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08/01/2014

Épisodiquement





Votre serviteur a été dans l'obligation de consulter un confrère spécialiste.

Situation délicate s'il en est.

C'est ma mie qui m'y a obligé, vu le soucis qu'elle devinait. Je ne suis pas hypocondriaque, j'ai toujours, me concernant, une terrible lucidité, ce qui me permet d'être mon médecin traitant, d'autant plus que, comme avec mes patient, je passe la main au spécialiste, assez rapidement, quand je me sent dépassé.

En l'occurrence les signes me faisaient songer à une pathologie bien précise (l'avantage d'être médecin), pathologie, qui, à priori, n'était pas trop une saloperie, tout en étant préocupante.

Disons que j'ai laissé "un peu" trainer la chose. Enfin le jour J arriva.

Si j'ai choisi ce spécialiste c'est que je le connais bien et que c'est un très bon spécialiste et qu'il percute bien, plus que cela, il pétille. Il est un peu original, mais il est brillant.

D'ailleurs je lui ai confié ma tendre et douce avant d'aller le voir à consulte (non, je vous voit venir, je ne l'ai pas envoyée en reconnaissance, je le connaissait bien d'avant).

C'est un ancien interne et ancien chef de clinique, nous détaillerons cela tout à l'heure

Lors de la consultation, naturellement, pendant l'examen clinique on discute métier. Tout naturellement nous parlons de sa spécialité. Il me raconte que quatre de ses confrères sont gravement malades et se son arrêtés. Heureusement quelques confrères, âgés, de sa spécialité continuent à travailler, mais, le drame, c'est que la relève n'est pas assurée aucun jeune médecins ne s'installent dans sa spécialité ; d'où l'attente à 2 mois pour obtenir une consultation.

Il me dit sur votre secteur vous avez Machin.

Moi de répondre oui, j'adresse à lui épisodiquement.

Pourquoi me direz vous ?

Parce que ce médecin à beau être ancien interne et ancien chef de clinique, lui, pour le coup, il ne percute pas.

A ma réflexion "épisodiquement, il ne répondis pas. Je pense que l'on s'est compris à demi mot.

Un médecin, pas trop idiot, arrive très facilement à juger l'efficacité d'un confrère, c'est comme cela que se fait le carnet des correspondants pour un généraliste. Personnellement j'attache beaucoup d'importance à la lettre.

Cela nous amène à résoudre la question que se pose le patient "lambda" : comment choisir son médecin traitant ?

Mais aussi et surtout, pour juger un médecin, il faut le juger sur ses résultat et pas sur ce qu'il dit, certains médecins travaillant à la séduction. Pour moi, je vais vous choquer, le corps humain est une machine, comme une voiture. Le médecin est, ni plus ni moins un garagiste. Le médecin doit chercher la panne, s'il la trouve, il la traite, dans la mesure du possible, et si ces deux étapes sont franchies avec succès, la panne est réparée, le malade est guéri (ou stabilisé).

Voilà comment un patient de "base" peut choisir son médecin traitant. Il y a, aussi, les explications qui se doivent d'être claires, le fait d'être écouté et de pouvoir poser des questions en toute liberté

Après la relation médecin malade j'ai donc abordé pour vous la relation médecin médecin. Pour moi, cela se résume en une phrase: c’est un problème d’autorité, j’ai du mal à déléguer.

Je ne me suis pas trompé sur son compte, il pétille et, en plus, il est simple. Cerise sur le gâteau il est Secteur I (il ne prend pas de dépassement).

C'est à ma moitié qu'il confia avoir choisi délibérément le Secteur I, en dépit de ses diplômes, pour faire de la "vraie" médecine.

Au fait, l'autre spécialiste, celui qui est éteint, lui est ... Secteur II.

Je ressorti avec une analyse de sang et une IRM (pas à l'hôpital machin, ils sont nuls me précisa-t-il).

Me voilà presque malade.

Commentaires

Meilleure santé! Mais je me demande pourquoi les médecins détestent consulter un collègue?... Parce qu'ils savent trop de quoi l'autre parle ou du fait de se rendre compte être aussi vulnérable que leur patient?.... Où la crainte d'être mal noté justement par ses propres patients (du genre ce n'est pas un bon toubib, il/elle ne sait pas se soigner seul(e))?...

Ensuite, je vais vous choquez car votre description de l'humain comme une machine ne me chique oint du tout. Tout est plus ou moins une machine, au fond, le hic est que des pièces sont prévus être changeables (exemple la vidanges, les pneus) et d'autre non (mais peuvent l'être mais la différence avec l'original se fait remarquer, mais là aucun exemple pour la voiture me viens en tête, pour le corps humain ou animal si: la prothèse de hanche - l'original reste toujours meilleure que son duplicata dont la longévité est nettement inférieure ).

Bonne soirée et écoutez un peu plus votre seconde moitie.

Écrit par : chantal | 08/01/2014

ohhh, ben mince alors ! Attention aux plombages qui sautent avec l'IRM !
Meilleure santé Doc !

Écrit par : Artémis | 08/01/2014

Les plombages ne sautent pas! J'en ai une du GG et mes plombages sont bien là. Mais sinon, quel boucan et quel ennui!

Artémis - Imaginez un chevalier avec son armure dans cette machine....

Écrit par : chantal | 08/01/2014

Mouahhhh ! un remake médical des "Visiteurs" !!!!!!

Écrit par : Artémis | 08/01/2014

Bon maintenant je vais faire les vaccins à la clef de douze et remplacer le stetho par une pince universelle; je garde le marteau réflexes; ce qui me gène, c'est un patient qui risque de venir pour une vidange...NAN je déconne D'accord avec toi sur les grandes lignes

Écrit par : alain | 09/01/2014

@ chantal
Pour moi, c’est un problème d’autorité, j’ai du mal à déléguer.

Avec ce spécialiste, cela s’est fait tout seul. Ce fut un dialogue et il décida en fonction, quand même, de mon opinion.

Ton deuxième propos me fait songer au Canard digérateur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Canard_dig%C3%A9rateur .

Quand à ma moitié, elle est très efficace quand elle me force la main.

Écrit par : Dr Sangsue | 09/01/2014

@ alain – C’est vrai, je n’avais pas pensé à la vidange, quoique… un haricot.

Je précise, pour les non connaisseurs, que le haricot médical est un récipient en forme de… haricot, permettant de recueillir tout liquide humain (et autres déchets).

Pour ce qui est de la mécanique en médecine, je savais que nous serions d'accord, pourtant, les médecines douces, c'est tellement tentant (surtout pour le porte monnaie du médecin).

Écrit par : Dr Sangsue | 09/01/2014

Bon pied bon œil à tous pour 2014. Avis partagé pour ce qui est de la mécanique et de l'hydraulique du corps animal qui est le notre. J'ai en souvenir les kits que nous faisions pour la chirurgie, les gabarits de perçage et de découpe pour des implantations d'articulations de "rechange" et de plusieurs tailles et couleurs différentes.
Bzzz...

Écrit par : le bourdon masqué | 09/01/2014

@ le bourdon masqué - perçage ou piercing ?

Écrit par : Dr Sangsue | 09/01/2014

Les commentaires sont fermés.