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11/09/2018

Les totos

Quand j'exerçais, je fus surpris, lors d'une visite, par deux images érotiques de part et d'autre du lit conjugal.

C'est bien la première fois que je voyais cela.

C'était un couple, apparemment parfait. Tous les deux avaient un physique agréable.

Tout baignait.

Monsieur était représentant de commerce

Jusqu'à ce qu'un soir, Madame m'appelle : "Mon mari a de drôles de petites bêtes".

Cela sentait le morpion à plein nez.

Effectivement, arrivé sur les lieux, Madame me montre une petite bête sur un miroir.

Madame de me demander naïvement : "D'où cela peut-il venir".

Et moi de lui répondre : "Oh vous savez, cela ça vient".

Comme quoi, il faut se méfier des apparences. Les images érotiques en question cachaient, peut-être, une carence et une frustration sexuelle.


De profundis , Morpionibus


P.S. : Le toto est le nom populaire désignant le poux.

P.P.S. : La meilleure arme contre l'éradication du morpion est... le rasage des poils pubiens. Avis aux amateurs.

05/08/2018

Le flan à la vanille

J'ai soigné mon entourage : ma famille, passe encore, mais, ce qui plus rédhibitoire, mes amis.

Ma famille passe encore, j'ai toujours eu une certaine méfiance vis à vis des qualités professionnelles  de mes confrères. Quand au secret médical, quoi que l'on dise, il n'existe pas.

Ce serait à refaire, je ne le ferait plus et, d'ailleurs, je ne le conseille pas.

Au début de mon installation, j'ai donc soigné la grand-mère de mon beau frère.

Elle avait quatre vingt cinq ans. A son âge, elle faisait ses courses le matin et, ensuite, faisait sa cuisine.

Elle était fleuriste et son magasin était dans sa maison. Sa maison jouxtait le cimetière.

Sa meilleure copine était gazonière (elle entretenait les tombeaux). Elle se disputaient parfois violemment mais se rabibochaient tout temps.

C'était une femme droite et brut de décoffrage. C'était une femme de devoir. Il faut dire qu'elle avait eu une enfance rude. En effet elle était la deuxième d'une fratrie de 9 enfants. L’aîné étant un garçon, Ce fût elle qui éleva ses frères et sœurs, comme c'était le cas, à l'époque, dans le milieu ouvriers.

En tout début de mon installation, je soignai donc, elle qui n'avait jamais été malade et n'avait jamais vu de médecin.

Un jour, elle fut prise d'une Hémoptysie (elle cracha du sang).

Une Hémoptysie a comme étiologie deux affections : la Tuberculose et le Cancer du poumon.

Comme elle n'avait jamais fumé et avait fait, dans sa jeunesse, une primo infection tuberculeuse (un début de Tuberculose spontanément résolutif) le correspondant interniste à qui je l'adressai la traita pour une Tuberculose d'autant que l'image radiologique pouvait être évocatrice.

Le traitement par antibiotique de la Tuberculose est très long, il dure six mois.

Au bout de trois mois de traitement sans résultat, une radio des poumons montra une grosse "pêche". C'était un Cancer du poumon.

Rapidement, elle développa des métastases osseuse. Ce type de métastases est particulièrement douloureux. Elle fut donc mises sous morphine. Elle eut, alors des hallucinations dues à la morphine. Elle voyait, à la fenêtre, son mari décédé depuis longtemps d'un Cancer de l'Œsophage.

Devant l'aggravation de son état, elle fut hospitalisée et développa, très rapidement, des escarres talonnières.

Deux jours avant sa mort, elle me dit, heureuse : "A midi, j'ai mangé un flan à la vanille, qu'est-ce qu'il était bon".

23/07/2018

Il rend service

Du temps où j'étais en active, nous nous réunions, assez souvent, avec les confrères de l'Amicale. C'était pour des séances de Formation Médicale Continue (F.M.C.).

Nous étions un petit groupe de quatre, nous étions inséparables.

Le plus âgé d'entre nous, notre maître à penser, un excellent médecin (comme nous tous d'ailleurs) était doué d'une intelligence nettement au dessus de la moyenne, il avait une humanité incomparable. et ne manquait pas d'humour, c'est ce qui faisait, d'ailleurs, tout son charme.

Un jour, lors d'une F.M.C., il eut cette formule féroce, à l'emporte pièce, concernant un confrère spécialiste : "Il rend service".

Comprenne qui pourra.

12/06/2018

La nouvelle Médecine

 

Cet article fait suite à un autre intitulé "Infarctus et covoiturage".

Désormais, mes notes médicales passent par des anecdotes touchant mes proches ou des gens que je connais de près ou de loin.

C'est peut-être cela qui explique la désaffection à l'égard de mon Blog.

Snif.

Mais revenons aux choses sérieuses.

Dernièrement, un de mes amis avait ses Gamma GT élevées.

Non, il n'abusait pas de la dive bouteille (d'autant que ses CDT étaient normales).

Mais, il était épileptique et était très bien équilibré par un médicament anticonvulsivant.

Il se trouve que ce médicament "lèche" le foie.

La question se posait de savoir si l'on pouvait poursuivre cette médication.

Le médecin spécialiste, le Neurologue en l'occurrence, soi dit en passant, sans passer par la case Médecin Référent fit une lettre au patient pour un Hépatologue de la Grande Ville.

Le patient voulant prendre rendez-vous téléphona dans le service et après le classique taper 1 ou 2 ou 3, se retrouva sur un répondeur lui donnant les heure d'ouverture du secrétariat.

A l'heure dite, enfin, la secrétaire lui dit qu'il fallait envoyer un mail enjoignant le scan de la lettre du Médecin.

Ce qu'il fit.

Au bout d'un certain temps, n'ayant aucune réponse, il demanda des nouvelles par mail.

On lui répondis qu'il allait recevoir une convocation pour un Fibroscan. Puis qu'il aurait une consultation avec l'Hépatologue.

Il passa donc son Fibroscan et au décours de cet examen, il lui fut dit que l'on enverrait les résultats à son Neurologue (quid du Référent, on ne lui demanda pas ses coordonnées).

On lui remettre une feuille avec le résultat incompréhensible de celui-ci, mais avec un gros chiffre mis en évidence.

Le patient de se précipiter, illico, sur Internet pour essayer de décrypter l'énigme.

Heureusement, le résultat n'était pas catastrophique, mais il fallait attendre la consultation de l'Hépatologue.

De consultation avec l'Hépatologue, point de nouvelle.

Puis un mois plus tard, coup de fil du secrétariat lui disant qu'il avait une convocation dans... CINQ mois !

Certes cela confirmait, s'il en était, le patient s'en doutait, de l'absence de gravité de la situation.

Mais...

C'est cela la nouvelle médecine.

Une Médecine plus rentable ?

Liée au sous effectif ?

En tout cas, une Médecine totalement inhumaine.

31/05/2018

Le remboursement des actes de décès par la Sécurité Sociale, quelques réflexions du Docteur Sangsue

 
Quand j'exerçai mon activité de Médecin Généraliste, il m'est arrivé de faire des constats de décès.
Je relate cette période de ma vie de Médecin Généraliste de quartier dans ses articles :

- De 2011 : "Médecin d'Etat Civil".
- Et de 2014 : "Médecin d’État Civil Adjoint à la Mairie".

A l'époque, je faisait deux type de constats de décès. Pour tout les constats de décès, que je les faisait en tant que Médecin d’État Civil.je percevait un émolument de la Mairie. Mais il m'arrivait, exceptionnellement, d'en faite à titre privé.

Mais pour ceux effectués à titre privé il en était tout autrement. Ceux-ci n'étaient pas remboursés par la Sécurité Sociale. En pleine nuit, c'était plutôt gênant.

Ne le sachant pas, le premier constat de décès que j'établis se déroula de la façon suivante :

Coup de fil de la Sécu : "La visite étais-elle pour le constat de décès ?". "Oui" répondis je. Réponse laconique de la Dame de la Sécu : "Alors vous ne serez pas payé".

Pour le prochain constat de décès de ce type, je mis au point la stratégie suivante : je demandai à la maison de retraite de faire passer le message à la famille ou à la famille elle même comme quoi j’étais passé avant le décès. Cette stratégie paya au sens propre comme au sens figuré.

Depuis, les choses ont bien changées.

Je n'en veux pour preuve le mail que j'ai reçus, tout récemment, du syndicat des Médecins Généraliste, la CSMF :

"Lorsqu'un médecin établit un certificat de décès au domicile d'un patient ou en EHPAD, il peut percevoir un forfait de 100 euros brut de la part de la Caisse... à condition de remplir certains critères bien trop restrictifs pour la CSMF".

Et même la CSMF en demande plus !

 

Jean Lassalle* - premier enterrement en tant que Maire

*maire de Lourdios-Ichère de 1977 à 2017 et député depuis 2002.

 

P.S. : Critères actuels de remboursement des actes de décès.

23/04/2018

Infarctus et covoiturage

Il n'y a pas si longtemps de cela, un de mes meilleurs amis a fait un infarctus du myocarde.

Il a ressenti, chez lui, une douleur thoracique intense, en barre, irradiant vers le bras gauche. Bref un tableau clinique typique d'un infarctus du myocarde.

Pourtant, sur le coup, sidéré par l'émotion, il ne se posa pas la question de savoir ce qu'il pouvait bien lui arriver.

Sur ses entrefaites, sa femme rentre à la maison. Devant sa souffrance, elle appelle, tout naturellement, le SAMU.

Celui-ci lui envoi un médecin d'SOS Médecins.

Devant ce patient, il lui dit d'aller à l'hôpital cardiologique de la Grande Ville.

C'est tout.

Il n'appelle même pas les pompiers, ni même, au pire, une ambulance.

Voila donc sa femme qui l'amène au cardiologique.

Arrivé sur les lieu, l'interne le "dispute" d'avoir été conduit de cette façon là.

Un covoiturage pathétique.

11/04/2018

Un an après - suite

 
J'ai déjà écris, en son temps, un article qui contai, un an après ma cessation d'activité suite à ma retraite bien méritée, l'anecdote d'un patient qui me réclamait son dossier médical.

0r il se trouve que, pas plus tard qu'hier, je reçois une lettre du Conseil de l'Ordre.

Intrigué, je l'ouvre.

Et, à ma profonde stupéfaction, il m'est demandé, par un de mes patients, de lui restituer son dossier médical.

Est joint son mail.

Dans celui-ci, une phrase me fait sourire : celui-ci se soucie de savoir si je suis décédé.

Un an après passer par l'Ordre, un record !

21/02/2018

Sourde, muette et... aveugle

L'autre jour, en revenant du conservatoire de Région, avec ma fille, Je me retrouvais, dans le tram avec deux personnes sourdes et muettes (cela va de pair ; les sourds n'ayant pas le retour son, sont "muette", enfin ils ont beaucoup de mal à se faire entendre avec les sons qu'ils émettent. C'est pour cela qu'a été inventé le langage des signes par l'abbé de l'Epée.

Non seulement ils communiquaient dans leur langues, mais l'un montrait à l'autre une vidéo sur son Smartphone.

Cette scène peu commune me fit songer à deux patient que je recevait en consultation. L'un était sourd muet. L'autre aussi. Cela est courant chez les sourds et muet, car, se rencontrant dans leurs écoles, ils se marient entre eux, d'autant qu'il ont le même handicap.

Jusque là rien tout cela est tout à fait normal si ce n'ait que madame, outre sa surdi-mutité était... aveugle.

Elle était atteint d'un syndrome d'Usher.

Ils donnèrent lieu a un enfant qui n'était atteint d'aucune pathologie en dépit de la maladie de cette pathologie.

Ils communiquaient entre eux avec un langage un peu particulier, lui lui écrivant dans la main.

Pour communiquer avec eux, je passait par lui en écrivant sur un bout de papier. J'avais bien essayé Word, mais cela n'était pas pratique ca il fallait, à chaque fois, que je tourne l'écran car, je ne sais pas "taper à la machine". J'ai vite arrêté cette méthode pour en revenir a à l'ancienne.

Cela donnait une scène un peut surréaliste.

Or, il se trouve, qu'une fois, il me l'amène car il me dit, enfin il m écrit plus tôt, qu'elle est très fatiguée.

Ne pouvant que défilement causer avec elle pour avoir de plus autre renseignements séméologiques, je me retrouvait dans le cas de la Médecine vétérinaire. Excuser moi mes termes, mais on peut dire qu'il était dans le rôle du maître et qu'il amenait son animal de compagnie car il se trouvait malade.

Je décidait donc de débroussailler le terrain, remarquez je l'aurait fait quand même, un bilan biologique assez poussé.

Le résultat fut sans appel, elle avait une anémie du feu de dieu.

Comme elle était en péri ménopause, je lui demandais si elle n'avait pas des règles abondantes. Il me confirma ça de suite. Pourquoi ne me l'avait il pas dit cela plus tôt !

Après lui avoir donné un traitement avec du fer, vu l'abondance de ses perte, je l'adressait à un gynécologue.

Celui-ci eut bien de la chance d'avoir diagnostic tout cuit qui lui était fourni par la lecture de ma lettre.

C'est ce que nous appelons, entre nous, une histoire de chasse.

En l'occurrence, dans ce cas, c'est à la pêche qu'il m'a fallu aller aux renseignements.

25/01/2018

La médecine d'aujourd'hui comparée à celle du Docteur Sangsue du temps de son exercice professionnel

 

Comme je suis à la retraite, il a bien fallu que me trouve, rapidement un Médecin Référent.

Sur les conseils d'un ami, j'allai voir en consultation ce Médecin là car, comme me l'avais dit, il prend de nouveaux patients.

Il était loin, très loin (il fallait faire, pour y aller, une correspondance entre deux tram, mais c'était pour la bonne cause.

Car il m'en fallait un Médecin Référent à tout prix.

Or, il se trouve qu'il y a quelques jours, je fus atteint d'une sinusite maxillaire gauche rebelle. Je téléphonais à un cabinet de groupe de deux femmes. Il me fut répondu : "aucun de ces Médecins ne prennent de nouveaux patients".

Je téléphonai donc, à un autre cabinet Médical, aussi, près de chez moi. Il était tenu, aussi, par une femme.

Il me fut répondu : "Je n'ai qu'un rendez-vous disponible que dans six jours".

Au bout de deux jours les écoulements furent moins verts mais étaient aussi épais, tout comme les crachats, excusez moi de cette précision peu ragoûtante.


Dans le temps, je donnai, dans les sinusite, un antibiotique plus un corticoïde, celui-ci à visée anti inflammatoire.

Comme j'avais sous la main, du BI-PROFENID*, un anti inflammatoire pur, je le pris.

Deux jours après j'étai guéri.

Etais-un bon Médecin dans le temps ?

Je téléphonai, donc, pour annuler le rendez-vous.

Bientôt, il n'y aura qu'une solution, à Grandville, aller au cabinet de consultation d'SOS Médecin. En effet, depuis déjà pas mal de temps, SOS Médecins au lieu d'assurer les visites ont ouvert un cabinet de consultation avec une flopée de Médecin.

Comme il est loin le temps ou j'avais des consultations tous les jours.

En temps que Médecin en fin de carrière, Je n'étai plus qu'un dinosaure.

Et maintenant, je suis terrassé par la nouvelle génération.

11/01/2018

Pourquoi les femmes séniors portent-elles des baskets ?

 

Cette question farfelue pourrait être un excellent titre pour un roman, mais le sujet est loin d'être romanesque.

J'ai mis un certain temps a trouver la réponse.

C'est lors de mon exercice professionnel de médecin généraliste de quartier que je fis cette observation : beaucoup de femmes du troisième âge portaient des baskets.

Pour comprendre pourquoi, il faut se reporter à la pathologie induite par les chaussures.

En effet, les chaussures à bouts étroit et qui plus est à talons hauts dévient les orteils et provoquent ce que l'on appelle un hallux valgus et un quintus varus, cela donnant un pied comme le montre l'image ci-dessous.


hallux valgus et quintus varus avec oignon et bunionette

Au niveau de la base du gros orteil, se forme un oignon - (entouré d'un rond rouge sur la photo) et une bunionette (entouré de noir sur la photo).

Avec l'âge, cette déformation gêne énormément pour marcher.

Une très bonne solution consiste à se chausser avec des chaussures confortables à bout larges... Des baskets.

Voilà la réponse toute simple à ma question pour le moins surprenante.

07/12/2017

Hommage à Johnny Hallyday

 

Johnny Hallyday*, le chanteur qui interprétait "allumer le feu"**, s'est éteint le mercredi 6 décembre 2017 d'un cancer du poumon.

A cette occasion, le lendemain, j'ai entendu sur France Info, pendant que je me rasai, l'interview d'une femme qui disait: "quand je serai morte, je souhaiterai une crémation, et, lors de cette cérémonie, je demanderai, comme musique de Johny: "Allumer le feu".

Quel meilleur hommage peut-on peut rendre à ce chanteur.


Johnny Hallyday - Allumer le feu

 

 
*Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, est un chanteur et compositeur français, né le 15 juin 1943 à Paris et mort le 6 décembre 2017 à Marnes-la-Coquette. Durant ses plus de cinquante-cinq ans de carrière, il est l'un des plus célèbres chanteurs francophones et l'une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français. Il a été également acteur dans plus d'une trentaine de films, parfois dans son propre rôle, ainsi qu'au théâtre.

Le début de sa vie fut, pour le moins mouvementée.

Fils d'Huguette Clerc (1920-2007), mannequin de cabine, et de Léon Smet (1908-1989), acteur, chanteur et danseur belge, Jean-Philippe naît le 15 juin 1943.
Début 1944, Léon Smet abandonne sa femme et son fils, âgé de huit mois (Source Wikipédia).

**Chanson écrite par Zazie et composée par Pascal Obispo et Pierre Jaconelli.

02/12/2017

Quel est le montant de la retraite d'un médecin libéral Français ?

 

 
S'il y a bien un sujet qui fâche, en France, c'est bien de parler d'argent.

Je vais, cependant, aujourd'hui, déroger à la règle.

Mon article va être très bref voire laconique.

Avant prélèvements sociaux CSG, CRDS et CASA, la retraite d'un médecin libéral Français se monte, en moyenne, à 2 635 euros mensuels.

Se reporter à un article d'egora.fr du 29.08.2017.

Qu'en pensez-vous ?

Après un examen sélectif,  8 années d'étude et 40 ans de dévouement...

Abba - Money, Money, Money

 

P. S. : Il faut savoir qu'en moyenne, un médecin généraliste gagne, en 2015, 82.000 € brut par an soit 6833 brut par mois LCI, ce qui limite vu le niveau d'étude (Bac + 8).

En fait, le revenu brut, en tenant compte de 2 enfants à élever de 18 à 24 ans s'élève à 5394 € par mois. Pour calculer cela, je vous renvoie sur un site AXA. Il faut enlever, aussi, le prêt de la maison ce qui nous amène à, environ 4700.

Sachant qu"un ingénieur à Bac + 5, dans les mêmes conditions, gagne, environ, 5700 € par mois.

On passe, avant impôts, d'un revenu de 4700 € à 2 635 € par mois.

Cela fait, quand même, une sérieuse baisse de revenu.

Après un examen sélectif,  8 années d'étude et 40 ans de dévouement...

11/11/2017

Halte au lapinisme ou La cane et les canetons

Titeuf* et la sexualité des lapins

 

Cet article est une suite à mon article "Prout Prout, je m'la pète ! "mais, là, je suis beaucoup plus interpellé.

Je vais essayer de vous décrire ce comportement en véritable entomologiste.

Dans l'école où est scolarisée ma fille il y a une grande mode.

Le lapinisme !

Une mère de 35 ans suivie par quatre enfants à un an d'intervalle chacun et qui, à nouveau, se trouve enceinte du cinquième. Oui, vous ne rêvez pas, le cinquième ! A l'âge de la contraception cela peut paraître un peu surprenant.

Elle encore, je comprend. Elle a désiré beaucoup d'enfant mais le dernier étant, peut être, un accident.

Quand je la voie passer dans la rue avec ses quatre enfants, cela me fait songer à cane suivie par ses canetons.

Mais il y a plus interpellant.

La grande mode, dans l'école où est scolarisée ma fille, c'est d'avoir, en plus de ses deux ou trois enfants déjà conçus, le dernier ayant 7 à 10 ans, un ultime petit à plus de 40 ans. Un exploit défiant, un peu, la nature ; peut être pour montrer qu'elles sont encore verte mais, surtout, à mon avis, comme signe extérieur de richesse. Le futur enfant jouant le rôle d'un super 4x4 !

Le plus triste dans cette histoire est le retentissement écologique. En effet, plus la population est nombreuse, plus elle pollue. Dans ce cas, la croissance démographique devient catastrophique ; et cela alors qu'il est possible, maintenant, de la maitriser grâce aux méthodes de contraception modernes illustrant parfaitement le malthusianisme. D'autant plus que l'on est dans une politique de croissance économique (la décroissance économique ou Malthusianisme économique n'est pas à l'honneur).

Au point de vue économique, une politique malthusienne serait, bien que critiquée, une solution au réchauffement climatique et à l’atteinte à la biodiversité.

Pour ces hautes considérations je vous renvoie à mon article : « Plus un chien est grand, plus il fait de grosses grosses crottes » : proverbe chinois. Une des citations préférée du Docteur Sangsue.

Fi de tout cela.

Dans l'école où est scolarisée ma fille il y a une grande mode.

La mode du lapinisme !


Albert Dupontel - La reproduction

 

*Titeuf est le héro d'une bande dessinè créée par le dessinateur suisse Philippe Chappuis (Zep).

15/09/2017

Quand le Docteur Sangsue fit un diagnostic sur un parking

 
Cette jeune fille de douze ans faisait partie dans ma patientèle depuis, déjà, pas mal de temps.

Les parents avaient une relation un peu incorrecte avec moi, et encore le mot est un peu juste.

Une fois, je croise la mère et l'adolescente sur le parking où est situé mon cabinet médical.

Naturellement je leur demande de mes nouvelles.

La mère me répond que sa fille souffre d'un genoux et que la pédiatre lui aurait dit de consulter un Médecin du Sport. Il se trouve que le Docteur Sangsue est titulaire d'un CES de Médecine du Sport. Cela tombait bien.

Je portais, alors, le diagnostic de maladie d'Osgood-Shlatter.

Je lui conseillait, vu cette pathologie, de consulter un orthopédiste de l'hôpital des enfants. Ce qu'ils firent.

Quelques temps plus tard, je reçois une lettre de l'orthopédiste de l'hôpital me précisant qu'en fait c'était une maladie de maladie de Sinding Larsen et Johansson reportez vous à mon article précédent "La maladie de Sinding Larsen et Johansson". Je ne connaissait pas cette pathologie qui, il faut bien le dire est un diagnostic différentiel de la maladie d'Osgood-Shlatter. Je ne m’étais pas trompé de beaucoup.

Quelques temps plus tard, elle me dit qu'elle avait vu sa pédiatre qui l'a adressée à un kinésithérapeute.

En déménagent quelques cartons de mon cabinet pour le vider, vu ma cessation d'activité pour une refaite bien méritée, je croisai l'adolescente qui me raconta, comme je lui demandais de ses nouvelles (cela faisait un ans que j'avais fait porter son diagnostic de Sinding).Qu'elle était suivi par sa pédiatre et son kiné. Je lui demandait si elle avait revu l'orthopédiste. La réponse fut claire et nette : "non".

Il faut bien avoué que je me sentis un peu contrarié.

Il faut bien dire, aussi, qu'avec des parents un peu fuyant le résultat ne pouvait être qu'évident.

Mais cela m'irrita, quand même, profondément.

Pas Glop*


Pifou*

 

P.S. : Il arrive, parfois, que des diagnostics se fassent dans des lieux public. Je ne citerai, par exemple le syndrome de Raynaud car, j'entendis, une fois une femme, en plein hiver, qui disait quelle avait le bout des doigts blancs.

Il est classique, aussi, et très facile à diagnostiquer le vitiligo .

*Pifou est un chiot de bande dessinée créé par Roger Mas en 1958.Il est apparu dans le numéro 685 de Vaillant dans une aventure de Pif le chien. Il ne faut pas confondre Pif le chien avec Paf le chien.

 

10/09/2017

La maladie de Sinding Larsen et Johansson

Maladie de Sinding Larsen et Johansson

 

 
La maladie de Sinding-larsen-Johansson, plus communément appelée "le genou du sauteur", est une ostéochondrose de croissance de la rotule. Elle survient en période de croissance chez l’enfant de 10 à 13 ans. Elle est beaucoup moins fréquente que la maladie d’Osgood-Shlatter.

On peut également observer un gonflement local et une limitation de l’amplitude articulaire.

Le jeune sportif peut monter une marche antalgique.

Séméiologie :

Les données cliniques interrogatoire et examen clinique. L'examen para clinique doit confirmer l’atteinte du genou.

Diagnostic positif :

Interrogatoire :

La maladie de Sinding–larsen-Johansson se traduit par une douleur mécaniques non traumatiques située sur la pointe de la rotule. Elle survient au repos ou lors de la pratique d’un sport. Elle survient chez l’enfant et l’adolescent.

Examen clinique :

La pression de la pointe de la rotule permet de trouver une douleur élective voire une tuméfaction locale à la palpation.

Les douleurs se situent à l’apex de la patella et la portion proximale du tendon patellaire lors de la palpation et de la mise sous tension.

Examen para clinique :

Le diagnostic est radiologique.

On retrouve une petite calcification sur la pointe de la rotule (flèche) et non une fragmentation comme pour l’Osgood.


Osgood


Maladie de Sinding-Larsen

Diagnostic différentiel :

- Une tendinite qui correspond à une inflammation d’un tendon suite à un effort trop intense. Celle–ci induit un gonflement, une légère rétraction et une douleur réveillée par la mise en tension du tendon et qui peut persister au repos. Rare chez l’enfant.
- La Maladie d’Osgood est une épiphysite de croissance de la tubérosité tibiale antérieure du genou suite à des tractions musculo-tendineuses répétées par la pratique d’un geste en extension. Il s’agit d’une douleur située sous le tendon rotulien.

Pour faire simple, l'Osgood concerne le tibia et le Sinding la rotule.

Étiologie :

C'est une ostéochondrose de la pointe de la rotule. Elle est due à une hyper sollicitation du genou lors de pratique des port souvent supérieur à 5 heures par semaines.

Traitement :

Le traitement indiqué sera :

- Repos sportif obligatoire puis reprise si la douleur a disparue.
- Immobilisation du genou (attelle d’extension).
- Exercices d’étirement du quadriceps.
- Traitement podologique par réalisation de semelles fonctionnelles pour corriger l’hyperpronation et limiter la rotation interne afin de diminuer la tension en traction du tendon rotulien.

- Surtout être patient et attendre que tout rentre dans l’ordre.


Quelques références Bibliographie :

Science Direct.

IRBMS.

Nord Genou.

La podologie et la posturologie en gironde.

Fondation HOPALE.

 

Je vous remercie de votre attention, si vous avez réussi à lire mon article jusque au bout.

Pour vous en remercier : Un petit chanson interprétée par Ouvrard une grande vedette du café-concert, dans le genre comique troupier. Une bonne liste de chansons de comiques troupier.

05/09/2017

La boucherie a fermée ses volets

 

Je vous parlai dans mon précédant article d'une petite boucherie de campagne : "Fin des vacances de l'année 2017. La dernière semaine avant la rentrée".

Dès mon arrivée en vacance, je m'y précipitai.

Cruelle déception, elle était fermée, définitivement fermée.

Elle n'avait pas survécu à l'ouverture d'un hypermarché tout proche.

La commune limitrophe étant une grosse station balnéaire, il était logique, par manque de place, d'implanter cet hypermarché à distance de la station et tout près de cette pauvre petite boucherie.

Adieu veau vache cochon poulet* !

Et voilà pourquoi, cette petite boucherie a fermée ses volets.


*En référence à la célèbre fable de Jean de La Fontaine : Perrette et le pot au lait.


"La Guinguette a fermée ses volets" Célèbre chanson de music-halll de 1935 écrite  par L.Montagne et G.Zwingel interprétée par Damia.

Et pour les écolos, et les amateur de mets fins, un documentaire qui décoiffe, âmes sensibles s'abstenir. De quoi à vous dégoûter de manger !

07/08/2017

La réflexion du Docteur Sangsue à propos de la cuisine de nos grands chefs actuels

En gastronomie, il était de bon ton, autrefois, dans la cuisine dite "Bourgeoise", celle des Brasseries d'antan (il en reste encore, heureusement, d'authentiques encore de nos jours) d'axer le plat principal autour d'un met roi. Une pièce de bœuf, de porc de mouton, d'agneau de lapin, de poulet, de pintade, de faisant, bref un plat de viande. Ou un brochet, une truite, du saumon, de la daurade, de l'alose des anguilles bref un plat de poisson. Ou, encore des moules voire plus simplement un plateau de fruits de mer bref pour les fruits de mer.

En cuisine, il existe plusieurs métiers. Pour être succinct je citerai :

- le saucier
- Le garde manger
- L’entremétier
- le rôtisseur

Si cela intéresse quelqu'un, qu'il se reporte au post scriptum.

Autrefois, par exemple, le rôtisseur faisait cuire une viande, celle-ci était accompagné d'une sauce préparé par le saucier accompagnée par des légumes cuisiné par l'entre métier.

In fine, il y avait trois saveur dans l'assiette.

Les papilles s'y retrouvaient très facilement.

Maintenant, la grande mode de nos grands sachems de la cuisine est de mélanger, pour le moins...six saveurs différentes !
Quel massacre à mon goût !

Comment voulez-vous que cette pauvre langue s'y retrouve !

Au delà de trois, je ne pense pas que l'on puisse déguster pleinement un met.

Dans une campagne antialcoolique d'antan, il y avait comme slogan : "Un ça va, trois bonjour les dégâts". Bien sûr, il s'agit d'un clin d'œil.

Voilà ma réflexion de l'évolution de la cuisine contemporaine.

Pour prendre une comparaison, la cuisine traditionnelle d'antan si bien décrite par Curnonsky - https://fr.wikipedia.org/wiki/Curnonsky - , ce célèbre gastronome, humoriste et critique culinaire s'oppose à la cuisine contemporaine comme ce qui oppose, en peinture classique de la peinture abstraite.

Ils sont tous toqués nos chefs.


Dans ce film le "Président" (remarquablement joué par Jean d'Ormeson) fait venir une cuisinière d'obédience traditionnelle (Catherine Frot), car il adore avec passion la cuisine traditionnelle.

 

Post Scriptum :
Voilà brièvement le personnel que l'on trouve en cuisine, sans oublier, bien entendu, Le chef de cuisine :

- le saucier : Le saucier confectionne tous les fonds, toutes les sauces, toutes les viandes en sauce, les sautés, les poêlés, les braisés, les viandes pochées ainsi que les petites garnitures d’accompagnement.
- Le garde manger : II est le responsable de la cuisine froide. Il réalise toutes les préparations froides. Il prépare toutes les denrées avant la mise en cuisson. Il est le responsable du parage et du piéçage des viandes de boucherie, de volaille et de gibier, du filetage et du portionnage des différents poissons.
- L’entremétier : II est chargé de la confection des potages, des œufs, de la préparation et de la cuisson des légumes frais et secs.
- le rôtisseur : II est responsable de l’habillage des volailles destinées au garde manger. Il taille toutes les pommes de terre traitées à la friture.

27/07/2017

Le Doudou

 

Quand j'étais encore d'active, il m'advint, un jour, de prendre une initiative particulièrement inattendue.

Vous ne le savais peut être pas, mais je suis un être un peu original. Je suis même un peu farfelu à mes heures.

Cela est assez fréquent de ma part.

Parlez en à ma moitié, à qui il m'arrive, quand je suis en forme, de lui exposer, par jeux, l'origine de mots en lui donnant une explication et en lui demandant si cela est totalement farfelu ou d'une exactitude rigoureuse. Voir mon article : "La petite histoire de la ville de Listrac Médoc".

Un jour se présente à mon cabinet une petite fille de trois ans. Elle est particulièrement timides.

Elle est dans les jupes de son père.

Je dis bien dans les jupes de son père car, de plus en plus, ce sont les pères qui m'amènent leurs enfants en consultation. Cela, néanmoins reste peu fréquent.

Je la sent réticente vis à vis de moi, médecin, un être dangereux pour elle.

Tout d'un coup, une idée farfelue, me traversa l'esprit.

Derrière mon bureau, à distance, je lui dis, tout de go, pour la rassurer : "je vais faire à Doudou ce que je vais te faire". Illico, je me levais, pris mon stéthoscope, l'appliqua sur la poitrine de Doudou et, de mon air le plus sérieux, ausculta celui-ci.

Vous me croirez, peut-être, mais elle se laissa examiner avec une docilité exemplaire.

11/04/2017

Un patient fidèle

 

Quand j'exerçais encore, je voyais régulièrement un patient que j'avais bougrement aidé pour une mise en invalidité lors d'une blessure à la main suite à une agression.

Ce patient était un malin manipulateur et su bien se servir de moi pour sa mise en invalidité et je failli avoir, par sa faute un gros problème avec un Médecin de la Sécurité Sociale. Sur ce coup là, ma femme sut bien m'aider en ne répondit pas ouvertement à son courrier.

Ce patient avait une passion œnophile. Chaque fois que le voyais, nous discutions vin. Un moment, même il me fourni en vin moyennant finance et se moquent de moi car je ne sortait pas de mes classiques Médoc et Pessac-Léognan. Il faut dire que je trouvais ses vins "légers" (peut être que mes goûts étaient formaté pour les vins que je connais bien. Une fois, cependant, il m'apporta un blanc très intéressant.

Mais, assez rapidement, je sortais de ce comportement charmeur qui faussait notre relation avec un contact trop proche. Je remis, alors les pendules à l'heure en rétablissant une distance saine.

Je le voyais régulièrement pour sa prise de tension et la prescription de sa soupe anti hypertensive et une prise de VIAGRA générique (SILDENAFIL), tout en discutant vin.

Je lui prescrivait régulièrement un bilan biologique qu'il ne faisait pas.

Je me posais la question de savoir si j'étais encore son Médecin Référent. Cela ne chant rien pour moi, dans la mesure où je "facturai" la consultation.

Une fois à la retraite, je rencontrai son fils (que j'eus soigné dans le temps) à qui j'annonçais ma retraite et que je n'avais pas prévenu par manque de connaissance de ses coordonnées téléphoniques.

Il m'appris, alors, que son père était atteint d'une polikystose rénale qui, bien sûr, dans son cas, devait se voir dans son bilan biologique.

Sous ses airs sérieux et passionnés...

C'était un gentil petit "vilain" patient fidèle et manipulateur.

En un mot, un patient fidèle

06/03/2017

La dernière patiente avant la retraite du Docteur Sangsue

 

 
Voici comment j'ai soigné ma dernière patiente.

Tout d'abord, j'en parlai à ma moitié qui me dit que ce serait elle.

Et bien non. Bien qu'il s'en fût de peu !

Je crus bien, au cabinet, que ce fut une patiente particulièrement embêtante pour ne pas employer autre mot un doux euphémisme*.

Ce fût ma dernière télétransmission.

Puis, comme pour confirmer ces dire, je fis effectivement une ordonnance à ma mie.

Mais non, ce ne fut pas fini.

En téléphonant à mes patient pour leur dire mon départ à la retraite, je le dis à une patiente que je soignais de longue date.

Ce fût elle ma dernière patiente.

En effet, deux jour après mon coup de fil, elle me rappelle en me disant qu'elle avait vu l'ORL à qui je l'avais adressée pour des sinusites à répétition, ce qui sentait la sinusite chronique à plein nez, c'est le cas de le dire.

Celle-ci me lis le compte rendu du scanner prescrit par l'ORL.

Il y avait un sinus plein avec, surtout, un début de lyse osseuse frontale.

Cela était un peu craignos, car le cerveau, à cet endroit, n'est pas si loin que cela.

Bien sûr je ne lui dit pas ce point du compte rendu du scanner pour ne pas l'inquiéter. Je lui demandais quand elle avait rendez vous. "Dans trois jours" me répondit-elle Je la rassurais bien qu'elle me dit que l'os du sinus avait été un peu "bouffé".

Ce fût elle ma dernière patiente. Mais au téléphone cette fois.