01/06/2014
Un Deux Trois

Crédit Photo : http://quinette.canalblog.com/
Je soigne un couple de patients qui sont à la CMU, mais rassurez vous, ils ne sont pas les seuls, de plus en plus de patient CMU ou pas, ont ce même comportement qui a le don de m'agacer profondément.
Le jeu consiste, lors d'une consultation "normale" à, brusquement, déraper, vers une deuxième consultation, voire une troisième, si ce n'est plus.
Pendant ce temps là, le patients qui, eux, respectent leur médecin, attendent dans la salle d'attente. Moi, je vois le temps passer, les questions défiler, et commence à fatiguer, il faut, plusieurs fois, modifier l'ordonnance.
Bref, la pagaille.
"Et puis vous n'oublierez pas, Docteur de me rajouter du VOLTARENE* en gel."
C'est tout simplement un manque de savoir vivre. Cela revient à ne pas respecter le Médecin.
Dernièrement, ce patient, qui a la CMU est atteint d'un Asthme et fume, ce qui est plus qu'incompatible. Il ne traite, en plus, même pas son asthme, il ne prend qu'un bronchodilatateur (un médicament qui dilate les bronches) alors que le traitement fondamental est un traitement anti inflammatoire par corticoïde inhalé (aspiré).
On sait, maintenant, que l'Asthme est une maladie inflammatoire des bronches, donc, logiquement, le seul traitement efficace pour un traitement efficace, , est un corticoïde inhalé au long cours, le bronchodilatateur n'a son seul intérêt que lors de la crise d'Asthme.
De toutes façon, ce patient, s'il voulait se soigner correctement, avec son Asthme, devrait commencer impérativement par arrêter de fumer.
La consultation faite (le renouvellement de sa VENTOLINE *, sans corticoïde inhalé et sans, bien sûr, arrêt du tabagisme), ce patient m'annonce qu'i vient juste de déménager. Et voila-t-il pas qu'il me demande si je peux lui dire pourquoi il à mal à la mâchoire.
Là, j'éclate ! Je lui explique pourquoi je ne supporte pas ce type de comportement . Je rajoute que j'ai constaté le même type de comportement chez sa femme qui, systématiquement, à chaque consultation faisait exactement la même chose.
Je lui demande si sa mâchoire craque, il me répond par l'affirmative, je lui explique alors que c'est, vraisemblablement, un problème concernant le ménisque de l'Articulation Temporo Mandibulaire et lui conseille d'aller voir un Dentiste.
Je conclus : "Bon, maintenant, la consultation est terminée."
Je le reconduis vers la sortie et, arrivé à la porte, je lui serre la main et rajoute : "Puis que, maintenant, vous avez déménagé, au revoir."
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Une tornade s'abat sur la maison, défaut d'implantation, il faut redéposer un permis de construire - Quand faire construire une maison devient un véritable cauchemar - Chapitre IV

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Enfin, mon ami maçon, allait, nous aider à faire le pavage de l'allée allant du portail à la porte du garage en pavés posés sur du sable étendu sur du géotextile. Une extension du pavage avait même été prévue pour longer un côté de la maison. Ce qui permettait d'entrer directement par la porte de la cuisine sans passes par la porte d'entrée.
Nous l'avions donc invité avec son épouse, et avec un couple d'ami, à déjeuner, à cette maison maudite, ce qui lui permettrait, en même temps, de prendre les métrés (les mesures).
Un peu plus tard, nous l'invitâmes, avec sa femme, un soir, à l'apéritif, pour visualiser les travaux sur le plan de masse de l'entrepreneur.
Surprise !
La maison avait été reculée de trois mètres, par cet entrepreneur, lors de sa construction.
Un défaut d'implantation de... trois mètres, rien que çà !.
Le permis de construire était IN-VA-LI-DE !
Le maire pouvait nous obliger à faire raser la maison pour non respect du permis de construire !
La série continue, là, les choses s'accélèrent bougrement, cela devient de plus en plus grave.
Mais, quelle idée baroque à pris ce constructeur de reculer la maison de trois mètres, d'abord sans demander notre avis, et surtout, sans respecter le permis de construire qu'il avait déposé en Mairie.
Du point de vue juridique c'est l'assureur (Assurance Dommage Ouvrage) du constructeur responsable qui paye l'indemnisation qui est très élevée, car, outre le prix de la démolition la maison, entre, en valeur le prix de reconstruction de la maison, et le versement, au propriétaire, de l'analogue d'un loyer, le temps de la reconstruction de la maison.
Dans ce cas d'école, l'assureur étant sûr de perdre, fait trainer les choses en longueur pour "faire travailler l'argent" qu'il ne donne pas au propriétaire pendant ce laps de temps. Ce petit jeu dure environ six ans. Par contre, la somme est plus que rondelette, les frais de justices sont bien évidemment à la charges de l'assurance et couvre les frais de l'avocat du propriétaire.
Mais, pour nous, la catastrophe, c'était, d'une part de devoir avancer les frais d'avocat et, d'autre part, pendant ce temps là, et de ne pas percevoir l'argent des locations pour couvrir les intérêts bancaires avec ceux-ci qui continuaient à tomber.
Tout cela pour un défaut d'implantation. Comme nous a dis un expert : "Des erreurs, dans ma vie, j'en ai vue, mais comme celle là jamais !"
La seule solution : redéposer un permis de construire, aller faire un pèlerinage à Lourdes et... Attendre (que le ciel ne nous tombe pas sur la tête).
Quand faire construire une maison devient un véritable cauchemar : Tous les épisodes
Chapitre I - http://unmetiercasappend.hautetfort.com/archive/2014/05/2...
Chapitre II - http://unmetiercasappend.hautetfort.com/archive/2014/05/2...
Chapitre III - http://unmetiercasappend.hautetfort.com/archive/2014/05/2...
Chapitre IV - http://unmetiercasappend.hautetfort.com/archive/2014/06/0...
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17:32 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Ecologie, Honte, Humour, Le mot du jour, Mots, Potins, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (9)

