27/10/2011
Une douleur intolérable

En arrivant à mon cabinet médical, pour une fois, j’étais, relativement, en avance, j’eu la surprise de voir, déjà, un patient qui attendait devant la porte.
Mon cabinet ouvert, je le fis rentrer dans mon bureau et lui demandais ce qu’il avait.
Je me suis fais enlever, il y a trois jours, trois molaires, j’ai les dents très fragiles, et le Stomatologiste m’a donné du DOLIPRANE*.
Depuis hier, j’ai affreusement mal, le DOLIPRANE* ne me fait rien.
Sur l’échelle EVA (échelle Visuelle Analogique, qui permet de coter la douleur sur une réglette graduée de 1 à 10), il cotait, dans l'instant, sa douleur à 9.
Il avait vraiment "très mal".
Il était tout à fait normal que le DOLIPRANE* ne suffisait pas. Il fallait taper bien plus fort.
Je lui prescrivis donc un cocktail médicamenteux à base de BI PROFENID* et de DAFALGAN CODEINE*.
Le BI PROFENID* étant un anti inflammatoire doté d’une action antalgique, et le DAFALGAN CODEINE* une association de paracétamol et de codéine (la codéine étant un pré morphinique, ce mélange donnant un antalgique de pallier II, le DOLIPRANE* seul étant un antalgique de palier I).
Et... un arrêt de travail de trois jours.
J’ai horreur de souffrir et je ne supporte pas que les patients souffrent, alors que l’on dispose, de nos jours, d’un arsenal thérapeutique suffisant et efficace.

Echelle EVA
09:54 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, La pensée du jour, Médecine, Mots, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (8)

