04.11.2009

Vol d’étourneaux

Les dégâts collatéraux d'un vol d'étourneaux

 

Actuellement, en face de ma fenêtre, un arbre est envahi par une nuée d’étourneaux. Le bruit est impressionnant.

Cela me fait songer au film d’Hitchcock « Les oiseaux ».

Plus sérieusement une recherche sur Wikipédia n’est guère plus rassurante :

 

« Cet oiseau peut être solitaire comme former des nuées de plus de 100 000 individus.

Lorsqu'il est migrateur il constitue des bandes immenses qui s'organisent en dortoirs pour la nuit. C'est une espèce hautement grégaire qui forme d'énormes bandes en hiver, donnant un spectacle impressionnant à voir et à entendre, quand ils viennent le soir se percher dans des buissons de roseaux, attirant par là souvent des oiseaux de proie tels que les émerillons ou les éperviers. Originaire des forêts de feuillus, l'étourneau s'est établi au voisinage de l'homme : de grandes bandes (exceptionnellement jusqu'à un million d'individus), peuvent se former dans les centres des villes, où ils provoquent beaucoup de dommages avec leurs fientes. »

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tourneau_sansonnet

 

Cela va craindre dans la grande ville.

 

Comme quoi quand l'équilibre écologique est rompu, il faut s'attendre à quelques inconvénients. Il doit manquer un prédateur de l'étourneau quelque part, d'où le rôle des chats sur les bâteaux pour détruire les rats, ou une maladie décimant les étourneaux un peu comme la myxomatose chez les lapins (avec les inconvénients que l'on connais).

 

Décès de Claude Lévi-Strauss

Lu sur 20minutes.fr

 

Claude Lévi-Strauss est décédé

Créé le 03.11.09 à 17h07
Mis à jour le 03.11.09 à 21h02 |
Claude Lévi-Strauss, dans les années 70
Claude Lévi-Strauss, dans les années 70/OZKOK / SIPA

PORTRAIT - L'auteur de «Tristes Tropiques» était centenaire...

Claude Lévi-Strauss est mort vendredi. L'Académie Française, dont il était l'un des immortels depuis 1973, a confirmé sa disparition. Ses obsèques ont déjà eu lieu en Côte d'Or, à Lignerolles, dans le Morvan, où il possédait une propriété, a annoncé le professeur Philippe Descola, son successeur au laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France.

Né le 28 novembre 1908, dans une famille de Juifs alsaciens, il avait fêté ses cent ans l'année dernière. C'était le doyen des intellectuels français et le père du structuralisme en France.

Le structuralisme, c'est quoi? C'est un système de pensée qui veut mettre en exergue des lois qui régissent les relations entre les gens, la création et le langage. «Au cours de ce siècle C. Lévi-Strauss a accompli ce que peu de scientifiques réalisent, relève le site scienceshumaines.com. Une carrière d’ethnologue des Amériques, une renommée d’écrivain et un rôle de déclencheur d’une révolution intellectuelle nommée "structuralisme"».

Déjà enterré

Transdisciplinaire, il mêlait anthropologie, littérature, psychanalyse et philosophie dans ses travaux, depuis Les Structures élémentaires de la parenté, au Totémisme aujourd'hui et à La Pensée sauvage en 1962 où «il montre que les savoirs traditionnels des populations exotiques ou ceux, dits populaires, de nos campagnes ne sont en rien inférieurs au savoir scientifique de nos sociétés occidentales», avait expliqué à 20minutes.fr Emmanuel Désveaux, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à l'occasion de son centenaire.

Multi-fonctions

Claude Lévi-Strauss a occupé, à partir de 1950, la chaire des religions comparées des peuples sans écriture à l'Ecoles des Hautes Etudes et, en 1959, celle d'anthropologie sociale au Collège de France. Sans oublier toutes ses autres fonctions. En vrac, professeur agrégé de philosophie (il a enseigné à Mont-de-Marsan et Laon, puis au Brésil, et à New York), conseiller culturel en 1946 près l'ambassade de France, nommé en 1949 sous-directeur du Musée de l'Homme à Paris, entre autres.

Le reste de sa vie, il la consacrée à l'analyse des mythes des Amérindiens, rassemblés dans Les Mythologiques (4 volumes de 1964 à 1971). Marié en troisième noce en 1954, cet explorateur de la nature humaine qui disait «ne s'intéresser qu'à ce qui n'existe plus", a toujours refusé de s'engager politiquement, «haïssant l'esprit».