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02/02/2013

Le vaccin faillit être fait à l’arrache




¼ heure avant la fin de la consultation, un patient débarque au cabinet, j’allais m’appétais à partir, c’était une soirée calme, j’avais terminé dans ma tête. D’ailleurs, ce soir là, cela tombait bien, car je devais aller faire des courses au Super Market.

Donc, je m’appétais à partir, quand, Ding Dong, ou plutôt Buzzz : la sonnette.

Le patient arrive : « C’est pour un vaccin ».

Habituellement, dans ce cas, quand le patient arrive en début de consultation, je fais l’ordonnance et le patient reviens se faire vacciner, bien sûr je ne facture qu’une consultation ; bien que, le choix du vaccin ou de la date soit, parfois, un véritable casse tête digne d’une vrai consultation, mais, bon, cela fait partie du mauvais fonctionnement du métier.

« Parfois, l’ordonnance de l’aiguille est plus compliqué que la piqûre elle-même. » (Aphorisme Chinois millénaire concernant la cul puncture). Traduction : « Parfois, l’ordonnance du vaccin est plus compliqué que le vaccin lui-même. »

Le patient avait dans la tête qu’un quart d’heure avant la fin de la consultation, je pourrais attendre qu’il revienne dans ½ heure pour lui faire son vaccin à l'arrache. Eh bien non, ma « gentillesse » a, parfois, ses limites.

Moi de lui dire, vous reviendrais lundi.

 - Je ne peux pas je termine tard le travail.
 - Vous n’avais pas un autre jour ?
 - Si mercredi matin.
 - Eh bien, c’est parfait, à mercredi.

Ouf, je me suis sorti de cette situation avec un non affirmatif comme on dit en comportementalisme*.

Et… je pourrais manger avec ma mie, ce soir, le frigo… était vide !


*http://sites.rapidus.net/gdubucj/lectures/resume_28.htm

 

La pensée du jour : "penser d'abord à soi tout en tenant comte des autres. "