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13/10/2009

Je pisse des lames de rasoir

 

Un patient, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, est dans ma salle d'attent, il m'intrigue de part son physique et son comportement par trop réservé.

Son tour venant il me dit : "Je pisse des lames de rasoir, je dois avoir une cystite".

Moi de lui demander : " avez-vous de la fièvre ?

- Oui, un peu.

- Avez-vous des courbatures ?

- Pas vraiment, mais j'ai un peu mal au bas du dos.

- Avez-vous du mal à uriner ?

- Un peu, mais comment savez vous tout cela ?

- Vous avez une prostatite, car une cystite chez l'homme est une prostatite.

Je lui donne un antibiotique en une seule prise (TAVANIC*), pour cinq jours, le temps de recevoir les résultats d'analyses.

Je lui prescrit donc une analyse de sang avec VS CRP qui sont aumetées en cas d'infection NFS qui devrat montrer une augmentation des globules blancs et une analyse d'urine à la recherche de la petite bébette qui ronge vraissemblablement sa prostate.

Il reviens trois jours plus tard avec ses résultats : la VS est au plafond la CRP aussi et la bébette est un echérichia coli.

Je lui renouvelle sa prescription de TAVANIC* pour trois semaines.

Mais là ou sa cloche, c'est qu'il m'avoue que ce n'est pas la première fois qu'il a ce type de pathologie, et qu'une fois, on lui a même enfoncé un tube dans la verge.

Dubitatif, je me pose la question de savoir si ce n'est pas lui qui ne s'enfonçait pas lui même des trucs dans l'urèthre...

Son histoire me fis songer à ce cher Baron de Münchausen et son syndrome de Münchausen.

Mais je vois le mal partout...

En fin de consultation

Cela fait déjà plusieurs fois qu’il vient me voir pour des douleurs au cou.

Cela fait plusieurs fois, déjà, que je lui prescris le même traitement

Mais cette fois, il n’est pas seul, il vient avec sa petite copine.

Celle-ci me dit qu’il souffre d’abcès mal placés. Il a déjà consulté un dermatologue libéral qui ,à cause de sa CMU, ne l’a pas vraiment écouté.

Après avoir pris le temps de l’écoute, je lui rédige une lettre pour une consultation auprès d’un praticien hospitalier dans un service de dermatologie du CHU de la grande ville.

J’aurais pu passer à côté du point principal de la consultation, ce pour quoi ils étaient venus, car dans un premier temps, outre son problème de cou, il m’avait demandé e lui prescrire une pommade pour ses kystes sébacés.

La fin de consultation réserve parfois des surprises.

En partant sa copine me remercie pour mon écoute, c’est la moindre des choses.