23/06/2013
La politesse tu apprendras

La politesse n'a pas d'âge, ou plutôt, le manque de politesse. Exemples vécus.
Les vieux cons :
Dernièrement votre serviteur, pour se détendre, car il en avait grandement besoin, se rendit dans un restaurant, calme, demi saison, ambiance feutrée, comme je les aime.
Le repas s'annonçait bien.
En apéritif, le vin, en direct : La Tour Léognan Blanc, bien.
L'entrée arrive, quand soudain, à la table à côté, une vieille se met à crier. Moi de me retourner. Elle crie dans son portable : "Allo Dédé... !"
Les Jeunes Cons :
Je marchais, il y a peu, tranquillement sur le trottoir, en face de moi, moi, le vieux con, trois nanas, se dirigeais vers moi visiblement sans avoir l'intention de me laisser passer, moi itou, de continuer mon chemin et de bousculer une des trois donzelles et de me fendre d'un superbe "pardon".
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18/06/2013
L'Homéopathie dans le traitement des Rhinopharyngites de l’enfant

Les enfants font, en moyenne, six rhinopharyngites par ans et ce pendant six ans, ce qui finit au bout d’un certain temps par lasser les parents.
Dans le temps, la conduite thérapeutique du médecin était relativement simple.
-Si l’écoulement nasal était blanc, pas d’antibiotique, mais du paracétamol en cas de fièvre au delà de 38° C, c’était viral, lavage de nez avec du sérum physiologique en unidose, et avant les repas ce qui faisait éternuer l’enfant et lui permettait du mieux manger avec le nez débouché.
-Si l’écoulement nasal était coloré (jaune ou vert excusez moi de la réalité), il y avait une surinfection, donc prescription d’antibiotique et du paracétamol en cas de fièvre au delà de 38°. Ce qui ne plaisait pas forcément aux parents. En fait ce n’était pas forcément la prescription d’antibiotique (quoique) mais surtout la récidive des rhinopharyngites.
Maintenant, les nouvelles Recos (recommandations) de l’HAS (Haute Autorité de Santé) conseillent de ne pas prescrire d’antibiotique dans les Rhinopharyngites avec écoulement purulent, mais du paracétamol en cas de fièvre au delà de 38° C.
Au bout de 5 ans, les parents lassés par la médecine conventionnelle et rationnelle, décident de se tourner vers les médecines « douces », non conventionnelles et irrationnelles, dans ce cas, l’Homéopathie.
Pourquoi irrationnelle me direz-vous. D’abord, pour être une médecine douce, on ne peut le nier, l’Homéopathie est une médecine douce. Pour ce qui est de l'irratationnalité, à partir de 9 CH, au niveau efficacité, pour l'Homéopathie, cela commence à devenir très problématique. En dessous de ce seuil là, on est en dessous du nombre d'Avogadro, ce qui veut dire qu'il n'y a plus de molécule de principe actif, et là, "ça craint grave". Quand à la mémoire de l’eau, l’expérience de la mémoire de l’eau effectuée par Jacques Benvéniste juste avant l’entrée en bourse du Laboratoire Boiron au second marché, cette expérience qui n’a jamais été reproduite par la suite.
Pour ce qui est des Rhinopharyngites, un an plus tard, à 6 ans, comme prévu, l’enfant, naturellement, arrête spontanément d'en faire.
Et l’Homéopathie de triompher.
A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.
Ceci-dit, malheureusement, les médecines douces, cela à trait aux croyances, et le rationnel ne peut rien contre les croyances
20:21 Publié dans Coup de gueule, La pensée du jour, Magie, Médecine, Santé, Science, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (14)
17/06/2013
Médecine à l'ancienne contre médecine moderne: Le cas de l'Aponévrosite Plantaire

De nos jours, les médecins négligent l'interrogatoire et l'examen clinique au profit des Scanners IRM Bilans biologique et autres Joyeusetés qui coûtent bien plus cher. Mais pour être un bon clinicien, cela demande, outre quelques connaissances, un petit peu de temps (interrogatoire correct et examen précis), ainsi qu'un peu d'intelligence, il faut avoir envie de réfléchir, c'est ce qui fait tout le charme de ce métier : chercher la panne.
C’est ce que j’appelle la Médecine à l'ancienne contre médecine moderne.
Je vais essayer de vous démontrer cela avec cette petite histoire.
Pour une fois, je vais me reposer. Vous allez prendre ma place, je vais vous regarder travailler de façon attentive mais avec indulgence, car vous débutez juste dans ce métier passionnant mais ingrat.
En fin de la consultation du soir, vous qui pensiez pouvoir rentrer tranquillement chez vous pour un repos bien mérité après une dure journée de labeur ; mais, aussi, pour passer à table, en fin de consultation, la sonnette vous appelle.
Vous faite un métier rare où, comme les gens de maisons, on vous sonne et vous venez.
En bon clinicien, vous procédez par ordre, d'abord l'interrogatoire quasi policier, un examen clinique minutieux accompagné, éventuellement, d'examens para cliniques (complémentaires, type biologie, radio, écho, scanner, IRM...), pour terminer, enfin, par le traitement. En médecine, comme dans tout les métiers il, il ne faut jamais mettre la charrue avant les bœufs.
Interrogatoire :
Il s'agit d'une patiente de quarante cinq ans, coiffeuse, debout toute la journée, de part son métier. Elle se plaint de son talon droit depuis plus d'un mois.
Examen clinique :
Vous appuyez fortement sous le talon ce qui déclenche une douleur vive et le cri de la patiente.
Diagnostic :
En fin clinicien, vous vous en arrêtez là. Vous portez le diagnostic d’aponévrosie plantaire.
Traitement :
Vous prescrivez une paire de semelles orthopédique à faire par un podologue, et, si cela ne va pas mieux dans deux mois, vous adressez le patient à votre correspondant Rhumatologue
On constate, en effet, que l’âge moyen d’apparition de l’aponévrosite plantaire se situe autour de 40 ans. Elle touche deux femmes pour un homme. La station debout prolongée, elle est coiffeuse, en est une cause fréquente.
Le symptôme quasi unique de l’aponévrosite plantaire est la douleur talonnière talalgie (douleur du talon). Elle est ressentie surtout lors de la mise en charge le matin.
C'est bien, je suis fier de vous, vous vous êtes comporté en bon médecin et en plus vous n'avez pas couté cher à la collectivité.
En effet, vous n'avez pas prescrit ces fameux examens complémentaires qui coûtent si cher. Vous avez évité :
Examens complémentaires :
Radio standard : peu d'intérêt. Montre une épine calcanéenne, surtout ne pas opérer.
Échographie : peu d'intérêt aussi.
IRM : confirme bien l'aponévrosite, le meilleur examen complémentaire, coûte cher.
J'oubliais les nombreux traitements proposés dans l'aponévrosite plantaire (il doit bien y en avoir dans le tas certains qui ne valent rien, peut-être dis-je des bêtises, il vaut mieux utiliser des traitements réversibles).
Traitements :
- Podologue : orthèse plantaire (semelles orthopédiques) remboursées.
- Kinésithérapie : crochetage myo-aponévrotique
- Mésothérapie
- Infiltration
- Cryothérapie
- Onde de choc extra corporelle
- Chirurgie pour les formes rebelles. Elle consiste à inciser l'aponévrose : aponévrectomie.
17:41 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Histoire de la Médecine, La pensée du jour, Médecine, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)

