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04/12/2015

C'est l'hiver, Il fait froid, le soleil n'est plus là, un moment de nostalgie, vivement l'été : a propos de la dépression saisonnière une brève description de ce trouble par le Docteur Sangsue

Luminothérapie

 


L'hiver est là, c'est la saison des dépression des saisonnières*.

qu'est que dépression saisonnière ?

C'est un état dépressif qui se déclenche de façon récurrente quand arrive l'hiver. Il atteint plus tôt les femmes et les jeunes individus et se traduit par une appétence au mets sucrés.

Elle fut pour la première fois décrite au Ve siècle dans l'Histoire des Goths.

Dans les pays nordiques, la dépression saisonnière hivernale est un saut d'humeur habituel parmi les habitants.

Aux États Unis, le diagnostic de la dépression saisonnière a été pour la première fois proposé par Norman E. Rosenthal en 1984 en étudiant son propre cas. Il observa une nette amélioration de son état en s'exposant régulièrement à la lumière artificielle.

Le traitement résulte donc de la lux thérapie ou luminothérapie.

Plutôt que de mettre le patient sous antidépresseurs, on expose donc le patient a une lumière artificielle reproduisant celle du soleil.

La dose recommandée est de 10000 lux pour une période de 20 à 30 minutes le matin.

Pour nous réchauffer un peu, un brin de soleil. Pour cela, je vous renvoi à mon article : "La naissance du surf à Lacanau-Océan : la vraie histoire vécue par le Docteur Sangsue".

Rien ne vaut qu'un petit Beach Boys pour nous réchauffer.


Référence : Dépression saisonnière.

03/12/2015

L'Amanite tue mouche ou fausse oronge

Amanite tue-mouches ou fausse oronge (Amanita muscaria)

Photo : Archives Personnelles

 

Je sais bien que la saison de la chasse aux champignons est terminée, mais, en triant mes photos, je suis retombé sur cette photo oubliée.

L'amanite tue-mouches (Amanita muscaria) est un champignon vénéneux.

Son ingestion est rarement mortelle, mais il possède une action hallucinogène due à la muscarine. Ce terme étant due a son scientifique de la "classification linnéenne"* de ce champignon : Amanita muscaria.

Pour la petite histoire, l'amanite tue mouche est ce magnifique champignon que l'on retrouve dans les dessins animées, notamment ceux de Walt Disney, mais, aussi,  dans les BD : les schtroumpf, sans oublier Tintin dans "L’île mystérieuse".

 Le clip original


* Classification linnéenne.

01/12/2015

Enfin, le Docteur Sangsue rempli sa première demande d’entente préalable pour la prescription hypolipémiant

 

 
Cela y est, j’ai rempli mon premier formulaire CERFA de demande d’entente préalable pour la rescription d’un hypolipémiant (un médicament qui fait baisser le taux de cholestérol).

Ce médicament, l’EZETIMIDE (EZETROL*), je ne l’ai prescrit, jusqu’à présent, qu’une seule fois, et ce en deuxième intention pour intolérance aux statines.

Devant la prescription très importante, en première intention, par certains de mes confrères, la Sécurité Sociale, a eu, il faut bien le reconnaitre, raison de n’autoriser la prescription qu’après accord du Médecin Conseil.

En présence de cette malade, je commande, par internet, sur le site de la sécu, quelques formulaires idoines.

Deux jours après, je reçois les imprimés par retour du courrier.

Quelle célérité !

Heureusement, cas exceptionnel, le lendemain de la réception des dits formulaires, une autre patiente se présente pour le même motif.

Je pourrai donc effectuer mon travail, dés réception de l’accord du Médecin Conseil.

Fabuleux, tout marche bien et en plus à une vitesse comme l’éclair.

Catastrophe, le formulaire me revient, avec refus d’acceptation, car j’ai omis de cocher la bonne case.

Jusqu’à présent, tout marchait comme sur des roulettes.

Un grain de sable, une simple case mal cochée…

Et patatras tout s’effondre.


Suite et fin :

Après un coup de fil au Médecin Conseil de la Sécu, celui-ci me dit primo, qu’elle est la bonne case à cocher.Deuzio, l’information suivante : en cas de refus il m’enverra ce refus dans la quinzaine, par contre, en cas d’acceptation, il ne me reverra aucun feuillet, bien que ce formulaire soit un triptyque comprenant un feuillet pour le Médecin Conseil, un feuillet pour moi et un pour le patient.

Cela illustre bien le bon vieil adage : « Qui ne dis mot consent ».

20/11/2015

Trouble de Stress Post Traumatique TSPT), Post Traumatic Syndrom Desease (PTSD), Railway Accident, Névrose Traumatique et Névrose de Guerre, un bref exposé du Docteur Sangsue

 


Lors d'accidents, de guerres et d'attentats, les victimes souffrent, dans l'immédiat, puis par une chromisation, s'il n'y a pas de traitement, d'une pathologie dénommée, maintenant, Trouble de Stress Post Post Traumatique (TSPT).

Avant cette dernière dénomination, il y eut successivement les noms suivants : Post Traumatic Syndrom Desease (PTSD), Railway Accident*, Névrose Traumatique et Névrose de Guerre ou encore Névrose Traumatique**.

Il survient lors d’accidents : Accident de la route, d'avions de trains ou d'attentats.

Il survient, aussi, lors d'attentats ou de prise d'otage.

La première description clinique par les Psychiatres a été individualisée à propos de déraillement de trains**.

Ce sont les Psychiatres qui s'y intéressèrent lors des guerres, d'où le terme Névrose de Guerre.

D'abord lors de la guerre de 1914. Puis il fut particulièrement étudié par les Psychiatre lors du retour des militaires américains lors de la guerre du Vietnam.

Le trouble de Stress Post Traumatique est classé dans le DSM dans la catégorie des Troubles Anxieux.

Le Trouble de Stress Post Traumatique survient quand une personne subit un traumatisme soit qu'il ait vu son intégrité physique ou à celle des autres mise en cause.

Il se traduit très schématiquement par des rêve des sursaut lors de bruit anodins. Il ne peut supporter de voir des scènes lui rappelant le traumatisme (j'ai une patient qui a décompensée un état dépressif lors de récents attentats car cela lui faisait revivre des scènes de la guerre d’Algérie).

La personne atteinte évite les lieux lui rappelant le traumatisme (par exemple les hôpitaux).

La victime, en outre pense de plus avoir un cours normal de vie.

Le Stress Post Traumatique renvoie à deux notions :

 - Le coping qui est une stratégie développée par l'individu pour faire face au stress.

 - La résilience :  si chère à Boris Cyrulnik technique utilisée pour éviter de tomber dans la dépression.

Cependant, il m'arrive le plus souvent devant des Etats Dépressifs Majeur (terme du DSM désignant un État Dépressif) de retrouver un stress post traumatique remontant dix ans (adolescentes victimes de viol), voire vingt ans plus tard, (enfants victimes d'attouchements sexuels).

D'où l’intérêt de dépister le plus tôt possible le TSPT, avant même sa survenue pour en éviter le plus possible son apparition lors des accidents des guerres où des attentats et d'un suivi pour les personnes fragilisées.

 

Références :

*Rail road accident.

**La névrose traumatique.

Trouble de stress post-traumatique.

Posttraumatic stress disorder (PTSD).

Un de mes articles : "État de Stress Post Traumatique".

10/11/2015

Le Docteur Sangsue et la cage de chasteté

 

 Il est de plus fréquent, de nos jours, de voir des tatouages.

Il y a même une émission, à la télé, qui montre, à cet effet, les performances de tatoueurs professionnels.

Bien évidemment on voit surtout l'été, ces tatouages  car ils sont cachés par les vêtements. On ne les voit donc, ainsi, l’été.

Ces tatouages envahissent, parfois, une grande partie du corps et sont multicolores.

En consultation, j’en vois, de plus en plus. Ils sont, la plus part du temps, bien plus discrets chez la femme que chez l’homme. Chez la femme, et sont, de plus, monochromes.

Mais, ce qui va suivre, n’est pas ordinaire.

C’est la première fois que je suis confronté à ce genre de consultation.

Ce matin, coup de téléphone d’un jeune homme :

- "J’ai fais un jeu sexuel* avec ma copine et elle m’a mis une cage de chasteté. Elle est partie pour quatre jours, avec la clé, à Paris, pour son travail, et je suis irrité. Pourrais-je vous voir".

- "Pas de problème, venez de suite". Car je sentais bien qu’il était très inquiet, mais aussi très embarrassé par ce qui lui arrivait.

La cage de chasteté est, pour l’homme, le pendant de ce qu’est, pour la femme, la ceinture de chasteté.

Mais ils font partie, eux, des jeux sexuels, des jeux sado-masochistes où la femme domine son esclave.

Mais à la différence de la femme, la cage de chasteté empêche l’érection, enfin la gêne fortement, et ceci peut être fort embêtant.

La cage doit être adaptée à l'anatomie, ce qui ne devait pas pas être le cas.

Partir avec la clé pour quatre jours, dans ce cas, cela craignait.

Je lui prescrit, donc, pour son irritation, une crème, en lui précisant de bien nettoyer la « zone sensible » matin et soir avec un gel douche, de bien rincer et de bien sécher avant d‘appliquer la pommade. Si cela n’allait pas mieux, de me revoir et, si je jugeais, nécessaire lui faire faire un petit détour vers les urgences pour couper le cadenas.

Cela est, à mon avis, la conséquence de la mode des tatouages.

Il est fort à prévoir que les jeux sado-masochistes soft atteindront, désormais, des couples bien plus jeunes qu’avant.

Ceux –ci ont l’avantage de ne pas laisser de traces, si ce n’est des consultations de ce type.

 

*Voir aussi les catégories de jeux sexuels.

06/11/2015

Un patient brut de décoffrage

 

 

Je soigne déjà depuis pas mal de temps un patient original. Un patient brut de décoffrage.

Je vous ai déjà parlé de ce patient dans mon article : "Docteur, « ça me troue le cul » : Une Proctalgie Fugace".

Ce patient a le parler des banlieues et a tendance à renifler sans retenue en faisant un bruit d'une épouvantable vulgarité.


Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, nous entendons très bien.

Ce patient est hypocondriaque. Mais cela à l'air de s'être calmé.

Il faut dire qu'à la dernière consultation, il s'est fait une entorse carabinée de la cheville.

Bien m'en a pris de faire une radio et une écho.

A la radio une séquelle d'un petit arrachement osseux signe d'anciennes entorses.

Bien plus préoccupante est l'écho, qui montre une tendinopathie stade II.

Il ne s'est pas raté le bougre.

Lors de cette consultation, dans la logique de son intelligence et de son bon sens, il me sortit tout de go, avec son assurance habituelle, que l'on était trop nombreux sur terre et que l'on avait beau parler d'écologie, on ferait mieux de s'occuper d'abord de ce problème là.

Moi j'ai toujours pensé ça.

C'est pour cela que je m'entends bien avec lui, en dépit, il faut bien le dire, de sa vulgarité.

03/11/2015

Le médicament a perdu son brevet

 

 

Je viens juste de recevoir une lettre d’un laboratoire stipulant que l’une de ses spécialités avait perdu son brevet d’exploitation.

Il faut dire que je n’ai jamais prescrit ce médicament car c’était un produit assez récent.

J’avais, en outre, à ma disposition, dans la même classe thérapeutique, d’autres médicaments, l’un en première intention, l’autre en deuxième intention, qui étaient, eux, beaucoup plus anciens et que je maitrisai bien, ceux-ci, en outre, n’avaient pas ces effets secondaires.

Je me suis fixé comme règle de ne jamais prescrire un médicament récent, laissant essuyer les plâtres à mes confrères.

Pour illustrer cela, reportez-vous à mon article : "Mes expérimentations Médicamenteuses" où je cite le cas d'un antibiotique qui, lancé dans l'indication du traitement des bronchites simples, provoqua des brûlures au second degré.

Cette conduite médicamenteuse illustre bien, s’il en était, l’expression : « prudence est mère de sûreté ».

29/10/2015

A propos du Médecin Référent, un cas vécu par le Docteur Sangsue





Vous n'êtes pas sans savoir qu’il faut passer par la case Médecin Référent avant de consulter un spécialiste. Si ce «parcours de soin» n’est pas respecté, le patient est très mal remboursé par la sécurité sociale.

Le Médecin Traitant devant, ainsi, être le chef d’orchestre de toutes les consultations auprès des spécialistes.

La logique voudrait que, à de très rares exceptions près, le prescripteur soit le Médecin Référents, bien évidement, sur les indications du ou des spécialistes.

Je vois un patient  de soixante cinq ans, celui-ci bénéficiant d’un suivi thérapeutique par trois médecins :

 - Moi, le généraliste, pour Hypertension Artérielle.
 - Un diabétologue pour un Diabète Type II.
 - Un psychiatre pour un trouble anxieux important et un État Dépressif.

Je fais la prescription pour l’Hypertension Artérielle, le diabétologue pour son Diabète et le Psychiatre pour son Trouble Dépressif.

Bonjour le Médecin Référent censé être le chef d’orchestre du système soin.

27/10/2015

A propos du décalage horaire, le changement de l'heure d'été, une anecdote vécue au quotidien par le Docteur Sangsue





Comme vous le savez, dimanche dernier, nous sommes passés de l’heure d’été à l’heure d’hiver.

Un passage fort décrié.

Il n’y a qu’à lire :

 - Mon article : "L'histoire de l'heure d'été/hiver".

 - Et le rapport du sénat : "Opter pour un fuseau horaire, le choix de l’heure".

Ce décalage horaire est absurde, voire nuisible pour l’homme, et surtout les enfants. Tout cela  pour économiser que des "bouts de chandelle" (confer la citation extraite de mon article plus haut).

Je saute du coq à l'âne, et aborde un sujet bien plus nuisible au niveau de la santé.

A propos de ce mot nuisible, je saute du coq à l'âne,ce mot cela me fait penser à un sujet bien plus préoccupant et qui me pourri la vie au quotidien, quand je vais au travail en utilisant les transports en communs.

Je veux parler du tram bondé.

Malheureusement, la ligne que j’utilise, est prise, elle aussi, d'assaut, par une horde d’étudiants s’en allant à la fac.

Il suffit que je j’applique un "décalage horaire" de cinq minutes, pour mon départ, afin de pouvoir profiter d’un trajet acceptable.

Et l’on vous dit : "prenez les transports en commun".

L’on voit bien que ceux qui nous gouvernent ne les prennent jamais.

Je n’en veux pour preuve les mots d’Edouard Balladur, après un bref trajet en métro, : "Il fait chaud". 

18/10/2015

Le catalan, ce champignon commun qui envahis, maintenant, la table des grands chefs Parisiens

Catalan


C'est, l'automne, la saison des champignons.

L'autre jour, en regardant l'émission culinaire du dimanche matin, celle de Petitrenaut, pour ne pas le citer, une émission que, en tant que gastronome averti, que je regarde, pendant que le poulet, la pintade, le canard, le gigot raccourci de mouton ou l'épaule d'agneau rôtissent gentiment au four.

Soi dit en passant, cette émision culte, a connue un grand "passage" à vide. Je dois reconnaître, qu'avec un relookage,elle n'arrive pas vraiment a remonter, entièrement, la pente.

Petitrenaut et son équipe, dans cette tourmente, ont appris qu'il ne fallait pas se cantonner à Paris avec ses grands chefs étoilés.

Ils oublient, encore, les bonnes tables de province qui font de l'excellente cuisine "rustique".

Dans cette émission, je vis un grand chef préparer une recette de champignons.

Il utilisait, dans sa recette, un champignon que je n'ai encore jamais vu, à la télévision, dans les émissions culinaires.

Ce champignon, c'est, de son nom vernaculaire,  le catalan, ou Lactaire Délicieux. Son nom botanique étant Lactarius Dliciosus.

Je me souviens, quand j'étais gamin, j'allais, avec ma mère, tous les samedis, dans la forêt, à la chasse aux champignon. Une balade excitante avec cette fragrance d'humus dans ce cadre magique.

Nous cueillons surtout des bidaous, car point de cèpes là ou nous chassions.

Poussaient, aussi, des catalans et des cèpes de pin.

Tout compte fait, le cèpes étant la Rolls des champignon, j'aimais bien, je l'avoue, en premier, le bidaou, le catalan venant bien après. Un autre champignon que ma mère délissait, allez savoir pourquoi, était le cèpes de pin.

Le bidaou, de nom vernaculaire, par son nom botanique - Tricholoma equestre , est, depuis peu, secoué par une polémique, disant qu'il n'était pas comestible.

Les Médocains ont l'habitude d'en consommer de façon raisonnée, sans aucun problème. Bien évidemment ils ne forcent pas la dose.

Depuis mes pérégrination chasseraises. Une polémique secoue le Bidaou. L'accusant d'être toxique.

Effectivement, à dose assez importante, il peut le devenir.

Dans le milieu familial nous en consommions, tous les dimanches, à la persillade en "sarladaise", en soupe, en sauce voire au barbecue, salé poivré et avec un filet d'huile d'olive, accompagné d'un lapin au four,un pur régal.

Je n'en suis pas mort, sinon je ne vous écrirais pas.

Ce n'est que bien plus tard que me fut donné l'occasion de gôuter au cèpes de pin. Eh bien, il s'en sorti plutôt bien. Je le situe bien avant le catalan.

Si on lit l'article réservé au catalan sur wikipédia, on découvre cette phrase surprenante :

"Comestible apprécié (consommé en grande quantité dans les Landes de Gascogne, notamment dans la préparation des  salmis de palombe ), il est classé, depuis 2001, dans la catégorie des champignons toxiques".

Que ne seraient on pas inventer pour se croire un génie.

Le catalan, ce champignon que je n'aime pas, gustativement parlant...

Et qui, en plus, serait toxique !

Ces chefs là, "inventifs" qui le décline, je dis...

Qu'ils sont toqués.

13/10/2015

Fenêtre close

Salvador Dali - "Jeune fille à la fenêtre" - 1925
Huile sur toile - 108 x 77 cm




En se baladant dans Grandville, on peut observer une chose étrange.

En se baladant dans Grandville, parfois, certaines fenêtres sont murées.

Quel est l’intérêt ?

La réponse est toute simple, pour des raisons fiscales.

Un petit malin avait inventé une taxe sur les fenêtres. Il n’avait rien inventé et avait fait une version moderne de l’antique impôt des Romains, l’ostiarium.

Cela n’avait pas trainé, certaines fenêtres furent obturées.

Cette taxe fut abandonnée pour des raisons d’hygiène d’autant plus qu’elle rapportait peu.

Certaine fenêtres s’adornèrent, alors, de peintures en trompe l’œil.

Je vous renvoi à un de mes articles : « Trompe l’œil : Salvador Dali - "Jeune fille à la fenêtre" ».

Si l’argent n’as pas d’odeur*, elle n’a pas de lumière, non plus.



*L’empereur romain Vespasien a inventé les toilettes publiques. Il a taxé leur utilisation en répondant à un de ses détracteurs : « «L’argent n’a pas d’odeur », on appelle maintenant les toilettes publiques, les vespasiennes.

09/10/2015

Lettre de présentation non signé





Comme je vous le disais dans un article précédant : « Une nouvelle mode dans le courrier médical, les lettres non signées », je suis de plus en plus remonté contre le courrier non signés.

Dernièrement un Ostéopathe présente son installation, par une lettre détaillée de son activité.

Il est Masseur Kinésithérapeute D.E. Ostéopathe diplômé de je ne sais où.

Il dit que son approche de Kinésithérapeute s’étoffe, je le cite, « avoir une approche ostéoarticulaire mais aussi par le biais du travail crânien, viscéral et points de gâchettes »

Naturellement, la lettre est non signée.

Je vis cela comme étant profondément impoli.

Je ne suis pas prêt de lui envoyer des patients.

Déjà, que les Ostéopathes ne sont pas ma tasse de thé…

 

P.S. : Sur les forums informatiques, si l'on ne respecte pas la nétiquette, qui est la règle informelle de politesse, on se fait, purement et simplement, éjecté.

06/10/2015

Oui, le Docteur Sangsue a perdu la foi

Les douze travaux d'Astérix - René Goscinny et Albert Uderzo.


Pour en revenir au propos d’alain dans mes articles :

 - "Parfois, n’explique pas au malade tu fera".

 - "La nature humaine, le point de vue du Docteur Sangsue".



Oui, définitivement, j’ai perdu la foi.

Et ceci parce que, effectivement, l’administration nous étouffe, nous étrangle. Mais aussi, et surtout, par la politique de santé menée par le Gouvernement.


Deux exemples qui ont été, pour moi, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Coup sur coup, le même jour, deux gros déboires avec Dame Sécu.

Premier déboire, deux rejets de remboursement pour tiers payant (CMU). Eh oui, déjà les Médecins font le tiers payant pour les CMU, sans compter les fois ou je ne me fais payer que 6,90 € (part AMC), la part sécurité sociale (AMO), m’étant versée, mes risque et péril par la sécu.).

Pour ces deux actes effectuées, j’aurai travaillé gratos !

Pour essayer d’apprendre comment me faire rembourser, j’ai demandé de l’aide à une Dame de la sécu (DAM = Déléguée de l’Assurance Maladie) spécialisée es « informatique ».

D’emblée, elle me dit qu’il faut changer mon lecteur de carte vitale (200 € de foutu en l’air alors que celui que j’ai fonctionne très bien).

Elle commence à montrer comment re télétransmettre « en dégradé », compliqué ça. Et ça prend du temps. Et ce n’est pas fiable à cent pour cent, elle même s’en mêle les pinceaux et il lui arrive, un comble, d’avoir un « doute ».

Vous pensez bien que si elle a un doute… Moi mon remboursement tombe à l’eau car je n’arriverai pas à m’en dépêtrer.

Ensuite, après la mode dégradé, il faut remplir et envoyer une feuille de sécu après l’avoir remplie et ce dans une enveloppe timbrée à nos frais.

Une autre possibilité, imprimer la facture, la scanner et l’envoyer par mail.

Simple, et quel gain de temps !

On se demande si la sécu n’agit pas comme cela pour décourager les médecins de se faire rembourser.

 

Que se passera t-il quand le tiers payant sera généralisé ?


Deuxième déboire. Maintenant, pour prescrire certains médicaments qui font baisser le cholestérol, il faut faire une demande d’entente préalable auprès du Médecin Conseil de la sécurité sociale*.

Premier envoi de demande qui me revient car j’ai oublié une case.

Deuxième envoi. La case est bien cochée, lais Je reçois une lettre de refus ? Lettre, un peu agressive, me précisant, d’une part le refus, mais rajoutant que si je voulais le prescrire, il fallait noter sur l’ordonnance NON REMBOURSABLE, bonne idée vis-à-vis du patient !

Heureusement, pour une fois il y a le numéro de téléphone de Monsieur le Médecin Conseil.

Coup de fil, cela sonne occupé. Je rappelle, miracle je tombe sur la secrétaire qui me répond que Monsieur le Médecin Conseil n’est pas là, mais qu’il me rappellera.

Je l’ai, enfin, au téléphone, et lui de me dire « vous avez coché une mauvaise case ». Il faut dire que l’imprimé est particulièrement pervers.

Et aller, troisième envoi.

Cette fois, je croise les doigts.

Vivement la retraite !



Sur ces propos, lisez ce bog fermé : Chroniques pas très sérieuses, mais très véridiques, d'une médecine libre et tout terrain en zone de montagne.

 Enfin, je vous conseille, aussi, d'aller surfer sur un blog ami : Le rhinocéros regarde la lune.

 

*Le Médecin Conseil de la sécurité sociale est fort bien payé, son salaire va de 5000 euros brut mensuel (coef 700) à 6500 (coef 900) pour un médecin conseil de base (niveau A) (références datant de 2010 à mettre à jour sur le site site www.ucanss.fr. Il a, en plus, le treizième mois pour le régime général, voire le quatorzième pour le régime agricole. Sans compter les congés payés et, cerise sur le gâteau, il n'a pas de délai de carence pour les indemnités journalières, alors que ce délai de carence, pour un médecin libéral, est de… TROIS MOIS !).

Sur ce sujet « délicat », allez sur ce forum, un peu vieux certes, il date de 2010, mais qui est, quand même, très instructif.

04/10/2015

La nature humaine, le point de vue du Docteur Sangsue




Dans un de mes articles précédents : "Parfois, n’explique pas au malade tu fera" , un de mes lecteur assidu, alain pour ne pas le citer, m'a fait une remarque pertinente.

Je le cite : "aurais tu perdu la foi ?".

Oui et non. Oui, mais d'une façon tout à fait différente.

Ce qui est sûr, c'est que j'aime toujours autant mon métier.

C'est étrange, mais c'est avec la littérature que je vais appréhender ma conception de l'exercice de la médecine.

On aborde souvent ce métier avec une grande part de dévouement qui est entretenu par la littérature, pas forcément de bonne qualité, je veux parler d'A.J. Cronin, un auteur écossais , qui a écris un de ses livre les plus connus : "les clés du royaume". Dans ce livre, Cronin décris un monde idéaliste de la médecine et pas du tout réaliste.

Quand on a pris goût au style de Maupassant et de Céline, et de John Irving pour ne pas les citer, on devient très exigeant vis à vis des écrivains.

Il y a un type de littérature, tout à fait à part qui ne se pique pas de style, le roman policier. Il faut citer Conan Doyle,  un auteur lui aussi écossais, qui, avec son personnage de Sherlock Holmes, décrit de façon prémonitoire, la police scientifique.

Cet auteur, donne à son personnage une capacité de description très fine des événements et des humain, c'est une sorte de profileur.

Ce qui est fascinant, c'est que son don d'observation est la démarche que doit avoir tout médecin, la démarche sémiologique.

Conan Doyle n'abordait pas le métier de médecin comme une profession de dévouement.

N'oublions pas que Conan Doyle était médecin.

Son abord vis à vis de l'humain, s’approche furieusement de celle de Maupassant qui décris sans pitié la vraie nature humaine.

Un vrai écrivain avec un style à part, John Irving,  a un abord plus humain et très réaliste du médecin. Notamment dans son livre, pas forcément le plus connu, "l’œuvre de dieu la part du diable" -.

C'est maintenant, comme cela que je conçoit mon métier avec une certaine froideur vis à vis de l'espèce humaine.

L'espèce humaine ne respectant plus ni le médecin ni le savoir qu'il représente. A la limite, le médecin pourrait être respecté, en ce monde matérialiste par ce qu'il gagne, mais, ce n'est pas malheureusement pas le cas, comme le croient à tort, la majorité des gens. Sauf bien sûr chez quelques médecins, notamment les médecin pratiquant les médecines douces pouvant se permettre des dépassements d'honoraires.

Il ne faut pas s'attendre que le médecin n'est plus envie de se "dévouer" pour ce types de gens.

Pour ce qui est de l'espèce humaine ma conception se résume en peu de chose.

Pour moi, 90 % sont des nuisibles profiteurs et sans scrupules, 10 % sont des indifférents qui, eux, nuisent par leur inaction laissant faire des situations à risque et 1 % sont des gens exceptionnels entièrement désintéressés et aidant les autres.

C'est en ce sens qu'alain parle certainement de perte de foi ?

02/10/2015

Boules Quiès




Comme je vous le disais dans un de mes précédant article, j’étais effaré par le bruit qu’écoutaient les jeun’s avec leur smartphones dans le tram.

Hier, mon regard fut attiré par un personnage étrange.

Au lieu d’avoir un smartphone branché à l’oreille, un homme, d’une quarantaine d’année, portait…

Des boules Quiès.

01/10/2015

Parfois, n’explique pas au malade tu fera





Coup de fil en pleine consultation.

 - « pourrais-je vous voir en consultation ».

 - « Bien sûr ».

Je vois arriver à la consultation un doublon mère-Fille.

C’est, naturellement la fille qui est malade.

Je ne la connais ni d’Eve ni d’Adam.

La fille est étudiante, et sa mère est venue, directement, pour s’occuper de sa fille toute fraîche étudiante, d’une ville comparable à Grandville, mais, cependant, à une heure de train.

Fifille se plaint de sa gorge, a le nez qui coule jaune et présente une toux sèche. Pour cette toux, elle a pris un antitussif, du TOPLEXIL*.

Maintenant, devant une toux sèche, je pose, systématiquement, la sempiternelle question : « Avez-vous eu des crises d’Asthme ». La réponse fuse, très souvent, oui.

Devant sa réponse positive, je lui réponds, que c’est une récidive

Les crises d’Asthme récidivent quand il y a une infection.

Je lui explique cela.

Visiblement, le couple mère et fifille s’en foutent.

Elle me dit prendre, en cas de crise, de la VENTOLINE*.

Je lui explique qu’il y a mieux, que cela, maintenant,car il y a, des dispositifs plus facile d’emploi.

Elle n’en démord pas.

Bon, va pour la VENTOLNE* et tant pis pour elle.

Je sentais la mère devenir un peu agressive de ces explications.

Je lui explique, alors, qu’il faut, en plus, un corticoïde inhalé pendant un mois pour cicatriser l’épithélium bronchique (en fait, il en faudrait plus).

Silence radio.

Je lui propose, donc, un seul dispositif sur les trois que j’ai en démo. Je lui prescris  en lui montrant, quant même, le fonctionnement, avec mon échantillon de démo.

Je me fais régler la consultation.

J’avais perdu mon temps avec toutes ces explications, dont, visiblement, elle se foutait.

Je n’aurai du rien dire, lui prescrire sa VENTOLINE*, un corticoïde inhalé en lui disant d’utiliser celui-ci pendant un mois un mois.

Et me faire payer rapidement

Et basta.

Je n’aurai pas dû me lancer dans toutes ces explications. Cela m’a fis perdre du temps et me frustra passablement.

30/09/2015

J’ai hérité d'un hérisson

 

C’est une patiente de 62 ans ATSEM (dame de cantine) en longue maladie, pour un cancer du sein en rémission complète, qui arrive à ma consultation du matin.

J’ai des relations privilégiées avec cette patiente intelligente, humaine ayant développée un certain humour décapant. J'ai remarqué que cela se voit très souvent dans les maladies sérieuses.

Elle devait être douce avec les enfants.

Elle arrive à la consultation me disant tout de go :

 - « J’ai hérité d’un hérisson ».

 - « Pardon » ?

 - « Oui, j’ai fait une infection urinaire, J'ai eu un « hérisson dans la vessie tellement que cela me piquait ».

Sans commentaire.

29/09/2015

Audioprothésiste, un métier d’avenir





De nos jours, il est pratiquement systématique de voir les jeunes avec des écouteurs branchés sur leur smartphones.

Il est alors possible d’entendre un fond musical de batterie.

Pour entendre ce « bruit », il faut que le son suffisamment élevé.

Il faut que le son soit suffisamment élevé pour entendre ce «bruit».

A tel point que cela abime, à la longue, l’œille interne*.

La jeune génération fera une classe d’âge ayant un déficit auditif important, nécessitant un appareillage bien plus fréquent qu’avant, mais, surtout, plus précoce.

Le métier d’audioprothésiste fait que, dans pas longtemps, sera un métier d’avenir.

Le DE d’audioprothésiste se prépare en 3 ans.

Le salaire brut mensuel d’un audioprothésiste va, du SMIC (1458 € brut mensuel) à 2 000 € pour un salarié débutant (puis, plus tard, avec un intéressement sur les ventes de 2 300 € à 3 000 € voire plus, ceci en libéral).

Sources : Audioprothésiste.

D’ailleurs, Afflelou, toujours sur un bon coup, ne s’y est pas trompé en créant sa branche «Alain Afflelou acousticien ».


*les ORL estiment que le risque apparait dès 90 dB pour une écoute prolongée de plusieurs heures.

28/09/2015

Les courriers hospitaliers impersonnels, voire incompréhensibles



De façons quasi systématiques Je reçois maintenant, depuis peu, des lettres des services hospitaliers donnant un compte rendu impersonnel, long et indigeste avec, quand même, une conclusion laconique en une ligne.

La dernière lettre que j’ai reçue de l’hôpital cardiologique bat tous les records. Elle se terminait par cette abréviation laconique    :   «P M».

Il m’a fallut un certain temps pour comprendre que cela voulait dire : Pace Maker.

L’abus d’abréviations pourrissent les courriers médicaux. Elles demandant un effort de lecture voire une incompréhension totale.

26/09/2015

Une pathologie, parfois extrêmement douloureuse, la pathologie hémorroïdaire

 

Nous allons aborder, aujourd’hui, un sujet particulièrement délicat.


Patiente de 35 ans, concertiste, elle joue de la flûte traversière, elle est, aussi, professeur de musique.

La dernière fois que je l'ai vue c'était pour un problème d'anxiété de performance. Elle tremblait lors de concerts important, ce qui était fort préjudiciable pour sa prestation.

Je lui avait donné, alors, un médicament antitrémorique (contre les tremblements), de l'AVLOCARDYL*. Le résultat avait été spectaculaire, elle ne tremblait plus du tout.

Cette fois, elle vient me voir pour un problème délicat .

Un problème particulièrement douloureux.

Un problème d'hémorroïdes.

Elle avait atrocement mal au niveau de la région concernée. A tel point que je pensait, immédiatement, à une thrombose hémorroïdaire. Si c'était cela je l'aurait adressée, en urgence, pour la manœuvre salvatrice, l'incision, ce qui calme immédiatement, l’atroce douleur.

Je lui dit, pour faire avaler la pilule que c'était un examen qui n était pas particulièrement agréable, mais qu'il fallait faire pour le diagnostic de thrombose.

Je lui dit de se mettre en position génu pectorale, c'est à dire à quatre pattes.

A l'examen, pas de thrombose, mais un grosse hémorroïde.

Je lui donne donc du du BI-PROFENID*, un anti inflammatoire, et du FORLAX* pour hydrater les selles et rendre la défécation beaucoup moins douloureuse.

Le FORLAX qui est un polyéthylène glycol ou PEG, encore appelé macrogol.

Cette molécule à une particularité, celle d'hydrater les selles et, de ce fait, les rendre plus molles, ce qui permettre une défécation bien mois douloureuse. En effet, quand on a mal dans cette région délicate, on atendance à se retenir ce qui constipe et rend l'exonération beaucoup douloureuse car les selles deviennent dures.

Il fut savoir, aussi, que dans un certain nombre de cas, le BI-PROFENID* peu être la cause de constipation.

Le macrogol est LE produit de référence que l'on utilise dans la constipation. Il n'est pas nocif, comme le sont les laxatifs irritants, je veux citer, ici, la bourdaine.

Le mode d'action du macrogol est facile à expliquer par cette expérience :

Prenez un éponge sèche, elle est dure. Trempez la dans l'eau, (elle ne fera pas un escargot tout chaud), mais, en gonflant, elle deviendra souple, c'est exactement ce que fait le FORLAX*.

Le BI-PROFENID* a une action très importante, car il est à la fois, anti inflammatoire, mais il a, aussi, une très forte action antalgique (on l'utilise pour les crises de colique néphrétiques qui donnent des douleur épouvantables).

Voilà comment se passe le raisonnement médical*:

 - Examen visuel du patient

 - Interrogatoire (80 % du diagnostic médical pou un  généraliste)

 - Examen clinique (10 %)

 - Examens de laboratoire (5 %)

Examens para cliniques, radiographie simple, échographie, scanner et IRM (10 %)

Je ne parle que de ce que je connais c'est celui du généraliste.

Ensuite, et seulement ensuite, quand les diagnostics différentiel ont été écartés, on arrive au diagnostic étiologique (celui de la cause de la maladie).

On peut seulement ,alors, passer au traitement étiologique (a ne pas confondre avec le traitement symptomatique qui, lui, ne traite pas la cause, mais, uniquement, les symptômes de la maladie).

Pour le généraliste, c'est la fameuse et sempiternelle ordonnance.

 

*Cette démarche s'apparente fort à la façon dont se comporte dans dans les métiers de bouche et, aussi, en œnologie. Et j'en oublis.