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25/09/2015

Comment trouver un bon Médecin ? Le point de vue du Docteur Sangsue





Nous allons étudier l'aspect de la question sous deux point de vue différents, d'abord ce qu'attend le patient vis à vis du Médecin et, ensuite, ce que doit être un bon Médecin vis à vis d'un autre Médecin.


le point de vue du patient :

 - Un bon médecin est un Médecin qui écoute beaucoup, qui examine un peu, et qui rédige son ordonnance en expliquant sa pathologie simplement en des termes compréhensif par le vulgum pécus. Pour le Médecin cela prend du temps et n'est point rentable du tout (time is money).

 - Cependant, un bon médecin généraliste ne doit pas tout dire au patient, il doit savoir mentir par omission.

 - Pour ce qu’y est d’expliquer tout, Je doute, sur ce point, de l’écoute du patient lui même. Dans la très grande majorité des cas, quand j'explique au patient, je vois son regard se perdre dans le vague. Je pense que dans ce cas il s'en fout et veux tout simplement être par un médecin prestataire de service. On consomme du Médecin, comme on achète un I Phone.

 - Pour la majorité des patients, un bon Médecin doit plaire. Une autorité bien amenée fait partie intégrante de cette manipulation. Il doit travailler à la séduction et ne pas oublier de ne pas dire toute la vérité au patient, il doit mentir par omission.

- Un médecin qui travaille à la séduction à beaucoup de succès même si ses connaissances médicales sont limitées. C’est la meilleure façon d’avoir une clientèle bien fournie.

De la part d’un médecin généraliste c’est totalement différent ,  car lui connait la médecine et les maladies. Et cela change tout.

Le point de vue du médecin :

 - Pour moi, j’attends du Médecin spécialiste, d’abord d’être un bon ingénieur (Je ne suis, moi, qu’un bon technicien, mais fondamental dans le choix de l’ingénieur).

- Dans le choix du bon spécialiste, le généraliste se doit d’adresse le malade avec une « bonne qualification » comme on le dit en droit. Si on se trompe dans la "qualification"(erreur d'aiguillage), on court à l’échec.

- Un bon spécialiste, pour un généraliste, se doit avoir d'avoir de très bonnes connaissances médicales.

 - Pour cela, il doit d'abord faire (ou confirmer) la pathologie et envoyer une lettre circonstanciée, au généraliste sans interférer (sauf exception) dans la prescription. Il doit donc rédiger la lettre en indiquant le médicament à utiliser, mais sans le prescrire.

 - Qu’importe un contact un peu froid, le généraliste expliquant au patient le caractère du spécialiste. Bien sûr, il ne faut pas exagéré trop dans le mauvais contact. Cependant, je préfère un excellent Médecin, même si il est détestable, à un Médecin "gentil et nul".

Pour le Médecin généraliste, la santé passe avant le contact du spécialiste.N'oublions pas que c'est le généraliste qui choisi le meilleur spécialiste en fonction du cahier des charges qu'il s'est fixé: soigner au mieux.

Personnellement, je vais peut être vous choquer, je considère qu' un homme (ou une femme) est, avant tout, une machine. On cherche la  panne (avec ses bonnes connaissances), on répare la panne. Si cela marche… Bingo, le patient est guéri (pour  les maladies guérissables). on est bon ! certes, mais mal payé si l'on écoute bien le patient et si l'on prend son temps pour réfléchir*.

Au patient de juger si la panne a été trouvée et bien réparée.

Cela marche, aussi, pour le cerveau qui n’est, ni plus ni moins, qu' un organe comme les autres mais avec ses spécificités propres (comme tout les organes d’ailleurs) C’est peut être là que joue l’effet placébo, mot qui, ne l’oublions pas du latin .PLACEBO, « je plairai ».

C’est là dessus que s’appuient les Médecines Perpendiculaires (c’est le surnom que j’ai donné aux médecines dites parallèles), car pour moi, il n’y a qu’une seule médecine elle est mondiale et valable pour toutes les maladies et pour tous les habitants de la planète terre.

Voilà, pour moi, ce qu'est un bon Médecin.

 


* J'ai pris, quand je réfléchis, une habitude de le faire en faisant durer l'examen (pour que le patient ne s'en rende compte) c'est ce j'appelle "tourner autour du patient". Pour les patients privilégiés, ceux qui sont sympathiques et que je connais de longue date, je me pause et leur dit : "attendez, je réfléchis, cela m'arrive".

24/09/2015

Dépistage par mammographies sans examen gynécologique




C'est une patiente de 60 ans que je vois pour métrorragie depuis quatre jours. Celle-ci ont disparues très rapidement avant de prendre un coloration foncée.

Cela fait bientôt dix ans qu'elle n'a pas vue de Gynécologue !

Je lui conseille d'aller voir un Gynécologue-Obstétricien qui, par chance, vient de s’installer. Il pourra la prendre rapidement.

Il faut dire que les rendez-vous pour un Gynécologue, sont à plus de six mois.

Madame fait la fine bouche.

Elle préfère un Gynécologue femme.

Je lui donne, donc, les coordonnées d'une gynécologue qui est dans la petite ville de banlieue où je sévis. Je lui précise qu'il faudra, peut être, qu'elle attende six mois pour avoir un rendez-vous.

Elle me téléphone le lendemain pour m'annoncer quelque chose de stupéfiant :

Cette Gynécologue... ne prend plus de nouvelles patientes !

Mais cette métrorragie, me fit songer que si 'on fait des mammographies régulièrement programmées et gratuites pour le dépistage du cancer du sein, il n'est prévu  aucun examen gynécologique, comme le font les femmes qui prennent la pilule.

Il faut bien constater que comme les Gynécologues ne prennent plus de nouvelles patientes, la mammographie ne pourra jamais être complétée par un examen gynécologique.

23/09/2015

Les modes en médecine vues par le Docteur Sangsue





Comme dans la haute couture, il existe des modes en médecine.

Actuellement, on ne jure que par l’Ostéopathie.

Quand je me suis installé, existait, en kinésiethérapie, la «méthode Mèzière». Cette méthode était surtout utilisée dans le traitement des scolioses.

Quand madame Mèzière décéda, progressivement, la méthode disparue du panel thérapeutique.

J’ai connu, aussi, les machines à sous, « les soft lasers », la technique thérapeutique était appelée « Laserthérapie ».

Qui se souvient, maintenant de cette méthode ?

Il y eu, aussi, la Mésothérapie dont on ne parle plus chez les médecins tous venants que sont les médecins généralistes.

Qu’adviendra-t-il de l’ostéopathie ?

Cette méthode, à la mode, pourra –t-elle résister à l’épreuve du temps ?

Elle a une certaines chance vu l’importante organisation des Ostéopathe.

Cette méthodes se classerait, au même titre que l’homéopathie et l’acupuncture dans la classification des « Médecines Douces ».

Toutes ces méthodes ont un but inavoué, celle de permettre de meilleurs revenu aux praticiens exerçant ces méthodes, vu le prix très bas des honoraires médicaux.

22/09/2015

Phénomène de foire : Zlata, la femme la plus souple du monde




Pour rester dans le domaine des anomalies humaines dont j'ai parlé dans mo articles précédent, je vous propose de voir, maintenant, le cas de Zlata.

En effet, autrefois, certaines anomalies médicales étaient exposées dans les foires, ce qui permettait aux intéressés de vivre de leur maladie.

C'est le cas de Zlata.

Zlata ((de son vrai nom Julia Gunthel aka Zlata) est la femme la plus souple du monde.

Zlata est extrêmement souple car elle est atteinte d'un syndrome rare, le syndrome d'Ehlers-Danlos.

Ainsi, Zlata est un phénomènes de foire.

Orphanet  est un site internet qui répertorie les maladies rares.

Site internet Orphanet du syndrome d'Ehlers-Danlos classique.


 

 

Zlata répétant son numéro de cirque

 

 

Le site de Zlata : "The Worlds most flexible Woman".   

 

*Luette bifide

21/09/2015

Le questionnaire de l’A.R.S



Je reçois, au courrier, ce matin, une lettre de l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) me demandant de remplir un formulaire.

Il y a, quand même une enveloppe T pour la réponse.

Ce questionnaire me prendra la bagatelle de cinq minutes de mon temps ; et de rajouter la précision, un peu comminatoire, suivante:

A retourner sous quinze jours (souligné et…en gras) !

Je trouve ce procédé, pour le moins,  cavalier.

Luette bifide

Luette bifide


Luette normale


Ce matin, à la consultation, à l’examen d’un adolescent de 14 ans que je vois pour un syndrome grippal, en lui regardant la bouche, j’eus la surprise de voir une luette bifide.
 

La luette bifide, est une luette fendue en deux, c’est une anomalie congénitale. C'est une maladie rare*.

Dans ce cas, il peut y avoir, aussi, associées, d’autres malformations congénitales.

 

*Site des maladies rares : Orphanet.

Pour la bifidité de la luette lien ICI.

Un des maître de la tératologie : Étienne Geoffroy Saint-Hilaire.

16/09/2015

Un aspect méconnu de Guy Béart décédé aujourd'hui: l'ingénieur



 

Guy Béart, né Guy Béhart-Hasson (orthographié à l'origine Béhar-Hassan1) au Caire (Égypte)2 le 16 juillet 1930 et mort le 16 septembre 2015 à Garches (Hauts-de-Seine), est un auteur-compositeur-interprète français.

Parallèlement à ses études musicales, Guy béart a été reçu à l’École nationale des ponts et chaussées) il en est ressorti ingénieur et a dirigé, ainsi, la construction de ponts (le rêve de tout ingénieur pont).

Ce que j'aime dans sa chanson, "la vérité", c'est qu'elle décrit parfaitement bien le risque que peut prendre quelqu'un quand il dit la vérité.

Toute vérité n'est pas bonne à dire, c'est une litote.

Celui qui la dit risque sa vie* et **.

Mais cela est applicable, aussi, de façon différente, à la médecine. Il faut savoir tenir sa langue, le meilleur des mensonges étant le mensonge par omission.

D'ailleurs les Psychanalyste ne disent jamais la vérité à leur patient, il font en sorte que celui-ci trouve sa vérité par lui même.

En effet, en Médecine, si on dit la vérité à quelqu'un, sa première réaction sera la fuite.


*Confer : La censure de la thèse copernicienne (1616) concernant la thèse de Gallilée qui met en évidence que la terre tourne autour du soleil, contrairement à celle de Copernic  qui enseigne que le soleil tourne autour de la terre
Taquiné par la réquisition, Gallilée fut prié d'aller enseigner ailleurs,

 



**Semmelweis qui découvre l’asepsie en se lavant les main (dans son cas en évitant la "fièvre puerpérale", qui n'est autre qu'un sepsis ou  septicémie. Il fut rejeté par la communauté médicale. Rendu quasiment fou, lors d'une dissection il se piqua et mourut, lui même, de "fièvre puerpérale", un comble pour un obstétricien.

14/09/2015

Une nouvelle mode dans le courrier médical, les lettres non signées





Il existe, depuis déjà quelques temps, une nouvelle mode, dans le courrier médical, c’est celui des lettres non signées.


La première me fut envoyée par un de mes correspondants.

Puis, peu a peu, maintenant, cette mode est en train de se généraliser.

Il y a une gradation dans la « non signature » :

-Au pire, la lettre n’est pas signée tout simplement.
-la lettre se termine par le tampon laconique : « lettre non signée ».
-Dans le meilleur des cas, la fin de lettre est ornée du tampon « Lettre relue mais non signée ».

Quel est le justificatif à cela ?

Je ne vois pas.

Les scripteurs penseraient-il ne pas engager, de cette façon, leur responsabilité ?

Cela ne tient pas la route quand on sait maintenant, la valeur juridique des EMails.

Personnellement, je trouve cela, pour le moins, impoli.

Cordialement.
Docteur Sangsue.

Lettre non signée.

04/09/2015

Une allergie aux sulfites où de l’intérêt d’avoir un smartphone





Patiente de dix neuf ans, nounou, vient me voir car elle présente des rougeurs quand elle boit un peu de vin : rosé et champagne.

C’est, de toute évidence, une intolérance aux sulfites.

Et elle, de montrer une photo sur son smartphone, où, l’évidence de l’interrogatoire, est confirmé par la photo

Il est intéressant de noter que l’évolution de la technologie permet, ainsi, de faire des diagnostics médicaux.

03/09/2015

L’évolution écologique de Grandville, sa mutation cosmopolite. Une analyse personnelle du Docteur Sangsue





De plus en plus, en se promenant, le « Grandvillien » est frappé par le nombre de langues qu’il lui arrive d’écouter.

En outre, y a, de façon d’une concomitante et dramatique, une disparition progressive de l’accent typique à Grandville et, pire, de la disparition totale de son patois local par la « New Génération ».

Grand ville devient, de plus en plus, une ville cosmopolite.

Ceci étant voulu, délibérément, par nos politiques.

Il est logique, alors, que Grandville, depuis peu classée au patrimoine mondial de l’humanité, devienne, de facto, une mégalopole.

Une mégalopole implique un entassement des « Grandvilliens ».

Cela implique, aussi, une « Pariniasisialisation » de Grand ville, avec tous ses inconvénients que cela représente pour les « Grandvilliens ». Plus de déplacements personnels en voiture au profit des déplacements en communs si inconfortables voire inhumains aux heures de pointe.

Le centre de Grandville devenant de plus en plus inabordable aux voitures.

Pire, il y a une volonté de faire disparaître de plus en plus le places de parking pour forcer le « Grandvillien » à avoir un garage où à vendre sa voiture.

Bref, la qualité de vie des « Grandvilliens »chutant de façon drastique, l’agressivité ne cesse de monter.

Plus la population s’accroit, plus la pollution augmente inexorablement

Ce phénomène illustre bien, pour moi, « l’écologie malthusienne ».

En économie, on parle de décroissance.

L’idéal , bien évidemment, si on s'en tient à cette théorie, serait une une décroissance de la population (comme en Chine qui est devenue, avec cette politique là, très rapidement la deuxième puissance économique mondiale.

Le malthusianisme, dont les détracteurs  avancent comme argument le fait que l’homme s'adapte toujours aux changements écologiques

Mais la terre, elle, étant inextensible...

A moins de coloniser la mer, nous sommes bien mal partis.

 

P.S. : Il ne faut pas confondre l'écologie (science) avec l'écologie politique.

"L'écologie scientifique (oikos (maison, habitat) et logos (science)), est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux".

Wikipédia.

28/08/2015

Pemphigoïde Bulleuse, de l’utilité et du rôle du Médecin Traitant

Pemphigoïde Bulleuse


 

La Pemphigoïde bulleuse est une maladie rare, c’est ce que l’on appelle une maladie maladie orpheline.

Elle atteint les personnes âgées de plus de 80 ans et se traduis par le tableau clinique que je schématise : des bulles sur la peau et des démangeaisons très importantes. Ceci pour le diagnostic positif (les signes de la cause de la maladie pour ce qui est du diagnostic différentiel.

On peut confondre cette pathologie avec la Gale. Ceci pour les diagnostics différentiels (les signes qui permettent d’éliminer toutes les autres maladies qui pourraient y ressembler).

Il est bien évident que le traitement ne peut être efficace que si l’on a trouvé le diagnostic positif (le bon diagnostic).

Exemple, le cas clinique suivant :

Une patiente de 85 ans, qui a un ulcère variqueux, est vue par son médecin traitant, pour des bulles autour de la plaie avec des démangeaisons intenses.

Pour les bulle, le médecin pense que celles-ci sont dues à  l’Ulcère Variqueux . Il fait crever donc crever ces bulles par l’infirmière qui traite l’ulcère variqueux.

Pour les démangeaisons, il pense à une éventuelle Gale sans y croire. Il donne, alors, un traitement symptomatique, un anti histaminique.

Devant l’inefficacité de sa thérapeutique, il envoie, enfin, beaucoup trop tardivement, la patiente  à une Dermatologue qui évoque, elle, de suite, le diagnostic : une Pemphigoïde Bulleuse. Ce diagnostic est confirmé par la biopsie cutanée qu’elle fait dès sa première consultation.

Moralité : quand un médecin se trouve devant une pathologie qui échappe à son traitement, il se doit, illico, de passer la main :

 - Au bon, spécialiste,

 - Et de ne pas faire un acharnement thérapeutique sauvage.

27/08/2015

Effets secondaires médicamenteux






Une patiente de 35 ans, avec un profil longiligne, vient consulter pour une sinusite.

C’est une patient asthmatique, ayant un emphysème pulmonaire de découverte récente et fumeuse (20 cigarettes roulées par jour).

Dans ses antécédents, outre son asthme, un pneumothorax spontané à l’âge de vingt ans. Ce type de pathologie se voit, surtout chez des patients jeunes ayant un profil longiligne.

Je lui prescris un traitement classique, dans cette pathologie, de l’AUGMENTIN et du CELESTENE.

Elle revient me voir pour un état d’excitation avec insomnie et idées suicidaires ainsi qu’une folliculite dans le haut du dos.

Presque tout le tableau des effets secondaires que peut donner le CELESTENE.

J’arrête immédiatement celui-ci.

Il faut savoir qu’il y a deux effets secondaires très importants du CELESTENE : la décompensation d’un diabète équilibré et la décompensation d’une hypertension artérielle équilibrée. C’est deux effets secondaires cèdent après l’arrêt du CELESTENE.

Ce cas clinique illustre bien le fait qu’il est très important, pour un médecin, de bien connaître les effets secondaires des médicaments.

23/08/2015

Séméiologie Médicale et séméiologie Boulangère, une démarche comparable selon le Docteur Sangsue




Comme vous le savez, j’aime tout ce qui a trait à l’art culinaire.

Je regarde une émission, pratiquement tout les soirs, quand j’arrive du travail, c’est l’émission de télévision sur la chaine M6 : « La meilleure boulangerie de France ».

Ce qui me frappe dans cette émission, hormis le fait qu’elle a trait à la cuisine, c’est le fait que l’analyse et le jugement des produits finis du Boulanger s’apparente, à mon avis, furieusement, à la démarche dans l’exercice professionnel du Médecin.

On peut dire qu’il existe une séméiologie Médicale et une séméiologie Boulangère. Tout à fait comparable dans ces deux professions.

La séméiologie est l’étude des signes pour l’examen clinique du patient et la sémiologie boulangère celle qui permet de juger un produit.

D’ailleurs j’étendrai cette démarche séméiologique à tous les métiers de bouche.

Je me souviens toujours de mon premier cours de séméiologie médicale. Il concernait la façon d’examiner un patient dans le déroulement de l’observation pour rechercher, par l’examen clinique, les signes de la maladie. C'est cet examen clinique , que débouchera le diagnostic, et, par conséquence, une thérapeutique adaptée.

Cela se fait en quatre étapes : Inspection, palpation, auscultation, mesure. J’en rajoute une autre, fondamentale, a mon avis, l’interrogatoire.

Si vous regardez vous verrez comment les deux examinateurs de cette émission jugent le travail des concurrents, il saute aux yeux la similitude de recherche des signes pour analyser le produit fini.

Dans un premier temps, les examinateurs vont chercher du signe le plus proche pour aller vers le signe le plus éloigné.

1°) – L’interrogatoire sur la fabrication du produit
2°) – l’inspection, l’aspect du produit fini avec sa décoration
3°) - son odeur une fois le produit coupé
4°) – Son goût, la palatabilité, et sa texture
3°) – Et, pour finir, par sa longueur en bouche.

Voila la similitude séméiologique entre celle de la Médecine et celle de la Boulangerie telle que je la conçois.

 

21/08/2015

Le crachat : aspect médical, écologique, sociétal et éducationnel

 




Cracher sur la voie publique n’est pas, seulement, un acte contre l’hygiène, c’est, aussi, un acte d’incivilité, un acte de non respect de l'environnement et un signe de mauvaise éducation.

Mais, paradoxalement, le fait de cracher, facilite le travail du médecin. L’étude sémiologique du crachat étant indispensable au bon déroulement d’une consultation médicale.

Ce matin, en prenant le tram pour aller à mon cabinet médical, je vis un monsieur, d’un certain âge, envoyer, avec vigueur, un crachat qui tomba, loin de lui, sur le trottoir.

Une méthode de cracher bien différente de celle que savent si bien faire les jeunes de maintenant. Ceux-ci envoyant, juste devant eux, un jet de salive. J’appelle cela le « crachat filé ».

Eh oui, il y a des modes dans le fait de cracher. Chaque génération se distinguant de l’autre.

L’interdiction de cracher, par terre, sur la voie publique date d’une loi du 22 mars 1942 et modifié en 1992 . La loi de 1942 fût promulguée en pleine épidémie de tuberculose.

Quant au crachat, tel le lama, dirigé vers autrui, il est évidemment considéré comme une agression et est donc condamnable. La victime étant en droit de porter plainte.

Si cracher n’est pas un acte citoyen, pour le médecin, ce n’est pas hygiénique. Cracher est, en outre, un  signe de mauvaise éducation.

Autrefois, la bonne éducation voulait que les femmes ne crachent pas. Ce qui gainait, passablement, le médecin dans son exercice professionnel. Il est important, en effet, de savoir l’aspect sémiologique du crachat (abondant et coloré dans la Bronchite simple ou la surinfection de BPCO. Peu abondant, translucide et collant dans la crise d’Asthme).

Il est étonnant de constater que l’évolution de la société peut se voir dans ce qui peut paître insignifiant, le crachat.

Il est à noter, en effet, qu’avec l’évolution de la société, les femmes deviennent, vraiment, l’égale des hommes, car les jeunes lycéennes crachent, maintenant, comme leurs homologues masculins. Cela facilitera d’autant le travail du médecin, mais n’arrangera ni l’hygiène ni la citoyenneté ni la bonne éducation.

A ce propos, je vous rapporte, sur ce sujet, à un article précédant « Le crachat et la fenêtre ».

 

20/08/2015

Une « patiente raton laveur ». L’excès en tout est un vilain un défaut




L’excès en tout est un vilain défaut, nous allons le montrer tout à l’heure.

Une patiente de quarante cinq ans, vient consulter car son Médecin Traitant habite dans une autre ville.

Je ne suis là qu’en dépannage.

Elle est artiste peintre, mais à la CMU, c’est pleinement justifié car il est très difficile, dans ce métier là, de vivre de son travail.

Je la vois, d’abord, lors d’une première consultation, pour des troubles du sommeil. Elle me demande du STILNOX*, à dose filées, quand elle n’arrive pas à dormir. Elle est à cour de munitions.

Consultation simple et totalement adaptée.

Je la revois, quelques temps plus tard, car, me dit elle, elle est atteinte d’une mycose.

Elle me raconte que cette pathologie est récurrente, et que sa Gynéco, lui prescrit des cures d’anti mycosique. C’est ce que me raconte cette patiente. Mais elle précise, aussi, que sa Gynéco lui prescrit, beaucoup plus fréquemment, par plusieurs cure d’un mois, de la COLPOTROPHINE* en ovule et en crème.

Derrière ces « mycoses à répétition », la Gynéco avait donc flairée quelque chose*.

La consultation prend, alors, une tournure beaucoup plus logique maintenant.

Question due au métier : Je lui demande comment elle fait sa toilette intime :

 - « Trois fois par jour avec du savon de Marseille ».

Je lui demande si son ami fait pareil.

Et elle de préciser :

 - « Mon ami, lui, se douche tous les jours, une fois par jour, avec du gel douche ».

Quand on connait le pouvoir détergent du savon de Marseille, sa pathologie n’a rien d’étonnante d'autant plus que le savon de Marseille est, aussi, un remarquable exfoliant chimique qu'il faut utiliser correctement pour se laver. Il ne faut pas se laver deux fois par jour avec le savon de Marseille.

Le savon de Marseille est, aussi, un remarquable exfoliant chimique qu' il faut utiliser correctement pour se laver. Avec le savon de Marseille, Il ne faut pas se laver deux fois par jour sous peine d'irriter l'épiderme.

On se lavait, dans le temps, beaucoup moins souvent que maintenant.
 
Les gels douche ont été inventés pour ne pas irriter la peau car, maintenant, les gens se douchent plusieurs fois par jour depuis cette mode du jogging et des salles de sport.

Pour l'anecdote, Il faut noter que le gant de crin a un rôle exfoliant mécanique de façon naturelle. mais c'est un usage détournée et inefficace, Le gant de crin est aussi promu dans le traitement de la cellulite. Il faut être très prudent dans son utilisation et l’utiliser, lui aussi, avec modération sous peine d’avoir des irritations cutanées.

Les gels douche ont été inventés pour ne pas irriter la peau car, maintenant, les gens se douchent plusieurs fois par jour depuis cette mode du jogging et des salles de sport.

Cette patiente décapait ses muqueuses, « elle les exfoliaient ».

Sa pathologie n’était pas due à une Mycose récidivante mais bien au pouvoir exfoliant du savon de Marseille.

Il faut bien avouer que cette patiente avait un profil psychologique bien particulier

A la fin elle termine la consultation avec ces paroles :

 - « N’y a-t-il pas des gens qui ont des corporelles plus importantes que d’autres, car je ne supporte pas ces odeur là ».

Cela confirme bien, chez cette « patiente raton laveur », l’aspect pathologique de cette propreté excessive.



 

Savon de Marseille.



Gant de crin.



*Comme moi, sa Gynéco avait bien vu et expliqué, tout comme son Médecin Traitant, les conséquences néfastes de son excès de propreté.

14/08/2015

La vérité économique sur le trou de la Sécurité Sociale




Dans un blog, un confrère publie une série d'articles sur ses démêles avec la sécurité sociale.

Actuellement, la sécurité sociale fait un forcing envers les médecins.

Pour nous défendre et nous déculpabiliser, il serait utile, à mon avis de comprendre la vraie nature du "trou de la sécu".

La vraie explication économique est donnée dans cet article de Wikipédia : « Déficit de la Sécurité sociale en France ».

En conclusion, il faut, dans ce cas, avoir de bonnes sources, mais, aussi, de bonnes bases d’économie pour décrypter la vérité.

L’économie n’est jamais enseignées, ni dans le secondaire, ni dans le cursus des études médicales, seuls les étudiants en droit et, bien sur, les étudiants en économie, sans parler des énarques, ont ces connaissances là.

Inutile de dire que pratiquement toute la population française est tenue à l’écart, ce qui ne lui permet pas d’avoir des jugements critique et raisonnés dans le domaine de l’économie mais aussi de la vie politique.

La politique est avant tout dirigée par l'argent, c'est à dire l'économie.

"L'argent est le nerf de la guerre" (Cicéron).

On peut se demander, parfois, si cela n’est pas voulu délibérément.

Mais, là, je suis mauvaise langue.

13/08/2015

Une consultation pour avis médical, un exemple de l’application du code de déontologie médical

Crédit Photo : http://www.snarf.org/.

 


Trois jours à peine après mon retour de vacances, coup de téléphone à la consultation du matin :

« Jusqu’à qu’elle heure consultez-vous ? »

« Jusqu'à midi ».

« Je vous adresse mon amie ».

« C’est pourquoi ? »

« Elle a mal à la gorge ».

Quelque temps plus tard, « une belle femme » entre dans mon bureau. Par « belle femme », je veux dire, une grande femme au physique agréable.

Il n’y a pas que des choses désagréables dans le métier de médecin, en tout bien tout honneur, de plus, heureusement, le code de déontologie est la pour ça.

D’emblée, elle précise :

« je viens vous consulter car mon médecin traitant est en vacances J’ai comme une gêne dans la gorge ».

Elle me précise :


«Celui-ci m’a fait faire une fibroscopie qui a montée une défaillance de la « valve de l’estomac ».

Quand cette « valve » est défaillante, elle est à l’origine d’un RGO (Reflux Gastro Œsophagien, c’est, comme son nom l’indique, un reflux du liquide gastrique de l’estomac dans l’œsophage, pouvant être, lui-même, à l’origine de sa gêne au niveau de la gorge.

Je lui demande

« Avez vous mal aux oreilles » ?

« Si cela me le fait depuis quinze jours ».


Il faut savoir que les RGO, de par les sécrétions acides peut donner des brûles à l’estomac mais aussi des régurgitations et, outre une gêne dans la gorge, une toux et des otalgies (douleurs dans les oreilles).

Je connais bien son Médecin Traitant, il a une grosse clientèle, mais il a su rester un très bon médecin.

Là, aussi, intervient la déontologie. Il faut toujours faire très attention quand un patient vient consulter un autre médecin et se méfier si on flaire que celui-ci montre des velléités d’avoir un autre avis médical.

Dans ce cas, cela y ressemblait fort.

Tout avait été fait, le diagnostic l’avait été, le traitement était parfaitement adapté et il marchait, en grande partie, lors de ses crises.

Je lui expliquai cela et lui recommandai de reprendre traitement et de reprendre contact avec son Médecin Traitant dès son retour de vacances.

Je lui fis, en ce sens, une ordonnance pour ses médicaments et lui posait, alors cette question :

« il revient quand votre Médecin Traitant ? »

« Dans quinze jours ».

Cette patiente ne pouvait-elle attendre jusque là ?

Déontologie vous dis-je, déontologie.

Le Docteur sangsue est enfin guéri de sa Tendinite de la Coiffe des Rotateurs après deux mois d’économie de l’épaule



Comme je vous l’avais raconté dans mon article : « Comment le Docteur Sangsue arriva à se débarrasser d’un début très inquiétant d’une Tendinite de la Coiffe des Rotateurs par une économie articulaire de son épaule ».

Après deux mois d’application la plus respectueuse possible de cette méthode, je suis enfin guéri.

Deux mois à souffrir avec une douleur lancinante accompagnée de sensation de chaleur dans l’épaule, c’est long mais cela a payé.

Comme quoi, il est impératif de respecter une position ergonomique, face à un ordinateur, pour éviter toute technopathe.

L’art d’accommoder les restes de nourriture, une interprétation écologique du Docteur Sangsue

Crédit Photo : http://www.babelio.com/


Dans trois de mes précedants articles, J’aborde ce sujet important et méconnu.

 - Moules à la Bordelaise façon Docteur Sangsue.
 - Moules aux pommes de terre rissolées façon Docteur Sangsue.
 - Moules en salade et à la persillade : une recette du Docteur Sangsue.

Certes, il y avait des méthodes pour conserver les aliments (le séchage – la dessiccation, la salaison – le sel, le sucre – la confiserie et la stérilisation – la conserve inventée par Nicolas Appert).

De nos jours, pourtant dans cette vague écologique qui nous submerge, le « recyclage » des aliments ou l’art de d’accommoder les restes est souvent méconnu.

Autre fois, la nourriture était un bien précieux. Il n’était pas question de jeter les restes des aliments qui étaient, le plus souvent, celles du matin ou celles de la veille. En effet, si l’on ne jetait pas la nourriture par la fenêtre.

Il y avait très peu de moyen pour conserver les aliments.

Une révolution est apparue avec l’arrivée des glacières (une sorte de petit meuble avec un pain de glace comme réfrigération) celui de la livraison, à domicile, de gros pains de glaces par le glacier. Cela se faisait, de préférence, avec des véhicules hippomobiles. Il ne faut pas confondre ce glacier avec celui qui vend des glaces, l’été, en borts de mer.

Il existait des recettes, fort délicieuses, basées sur cet art.

L’art d’accommoder les restes.

Une démarche écologique, comme je le disais plu haut, bien avant la déferlante qui revient de nos jours à la mode.

Nos ancêtres faisant ainsi, sans le savoir, de « l’écologie » sauvage, raisonnée mais indispensable.

Elle est sale la salade

Crédit Photo : http://www.fermiers-fermieres.fr/.

 

Réflexion de ma fille de 6 ans et demi, dans un marché, lors de mes dernières vacances dans le Médoc : « Mais elle est sale la salade ! ».

Une pure illustration de que racontais dans un de mes articles.

Écologie, quand tu nous tiens.