14/12/2007
Les tribulations d'une caissière
Grâce à France-Info, ce matin, j'ai découvert un nouveau Blog. La blogueuse est caissière de supermarché et... diplômée de lettre (elle n'aurait pas envie de terminer sa carrière dans cette branche).
Titre du Blog : "Les tribulations d'une caissière".
Extait d'un clavardage de ce Blog.
Code barre, vous avez dit code barre ?
Quand je vous qu'il nous arrive de rencontrer des clients particulièrement étonnants, ce n'est pas pour rien... Nous avons la chance de découvrir un nombre impressionant de personnes particulières...Séquence souvenir...
Il y avait pas mal de monde ce jour là à faire leurs courses et l'attente à la caisse était assez longue. Parmi la file d'attente : un homme entre deux âges. J'avais bien remarqué la feuille qu'il tenait dans sa main (une liste de course peut-être...). Arrivé à son tour, je découvre qu'il n'a pas un seul article ni dans ses bras, ni de posé sur le tapis de caisse. Voilà qui est étrange !
Il me tend alors sa mystérieuse feuille remplie de chiffres. En fait, il avait pris le temps de noter scrupuleusement les 13 chiffres des codes barres de chaque article qu'il souhaitait acheter.
Surprise, je lui explique que je ne peux pas lui faire payer des articles qu'il n'a pas avec lui.
Celui-ci me répond alors d'un air assuré :
- Mais je fais toujours comme ça d'habitude.
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Le botaniste français Alexis Millardet
Voici ma traduction, pour les non hispanisants, du clavardage : "El botánico francés Alexis Millardet".
Botaniste français né le 13 décembre 1838 à Montmerey-laville (Jura).
Il commence a étudier la médecine et finalement passe à la botanique; Il fut un dessinateur reconnu. Il enseigna la botanique à la faculté des sciences de Bordeaux (1876-1899).
En 1882, visitant le château Ducru Beaucaillou dans la région de Bordeaux, il observe en se promenant que la vigne était trés attaquée par le mildiou (Plasmopora viticola), les premiers rangs de vigne étaient sains. Le viticulteur lui explique qu'il les a pulvérisé avec du sulfate de cuivre pour éviter que l'on vole les grains (le cuivre donne un goût amer).
Plus tard, après plusieurs autres preuves, en 1885 Millardet obtient un mélange de sulfate de cuivre et et de chaux que l'on connaît de nos jours sous le nom de “bouillie bordelaise” qui est utilisé comme fongicide et bactéricide dans plusieurs cultures.
Il réalise aussi de nombreuses études sur les porte-greffes, il obtient par hybridation de cépages américais pour lutter contre le Phyloxéra.
Quelques unes de ses oeuvres :
- Monographie sur la croissance de la vigne et la technique d'hybridation artificielle.
- Monographie sur la croissance de la vigne et la technique d'hybridation artificielle.
- Histoire des principales variétés et espèces de vignes d'origine américaine qui résistent au phyloxera. (1885)
Il meurt le 15 décembre 1902.
Nota Bene :
Ce savant, tout comme Nicolas Appert, est totalement oublié de nos jours. Qui connait encore leurs noms hormis les spécialistes de la question. Pourtant si on peut bouffer et picoler sans retenue, c'est bien grâce à Appert et Millardet. Même pas la reconnaissance du ventre vous-dis-je.
A Bordeaux, lieu de sa découverte de la "bouillie Bordelaise", Alexis Milardet possède quand même une rue, une petite rue, dans la quartier Mériadeck, une rue autrefois fréquentée par des dames "travailleuses". Il a aussi une statue au fond du Jardin Public avec comme maxime "Alexis Millardet, la vigne reconnaissante", la vigne oui, mais l'Homme...
Une honte.
14:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)


