12/07/2026
L’essentiel né du superflu - Suite – Stage en Neuroradiologie et découverte de la littérature

Dans cet article je vais évoquer un souvenir de jeunesse qui m’a été inspiré par mon dernier article sur la découverte du scanner, né grâce à l’argent de la vente des disques des Beatles. En fait un article culturel : «Un peu de culture ne nuit pas, cela évite de mourir idiot... et de passer pour un sot».
Dans mon article du 11/07/2026 : « L’essentiel né du superflu », je raconte comment le scanner ou TDM (Tomodensitométrie), est né grâce à l’argent récolté par EMI par la vente des disques des Beatles.
Je me souviens, au début de mes études, dans les années 70, d’être passé dans le service de neuroradiologie du CHU où était installé le deuxième scanner cérébral de France.
Il tombait souvent en panne et le technicien venait très souvent dépanner la bête.
Avant le scanner, pour dépister les tumeurs cérébrales on injectait un produit opaque aux rayons X dans les artères cérébrales (l’injection se faisait dans les carotides), c’est ce que l’on appelle une artériographie. En effet, les artères contournaient les tumeurs, les dessinant ainsi sur les radiographies.
Le scanner étant toujours à l’étude dans certains cas on pratiquait encore des artériographies.
Par un matin (les stages se déroulaient le matin, l’après-midi étant réservé aux cours magistraux et aux travaux pratiques). Un matin donc, à l’induction anesthésique, avant le début de l’artériographie, le malade allongé sur la table d’intervention décéda.
Je vis alors une chose étrange.
Le chef du service de neuroradiologie arpentait le couloir de son service l’air troublé.
Puis, brutalement, il débarqua dans la salle d’examen où était mort le patient et il nous dit :
« Je vous conseille de lire le livre de Céline : voyage au bout de la nuit ».
Je l’achetai, mais c’était un gros pavé : je ne le lus pas et le rangeai. Il faut dire, qu’à l‘époque, je lisais peu, mon temps étant pris pour les lectures médicales que nécessitaient les études, captivantes certes, mais envahissantes.
Il faut dire, aussi, que la littérature ne faisait pas partie de ma « tasse de thé », c’est le moins qu ‘on puisse dire. Ma notre au BAC de français dit tout : 6 !
J’ai découvert plus tard la vraie littérature, la bonne. Je commençais par Maupassant. J’ai acheté les deux tomes dans la collection Bouquins (Robert Laffont) et je les ai dévorés en entier. Un régal : une description visuelle de situations de vie, dans toute son horreur, et de la nature humaine dans ce qu‘elle peut avoir de plus sombre. Un style simple, efficace et pertinent.
Puis je m’attaquais au livre que j’avais mis de côté, le livre de Céline : « Voyage au bout de la nuit », le Voyage comme disent les snobs.
Un style bien plus percutant que celui de Maupassant. Un style de révolte, un cri !
Là aussi, du réalisme, la médecine dans tout ce qu‘elle peut avoir de noir. La vie dans son réalisme le plus affreux.
Un peu plus tard, dans le livre de poche, j’ai acheté et dévoré sa thèse sur la vie d’un médecin obstétricien Ignace Semmelweis qui, en pratiquant l’asepsie (en se lavant les mains avant de pratiquer les accouchements), a résolu le problème de la fièvre puerpérale. Une thèse littéraire (eh oui, les thèses, pour le doctorat en médecine, peuvent, aussi, être des thèses littéraires).
C’est, ainsi, lors d’un stage hospitalier, dans le service de neuroradiologie doté, depuis peu, du second scanner cérébral de France, du décès d’un patient lors d’une artériographie, du comportement et du conseil littéraire que, plus tard, je découvris la littérature, la vraie, et ce qu‘est vraiment un style littéraire.
Un court extrait de l'entretien accordé à Louis Pauwels pour l'émission « En français dans le texte », réalisée peu avant la mort de Céline, le 1er juillet 1961. Il y évoque, notamment le style littéraire.
Louis Ferdinand Céline - Interview TV 1961 (extraits) – Celinelao
P. -S. :
Louis-Ferdinand Céline (de son vrai nom Louis-Ferdinand Destouches), Céline en abrégé, a beaucoup été critiqué pour ses propos antisémites, pour le moins discutables. À sa décharge, il faut se replacer dans le contexte de l’époque. On peut être un génie et commettre des erreurs.
P. -S. :
La cause du décès de Céline est due à la rupture d'un anévrisme de l'aorte, entraînant une hémorragie interne brutale. Aujourd’hui, peut-être avec le scanner et le SAMU, il n’aurait pas succombé à son anévrisme.
17:41 Publié dans Anecdote, Culture, Culture, Histoire de la Médecine, Histoire de l'informatique, Informatique, Informatique Médicale, Le mot du jour, Loisirs, Maladies des Hommes Célèbres, Médecine, Mots, Potins, Santé, Science, Science, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
27/06/2026
Recadrage photo : 4:3 vs 16:9, lequel choisir pour un fond d’écran ?

Aujourd’hui, je vous propose un petit jeu concernant une de mes activités favorites : la photo.
Voici une photo de saunier prise à l’île de Ré en août 2024 avec mon Smartphone de l’époque ASUS Zenphone Max Pro M1. Je l’ai recadrée en 16:9 à partir de l’original en 4:3 pour l’utiliser en fond d’écran.
Mais pourquoi recadrer ?
Pourquoi recadrer ? Parce que j’ai deux ordinateurs : l’un, ancien, avec un écran 4:3 (celui de mon ex-cabinet médical), et l’autre, récent, avec un écran 16:9. Pour utiliser mes vieilles photos en fond d’écran sur ce dernier, il m’a fallu les recadrer.
La petite minute culturelle :
« Un peu de culture ne nuit pas, cela évite de mourir idiot et… de passer pour un sot ».
En effet, les écrans modernes sont en 16:9 principalement parce que ce format est devenu le standard mondial pour la HD, la vidéo numérique et les contenus cinéma, tandis que les anciens écrans étaient en 4:3 parce qu’ils suivaient les contraintes techniques et les usages de la télévision et du film du XXᵉ siècle.
Cela dit, maintenant, le petit jeu que je vous ai promis.
Le petit jeu :
La photo originale en 4:3 :

Crédit Photo – Archives Personnelles - Pour agrandir, double clic gauche sur la photo
Le premier recadrage en 16:9 :

Crédit Photo – Archives Personnelles - Pour agrandir, double clic gauche sur la photo
Le second recadrage en 16:9 :

Crédit Photo – Archives Personnelles - Pour agrandir, double clic gauche sur la photo
À vous de trancher. Quel est le meilleur des deux :
Le premier recadrage ou le second ?
Bon, je vous donne la réponse. C’est le second.
En effet dans le premier recadrage le simoussi* (dans la bas de la photo) est légèrement coupé au niveau de l’ételle. C’est donc le deuxième recadrage qui est meilleur.
Bravo, vous avez gagné !
*Le simoussi est le long râteau d’(environ 4,5 mètres) muni d’une ételle en bois, utilisé pour tirer le gros sel déposé au fond du bassin. L’ételle étant la planche en bois fixée au bout du simoussi qui permet au saunier de rassembler et pousser le gros sel au fond du marais salant.
À ne pas confondre avec La lousse qui est l’outil spécifique pour cueillir délicatement la fine pellicule de fleur de sel à la surface de l’eau. Elle est composée d’un long manche (2,5 à 3 mètres) et d’une planchette plate.
P. S. :
Il existe un outil de Windows 10/11 bien pratique pour cela c'est Photos. Autrement, vous pouvez aller sur des sites internets gratuits qui font très bien le job.
17:10 Publié dans Anecdote, Art, Cuisine, Culture, Culture, Gastronomie, Histoire de l'informatique, Informatique, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Photographie, Société, Société, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)
26/06/2026
Quand un python royal transforme une consultation en histoire de chasse
Où un article traitant d’un sujet pas commun me rappelle une consultation sortant de l’ordinaire.
Lu dans la news letter du Journal gratuit 20 Minutes du 25/06/2026 : « Rouen : Un enfant mordu par un rat dans la cour de son école ».
« Les rats sont partout, et bien sûr dans les endroits où l’on aimerait les voir le moins possible : à l’école, parmi les bambins. Un enfant âgé de 6 ans a été mordu par un rat vendredi dernier alors qu’il jouait dans la cour de son école à Rouen... Celle-ci a immédiatement fait procéder à une dératisation de l’établissement et la cour de l’école a été interdite aux enfants durant toute la journée. La cour a été rouverte dès lundi matin ».
Cette morsure de rat me rappelle une histoire de chasse* qu’a vécu, il y a fort longtemps votre serviteur, le Docteur Sangsue.
C’était bien avant ma retraite (elle date de 2017 : 9 ans déjà !) confer mes articles :
- 17 /0 /2017 : « Le Cabinet Médical est fermé - La retraite du Docteur Sangsue »
- 20/01/2027 : « Réponse à un fidèle lecteur de la première heure à mon article sur la retraite du Docteur Sangsue »
- 13/02/2027 : « La cessation d'activité du Docteur sangsue, une conduire responsable non récompensée par la très grande majorité de ses ex patients »
Je plante le décor :
Or, donc, c’était par un beau jour d’hiver en pleine consultation du matin quand en ouvrant la porte de la salle d’attente, je vis un homme encore jeune se lever et venir vers moi.
Je le fis rentrer et, la porte fermée, le fis asseoir et lui demandai ce qui l’amenait.
Il me dit :
- « J’ai été mordu a la main par une souris ».
Moi, interloqué, de lui rétorquer :
- « Par une souris » ? Que s’est-il passé » ?
- « Voilà, en nourrissant mon python (un python royal, je le précise), je me suis fait mordre par une souris que je lui présentais pour sa nourriture de la semaine ».
En effet, il me montra sa main droite qui présentait une morsure sur le dos de sa main.
Effectivement, c’était un militaire. Mon cabinet médical était situé à deux portées de fusil-mitrailleur (c’est le cas de le dire) d’une résidence occupée en majorité par des militaires du contingent, et, quelque temps plus tard, il m’est arrivé, lors d’une de mes visites, de me rendre chez lui et de trouver, dans un terrarium, lové langoureusement sur une grosse branche fourchue, un superbe python.
Le python royal de mon histoire de chasse. Un animal de compagnie peu commun je vous l’accorde.
Une bien belle histoire, vous ne trouvez pas ?
C’est, entre autres, ce qui fait tous le charme de ce métier. Et nous fait totalement oublier toutes ses vicissitudes.
17:04 Publié dans Anecdote, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Potins, Shopping, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
23/06/2026
"Fume, c’est du belge" : origine de l'expression

L’article d’aujourd’hui pourrait s’approcher d’une histoire belge. « Fume, c’est du Belge » : quand l’histoire du tabac belge vire à la contrebande.
Lu dans la newsletter de 20 Minutes du 17/06/2026 : « Belgique : Ils fabriquaient des cigarettes en quantité industrielle dans une usine clandestine » :
« En Belgique, depuis quelques années, la réglementation sur le tabac se durcit franchement et les taxes augmentent. Dans le même temps, la contrebande explose littéralement, au point que les produits alimentant le marché parallèle sont de plus en plus souvent fabriqués directement dans le pays.
Mardi, c’est à Thuin, au sud de Charleroi, à proximité immédiate de la frontière française, que les autorités belges ont démantelé une usine clandestine de fabrication de cigarettes. Selon les propos du Service public fédéral des finances (SPF) relayés par les médias belges, la douane et la police judiciaire de Charleroi ont fait une descente dans un hangar qui dissimulait l’installation permettant de fabriquer en quantités industrielles des cigarettes...
La réputation du tabac belge :
Le tabac et la Belgique ont une longue histoire d’amour. Vers 1640, la culture du tabac en plein champ débute en Flandre et en Flandre française. Au départ, et ce jusqu’à la première moitié du XVIIIe siècle, le tabac était cultivé dans de nombreux endroits, notamment dans les régions autour de Furnes, Dixmude, Wervik, Comines, Harelbeke, Grammont, Gand, Bruxelles et Ath.
Le tabac belge a joui d’une réputation de qualité, notamment grâce à son histoire et à ses méthodes de production traditionnelles. La Belgique a été un acteur important dans l'industrie du tabac, en particulier avec des marques comme "Belga" ou "Punch", qui étaient connues pour leurs cigares et leurs tabacs à pipe.
Si le tabac belge a longtemps été réputé pas seulement pour sa qualité, il l’a été aussi pour son prix plus bas et une réglementation moins stricte que celle de la France.
Le « renouveau » du tabac belge : le tabac clandestin :
Avec cette saisie de cigarettes dans un atelier clandestin, on peut dire que le tabac belge retrouve une certaine réputation mais d’un nouveau genre cette fois.
Une vidéo sur cet atelier clandestin :
Un atelier clandestin de cigarettes démantelé en Belgique - RTBF Info
Certes, le tabac belge a joui d’une belle réputation, mais d’où vient: « Tiens, fume c’est du belge » ?
Origine de l’expression « Fume c’est du belge :
Frédéric DARD qui écrivit, notamment sous le pseudo de SAN-ANTONIO, dans sa série de livres "San Antonio", employait fréquemment l'expression "Tiens, fume c'est du belge".
"Le belge" désigne le tabac belge, de bonne réputation, avec lequel on se roulait d'excellentes cigarettes - familièrement parlant, "de très bonnes pipes".
Mais, « Tiens, fume c’est du belge », est, aussi, une apostrophe obscène, invitant l'interlocuteur à une fellation. La qualité du tabac belge (pour pipes) ne suffit pas à expliquer clairement la genèse de cette expression.
Une autre explication fait allusion au "Mannekenpiss" bruxellois (la célèbre statue de Bruxelles représentant un enfant urinant), mais la métaphore du fumeur de pipe, vu le sens de pipe et l'expression "avaler la fumée", est beaucoup plus vraisemblable.
Suite au commentaire de jacques, je me dois d’ajouter un correctif concernant la vraie origine de «Fume c’est du belge». Je cite in extenso un extrait de son commentaire.
La vraie origine de l’expression « Fume c’est du belge :
« Fume, c’est du belge » est une expression argotique attestée au moins dès les années 1950, issue de milieux militaires ou techniques, déjà stabilisée dans les années 1960, et que l’on retrouve notamment dans le roman La 317e Section de Pierre Schoendoerffer (1963). Frédéric Dard ne l’a ni créée ni popularisée de façon significative ; il l’a simplement intégrée ponctuellement à son univers San-Antonio en raison de sa charge comique et de sa musicalité.
Fume, c’est du belge, le podcast :
FUME C’EST DU BELGE ! est un podcast dédié au rock et aux musiques alternatives made in Fédération Wallonie-Bruxelles (la région francophone de Belgique). Mené par Jacques de Pierpont (Pompon) et produit par Freaksville, le show mêle nouveautés, pépites oubliées, portraits d’artistes et mémoire vivante de la scène belge francophone. Sessions, extraits commentés, histoires de disques et de lieux cultes : un magazine audio pour découvrir, comprendre et archiver la vie en rock, version belge.
Plus sérieusement, abordons l’aspect économique du problème. Il n’y a pas qu’en Belgique qu’a lieu le trafic de cigarette, la France n’est pas mal classée parmi les états européens comme en atteste cette vidéo :
Tabac illégal : la France championne d'Europe ! - TF1 INFO
Conclusion :
Si "Fume, c’est du belge" reste une expression populaire, elle prend aujourd’hui une résonance ironique : celle d’un pays où le tabac, jadis symbole de qualité, est désormais aussi associé à l’illégalité. Un paradoxe qui interroge sur l’évolution des mentalités… et des lois.
Et vous, connaissiez-vous cette expression ?
Mais, n’oublions pas que FUMER TUE !
P. S. :
Pour être complet, « Fume c’est du Belge » est, aussi, un court métrage super 8, Une production Wajnbrosse. Il ne montre pas une, mais des histoires Belges… décapantes à voir sans plus attendre tant c'est désopilant.
Références :
- "Tiens, fume c'est du belge"
- Fume c’est du belge [fym sɛ dy bɛlʒ]
- Belgique : Ils fabriquaient des cigarettes en quantité industrielle dans une usine clandestine
12:37 Publié dans Anecdote, Citation, Culture, Culture, Economie, Histoire, La pensée du jour, Le mot du jour, Politique, Potins, Santé, Shopping, Société, Société, Vidéo, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4)
21/06/2026
21 juin 2026 : Fête de la musique, canicule et consommation d’alcool réglementée

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Cette année, la fête de la musique se jouera sous le signe de la canicule.
Lu dans une newsletter de 20 Minutes du 20/06/2026 : « Fête de la Musique et canicule : Pourquoi la consommation d’alcool est interdite dans 35 départements ? » :
« La nuit la plus courte de l’année sera aussi la plus torride… L’alcool, dont la consommation a été interdite sur la voie publique pour la Fête de la musique dimanche dans 35 départements classés en vigilance rouge canicule, est particulièrement déconseillé en cas de fortes températures ».
Voyons un peu ce que fait l’alcool en cas de canicule.
En cas de canicule, l’alcool est à éviter :
L’alcool bloque la sécrétion de l’hormone antidiurétique (l’ADH) qui permet d’augmenter la quantité d’eau réabsorbée dans les reins et de réduire la production d’urine. Si cette hormone est bloquée on urine davantage ce qui accélère la déshydratation. Quand on se déshydrate, le corps ne peut plus produire assez de sueur pour se refroidir. L’alcool augmente d'environ 30 % le risque de déshydratation.
l’alcool perturbe les centres de régulation thermique situés dans l’hypothalamus. Le thermostat interne du corps ne réagit plus correctement aux signaux de surchauffe, notre organisme ne sait plus quand il faut transpirer et dilater nos vaisseaux sanguins.
Enfin, l’alcool brouille les signaux dans notre cerveau : la sensation de soif est masquée et on oublie de se rafraîchir, au risque de faire un coup de chaleur.
Un autre aspect du problème est la prise concomitante de médicament et d’alcool.
Médicaments alcool et canicule :
Dans mon article du 01/07/2025 : « Canicule : définition, conduite à tenir et gestion des médicaments », j’ai rédigé un chapitre « Médicaments et forte chaleur ». Je me permets de les citer :
- Diurétiques : Furosémide (Lasilix®) , Hydrochlorothiazide (Esidrex®), Spironolactone (Aldactone®)… Ainsi que les diurétique « masqués » car en association avec d’autre antihypertenseurs.
- Médicaments qui diminuent la fonction rénale : Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II).
- Médicaments empêchant l’élimination de la chaleur : Antidépresseurs, médicaments antiallergiques (antihistaminiques), antiparkinsoniens, neuroleptiques.
- Médicaments qui peuvent provoquer une hyperthermie : les neuroleptiques, les antidépresseurs et les antimigraineux.
Mais alors que boire par grandes chaleurs?
- Par temps chauds, La meilleure des boissons reste l’eau. Pour satisfaire le palais, on peut utiliser les boissons gazeuses. on peut également l’édulcorer avec du jus de citron ou du sirop (attention sucré).
- Jus de fruits :orange, pamplemousse...
- Les bières de « soif » peu riches en alcool (Entre 1,5 % et 4 %), mais elles en contiennent quand même.
- Dans les régions où il fait chauds, les boissons anisées (Pastis, Absinthe, Anisette, Ouzo, Raki…). Mais il faut les utiliser avec prudence, car elles contiennent de l’alcool. Il faut, alors, les diluer.
Cette année la consommation d’alcool sera réglementée dans les départements classés en vigilance rouge. Voyons cela en vidéo:
Fête de la musique : l'alcool interdit dans la rue en cas de vigilance rouge canicule - Le Parisien
Un exemple à ne pas suivre particulièrement. En 1975, consommer un litre et demi, de bière, cela fait quand même un peu trop :
Canicule: quand la télé conseillait de boire 1,5 litre de bière par jour - Archive INA - INA Société
Une mode est en train d’apparaître : les boissons sans alcool. Autant en profiter :
Les boissons sans alcool ont la cote - France 3 Hauts-de-France
Maintenant que nous savons que l’alcool est mauvais par temps de canicule, terminons avec une note d’humour : La scène culte du film « Marius » de la trilogie de Marcel Pagnol où César explique avec une mauvaise foi délicieuse à Monsieur Brun que l’apéritif est forcément bon pour la santé puisqu’il est “fait avec des plantes” :
L'apéritif – Marius – Marcel Pagnol – 1931 - Romain Puppione
Conclusion :
En cette Fête de la Musique 2026, l’alcool et la canicule font mauvais ménage : privilégiez l’eau et les alternatives sans risque pour rester hydraté. Profitez de la musique, mais protégez votre santé !
Références :
- Canicule : boire de l’alcool pour se rafraîchir, vraiment ?
- Canicule : définition, conduite à tenir et gestion des médicaments
13:36 Publié dans Fête, La pensée du jour, Le mot du jour, Loisirs, Médecine, Musique, Politique, Santé, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
19/06/2026
Cardère sauvage (Dipsacus fullonum) ou cabaret des oiseaux

Cardère sauvage – Crédit Photo – Archives personnelles – pour agrandir double clic gauche sur la photo
Un sujet qui m'est cher : la photographie. Dans un de mes «nombreux» disques durs, je viens de retrouver une photo que j’avais prise, il y a de cela fort longtemps*, sur le bord d’un chemin lors d’une balade en Charente-Maritime. Elle est, pour l’instant, en fond d’écran sur un de mes trois ordis.
Je viens juste de trouver le nom de cette jolie plante en utilisant mon copain Google Lens sur mon Ordi. J’utilise, aussi, fréquemment Google Lens sur mon Smartphone. C'est vraiment très pratique. Fini les applis de reconnaissances des plantes pour les Smartphones d'autant plus que Google Lens interprète tous les sujets.
Mais, après cette diversion, passons au sujet du jour : la Cardère sauvage.
La Cardère sauvage est une plante très commune en France et en Europe. On la rencontre surtout dans les lieux incultes, friches, Bords de chemins, des routes et des prairies eutrophes, mégaphorbiaies (zones humides).
La Cardère sauvage peut atteindre une taille de deux mètres et sa période de floraison va de juillet à septembre. Dans ma photo, on voit bien que la période de floraison est dépassée.
La cardère est un véritable spectacle avec sa haute taille et ses fruits aux apparences de chardons.
la Cardère sauvage (Dipsacus fullonum) aussi appelée « cabaret des oiseaux », ceci en raison de l'eau qui après la pluie reste le long de la tige, à la jointure des feuilles.
La cardère attire les pollinisateurs et nourrit les oiseaux avec ses graines.
La cardère sauvage possède des bractées piquantes recourbées en crochets, celles‑ci servaient historiquement à carder la laine (une technique permettant de démêler les fibres avant le filage).
Une superbe vidéo expliquant tout sur la Cardère, cabaret des oiseaux :
La cardère, cabaret des oiseaux - Le Chemin de la Nature
La cardère sauvage est donc une plante fascinante, à la fois utile et belle, qui mérite d’être mieux connue. Et si, lors de vos prochaines promenades, vous en apercevez une, pensez à moi… et à la petite histoire qui se cache derrière.
*J’ai pris cette photo avec mon Canon PowerShot SX100 IS le 06/09/2009 à 15 h 26 (merci le fichier EXIF). Rappelons qu’un fichier EXIF est un ensemble de métadonnées enregistrées automatiquement par un appareil photo dans une image, indiquant notamment la date, les réglages de prise de vue et parfois la position GPS. Confer mon article du 21/09/2025 : « Comment supprimer toutes les métadonnées EXIF des fichiers photos avec le logiciel ExifToolGUI Portable ».
Petite critique photographique :
Ce qui fait le charme de cette photo se résume en trois points : le cadrage (la cardère décentrée à droite), le contre-jour (les épines ont une aura lumineuse) et le flou du fond de l’image c'est ce que l'on appelle le bokeh (profondeur de champ réduite).
La pensée "profonde" :
Je suis toujours surpris par le nombre de ces "nouveaux" photographes qui prennent avec leurs Smartphones les clichés en mode portait (réseaux sociaux exigent, merci TokTok, Instagrain, snapchien, Pintereste...). La grande majorité de mes photos sont en paysages (d'où mes fonds d'écran); mes clichés en portrait sont rares et réservés à des circonstances bien particulières (un cadrage qui le nécessite). Pour la majorité des photographes "modernes", la photo n’est plus un art, mais un moyen de communication rapide.
Références :
- Cardère
- Dipsacus
19:08 Publié dans Anecdote, Art, Culture, Culture, Ecologie, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Photographie, Potins, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
18/06/2026
Perroquet amélioré, l’absinthe menthe

Tous les jeudis à 18 h, nous accompagnons, régulièrement, ma moitié et moi, ma fille au Conservatoire de la Grande Ville. En attendant sa sortie nous prenons l'apéro dans un bar. La dernière fois, derrière le serveur, mon regard fut attiré par une bouteille hors du commun : de l’absinthe. J’avais entendu parler de son retour en grâce. Une envie folle me prit d’en déguster un verre.
Mais au fait, l’absinthe qu’est ce que c’est ?
1°) L’absinthe, la fée verte :

L'absinthe, célèbre pour sa couleur verte intense et sa teneur élevée en alcool, est bien plus qu'un simple spiritueux. Cette boisson complexe, souvent surnommée "la Fée Verte", est entourée de mystères et de légendes depuis ses débuts. Appréciée au 19e siècle par les artistes et les intellectuels, elle est ensuite devenue l'objet de nombreux mythes, y compris des récits exagérés sur ses supposés effets hallucinogènes.
L’absinthe est une eau-de-vie aromatique à base d’armoise (Artemisia absinthium), d’anis vert et de fenouil.
Devenue symbole de la Belle Époque, ce spiritueux fortement alcoolisé (entre 68° et 72°) connut une popularité fulgurante en France ; la région de Franche‑Comté comptait plus de cinquante distilleries au début du XXe siècle. Toutefois, des versions de mauvaise qualité et les discours alarmistes sur la thuyone, accusée d’effets hallucinogènes, menèrent à sa prohibition dans plusieurs pays : la Suisse en 1910, la France en 1915 et l’Europe continentale peu après.
A partir des années 1990 elle connaît sa réhabilitation et fait sa réapparition dans les bars. En France elle est réhabilité en 2011.
L'absinthe est un spiritueux puissant, avec un taux d'alcool pouvant varier entre 45 % et 74 %. Ce degré élevé est dû à sa composition, qui nécessite une teneur importante en alcool pour extraire les huiles essentielles des plantes. Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas la Thuyone, mais bien l'alcool qui explique la puissance et le danger de l'absinthe.
2°) L'histoire de l'absinthe :
Son usage remonte à l’Antiquité, notamment mentionnée dans le Papyrus Ebers (vers 1550 av. J.-C.) et utilisée par Pythagore et Hippocrate comme remède amer pour digestions difficiles et vers intestinaux.
Les origines de l'absinthe moderne remontent probablement à la fin du 18e siècle dans la région de Val-de-Travers, en Suisse, où elle était initialement utilisée comme remède. Selon la légende, l’invention de l’absinthe revient à une herboriste nommée Mère Henriod, qui aurait créé une première version de cette liqueur à des fins médicinales.
Elle utilise alors l’armoise, une plante déjà réputée pour ses propriétés stimulantes et digestives. À la fin du 18e siècle, la recette est reprise par un homme d'affaires, Henri-Louis Pernod, qui fonde la première distillerie commerciale d’absinthe à Pontarlier, en France. La boisson gagne rapidement en popularité et commence à être produite en grande quantité
La dégustation de l’absinthe se fait selon un cérémonial bien établis.
3°) Le cérémonial du service de l’absinthe :
Le cérémonial commence par verser l'absinthe jusqu'à la goutte, on place la cuiller sur le verre, puis le carré de sucre. Sous l'un des quatre becs de la fontaine placez le verre puis faire un goutte à goutte. Il est important de contrôler le débit sinon le verre risque d'être rempli d'eau avant que le sucre soit fondu.
Des figures emblématiques comme Vincent van Gogh, Henri de Toulouse-Lautrec, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud consomment régulièrement de l'absinthe, y trouvant une source d'inspiration. L’absinthe est perçue comme un spiritueux poétique, capable de stimuler l’esprit créatif.
Edgard Degas en fit un tableau célèbre.
4°) Le tableau d’Edgard Degas : Dans un café (ou L'Absinthe):

Dans un café aussi intitulé L’Absinthe est une célèbre peinture d'Edgar Degas composée entre 1875 et 1876 à Paris et conservée au musée d'Orsay.
Cette scène de café est située dans le Café de la Nouvelle Athènes. Le portrait des deux personnages, dans lequel l'historienne de l'art Françoise Cachin voit des « épaves urbaines ».
.
l'Absinthe - Karambolage – ARTE - Karambolage en français – ARTE
Maintenant que nous savons tout sur l’absinthe, je vais aborder la partie anecdotique de l’article.
5°) La façon dont me fut servie mon absinthe et l’absinthe menthe :
Ne sachant pas comment servir l’absinthe, il me fut servi un grand fond de verre d’absinthe pur. Très fort au goût. Cela nécessitait un grand apport d’eau.
Lors des grandes chaleurs (et nous somme particulièrement bien servis actuellement), j’ai pris l’habitude de prendre un perroquet (association Ricard/menthe) ce qui permet, pour lutter contre la déshydratation, de boire de l’eau agréablement. Comme le Ricard est anisé, le « perroquet - absinthe doit permettre d’avoir un breuvage plus doux. Ce que j'ai fait le jeudi suivant. Ma déduction était logique et le breuvage excellent.
La prochaine fois que vous prenez l’apéro dans un bar, essayez ce breuvage, vous penserez à moi et à toute son histoire. Mais, attention, à déguster avec modération.
Références :
16:26 Publié dans Anecdote, Art, Culture, Culture, Gastronomie, Le mot du jour, Mots, Potins, Shopping, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
12/06/2026
Toccata et Fugue en D mineur Jean-Sébastien Bach avec La harpe en verre de GlassDuo

Pas plus tard que ce matin, en regardant YouTube sur ma nouvelle télé connectée équipée de ma barre de son Hisense[1] (profitant pleinement de son caisson de basse), je suis tombé sur cette pépite de GlassDuo et de sa harpe en verre : Toccata et Fugue en D mineur Jean- Sébastien Bach.
1°) GlassDuo :
GlassDuo a été fondé par Anna et Arkadiusz Szafraniec. Il s'agit d’un groupe jouant d'un instrument de musique exceptionnel à partir de simples verres à vin appelée harpe en verre. Il en résulte une musique inédite, capable de surprendre l'auditeur.
Seul ensemble de harpe de verre en Pologne et de l'un des rares ensembles professionnels au monde. Ils donnent des concerts en solo et avec d'autres musiciens.
Ils ont joué avec des quatuors à cordes, divers ensembles de musique de chambre et même des orchestres symphoniques. Ils ont également réalisé de nombreux enregistrements pour la radio, la télévision et le théâtre.
Les concerts de GlassDuo sont toujours l'occasion de découvrir des sonorités inhabituelles, des compositions originales et, surtout, de ressentir la présence des artistes eux-mêmes, qui poursuivent leurs rêves et leurs passions de manière si peu conventionnelle.
La musique de verre de GlassDuo résonne aussi bien dans une salle de concert classique que dans des espaces industriels, des églises ou les ruines d'anciens châteaux ou palais. Elle est tout aussi merveilleuse dans les intérieurs modernes où, grâce à l'amplification, elle offre une sonorité bien plus ample qu'on ne l'attendrait d'un instrument aussi délicat.
2°) La harpe en verre (Glass harp) :
Une harpe en verre (aussi appelée lunettes de musique, lunettes chantantes, orgue angélique, verillon ou violon fantôme) est un instrument de musique fait de verres à vin droits. Elle vient des Vérillons faisant partie de la famille des idiophones[2] frottés. Il est composé de plusieurs verres musicaux, généralement des verres à vin, disposés sur une table, et accordés par remplissage avec différentes quantités d'eau pour produire différentes notes.
Il est joué en courant des doigts humidifiés autour du rebord des lunettes. Chaque verre est accordé à un pas différent en remplissant le verre d'eau jusqu'à ce que le pas souhaité soit atteint.
Les lunettes de musique ont été documentées en Perse au 14ème siècle. La harpe de verre a été créée en 1741 par l'Irlandais Richard Pockrich, qui est connu comme le premier virtuose des lunettes musicales. Pockrich a appelé son instrument "l'orgue angélique" et il a été joué avec des bâtons, plutôt qu'en frottant les lunettes avec un doigt humidifié. Il a été rapporté en 1760 que, "Pockrich a joué Handel's Water Music sur les lunettes." Sa carrière de concert réussie a été mise fin prématurément par un incendie dans lequel l'inventeur et l'instrument ont péri en 1759.
Venons-en maintenant à l’interprétation de la « Toccata et fugue » par GlassDuo et sa harpe en verre. Un son inimitable.
3°) Toccata et Fugue en D mineur avec La harpe en verre de GlassDuo :
J. S. Bach - Toccata and Fugue in D minor on the glass harp - GlassDuo - Glass Harp
Pour bien vous montrer la qualité et la justesse d’interprétation, en voici une autre de la « Toccata et Fugue » interprétée à l’orgue :
J.S. Bach -Toccata & Fugue in D-minor BWV 565 - Stephanuskerk Hasselt - Gert van Hoef
4°) Conclusion :
L’interprétation de la Toccata et Fugue en D mineur de Bach par GlassDuo, avec leur harpe en verre, transforme une œuvre classique en une expérience sonore magique et inédite. Leur maîtrise de cet instrument rare, alliant tradition et innovation, prouve que la musique peut se réinventer sans perdre son âme.
[1] J’en parle dans mon article du 05/05/2026 : « Mon nouveau joujou : Barre de son Hisense 2.1CH 240 W H210 avec caisson de basse sans fil »
[2] Un idiophone, ou autophone, est un instrument de musique de la famille des percussions dont le son est produit par le matériau de l'instrument lui-même, lors d'un impact produit soit par un accessoire extérieur (comme une baguette), soit par une autre partie de l'instrument (comme des graines sur un filet qui l'entoure ou des battants de cloche).
P. S. :
Il ne faut pas confondre la harpe en verre avec l’Harmonica de verre instrument de musique perfectionné par Benjamin Franklin en 1761 à partir des verres musicaux, les vérillons préexistants. Franklin avait nommé l'instrument armonica à partir de l'italien[5] (avant l'invention de l'harmonica de bouche allemand).
Références :
- Site Internet de GlassDuo ICI
18:10 Publié dans Anecdote, Art, Culture, Culture, Histoire, Le mot du jour, Le site du jour, Loisirs, Mots, Musique, Potins, Science, Science, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
08/06/2026
Voiture 0 km : définition, avantages, prix et différences avec le neuf

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Je viens de découvrir, surfing sur YouTube oblige, deux vidéos expliquant une nouvelle race de voiture neuve (ou presque, mais de très peu) : les voitures 0 kilomètre. Cet article peut vous aider si vous recherchez une voiture neuve bénéficiant d’une remise qui peut être conséquente : 15 %, 35 %, parfois même allant jusqu’à… 40 % ! Mon article, outre le fait du hasard, vient aussi du fait que je recherche un véhicule pour remplacer ma fidèle et serviable Xsara Picasso de... 17 ans d’âge !
1°) Définition d’une voiture 0 Km :
Lire sur une annonce “voiture 0 km d’occasion” peut donner l’impression d’un tour de passe-passe. La réalité est beaucoup plus simple. Il s’agit d’un modèle qui sort d’usine, mais une première immatriculation a suffi à le faire basculer en voiture récente d’occasion. Quelques kilomètres sont en général présents au compteur, souvent liés à la logistique ou au stockage. Mais rassurez-vous, personne n’en a pris le volant avant vous. Sur le papier, le véhicule change juste de catégorie. Dans les faits, l’état reste celui d’un véhicule jamais utilisé. Vous l’aurez compris, il n’y a pas de grande différence avec une voiture neuve d’occasion.
2°) Trois éléments font la différence sur l’achat d’une voiture 0 km :
- Le prix d’une voiture 0 km. Une remise sur un modèle 0 km peut représenter entre 15 et 35% d’écart par rapport au neuf, voire 40%.
- La rapidité. Une voiture 0 km disponible en concession évite les délais liés à la production. Votre véhicule est là, prêt à partir. Juridiquement, une première immatriculation suffit à classer le modèle en occasion, même s’il n’a jamais roulé avant.
- La sécurité. La garantie constructeur reste active (hormis le délai entre l’immatriculation et la vente). Quelques mois, cela vaut le coup.
3°) En résumé :
Moins d’attente, un écart tarifaire réel, et une garantie constructeur maintenue (hormis le délai entre l’immatriculation et la vente).
Un tableau résumant les caractéristiques entre voiture neuve et voiture 0 Km
-
Critère
Voiture neuve
Voiture 0 km
Immatriculation
Pas encore immatriculée
Déjà immatriculée
État
Neuve
Neuve (0 à 100 km)
Prix
Plein tarif
Remise 15–40 %
Garantie
Garantie complète
Garantie entamée
Choix des options
Total
Limité aux modèles en stock
Disponibilité
Délai de production
Immédiate
4°) Conclusion :
Alors, si vous en avez l'opportunité et si le cœur vous en dit : passez à l’action !
Une petite vidéo de 4 mn expliquant ce la différence entre véhicule neuf et véhicule 0 km :
Véhicule neuf et véhicule 0 km : quelles différences – Caroom
Une vidéo détaillée expliquant en détail le phénomène de la voiture 0 Km : les invendus dûs aux prix trop chers obligeant les constructeurs à brader les prix. Elle est un peu longue et fait 15 mn.
STOCKS RECORD : Renault, Peugeot, Volkswagen Submergés d'INVENDUS - l'Heure de l'Auto
Référence :
- Voiture 0 kilomètre d’occasion : définition, avantages et pièges à éviter
13:02 Publié dans Anecdote, Automobile, Economie, La pensée du jour, Le mot du jour, Le site du jour, Potins, Shopping, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
03/06/2026
L’effet Leidenfrost : le secret pour cuisiner en poêle inox sans collage

Revenons-en à nos moutons, pardon, revenons à une de mes passions : l’art culinaire. En un mot : la cuisine. Aujourd'hui, un phénomène scientifique de physique ayant une application directe dans l'Art culinaire : l'effet Leidenfrost. Cet article vise à vous faire changer vos habitudes et remplacer vos poêles anti-adhésives par des poêles en inox. si je vous ai convaincu, j'aurai réussi mon coup.
L'effet Leidenfrost :
L'effet Leidenfrost est le phénomène qui met en caléfaction une goutte d'un liquide sur une plaque chaude. Le principe étant qu'une fine pellicule de vapeur se crée à partir du liquide et isole de la chaleur. Il a été décrit par Johann Gottlob Leidenfrost qui donne son nom à ce phénomène.
La caléfaction :
La caléfaction est un phénomène d'isolation thermique d'un liquide par rapport à une surface chauffante ayant atteint une température seuil Ts, dite température de Leidenfrost, nettement supérieure à la température d'ébullition du liquide Te.
Ce phénomène est dû à la formation d'une couche de vapeur entre la surface chauffante et le liquide, qui rend le transfert thermique beaucoup plus lent. Quand la température de la surface diminue (mais reste comprise entre Te et Ts), il se produit une ébullition brutale (qui a été la cause de nombreuses explosions de chaudières aux premiers temps de la machine à vapeur).
Une vidéo expliquant ce phénomène magique. Merci Monsieur Leidenfrost.
Faire léviter une goutte d'eau chez soi : l'effet Leidenfrosrt - La Minute Scientifique
Contrairement à ce qui est dit dans la vidéo précédente, il existe une application illustrant ce phénomène Physique. La vidéo suivante va vous montrer son utilisation dans l’art culinaire. Merci Monsieur Tom Cooks.
Vrai ou faux : l'inox ça colle ! - Tom Cooks
À retenir pour la cuisson :
- Température de Leidenfrost pour l’eau : ~200°C.
- Test : une goutte d’eau doit glisser comme une bille.
- Astuce : préchauffer la poêle à vide 2-3 min avant d’ajouter le beurre.
Conclusion :
En cuisine, cet effet est votre allié pour éviter que les aliments ne collent à une poêle en inox. Maintenant que vous savez, précipitez-vous et achetez une poêle en inox !
Références :
- En quoi consiste l'effet leidenfrost ?
- Effet Leidenfrost : le test simple pour réussir la cuisson à l’inox
- L’effet Leidenfrost - https://sciences.brussels/printemps2/pds2013/dossiers/18.pdf
P. S. : Trois chaînes YouTube concernant l’art culinaire :
- Tom Cooks - Les vidéos « normales » ICI
- Tom Cooks - Les shorts ICI
11:56 Publié dans Anecdote, Cuisine, Culture, Culture, Le mot du jour, Potins, Science, Science, Shopping, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
25/05/2026
Température caniculaire : dôme de chaleur ou blocage en oméga

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Je suis assis, comme un pauvre hère, écrasé par la chaleur, devant l’écran de mon ordinateur, pauvrement rafraîchis par un ventilateur. Une température caniculaire estivale avant l’heure.
31°C dans la Grande Ville ! C’est la température affichée au thermomètre dans ma cour. C’est, quand même, un peu élevé pour un mois de mai.
Une newsletter de 20 Minutes ,dans son article de ce jour, le 25/05/2026 : « C’est quoi ce phénomène de « dôme de chaleur » qui fait monter les températures si tôt ? » m’en donne l’explication : un dôme de chaleur.
Je me jette sur mon pote Wikipédia qui me renseigne illico :
« En météorologie, le dôme de chaleur est un mécanisme qui provoque la canicule. Il s’agit d’un blocage par un système de haute pression (anticyclone) persistant et/ou puissant produisant une sorte de dôme où la température est plus élevée sur une grande épaisseur de la troposphère que dans les régions environnantes. Ce phénomène a pour résultat des chaleurs caniculaires. Un dôme de chaleur peut survenir principalement en été et au printemps, lorsque la masse d'air se réchauffe suffisamment dans la journée et provoque des températures anormalement élevées sur une grande étendue géographique ».
La newsletter rentre dans le détail :
« Depuis jeudi, cet air chaud remonte en effet progressivement sur la France depuis le Maroc, via l’Espagne, ce qui explique les températures plus élevées sur la façade ouest. Il reste piégé sous des hautes pressions, dans une situation de blocage atmosphérique, détaille, sur son site Internet, Météo-France. Ces hautes pressions agissent comme un couvercle, qui emprisonne l’air chaud et le réchauffe, par un phénomène de compression, d’où l’appellation de dôme de chaleur : « Dans des courants du haut vers le bas, l’air s’affaisse. En étant comprimé vers les basses couches de l’atmosphère, il se réchauffe ».
Sur une carte météo que j’ai rapatrié, les courbes isobares montrent bien que nous sommes en pleine zone de hautes pressions : entre 1023 et 1028 hPa (Hectopascal).

Pour agrandir la capture d'écran, triple clic gauche sur la carte
Une vidéo percutante expliquant bien ce phénomène :
Chaleur élevée en mai : qu'est-ce que le «blocage en oméga»? - Le Parisien
P. S. :
Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, j’ai publié déjà un article le 01/07/2025 « Canicule : définition, conduite à tenir et gestion des médicaments ».
Références :
- C’est quoi ce phénomène de « dôme de chaleur » qui fait monter les températures si tôt ?
- Canicule : définition, conduite à tenir et gestion des médicaments
19:20 Publié dans Anecdote, Ecologie, Le mot du jour, Potins, Science, Science, Société, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
18/05/2026
Dans la guerre des diapasons, le La 440 remporte la victoire
J’ai découvert cette bataille du "la" avec la professeure de flûte à bec de ma fille dans le département de musique ancienne du conservatoire de la grande Ville. Lors de certaines soirées elle nous distillait, parfois, des notions de musicologie. Je vais essayer d’aborder ce sujet peut-être un peu technique de la manière la plus simple et la plus claire possible. Cet article se veut illustrer mon aphorisme préféré : « Un peu de culture ne nuit pas, cela évite de mourir idiot et... de passer pour un sot ».
Mon article est basé en « très » grande partie du magistral : « Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 ».
La note qui sert à accorder tous les instruments n’a pas toujours été la même, et elle a même fait l’objet de débats passionnés. Nous verrons dans cet article comment le "la" standardisé à 440 Hz a triomphé dans le monde musical.
1°) Définition sommaire :
Le diapason (a’) est une fréquence qui se mesure en Hertz (Hz). Loin des calculs physiques, il suffit de savoir que le son est produit par des vibrations. Plus la fréquence-diapason est élevée, plus le son est aigu. Le diapason moderne représente la fréquence correspondant au “la 4” de la gamme.
2°) Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 :
Beaucoup de musiciens le savent : le "la" donné par les diapasons tombe sur la fréquence 440 Hertz. Plus précisément, il s'agit du "La 4" (le la de la 4e octave du piano). Lorsqu'on fait vibrer un diapason, il produit une fréquence précise de 440 Hz. Ceci nous permet d'accorder les instruments.
Cela correspond à l’ancienne tonalité que l’on entendait lorsqu’on décrochait un téléphone. A une époque, il pouvait faire office de diapason de secours.
3°) Que vient faire la fréquence 432 :
Pendant longtemps, le "la" n’avait pas toujours correspondu à la fréquence de 440. Jusqu’à une période relativement récente, il était, réglé sur 432.
Mais, autrefois, les orchestres baroques accordaient leurs instruments d’une façon différente, en se référant à un "la" bien défini par l’époque y trouvaient maints avantages.
4°) En fait, il existait beaucoup plus d’étalons de diapasons :
Première découverte : avant que le 440 ne s'impose, il existait en fait pléthore de fréquences de référence :
« Pour la musique du XVIe siècle, on utilise le la 466 Hz. Pour le baroque vénitien (du temps de Vivaldi), c’est déjà le la 440 Hz. Pour le baroque allemand (du temps de Telemann, de Jean-Sébastien Bach…), c’est le la 415 Hz. Pour le baroque français (Couperin, Marais, Charpentier…) on s’accorde sur le la 392 Hz ! Il existe différents diapasons comme le diapason Haendel, réglé sur 423 Hz, le diapason Mozart, 422 Hz, celui de l’opéra de Paris, dit Berlioz, 449 Hz, et celui des pianos Steinway aux USA, 457 Hz. ».
5°) Verdi et le "la" 423, première tentative de normalisation :
Historiquement, un des premiers européens à chercher à légiférer en la matière fut apparemment le compositeur italien Giuseppe Verdi.
En 1884, il obtient de la commission musicale du gouvernement italien un décret de loi normalisant le diapason à un "là" à 432 vibrations par seconde.
Ainsi, le la 432 n'est aucunement une "ancienne et unique façon d'accorder les instruments". Mais tout simplement la première tentative de normalisation en la matière qui ait historiquement réussi à aboutir, puisque apparemment ce nouveau standard s'est répandu, notamment en France.
6°) La victoire du "la" 440 :
1939 : A Londres, la Fédération internationale des associations nationales de standardisation décide d’un diapason étalon étalonné à 440 Hz. Cette décision sera entérinée quelques années plus tard, lors d’une conférence internationale (toujours à Londres) en 1953. Les protestations des Italiens et des Français, attachés au la 432 Hz de Verdi, sont restées lettre morte. En 1975, le diapason la 440 Hz deviendra une norme ISO. Ceci imposera par la suite son utilisation dans tous les conservatoires de musique. Aujourd'hui la fréquence 440 Hz a donc gagné la bataille institutionnelle, s’érigeant aujourd'hui en standard international.
Cependant, dans le domaine de la musique ancienne, certains groupes baroques continuent de préférer le 415 Hz pour la sonorité particulière qu’il procure. En effet des hauteurs autour de 415 Hz sont cohérentes avec la pratique d’époque.
Aujourd’hui, le "la" 440 Hz est la norme mondiale, facilitant l’harmonisation des musiciens, tout en laissant à certains la place pour des pratiques alternatives selon les époques ou les préférences esthétiques.
En vidéo, la victoire du 440 :
La guerre des diapasons - Culture Prime - France Musique
Le "la" 440 :
440 Hz (10 seconds of A – muckinaboot
Le "la" 440 et "la" de l’ancienne tonalité lorsqu’on décrochait un téléphone :
Simulation d'un appel avec un téléphone à cadran U43 - Daniel Bourgeois
Pour finir, les différences de sonorité de deux interprétations d'une même mélodie, l'une en 440 l'autre en 432.






