13/05/2011

Les débuts de la Médecine Triomphante, la médecine des années 50

Poumon d'acier



Cet  article fait suite à un commentaire de maudub contenant l’expression pertinente « Médecine Triomphante ». C’est ce qui m’a inspiré cet article.



L’histoire de la Médecine a ceci de fascinant, c’est d’agencer, dans le temps, les différentes découvertes médicales, et, d’autre part, c’est une source inépuisable d’histoires. Quand j’étais gamin j’adorais l’histoire naturelle, ce qui m’a fait aimer la médecine : Etant resté enfant quelque part, j’ai toujours aimé qu’on me raconte des histoires, enfin cela dépend de quelles histoires.



Dans les années cinquante, la Médecine connu des progrès foudroyants, ceux-ci fusaient de tous les côtés, un véritable feu d’artifice. L’Europe, et l’Amérique, étaient en plein boom économique, et, certainement, aussi, à l’époque, la recherche devait coûter moins cher, la recherche clinique étant moins rigoureuse.

On doit à la Médecine des années cinquante la découverte du vaccin antipoliomyélitique (vaccin Salk et vaccin Sabin contre la polio), ainsi que la découverte du BCG (vaccin contre la tuberculose, Calmette et Guérin).

Ce sont les épidémies de Polio qui ont permises la naissance de l’Anesthésie moderne avec la mise au point des poumons d’acier puis des respirateurs artificiels. Quand aux progrès de l’Anesthésie, ils sont redevables, aussi, à la Psychiatrie et à la découverte du premier Neuroleptique : le LARGACTIL* (Charpentier et Laborit).

Les progrès de la Néphrologie dus au Professeur Hamburger (le père de Michel Berger) permirent aussi à cette spécialité nouvelle, la Néphrologie, de faire décoller l’Anesthésie, un des premiers découvreurs en Anesthésie Réanimation fut le Professeur Hamburger lui-même.

Les progrès en Anesthésie et en Réanimation permettent ainsi l’envol spectaculaire de la chirurgie cardiaque (opération de Blalock-Taussig chez les « Enfants Bleus ») et de la neurochirurgie.

La Médecine des années cinquante lutte contre la tuberculose avec la prévention (BCG et isolation des contagieux en Sanatorium*), le dépistage et traitement, au début palliatifs (Pneumothorax, Thoracoplastie), puis on découvrit le premier antibiotique antituberculeux : le RIMIFON* (ISONIAZIDE).

Retours vers la Psychiatrie : on remarque que les patients tuberculeux et dépressifs traités par RIMIFON* guérissent de leur dépression, le premier antidépresseur est né, il appartient à la classe des IMAO. Assez rapidement on découvre les antidépresseurs tricycliques. Mais là, on s’approche de la Médecine des années 60

A l’époque, le Professeur Milliez s’intéresse à l’Hypertension artérielle, il a la chance de pouvoir manipuler les premiers antihypertenseurs que sont les diurétiques mercuriels.

Le Professeur Robert Debré était mondialement connu pour ses recherches en Pédiatrie.

Toutes ces découvertes sont Françaises, c’est dire si la France occupait une place de choix pour ce qui est du progrès médical.

A l’époque, dans les années 50, les chefs de cliniques Français allaient en stage en Amérique pour ramener les techniques nouvelles pouvant faire avancer les choses. Ainsi fut fait pour la chirurgie cardiaque et, avec le Professeur Vilain, la chirurgie de la main.



Bref, pour utiliser une terminologie à la mode, on peut dire que la médecine des années cinquante est une Médecine interconnectée.



* A lire l’Hôpital d'Alphonse Boudard

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