22/08/2012

Cette nuit, j’ai fait un cauchemar horrible

Paravent Japonais

Crédit Photo : www.art-memoires.com/


Préambule :


Dans les vrais blogs médicaux, je veux dire par là, des blogs qui, dans plus de 90% des « post » ne parlent QUE de Médecine (mon modeste blog est, hélas, plus diversifié (Hight-Tech, informatique, 18%, Economie, 24%, Loisirs, dont cuisine et vins, 12%, Science, 6%, Internationnal, 6%, et, seulement, 35% pour la Santé).

Il est de bon ton, dans ces vrais blogs médicaux de « poster », d’un ton idéaliste, sur la relation Médecin-Malade (remarquez, au passage, qu’il ya une nuance entre la relation Médecin-Malade et la relation Malade-Médecin), et du respect de la dignité du patient. En général le blog permet d'écrire un livre.

Je nuancerai ces propos, si « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (François Rabelais), Bien sûr, le respect du patient, c’est très important et, évite, dans un certain nombre de cas des procès au médecin, cela n’empêche pas les procès pour faute médicale.

Pour moi, en tant que Professionnel de Santé, je demande la connaissance Médicale et une bonne pratique médicale, un Médecin est responsable de ses actes et doit assumer ses erreurs, comme monsieur tout le monde.

Tout ces propos bien pensants, m’ont déclenché, un horrible cauchemar.


« Ambule » :


Cette nuit, j’ai fait un cauchemar horrible. J’ai rêvé que ma femme était enceinte, et elle atteignait la date fatidique de l'ccouchement. Jusque là, ce ne pourrait pas être un cauchemar, mais un rêve merveilleux.

J'amenais, alors, ma femme à la maternité du CHU. Je ne jurai que par le CHU, car toute ma formation avait eu lieu, là, au CHU.

Entre temps, depuis mes «études, les choses avaient bien changées. Dès qu’elle est arrivée, on l’a fait se déshabillée derrière un paravent japonais (délicate attention), puis on lui a fourni une longue blouse avec plein de boutons pression, comme cela sa pudeur était respectée, elle ne montrait pas ses fesses au personnel soignant, c’est vrai, c’est humiliant. Si vous ne le prenez pas au deuxième degré, arrêtez, mais ce serait dommage de rater la suite.

Car le cauchemar commença, quand l’interne décida de déclencher le travail, « par précaution ».

Ma femme, contre mon avis, avait décidé de « prendre la péridurale » pour « plus de confort ». Pourtant j’avais eu beau lui expliquer que tout acte médical est dangereux, en soi, elle n’en fis qu’à sa tête et ne m’écouta pas.

L’anesthésiste vint, et me jeta dehors.

La péridurale fut donc pratiquée, mais…

L’accouchement, commençant, au bout d’un certain temps, la sage femme n’arrivant pas à la faire pousser, car l’anesthésiste avait trop poussé la péridurale, et ma femme ne sentait plus rien.

La sage femme, pour la calmer, lui mit un casque sur les oreilles diffusant de la musique Zen, et… appela le chef de clinique qui arriva avec une autre interne et lui laissa poser les spatules pour un BB, une fille de… 3 Kg !!!

Résulta des courses, après cet accouchement musclé, ma femme se retrouvait avec un Incontinence Urinaire d’Effort, et un léger trouble du sphincter anal.

Malheureusement, les choses ne s’améliorèrent pas à la rééducation périnéale. La Kiné dit, d’ailleurs à ma femme, à cette occasion, qu’à Grandville, elle voyait beaucoup de patientes venant d’une Clinique Privée Bien connue pour sa « réputation, et… la maternité du CHU.

Je m’étais trompé de boutique, il fallait aller ailleurs dans le privé, mais bon dieu, pourquoi n’avalise pas acheté le numéro de la revue « Le Point » concernant la classification des cliniques et des Hôpitaux. Choix facile avec le nombre de bistouri et d’écarteurs de Faraboeuf, le choix était facile.

Pourtant, l’accueil, à la maternité, avait été parfait, paravent japonais ou chinois je ne me souviens plus, longue blouse avec plein de pressions pour préserver son intimité,

Mais…

Elle se retrouvait handicapée !

Je me réveillais en sursaut, plein de transpiration. Ma femme, réveillée par mon cris, me dis : « Mais que t’arrives-t-il ? ».

J'ai fait un cauchemar horrible !



"Postambule" :

 

Préserver la pudeur, c’est bien, bien soigner les gens, c’est mieux.
Avant d’être « humain », un bon médecin doit être un bon praticien, c'est-à-dire un bon technicien, et, surtout être responsable de ses actes.

Petit aparté, ce n’était qu’un cauchemar, horrible, certes, mais qu'un cauchemar, c'est à dire, virtuel.

Il se trouve que ma femme est juriste, si un cas pareil lui arrivait avec un confrère, je pense qu’elle le poursuivrai devant les juges.



            Crédit Photo : http://ripostelaique.com/

Commentaires

"Ma femme, contre mon avis, avait décidé de « prendre la péridurale » pour « plus de confort "
oooooohhhhhhhhhhhh ! je suis choquée ! °°
comment ça du "confort "???!!!
ça fait mal d'accoucher !!
La prochaine fois qu'on vous arrachera une dent, on le fera sans anesthésie, c'est un acte médical dans le fond... :-)

Écrit par : ompha | 23/08/2012

@ ompha - Bon, restons calme.

Dans un premier temps, accoucher n’est pas une maladie, ça, je sais que c’est un argument de mec, et, qui plus est, de médecin, quoique le médecin dise que pour tout acte médical, quel qu’il soit, il existe un risque, la preuve… avec cette histoire, une Incontinence Urinaire d’Effort POUR TOUT LE RESTANT DE SA VIE et être, aussi, obligée de se garnir TOUS LES JOURS POUR TOUT LE RESTANT DE SA VIE, sans compter le retentissement sur la vie sexuelle, et tout cela pour une simple péridurale…

Bien sûr qu’accoucher ça fait mal, je ne suis pas, mais alors pas du tout, contre le traitement de la douleur, je déteste souffrir et je n’aime pas du tout que mes patients souffrent. Je sais bien manier la morphine et traiter les effets secondaires de celle-ci, merci.

A ce propos, arracher une dent, où certains travaux dentaires, n’utilisent qu’une anesthésie locale, dans la grande majorité des cas, parfois, cela nécessite une anesthésie générale.

Ce que je ne comprends pas, encore, c’est pourquoi, de nos jours, on déclenche, presque systématiquement les accouchements, et que l’on fait, quasi systématiquement, des péridurales. Il fut un temps où l’on faisait beaucoup de césariennes, beaucoup trop, ça s’est calmé, maintenant.

Je n’aime pas trop la péridurale pour les accouchements, sauf indication médicale, à cause des risques encourus, je serais plutôt partant pour la pompe à morphine, mais je dis peut-être des bêtises, je ne suis pas anesthésiste.

Je vais dire une énormité, mais, en tant que médecin et si j’étais une femme... Je sais, avec des si :

« Si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle, et si mon oncle en était on l’appellerait ma tante. En tout bien tout honneur, naturellement. » Pierre Dac.

Si j’étais une femme médecin, je n’accoucherais pas par péridurale, au moins je n’encourrais pas les risque potentiels de cette pratique médicales, risques qui sont loin d’être nul.

Je sais bien que je suis un homme et que j’ai des couilles, mais je ne pense pas être un couillon (l’étymologie est la même) en pensant cela.

Sachant que Le mieux est l’ennemi du bien et que l’excès en tout est un défaut.

Risquer une Incontinence Urinaire d’Effort avec risque d’Incontinence Fécale, là, on a la totale : Incontinence Urinaire, Incontinence Fécale... et Troubles Sexuels. Qui voudrait encourir ces risques, sachant cela, même si ces risques sont « assez » faible ?

J’ai les couilles de le dire,

Moi NON, je ne veux pas de péridurale pour l'accouchement, sauf cas particulier !

Je suis profondément désolé de t’avoir choquée, mais, j’ai un raisonnement médical (je n’aime pas courir des risques et faire courir des risques à mes patients). Je ne sais si mes arguments ont réussi à faire comprendre ma démarche, mais, qui ne tente rien, n’a rien.

Ces quelques références, de bonne source médicale, me renforcent dans mon raisonnement :

http://www.mamancherie.ca/fr/info/documents/risquesperidurale-Buckley.pdf

www.chuv.ch/info-patients-peridurale.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anesth%C3%A9sie_p%C3%A9ridurale

http://www.hopital-foch.org/La-peridurale.html

Écrit par : Dr Sangsue | 23/08/2012

Je fais souvent des pensées cauchemaresques - cette semaine j'ai passé pas mal de nuit avec quasi aucun sommeil ou peu de sommeil.

C#est horrible votre rêve . Effectivement, d'un coté les femmes doivent presque accoucher uniquement avec une épidurale, d'un autre coté des douleurs bien rêelle sont ignorés par la médecins/les médecins qui s'interessaient à une solution rapide du problème : la chirurgie tout en avouant que pour la douleur cela ne changera probablement rien du tout. Ensuite, il ne faut plus s'étonner que les annonces des "marabouts" marchent.

Bonne journée

PS votre blog est super comme il est avec ses thèmes si variés

Écrit par : Chantal | 24/08/2012

c'est comme tout, il y a toujours un risque. quand on vous dit qu'il y a 3% de complications, vous vous dites que c'est bon, ça va, c'est jouable, sauf que quand ça tombe sur vous, c'est à 100%.
je sais tout ça.
néanmoins, je ne vois pas pourquoi on devrait souffrir (beaucoup) si une solution existe.
et rien ne prouve que si elle avait accouché dans la douleur elle n'aurait pas eu des séquelles. Il y a aussi le facteur humain avec toutes ses différences.

Écrit par : ompha | 24/08/2012

@ ompha – Tu donne toi-même la réponse dans ta première phrase : « quand ça tombe sur vous, c'est à 100% ».

Pour ce qui est de la phrase : « Et rien ne prouve que si elle avait accouché dans la douleur elle n'aurait pas eu des séquelles » , il y a une réponse médicale simple, pour un bb de 3 Kg on n’utilise jamais les spatules ou les forceps, c’est pour les gros BB de 4 Kg et plus, qu’on utilise les forceps, et, encore pas toujours.

Et, c’est les spatules et les forceps qui font les dégâts aux deux sphincters : Urinaire et Anal, sauf, à la limite, les gros bb, surtout si ça coince un peu, sans utilisation des forceps.

Je suis vraiment désolé, mais c’est de la logique médicale, pertinente et simple à comprendre.

Cette patiente se trainera toute sa vie avec son Incontinence Urinaire d’Effort et se garnira, à vie, tous les jours, alors que pour un bb de 3 Kg, sans péridurale, elle n’aurait pas eu ces séquelles, sans compter les troubles sexuels (dus à une part psychique importante).

Au bout d’un certain temps, on l’opérera en posant une bandelette TVT, en espérant que cela marche et… pour combien de temps.

Comme tu le dis si bien :

«Quand on vous dit qu'il y a 3% de complications, vous vous dites que c'est bon, ça va, c'est jouable, sauf que quand ça tombe sur vous, c'est à 100% ».

C’est le cas pour cette patiente et… son mari.

Écrit par : Dr Sangsue | 24/08/2012

dans ce cas, on ne fait plus rien...
tout est risqué.

Écrit par : ompha | 24/08/2012

celà dit, la médecine a pris la main sur la nature.
Il faut voir le nombre d'examens avant l'accouchement, et après, sur le bébé.
la mère n'est plus la mère du bébé mais le ventre qui porte un patient.
alors on aboutit à des dérapages, des accouchements provoqués, des césariennes à tour de bras. On ne laisse plus faire la nature.
je donne pour exemple le nombre de bébés nés fin juillet à Mon Boulot car les gynéco partaient en vacances en août. ça et les primipares qui accouchent en 2H ! une abérration.
il faut maitriser la nature et prendre la main pour éviter les procès.
et on arrive à l'état inverse.
alors, en effet, je plains ces pauvres gens mais ils sont victimes du système actuel : pas du traitement contre la douleur mais de l'hypermédicalisation et de la rapidité pour la rentabilité.

Écrit par : ompha | 24/08/2012

@ ompha - Personnellement, actuellement, la péridurale, non, sauf exception, trop dangereux pour moi.

L'avenir, peut-être la pompe à morphine.

En fait, oui, on est, à mon avis, comme avec une femme enceinte où l'on ne peux délivrer, par mesure de sécurité, assez peu de médicaments.

Les médecins me font de plus en plus peur*, je me méfie des médicaments, pourtant, je les connais bien, et je les utilise, je pense, pas trop mal.

Je me suis fixé comme règle de ne pas prescrire, sauf exception, un médicament sorti sur le marché depuis moins d'un an, comme cela, ce sont mes confrères qui essuient les plâtres.

* "TIMEO DANAOS ET DONA FERENTES"

;-)

Écrit par : Dr Sangsue | 24/08/2012

@ ompha - On ne peut pas aller contre la nature, enfin si, mais ça coûte cher et c’est dangereux.

Par contre, l’idéal, c’est d’aller dans le sens de la nature et de corriger, voire « d’éliminer » ses erreurs, je sais, y en a qui vont bondir, mais une malformation sévère (qui en plus n’est pas seule, car les malformations aiment bien être accompagnées, une malformation en appelant une autre), est-il raisonnable, dans ce cas d’erreur, manifeste, de la nature, de garder le bb et l’eau du bain ?

Je suis pour « une Médecine Raisonnée avec une certification attribuée aux Médecins respectant les principes de la Médecine Raisonnée ».

Comme l’Agriculture Raisonnée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_raisonn%C3%A9e

;-)

Écrit par : Dr Sangsue | 24/08/2012

oui, je sais, on voit ça avec les prématurés qu'on ne réanime pas en dessous d'un certain poids.

mais "Serit arbores, quae alteri saeculo prosint" :-)

Écrit par : ompha | 24/08/2012

@ ompha - Alors là tu m'a donné du mal. Bien joué.

Certes, s'il Il faut planter un arbre au profit d'un autre âge, faut-il encore qu'il soit viable.

En fait, je n'ai jamais compris cette coutume de planter un arbre On est, là, en pleine écologie.

Pour la petite histoire, Louis XIV a déforesté les chênes (entre autre de la forêt de Tronçais, pour ses bateaux de guerre. A moins que je dise une bêtise, je crois qu'un chêne ne peut être exploitable qu'à 200 ans. Comme il était prévoyant, il a replanté, là, je comprend.

Enfin,cette légende est presque vraie : http://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_de_Tron%C3%A7ais

Je ne suis qu'un affreux rationaliste (je reconnais, parfois les arranger un peu, pour embellir les faits, mais...

Les faits, rien que les faits, levez la main droite et dites je le jure !

On fini toujours par avoir le fin mot de l'histoire.

Écrit par : Dr Sangsue | 24/08/2012

@ Chantal - Il est surprenant de savoir qu'il n'y a pas si longtemps de cela, les médecins pensaient que les nourrissons ne ressentait pas la douleur, car leur système nerveux était immature. Donc, on les laissait... souffrir (par ignorance).

Pour la petite histoire, l'être humain est l’animal qui a le plus grave handicap, car le cerveau continue à se développer après la naissance, et ce pendant... 2 ans.

Dans tout acte médical, il faut prendre en compte de la notion de Bénéfice/Risque.

Écrit par : Dr Sangsue | 24/08/2012

planter un arbre, c'est parler avenir...celui de notre oxygène !
depuis que j'ai une maison, j'en plante plein. et ce n'est pas fini :-))
peut on être rationnaliste et soigner la douleur psychique ?

Écrit par : ompha | 25/08/2012

@ ompha - OUI, La preuve.

Question piège : La Psychiatrie est elle une spécialité médicale à part entière de la médecine ou une spécialité entièrement à part ?
;-)

Écrit par : Dr Sangsue | 25/08/2012

@Dr Sangsue: passionnat le débat entre vous et ompha, mais je crains deux points de vue différents et cela va se terminer par un match nul!

On dit que l'Humain est "die Krönung der Schöpfung", je pense que l'humain n#est pas le nec plus ultra mais plutôt l'étre le plus vaniteux et stupide sur terre! Au lieu de se servire de son intelligenece et de ses sentiments qui le différencie des animaux, il préfére lancer des coups de bec de coq et Co.

Certes, en médecine il faut prendre en compte la notion bénéfique/risque - mais la motivation est la doueleur et la répnse de recasser l'articulation, je pense que là, c'était carrément hors de ce cadre. J'ai appris de fuire les médecins autant possible et là, je suis perdue car mon opht me laisse un peu dans le vert (pour rester dans les plantes), alors que maintennat l'état de santé change apparemment (OCT).

Bonne continuation pour le débat et bon samedi

PS peut-être y aura-t-il une autre recette

Écrit par : Chantal | 25/08/2012

je suis aussi dans le milieu médical et je pense que le traitement de la douleur est une grande avancée.

Écrit par : ompha | 25/08/2012

"La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde ! Jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre ! La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur... On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore... "
(grey's anatomy)
que du sérieux quoi ! :-)

Écrit par : ompha | 26/08/2012

@ompha: Certes, encore faut-il que le médecin prenne la douleur, la plainte de la douleur au sérieu, en compte et nullement l'ignorer comme si elle n'existe pas. Rien n'avance tant qu'une douleur est refuté, rejetté. Cela m'est arrivéee plusiseur fois et pendant des années une journée sans ou peu de douleur était un jour de fête. On s'habitue à la longue à vivre avec elle, mais l'amertume reste surtout quand un jour, par hasard, un médecin arrive par effet secondaire à effacer la douleur. Là, on peut se poser des questions aussi bien sur l'écoute que sur la prise en charge médicale.

Bon dimanche

Écrit par : Chantal | 26/08/2012

normalement elle est prise en compte. c'est à l'ordre du jour dans les hopitaux.
quand je vois que maintenant les fibroscopies se font sous AG, on avance.
après ce sont les mentalités qu'il faut changer. la rédemption a la dent dure :-)

Écrit par : ompha | 26/08/2012

@ chantal & ompha - chantal tu a raison parfois les médecins passent à côté ou ne connaisent ou ne trouvent pas, et, là, ça craint un peu.

C'est vrai, maintenant fibroscopies et coloscopie se font sous neuroleptanalgésie (anesthésie légère et courte).

Une bonne question, Douleur et Psychosomatique. Il faut se méfier du Psychosomatique, mais...

L'excès en tout est un défaut. La marge est parfois difficile entre l'organique et le psychique. On peut, assez facilement, se planter, parfois.

Le plus dangereux, c'est de qualifier Psychosomatique quelque chose de somatique.

Écrit par : Dr Sangsue | 27/08/2012

Il y existe une petite chirurgie, il n'existe pas de petite anesthésie
dixit mes patrons...qui n'avaient pas tord

Écrit par : alain | 28/08/2012

Il existe aussi prudence devant l'antre médical - o sait comment et quand on rentre, on ne sait point quand et comment en on ressort!

@Dr Sangsue: désolé - mais pour l'instant le petit diablotin me piquaille. Malgré votre profession, je vous aime bien.

Écrit par : Chantal | 28/08/2012

@ alain - En une phrase tu viens de résumé tout ce qui précède. Mais, hélas, nous ne sommes que des professionnel.

Écrit par : Dr Sangsue | 28/08/2012

@ chantal - Que veux tu dire par "le petit diablotin me piquaille".

J'ai toujours essayé de soigner au mieux et de m'entourer de spécialistes dont c'est le cas aussi.

Nul n'est à l’abri de maladresse ou d’erreur.

L'excès en tout est un défaut :

Pas assez d'anesthésie nuit, trop d'anesthésie nuit aussi.

La phrase d’Alain "Il y existe une petite chirurgie, il n'existe pas de petite anesthésie", est effectivement digne d'un grand patron hospitalier. Elle est tout à fait pertinente.

Écrit par : Dr Sangsue | 28/08/2012

avec le petit diablotin qui me piquaille, j#exprime seulement que je ne me retiens plus à 100% dans mon opinion et dit un peu plus ce que je pense de criticable.

J'avoue que plus j'habite l'Allemagne, plus mon MG francais de la campagne me manque - mon dieu quel amour de médecin patient et compréhensif quand le diablotin voulu se manifester.

Bien sur, il y a eu des différents et je n#étais pas toujours facile, il a du mérite, mais ici c'est le patient qui a parfois du mérite devant un monde médical administratif. Je dois m'arrêter, car depuis 10 jours je ne decolére point, au point que je n'arrive plus à manger. J'étouffe de rage et je n'ai pas le droit de dire ce que je pense car le médical a raison, le patient a tort et sa caisse de maladie pour la prise en charge des frais médicaux encore plus! Bien sur, ca le patient le sait une fois les soins eu et la facture à payer. et moi, je tourne en bourrique d'un endroit à un autre, pour régler l'affaire - depuis une semaine. Comment rester zen? Pas moi, en tout cas.

Désolé Dr Sangsue, mais avec votre "corde de traction" vous m'avez faits sourire et un peu oubliez mes soucis (aller surfez sur le web pour oublier sa mauvaise humeur) et ma colère qu je vais bien arriver à digerer prochainement.


J'espère que vous N#en voulez pas trop au diablotin piquailleur qui vous souhaite une bonne soirée

Écrit par : Chantal | 28/08/2012

@ chantal - En France, la art administrative commence à prendre une certaine place voire une place certaine.

La moyenne d'âge des Médecins Généraliste se situe entre 50 et 60 ans, et seulement 10 % des Médecins Thésés s'installent en libéral.

Dans dix ans, à ce train, on y verra plus clair.

A force d'emm* le médecin, il ne faut pas s'étonner des conséquences.

Écrit par : Dr Sangsue | 29/08/2012

@Dr Sangsue: mais je n'ai point emm* mon médecin, c'est son manager de cabint qui fait un dépassement d'honoraire et invoque son bon droit. Une visiste chez l'opht et une facture de 300 à 400 € suit. Alors, il faut aussi se tenir aux conventions que la manager avoue de na pas respecter et de se trouver en droit de le faire, que le patient doit se taire et payer! Avec 30 euro, je me tais, les médecins francais sont vraiment peu rénumérés, mais là - non. Je suis enquiquinné par ma caisse pour les factures où la convention entre syndicats de caisse et de médecin (simplifier) n'est pas respecté et emm* par cette Personne. Je ne suis pas la seule, il n'y a que des plaintes et moins de patients, tout en vendant de "igel" (des examens que le patient doit payer de sa poche, refus de pris en charge car considéré comme pas utile).

Ici, le patient est celui qui prend par le personnel administratif du cabinet médical, de sa caisse d'assurance de maladie et doit rester en zen et en bonne santé. Je viens de me commander un livre sur le Tai Chi, j'y crois pas au Yoga pour géré mon diablotin.

Je trouve que cela dépasse déjà maintenant les bords. J'ai beaucoup de peine pour ceux qui n'ont plus les capacités (physique ou mentales, par maladie ou par l'âge) de suivre cette évolution desastreuse. Pour cela, je suis toujours du coté des MG qui sont ceux qui supporte le plus de toute cette folie, les spécialiste moins. Le MG est un peu le dernier rempart avant le deversement de la folie furieuse. Il est seulement dommage que les professionnels du mileu médical et les patients ne s'entendent point pour avoir un meilleur poids pour se faire entendre.

Bonne journée

PS alors vous ne m'en voulez-vous pas trop?

Écrit par : Chantal | 29/08/2012

@ chantal – Mais je t’en ai jamais voulu. Ceux à qui j’en veux, c’est à la Sécurité Sociale et à leurs Médecins conseils, qui gagnent plutôt bien leur vie : 6000 à 7000 €/mois, avec le 13° mois et, cerise sur le gâteau, un comité d’entreprise.

Pour gagner l’équivalent, un Médecin Généraliste devrait faire, sauf erreur ou omission, de ma part : une trentaine d’actes par jour.

Quand aux génériques qui font faire des économies de bout de chandelles (le médicament ne représente que 10 % des dépenses de santé et le générique n’économise que 30 % sur le prix du médicament d’origine)…

Et, en plus ces génériques sont fabriqués en… Inde (à moins que je ne dise une grosse bêtise).

Écrit par : Dr Sangsue | 29/08/2012

@ chantal - Ceci dit, je suis ravi de t'avoir fait sourire avec mon "Bricolage à Grandville" ;-).

Écrit par : Dr Sangsue | 29/08/2012

@Merci Dr Sangsue et nous partageons les sources de grrrrrrrr. Vous voyez même avec une petite note, vous faites le monde meilleur, n'est-ce pas ce que nous devons tenter de faire?

Voulez-vous rire? Je me suis commandé un livre sur le "Tai chi" afin de tenter de mieux gerer avant de "péter les plombs". Je suis lésivé, épuisé. Il faut changer du cap, sinon le beateu va faire naufrage! ici, c'est débrouille toi, en France j'auarais eu mon MG rien qu'avec son écoute.

Le générique - ici c'est un casse-tête pour les pharmacies qui ont la tâche difficile d'expliquer aux assurés du systhème obligatoire que tellle caiisse ne prend en charge que ce médicament de tel labo, plus celui-là que vous avez pris et quelques mois plus tard ce sera encore un autre labo. Déjà jeune et sain, c'est difficile à suivre pour se faire établir correctement l'ordonnance (quand on veut un médicmanet spécifiquement) par les Mfg du médecin, alors malade ou âgé.... Hier ou avant hier, j'ai eu le conseil que chez le médecin ou l'avocat il faut touours être accompagné afin d'avoir un témoin lors d'un conflit eventuel. Donc, on consulte son médecin avec l'arrière pensé déjà de devoir lui faire un procès, ou son assureur ou son avocat! J'avoue que là, je n'arrive plus à rester zen: où est-on avec les mots: Confiance, vie en Société, Respect mutuel, exprimer son mécontentement / différent?

Franchement, quand je lis les divers blogs médicaux - je me sens moins seul, moins extra-terrestre puisque les points qui me chagrinent chagrinent d'autres aussi, des têtes plus intelligentes et futées que la mienne.

Bonne journée et courage

Écrit par : Chantal | 30/08/2012

je me jette dans la mêlée ....
Je suis féministe à bloc. On m'a seriné que quand on ne souffrait pas, on n'était pas une femme (si, si), que ma grand mère avait mis dix enfants au monde et que le lendemain, elle était au baquet.
Le toubib qui me suivait en secteur public me parlait "d'anesthesie de confort", alors qu'il me faisait poireauter trois heures et laissait sans mouffeter la suivante s'écrouler dans le déshabilloir quand j'étais en train de servir de cobaye aux internes qui se faisaient une joie de me faire des frottis les uns après les autres.
Bref, j'étais primipare, j'écoutais tout le monde, mais je savais que je ne voulais pas souffrir, même si on m'avait aussi balancé (un mec, mon chef de l'époque) "t'es enceinte, t'es pas malade) alors que je tordais sous les contractions.

Bref, l'accouchement a été à la hauteur du reste : je perds les eaux, je file à l'hosto ou une bourrique me ne dit pas de ne pas me lever, me jure que la dilatation n'est pas faite et sur le coup de 4 heures du matin me file un Vallium en me disant que j'avais la trouille.

ben non, je n'avais pas la trouille, j'avais mal.
A 6 heures, la panique "vous est arrivée à dilatation !" (moi : comment, déjà ? et ma péridurale ?)
Elle, c'est trop tard.
Moi : grouillez vous d'aller chercher l'anesthésiste !
J'ai vu arriver une femme tout en noir (on était en janvier) qui m'a fait cette fichue péridurale.
J'ai alors vécu une expérience inoubliable : la péridurale n'a marché que sur un côté.
Alors, les yeux rivés sur le monitoring, je connaissais l'intensité des contractions que je pouvais comparer des chaque partie de mon corps. Assez perturbant pour le cerveau.
A 12 h 30, panique ... la tête est coincée, elle est trop grosse (merci l'échographie !), et je vois apparaître un ange (le chef de clinique, beau comme un dieu) qui me dit :"eh bien, on va vous faire une césarienne ma petite dame"

M'en foutais, il fallait que j'accouche par tous les moyens possibles.

Le deuxième accouchement a été bien aussi ... c'était tellement violent (je respirais pourtant comme le petit chien et je m'accrochais à mon image mentale. J'ai tellement hurlé de colère qu'ils ont filé dare-dare chercher le chef de clinique qui a dit "quel est le con qui a suivi cette patiente" -(1 heures du matin, elle pensait se faire une nuit peinarde.
et zouh ! césarienne again et cette fois vite faite.
Bref, tout ça pour dire, que toutes les conneries que j'ai entendues pendant ma première grossesse, et malgré ma mésaventure de la péridurale ratée, si c'était à refaire, je prendrais la péridurale.
Je suis finalement vachement contente d'avoir été anesthésiée, de m'être réveillée avec un bb tout propre et habillé dans les bras. J'ai échappé finalement à l'épisiotomie (ouhhhhhhhhhh), et mes deux cicatrices ne se voient pas.

Alors je dis : la péridurale, c'est comme la machine à laver, les deux plus beaux progrès du 20ème siècle pour le sexe féminin.

Si Eve a croqué la pomme, c'est pas de ma faute. Il n'y a aucune raison que j'enfante dans la douleur si j'ai les moyens de l'éviter.

Ouf, ça m'a fait du bien !

Écrit par : Artémis | 31/08/2012

ah j'oubliais de dire :
je devrais avoir peur des médicaments .... le frère de mon père a été l'une des 100 victimes du Stalinon en 1954 ... décédé à l'âge de 17 ans.

http://www.larevuedupraticien.fr/histoire-de-la-medecine/l%E2%80%99affaire-du-stalinon-et-ses-consequences-reglementaires-1954-1959

et pourtant, si le médicament empêche de souffrir inutilement, je ne lit pas les notices et je le prends

Écrit par : Artémis | 01/09/2012

Mais enfin, bordeldemayrde, respecter un minimum la pudeur de ses patients en ne les forçant pas à se balader les fesses à l'air sans motif valable, en quoi c'est en contradiction avec le fait d'être un médecin compétent? C'est quoi le lien? Je vis maintenant au Canada, ou contrairement à la France les toubibs ne vous traitent pas comme un morceau de barbaque en vous laissant exposé à poil sans raison justifiable, je ne peux pas vous dire à quel point en tant que patiente ça vous change la vie. Aucun rapport avec le fait d'être compétent ou pas, tous les médecins que j'ai consultés jusqu'à présent fournissent la blouse ou le drap ad hoc c'est un fait admis. Et c'est très bien.

Écrit par : Blue | 15/09/2012

Sinon, la prochaine fois que vous aurez un calcul rénal à passer je viendrai vous voir pour ironiser sur ces douillets qui veulent des antalgiques par confort.

Écrit par : Blue | 15/09/2012

@ Blue – Pour en venir à ce débat sur la blouse d’Hosto trop coute et ouverte qui montre le cul des malades. Ce qui a fait le tour, limité, de la blogosphère médicale. Perso, je vais te choquer, mais, je pense d’abord qu’il y a des sujets plus prioritaire, ne serrais ce que la désertification des médecins généralistes *.

D’un autre côté, je suis pragmatique : je préfère montrer mon cul dans le service d’un très bon patron hospitalier, qu’être dans un service ou, certes, j’aurais une robe de chambre adornée de broderies et avec un décolleté plongeant, et être massacré médicalement.

Je suis désolé, mais parfois, très rarement, il est vrai, je suis obligé de regarder le trou du cul de mes patients et de palper des couilles, voir de découvrir un phimosis sur la bite d’un patient âgé de… 25 ans ! Oui, je sais, ce n’est pas la même chose, car c’est dans « l’intimité » de mon cabinet…

Les Médecins me font peur, il y en a nettement plus de mauvais que de bons, et quand à ceux qui aiment le fric, il y a de tout…

Il y a un mot qui me choque, concernant la médecine, c’est le mot sacerdoce. Je ne suis pas un curé.

J’adore mon métier, je travaille au mieux pour mes patients, je les respecte profondément, mais, ceux-ci passent après moi, ma femme, me fille, c’est humain.

La Médecine Générale est un métier comme un autre, mais avec de très longues études, c’est un métier difficile, toujours sur le fil du rasoir entre la bobologie et… la maladie grave. Et en plus, il est mal payé.

Il me semble donc normal et humain, que seulement 10 % des médecins diplômés s’installent en libéral.

" Sow the wind and reap the whirlwind ".

* http://unmetiercasappend.hautetfort.com/archive/2012/09/12/l-argent-ne-fait-pas-le-bonheur.html

Écrit par : Dr Sangsue | 15/09/2012

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