoire et à ses méthodes de production traditionnelles. La Belgique a été un acteur important dans l'industrie du tabac, en particulier avec des marques comme "Belga" ou "Punch", qui étaient connues pour leurs cigares et leurs tabacs à pipe.
Si le tabac belge a longtemps été réputé pas seulement pour sa qualité, il l’a été aussi pour son prix plus bas et une réglementation moins stricte que celle de la France.
Le « renouveau » du tabac belge : le tabac clandestin :
Avec cette saisie de cigarettes dans un atelier clandestin, on peut dire que le tabac belge retrouve une certaine réputation mais d’un nouveau genre cette fois.
Une vidéo sur cet atelier clandestin :
Un atelier clandestin de cigarettes démantelé en Belgique - RTBF Info
Certes, le tabac belge a joui d’une belle réputation, mais d’où vient: « Tiens, fume c’est du belge » ?
Origine de l’expression « Fume c’est du belge :
Frédéric DARD qui écrivit, notamment sous le pseudo de SAN-ANTONIO, dans sa série de livres "San Antonio", employait fréquemment l'expression "Tiens, fume c'est du belge".
"Le belge" désigne le tabac belge, de bonne réputation, avec lequel on se roulait d'excellentes cigarettes - familièrement parlant, "de très bonnes pipes".
Mais, « Tiens, fume c’est du belge », est, aussi, une apostrophe obscène, invitant l'interlocuteur à une fellation. La qualité du tabac belge (pour pipes) ne suffit pas à expliquer clairement la genèse de cette expression.
Une autre explication fait allusion au "Mannekenpiss" bruxellois (la célèbre statue de Bruxelles représentant un enfant urinant), mais la métaphore du fumeur de pipe, vu le sens de pipe et l'expression "avaler la fumée", est beaucoup plus vraisemblable.
Suite au commentaire de jacques, je me dois d’ajouter un correctif concernant la vraie origine de «Fume c’est du belge». Je cite in extenso un extrait de son commentaire.
La vraie origine de l’expression « Fume c’est du belge :
« Fume, c’est du belge » est une expression argotique attestée au moins dès les années 1950, issue de milieux militaires ou techniques, déjà stabilisée dans les années 1960, et que l’on retrouve notamment dans le roman La 317e Section de Pierre Schoendoerffer (1963). Frédéric Dard ne l’a ni créée ni popularisée de façon significative ; il l’a simplement intégrée ponctuellement à son univers San-Antonio en raison de sa charge comique et de sa musicalité.
Fume, c’est du belge, le podcast :
FUME C’EST DU BELGE ! est un podcast dédié au rock et aux musiques alternatives made in Fédération Wallonie-Bruxelles (la région francophone de Belgique). Mené par Jacques de Pierpont (Pompon) et produit par Freaksville, le show mêle nouveautés, pépites oubliées, portraits d’artistes et mémoire vivante de la scène belge francophone. Sessions, extraits commentés, histoires de disques et de lieux cultes : un magazine audio pour découvrir, comprendre et archiver la vie en rock, version belge.
Plus sérieusement, abordons l’aspect économique du problème. Il n’y a pas qu’en Belgique qu’a lieu le trafic de cigarette, la France n’est pas mal classée parmi les états européens comme en atteste cette vidéo :
Tabac illégal : la France championne d'Europe ! - TF1 INFO
Conclusion :
Si "Fume, c’est du belge" reste une expression populaire, elle prend aujourd’hui une résonance ironique : celle d’un pays où le tabac, jadis symbole de qualité, est désormais aussi associé à l’illégalité. Un paradoxe qui interroge sur l’évolution des mentalités… et des lois.
Et vous, connaissiez-vous cette expression ?
Mais, n’oublions pas que FUMER TUE !
P. S. :
Pour être complet, « Fume c’est du Belge » est, aussi, un court métrage super 8, Une production Wajnbrosse. Il ne montre pas une, mais des histoires Belges… décapantes à voir sans plus attendre tant c'est désopilant.
Références :
- "Tiens, fume c'est du belge"
- Fume c’est du belge [fym sɛ dy bɛlʒ]
- Belgique : Ils fabriquaient des cigarettes en quantité industrielle dans une usine clandestine
12:37 Publié dans Anecdote, Citation, Culture, Culture, Economie, Histoire, La pensée du jour, Le mot du jour, Politique, Potins, Santé, Shopping, Société, Société, Vidéo, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4)
12/06/2026
Toccata et Fugue en D mineur Jean-Sébastien Bach avec La harpe en verre de GlassDuo

Pas plus tard que ce matin, en regardant YouTube sur ma nouvelle télé connectée équipée de ma barre de son Hisense[1] (profitant pleinement de son caisson de basse), je suis tombé sur cette pépite de GlassDuo et de sa harpe en verre : Toccata et Fugue en D mineur Jean- Sébastien Bach.
1°) GlassDuo :
GlassDuo a été fondé par Anna et Arkadiusz Szafraniec. Il s'agit d’un groupe jouant d'un instrument de musique exceptionnel à partir de simples verres à vin appelée harpe en verre. Il en résulte une musique inédite, capable de surprendre l'auditeur.
Seul ensemble de harpe de verre en Pologne et de l'un des rares ensembles professionnels au monde. Ils donnent des concerts en solo et avec d'autres musiciens.
Ils ont joué avec des quatuors à cordes, divers ensembles de musique de chambre et même des orchestres symphoniques. Ils ont également réalisé de nombreux enregistrements pour la radio, la télévision et le théâtre.
Les concerts de GlassDuo sont toujours l'occasion de découvrir des sonorités inhabituelles, des compositions originales et, surtout, de ressentir la présence des artistes eux-mêmes, qui poursuivent leurs rêves et leurs passions de manière si peu conventionnelle.
La musique de verre de GlassDuo résonne aussi bien dans une salle de concert classique que dans des espaces industriels, des églises ou les ruines d'anciens châteaux ou palais. Elle est tout aussi merveilleuse dans les intérieurs modernes où, grâce à l'amplification, elle offre une sonorité bien plus ample qu'on ne l'attendrait d'un instrument aussi délicat.
2°) La harpe en verre (Glass harp) :
Une harpe en verre (aussi appelée lunettes de musique, lunettes chantantes, orgue angélique, verillon ou violon fantôme) est un instrument de musique fait de verres à vin droits. Elle vient des Vérillons faisant partie de la famille des idiophones[2] frottés. Il est composé de plusieurs verres musicaux, généralement des verres à vin, disposés sur une table, et accordés par remplissage avec différentes quantités d'eau pour produire différentes notes.
Il est joué en courant des doigts humidifiés autour du rebord des lunettes. Chaque verre est accordé à un pas différent en remplissant le verre d'eau jusqu'à ce que le pas souhaité soit atteint.
Les lunettes de musique ont été documentées en Perse au 14ème siècle. La harpe de verre a été créée en 1741 par l'Irlandais Richard Pockrich, qui est connu comme le premier virtuose des lunettes musicales. Pockrich a appelé son instrument "l'orgue angélique" et il a été joué avec des bâtons, plutôt qu'en frottant les lunettes avec un doigt humidifié. Il a été rapporté en 1760 que, "Pockrich a joué Handel's Water Music sur les lunettes." Sa carrière de concert réussie a été mise fin prématurément par un incendie dans lequel l'inventeur et l'instrument ont péri en 1759.
Venons-en maintenant à l’interprétation de la « Toccata et fugue » par GlassDuo et sa harpe en verre. Un son inimitable.
3°) Toccata et Fugue en D mineur avec La harpe en verre de GlassDuo :
J. S. Bach - Toccata and Fugue in D minor on the glass harp - GlassDuo - Glass Harp
Pour bien vous montrer la qualité et la justesse d’interprétation, en voici une autre de la « Toccata et Fugue » interprétée à l’orgue :
J.S. Bach -Toccata & Fugue in D-minor BWV 565 - Stephanuskerk Hasselt - Gert van Hoef
4°) Conclusion :
L’interprétation de la Toccata et Fugue en D mineur de Bach par GlassDuo, avec leur harpe en verre, transforme une œuvre classique en une expérience sonore magique et inédite. Leur maîtrise de cet instrument rare, alliant tradition et innovation, prouve que la musique peut se réinventer sans perdre son âme.
[1] J’en parle dans mon article du 05/05/2026 : « Mon nouveau joujou : Barre de son Hisense 2.1CH 240 W H210 avec caisson de basse sans fil »
[2] Un idiophone, ou autophone, est un instrument de musique de la famille des percussions dont le son est produit par le matériau de l'instrument lui-même, lors d'un impact produit soit par un accessoire extérieur (comme une baguette), soit par une autre partie de l'instrument (comme des graines sur un filet qui l'entoure ou des battants de cloche).
P. S. :
Il ne faut pas confondre la harpe en verre avec l’Harmonica de verre instrument de musique perfectionné par Benjamin Franklin en 1761 à partir des verres musicaux, les vérillons préexistants. Franklin avait nommé l'instrument armonica à partir de l'italien[5] (avant l'invention de l'harmonica de bouche allemand).
Références :
- Site Internet de GlassDuo ICI
18:10 Publié dans Anecdote, Art, Culture, Culture, Histoire, Le mot du jour, Le site du jour, Loisirs, Mots, Musique, Potins, Science, Science, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
09/06/2026
Rolland-Garros 2026 : la nouvelle façon de jouer, les coups acrobatiques en suspension et en lévitation

Flavio Cobolli frappe la balle en position acrobatique lors de la finale homme de Rolland-Garros 2026 - Pour agrandir : "double clic gauche sur la photo"
Cette année en visionnant les matchs de tennis de Roland-Garros 2026 j’ai obervé que, cette année, les joueurs et joueuses avaient tendance à servir et renvoyer la balle de façon acrobatique en frappant alors qu'ils ne sont pas sur le sol.
Après quelques recherches, j’apprends qu'effectivement c’est une vraie tendance du Roland-Garros 2026 : plusieurs joueurs ont tenté, et assez souvent réussi , des coups en suspension, des frappes acrobatiques alors qu’ils n’avaient même pas encore retrouvé le sol.
c’est lié à l’évolution du jeu moderne, à la surface, et à quelques joueurs particulièrement spectaculaires cette année.
Plusieurs joueurs ont popularisé ces coups :
• Alcaraz avec ses sauts latéraux,
• Sinner avec ses frappes en extension,
• Cobolli cette année, qui a tenté plusieurs coups “à la Monfils”,
• et même Zverev, qui a surpris avec des smashs en suspension.
Ces gestes deviennent presque une signature visuelle du tennis moderne.
C’est l’une des évolutions les plus marquantes du tennis moderne : un mélange de puissance, d’acrobatie et d’instinct, qui transforme certains points en scènes de film d’action. Roland-Garros 2026 en a été un parfait exemple.
Visionnez avec attention quelques extraits de la finale homme 2026 Alexander Zverev - Flavio Cobolli remporté par Alexander Zverev : 6-1, 4-6, 6-4, 6-7 (5), 6-1. Vous verrez cette nouvelle façon acrobatique de jouer le tennis.
Une plongée cinématographique au cœur de la finale masculine 2026 - Roland-Garros
P. S. :
Cette pratique acrobatique ne date pas d’hier. Depuis les années 2010, la FFT avait déjà décrit, analysé et enseigné ces frappes acrobatiques en suspension bien avant Roland‑Garros 2026, où elles ne font que réapparaître de façon plus visible. Mais, Ce qui est réellement nouveau en 2026 c’est la fréquence, la médiatisation et la combinaison puissance + vitesse du tennis moderne. Les commentateurs parlent de “nouvelle ère acrobatique”.
13:37 Publié dans Anecdote, Culture, Culture, Histoire, La pensée du jour, Loisirs, Potins, Société, Société, Sport, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2)
18/05/2026
Dans la guerre des diapasons, le La 440 remporte la victoire
J’ai découvert cette bataille du "la" avec la professeure de flûte à bec de ma fille dans le département de musique ancienne du conservatoire de la grande Ville. Lors de certaines soirées elle nous distillait, parfois, des notions de musicologie. Je vais essayer d’aborder ce sujet peut-être un peu technique de la manière la plus simple et la plus claire possible. Cet article se veut illustrer mon aphorisme préféré : « Un peu de culture ne nuit pas, cela évite de mourir idiot et... de passer pour un sot ».
Mon article est basé en « très » grande partie du magistral : « Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 ».
La note qui sert à accorder tous les instruments n’a pas toujours été la même, et elle a même fait l’objet de débats passionnés. Nous verrons dans cet article comment le "la" standardisé à 440 Hz a triomphé dans le monde musical.
1°) Définition sommaire :
Le diapason (a’) est une fréquence qui se mesure en Hertz (Hz). Loin des calculs physiques, il suffit de savoir que le son est produit par des vibrations. Plus la fréquence-diapason est élevée, plus le son est aigu. Le diapason moderne représente la fréquence correspondant au “la 4” de la gamme.
2°) Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 :
Beaucoup de musiciens le savent : le "la" donné par les diapasons tombe sur la fréquence 440 Hertz. Plus précisément, il s'agit du "La 4" (le la de la 4e octave du piano). Lorsqu'on fait vibrer un diapason, il produit une fréquence précise de 440 Hz. Ceci nous permet d'accorder les instruments.
Cela correspond à l’ancienne tonalité que l’on entendait lorsqu’on décrochait un téléphone. A une époque, il pouvait faire office de diapason de secours.
3°) Que vient faire la fréquence 432 :
Pendant longtemps, le "la" n’avait pas toujours correspondu à la fréquence de 440. Jusqu’à une période relativement récente, il était, réglé sur 432.
Mais, autrefois, les orchestres baroques accordaient leurs instruments d’une façon différente, en se référant à un "la" bien défini par l’époque y trouvaient maints avantages.
4°) En fait, il existait beaucoup plus d’étalons de diapasons :
Première découverte : avant que le 440 ne s'impose, il existait en fait pléthore de fréquences de référence :
« Pour la musique du XVIe siècle, on utilise le la 466 Hz. Pour le baroque vénitien (du temps de Vivaldi), c’est déjà le la 440 Hz. Pour le baroque allemand (du temps de Telemann, de Jean-Sébastien Bach…), c’est le la 415 Hz. Pour le baroque français (Couperin, Marais, Charpentier…) on s’accorde sur le la 392 Hz ! Il existe différents diapasons comme le diapason Haendel, réglé sur 423 Hz, le diapason Mozart, 422 Hz, celui de l’opéra de Paris, dit Berlioz, 449 Hz, et celui des pianos Steinway aux USA, 457 Hz. ».
5°) Verdi et le "la" 423, première tentative de normalisation :
Historiquement, un des premiers européens à chercher à légiférer en la matière fut apparemment le compositeur italien Giuseppe Verdi.
En 1884, il obtient de la commission musicale du gouvernement italien un décret de loi normalisant le diapason à un "là" à 432 vibrations par seconde.
Ainsi, le la 432 n'est aucunement une "ancienne et unique façon d'accorder les instruments". Mais tout simplement la première tentative de normalisation en la matière qui ait historiquement réussi à aboutir, puisque apparemment ce nouveau standard s'est répandu, notamment en France.
6°) La victoire du "la" 440 :
1939 : A Londres, la Fédération internationale des associations nationales de standardisation décide d’un diapason étalon étalonné à 440 Hz. Cette décision sera entérinée quelques années plus tard, lors d’une conférence internationale (toujours à Londres) en 1953. Les protestations des Italiens et des Français, attachés au la 432 Hz de Verdi, sont restées lettre morte. En 1975, le diapason la 440 Hz deviendra une norme ISO. Ceci imposera par la suite son utilisation dans tous les conservatoires de musique. Aujourd'hui la fréquence 440 Hz a donc gagné la bataille institutionnelle, s’érigeant aujourd'hui en standard international.
Cependant, dans le domaine de la musique ancienne, certains groupes baroques continuent de préférer le 415 Hz pour la sonorité particulière qu’il procure. En effet des hauteurs autour de 415 Hz sont cohérentes avec la pratique d’époque.
Aujourd’hui, le "la" 440 Hz est la norme mondiale, facilitant l’harmonisation des musiciens, tout en laissant à certains la place pour des pratiques alternatives selon les époques ou les préférences esthétiques.
En vidéo, la victoire du 440 :
La guerre des diapasons - Culture Prime - France Musique
Le "la" 440 :
440 Hz (10 seconds of A – muckinaboot
Le "la" 440 et "la" de l’ancienne tonalité lorsqu’on décrochait un téléphone :
Simulation d'un appel avec un téléphone à cadran U43 - Daniel Bourgeois
Pour finir, les différences de sonorité de deux interprétations d'une même mélodie, l'une en 440 l'autre en 432.








