19/04/2011
Bouc émissaire

Le bouc émissaire est sensé se faire endosser tout les problème d'une tribu.
Autrefois on prenait un bouc, on lui mettait sur le dos tout les problèmes de la sociétée tribale et on le perdait dans le désert.
C'est un peu ce qui m'est arrivé il y a qinze jours.
Je soignais, depuis deux ans, une patiente trés bien conservée de 82 ans, elle venait me consulter en vélo pour le suivi d'une hypetension légère.
Dernièrement, la mémoire se mit à flancher, je lui rédige donc une lettre et lui dis de prendre un rendez-vous dans un service de Gériatrie de la Grande Ville, rendez-vous à un mois.
sa fille m'appelle en me disant qu'il "fallait vite fairequelque chose".
Moi, de lui "répondre, c'est soit les urgences, soit d'attendre un mois, je préfererai la seconde solution".
Depuis, je ne l'ai plus revue.
J'ai reçu une lettre du service de Gériatie, une longue lettre, détaillé, confirmant un début de démence.
J'étais devenu le bouc émissaire, le responsable, pour la fille, de la maladie de sa mère.
Référence : Bouc émissaire
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Pâques : Le retour

Crédit Photo : www.grapho-illustrateur.com/
Je prends un petit repos Pascal.
Rassurez-vous, je n'ai pas oublié mon GPS.
Je serai de retour pour le lundi de Pâques.
20:38 Publié dans Actualité, Humour, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)
Changement de crèmerie

Je soigne depuis fort longtemps ce patient diabètique de 68 ans.
J'avais pour habitude d'adresser mes patient diabètiques à un Praticien Hospitalier (P.H.), il est maintenant devenu patron (P.U. – P.H.), il est chef d'un service hospitalier d'endorinologie et diabétologie.
Depuis qu'il a passé l'aggrégation et qu'il est devenu Patron, il a moins de temps et certains patients s'en plaigent, dont ce patient.
Mon malade me demanda donc de changer pour un autre endocrinologue qui consulte dans une clinique privée.
Avec l'âge, je suis devenu beaucoup plus souple, je lui fait donc un courrier pour qu'il change de crèmerie. Cela fait maintenant six mois.
Comme ce patient ne supportait pas trop bien le nouveau médicament que lui avait donné mon correspondant hositalier, le nouvel endocrinologue lui enleva.
Son dernier bilan biologique est fortement déséquilibré :
- Glycémie à jeûn 1,80 g/l (normale 1)
- Hémoglobine Glyquée 6,80 % (traduit la glycémie sur 3 mois normale 6 %), et, cerise sur le gâteau
- Triglycérides à... 16,80 g/l signant une Hypertriglycéridémie majeure la norme étant 1,60.
Résultat des courses, certes, le patient ne se plaignait plus des effets secondaires du nouveau médicament, mais, le prix à payer est un diabète totalement déséquilibré qui est la cause directe de son Hypertriglycéridémie. Ce patient risque, en plus, maintenant, en plus de son diabète, une pancréatite, à ce dosage là de trigycérides.
On dit, en informatique, que l'on ne change pas un système qui marche.
Cette petite histoire illustre bien qu'il n'est pas toujours judicieux de changer de crémerie.
Cette histoire vaut bien un fromage sans doute*

* "Le corbeau et le renard" (Jean de Lafontaine)
19:57 Publié dans Anecdote, Informatique, La pensée du jour, Médecine, Santé | Lien permanent | Commentaires (2)

