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20/12/2008

Un malade irritant

Cent Euros

 

 



Je soigne donc depuis longtemps un Professeur d'Université (cf. ici).

Cela fait plusieurs fois qu'il me fait ce coup là :

Il arrive, sans prévenir, systématiquement à la fin de la consultation, au moment où je m'apprète à partir, pour une consultation avec un motif fallacieux et, chose surprenante, il se balance en arrière sur sa chaise comme un gamin. A la fin de la consultation, il me tend un billet de... 100 €. Je lui demande de me payer par chèque, il me répond qu'il n'en a pas, mais qu'il m'en enverra un par la poste. Naturellement il me l'envoie avec un certain retard.

Conclusion :

1°) Sa thérapie comportementale n'est, visiblement, pas finie. Il continue encore à tester l'autorité.

2°) Il va falloir d'une façon ou d'une autre que j'y mette le haut là par une explication franche et le plus neutre possible, comme je l'ai déjà fait une fois.

3°) Il n'est pas exclus que je refuse de continuer d'être son médecin traitant, car son petit jeu commence un peu à me fatiguer.

 

Cette histoire n'est pas sans me faire penser à Mickaël Balint.

Un gros testicule

Cancer du Testicule

Echo Doppler : Cancer du testicule

 



Je soigne depuis longtemps un Professeur d'Université.

Du temps ou il était encore Maitre de conférence, devant des échecs sentimentaux successifs et un profil psychologique un peu rigide je l'envoyais à mon correspondant psychiatre pour traiter une certaine forme de Phobie Sociale.

Il finit donc par créer un couple stable et se marie.

Il vint me voir un jour pour un motif fallacieux, et, à la fin de la consultation, de me dire : Je ne sais pas ce que c'est, mais depuis quelques temps j'ai un gros testicule. Immédiatement une alerte se déclenche dans mon cerveau, c'est un cancer du testicule (à l'époque il avait trente ans, classiquement c'est plutôt à vingt ans). A l'examen, cela laisse peu de place au doute. Du ton le plus neutre possible je lui précise, que de toutes façons il faut passer une échographie.

Il reviens me voir avec l'échographie et tout de go il me raconte que par l'intermédiaire d'un ami d'Université il a pris rendez-vous avec le Professeur d'Urologie du CHU.

Cela froisse un peu, mais bon, c'est une sage décision.

Une orchidectomie (ablation du testicule) est donc décidée avec pose d'une prothèse à visée esthétique et surveillance avec scanners. un an après, devant l'apparition d'un ganglion, une chimiothérapie avec cysplatine et recueuil de sperme avant la chimiothérapie et décidée.

Il reviens me voir, au décours de sa chiothérapie, elle a trés bien marchée, le cancer du testicule est un trés bon pronostic, il viens me voir avec des douleurs dans les deux membres inférieurs, c'est une polynévrite iatrogène au cysplatine, je le renvoie donc à son chimiothérapeute.

Un ou deux ans ans plus tard, je reçois, de sa part,  un faire part de naissance d'une petite fille.



A Suivre

Les Groupes Balint

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De mon temps, la Psychiatrie était le parent pauvre de l'enseignement médical. Le médecin généraliste était donc un peu démuni face aux cas classiques de la psychiatrie que sont les états dépressifs ou les toubles anxieux. Par contre une branche de la psychiatrie pouvait lui être enseignée, celle des groupes Balint. Mickaël Balint, auteur DU livre "Le medecin, son malade et la maladie", était un psychiatre d'origine hongroise, fils de médecin généraliste qui ayant émigré à Londes eut l'idée de faire se rencontrer en groupe des médecins généralistes pour parler de leurs patients ayant une relation dérangeante avec le médecin.

Un groupe de médecins généralistes se réunissent régulièrement avec un psychiatre et un médecin généraliste superviseur formé depuis longtenps dans les groupes Balint.

Dans ces groupes les médecins évoquent donc les cas de relation médecin patient qui les gènent, les dérangent ou les irritent carrément.

Personnellement et bien qu'ayant lu son livre, j'ai préfèré plus tard m'investir dans la psychiatrie, lire des manuels de psychiatrie et passer un D.U. de Psychologie Médicale et, ainsi, avoir quelques notions de chimiothérapie psychiatrique et savoir ce que sont les thérapies cognitivo comportementales, ce qui me permet de diagnostiquer, de traiter ou d'envoyer, sans trop de difficulté, mes patients "Psys" au psychiatre.

Quoique...

Il faut bien que je le reconnaisse, parfois, certains patients ont des comportements franchement irritants.