09/06/2013
Mise à niveau

J'ai dans ma patientèle un professeur de physique. C'est un patient sympathique large d'esprit, non dénué d'un certain humour, bref le patient idéal.
Il s'est lancé dans la périlleuse aventure de se faire bâtir une maison. C'est lui, d'ailleurs, qui me raconta le coup de la baignoire et du malin carreleur qui lui sorti que l'on ne prenait pas de bain dans une baignoire.
Cette fois, le problème c'est la terrasse et le trottoir qui entoure la maison. tout simplement, il n'a pas été prévu de pente pour l'écoulement des eaux de pluie, c'est ballot !
D'autre part, au niveau de la terrasse le treillis soudé affleure la surface, ça sent le roussi.
Le maître d'œuvre est d'accord pour casser la terrasse mais il veut garder le trottoir. Son argument est de poids me raconte mon patient : un niveau !
En effet, comme un magicien, il sort un niveau de sa poche et procède à plusieurs mesures en affirmant : "regardez, il y a de la pente !"
Mon patient refit calmement les mesures les mesures devant le monsieur impétueux et lui dit calmement : "c'est très gênant, en tant que professeur de physique, je ne vois pas de pente".
L'autre de rester coi.
Il est toujours important de savoir à qui on a affaire, cela permet de ne pas minimiser l'adversaire.
21:17 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Potins, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
Sauce Verte façon Docteur Sangsue

Persil Plat (Le Meilleur)
Ma recette se différencie nettement des autres recettes de sauce verte, c'est ce qui fait toute son originalité. En fait, on pourrait dire que ce n'est pas une sauce verte, ce qui n'enlève rien à sa qualité gustative. Cette sauce est, en outre, succulente.
Ingrédients :
Vinaigre de vin
Vinaigre balsamique
Huile d'olive
Échalotes
Persil plat
Sel
Poivre
Préparation :
Dans un bol, versez six cuillerées à soupe de vinaigre de vin, six cuillerées à soupe de vinaigre balsamique saler poivrer, goûter pour ajuster le sel. Ajoutez six cuillères à soupes d'huiles d'olive mélangez. Versez trois belles échalotes hachées dans la préparation. Laissez reposer de façon à ce que la sauce prenne le goût des échalotes. Au dernier moment, ciselez le persil dans la l'appareil, remuez et servez.
Dégustation :
Essentiellement avec des poissons chauds ou froids.
Ma préférence va vers un merluchon tout chaud sorti de son court bouillon et accompagné d'un bon blanc : château Thieuley.
Bon appétit.

Château Thieuley blanc - 70% merlot, 30% cabernet-sauvignon -
Marie et Sylvie Courselle
Source : http://www.chateauloisel.com/degustation/bx-bordeaux.htm
19:27 Publié dans Cuisine, Gastronomie, Loisirs, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
08/06/2013
Friture d'Eperlans
Nous abordons, aujourd'hui, ce que l'on appelle un plat de "Guiguette". Les Gunguettes de nos jours n'ont rien à voir avec les Guinguettes d'antan (adieu les bals sauf dans quelque lieux). Maintenant, les "vraies Guinguette" sont des restaurants un peu sommaires en bord de fleuve servant des mets simples mais goûteux, tels que, en entrée, bigorneaux, bulots, crevette grises crevettes roses. En plat, anguilles, escargots. Le tout arrosé de vin blanc bien frais au pichet. Bien sur, pur les gens qui n'aime pas le poisson, ils peuvent se rattraper sur la viande et le vin rouge.
Ingrédients :
Eperlans (on s'en serait douté)
Farine
Huile pour friture marque Frial* (sans huile de palme)
Sopalin*
Sel au moulin
Poivre au moulin
Cuisson :
Dans une assiette creuse verser une bonne dose de farine.
Fariner les éperlans tels quels sans les vider (tout est bon dans l'éperlan).
Réserver dans une autre assiette.
Une fois les éperlans farinés, dans une poêle, faire monter en température l'huile de friture, tester la température de friture en faisant tomber une goutte d'eau froide sur huile si cela crépite, c'est que l'huile est à la bonne température de friture (180°). Déposer, alors les éperlans. Il est capital de déposer les éperlans a 180° pour que la réaction de Maillard se réalise correctement.
Quand ceux-ci sont bien dorés, les retirer et les mettre dans un plat recouvert de trois couches de Sopalin* (pour absorber l'huile).
Saler copieusement (l'éperlan est un poisson fade, c'est le sel qui relève le goût), et poivrer avec parcimonie.
Certains les servent avec un filet de citron, chacun voit midi à sa porte. Perso j'aime bien déguster dans la majorité des cas les bons produits nature, mais ce peut-être une trés bonne idée pour changer.
Dégustation :
Bien que l'éperlan peut faire un repas à lui tout seul, sa principale utilisation, une utilisation Royale, est d'être servi en "amuse-gueule ", à l'apéritif. Alors, l'accompagnement peut être une boisson anisée, un perroquet voire carrément un Blanc Sec. Ce met de Roi, mérite d'être accompagné d'un bon vin blanc, pas forcément très cher, par exemple, un Châteaux Thieuley Blanc servi frais à 8° dans un rafraichisseur, par ces temps chauds. A consommer avec modération.
Bonne dégustation.
17:55 Publié dans Cuisine, Gastronomie, Loisirs, Mots, Société | Lien permanent | Commentaires (4)
03/06/2013
La Veine Pouilleuse, une illustration de l’Anthropologie de la Santé
Thrombose du sinus caverneux droit. IRM cérébrale avec injection de gadolinium, (coupe coronale).
Asymétrie sinusienne, aspect bombant de la paroi latérale du sinus droit, défects multiples à l’injection du sinus caverneux droit par le gadolinium (flèche) ; rétrécissement de calibre de la portion intra caverneuse de la carotide interne droite (astérisque) ; sinusite sphénoïdale (double astérisque).
Un peu d’Anthropologie de la santé, cela ne nuis pas, de temps en temps.
Les pratiques magiques ont parfois une explication « scientifique ».
Nous allons tenter de l’expliquer par cette petite anecdote.
Les faits :
« Une jeune fille de la Gironde avait de violentes céphalées et les médecins de l'époque diagnostiquèrent en 1909 une méningite. Ses parents appelèrent Madame Mathieu qui déclara qu'il s'agissait d'une "veine pouilleuse"... Elle fit une incision dans la tête et une abondante quantité de pus sortit... La jeune fille fut guérie à l'instant. »
Source : http://www.gallican.org/mathieu.htm
L’interprétation médicale :
Cette jeune patiente était atteinte dune Thrombophlébite du sinus caverneux. L’histoire naturelle est très simple. Elle avait un furoncle de l’aile du nez qu’elle avait eu a malencontreuse idée de manipuler*. L’infection avait gagné le cerveau provoquant une thrombophlébite du sinus caverneux, puis une méningite.
Quand à la guérison par l’intervention de Madame Mathieu (ou une guérison spontanée), je n’y crois pas trop, à moins qu’il ne se soit agit que d’une simple méningite virale (ce qu’avaient dit les médecins).
*Furoncle aile du nez « manipulé » http://fr.wikipedia.org/wiki/Furoncle
19:24 Publié dans Anecdote, Culture, Histoire de la Médecine, Médecine, Mots, Santé, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (8)
Les rues de Grandville ne sont pas sûres

Les rues de Grandville, ou plutôt ses trottoirs, ne sont pas sûrs du tout.
Monsieur Du Chien, s’en allait, ce matin, à la quête de son pain,
En sortant de la boulangerie, du haut de ses quatre vingt ans, Monsieur Du Chien chuta sur une crotte de chien.
Les clients du boulangers le relevèrent, appelèrent les pompiers qui l’amenèrent aux Urgences du CHU de Grandville. Il y fut diagnostiqué une fracture du col du fémur.
Heureusement, grâce aux progrés de la ghirurgie, monsieur Du Chien pouvait encore se déplacer correctement, mais il lui restait, cependant, une légère boiterie. Il portera celle-ci jusqu’à la fin de sa vie.
Les rues de Grand ville ne sont plus sûres.
09:33 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Ecologie, Médecine, Santé, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (11)

