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09/09/2016

A propos des urgences médicales de Grandville

 

Dans Grandville, au niveau des urgences, il existe trois structures où je peux adresser mes patients.

- La première, bien sûr, c’est le CHU.
- La deuxième est un Hôpital militaire, qui, déjà depuis quelques temps, s’est ouverte aux non militaires.
- La troisième est une clinique de la mutualité qui, depuis très récemment, elle, accueille les urgences.

Ces trois structures ont la particularité suivante :

Du CHU, pas de nouvelle du patient que je lui adresse.

En ce qui concerne l’Hôpital militaire, je revois le patient avec une feuille d’observation succincte du résumé de l’hospitalisation munie d'un bilan biologique et, éventuellement, des radios, mais sans compte rendu de celles-ci.

Pour ce qui est de la clinique, je reçois, systématiquement, un courrier détallé de l’hospitalisation.

Cela illustre bien, s’il en était, le meilleur fonctionnement des cliniques vis-à-vis de l’Hôpital.

Dans cette conjoncture, cela devient tentant d’adresser, systématiquement, dans la mesure du possible, tous mes patients à cette clinique.

 

P. S. : Il faut noter à quel point ce sketch des inconnus est particulièrement réaliste dans ses moindres détails. En effet, dans les CHU parisiens, un grand nombre d’aides soignantes sont issus des pays d’outre-mer.

02/09/2016

« Patientus Horribilus »

 

 
Par ce titre, en Latin de cuisine, je veux vous raconter une anecdote qui m’est arrivée pas plus tard qu’hier.

Hier, donc, vers onze heures trente coup de téléphone :

  - « Vous consultez jusqu’à midi ? »
  - « Oui »
  - « Je vais venir ce matin ».

Je reconnais cette voix. C’est un Professeur. Ce patient là, trouve toujours le moyen de venir, systématiquement, en fin de consultation.

Je flaire l’arnaque, s’il me téléphone, c’est que, cette fois, il veut que je l’attende.

Il se trouve que j’ai terminé, pour une fois, ma consultation à midi.

Je l’attends donc.

Midi cinq rien

Midi dix rien.

Midi et quart toujours rien.

Je me dis : Si dans cinq minutes il n’est pas là, je me casse ».

Effectivement, il débarque à midi vingt.

Il vient me voir pour une consultation filandreuse et qui traine en longueur. Fatigue, un enfant qui pose problème, difficultés de couple sans oublier des contrariétés au travail.

En d’autre temps, je l’aurais, volontiers, écouté. Mais, en l’occurrence, je ne pensai qu’à partir. Tant pis pour lui.

Un Médecin, ça se respecte.

Quand il faut me verser mes honoraires, il sort… un billet de… cinquante euros.

Un Médecin, ça se respecte !

Je ne sais s’il le fait exprès ou si c’est un acte manqué au sens Freudien du terme*.

 

*Acte manqué.

03/08/2016

Les tongs et le Docteur sangsue

Naturellement, elle arrive en fin de consultation, ce dont j’ai particulièrement horreur.

Cette patiente, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam vient consulter, en urgence, pour une filandreuse histoire d’IST (Infection Sexuellement Transmissible).

Elle se serait chopée, à la fois une infection à chlamydiae et une infection à Ureaplasma urealyticum. Toutes les deux auraient été traitées, il y a six mois, par un Médecin Généraliste de là où elle habite, la Réunion.

Un contrôle, il y a un mois, aurait montré, toujours là bas, une guérison de l’infection à chlamydiae mais pas de celle à Ureaplasma urealyticum.

Elle doit renter à la Réunion dans quinze jours.

Bref, une histoire filandreuse, car je lui dis d’aller consulter un Gynécologue à la Réunion, puisque, à la différence de la métropole où il faut compter six mois, la bas, un mois suffit.

Je lui prescris un bilan de recherche de Mycoplasme et chlamydiae et lui dit de montrer les résultats à un Gynécologue de la Réunion. Je la sens mécontente de ne pas la traiter. Moi de lui expliquer Qu’attendre un mois, dans ce cas, ne pose pas problème.

Par contre, je prescrit, aussi, une recherche de Ureaplasma urealyticum pour son partenaire.

La consultation terminée, je la fais ressortir par la salle d’attente où son ami l’attend.

En sortant, son copain s’entrave dans la marche avec sa tong, eh oui, en ville, maintenant, on va voir le médecin en tongs !

En fermant la porte, je lui coince le pied heureusement sans trop de bobo.

Lui de crier d'un ton très agressif « Merde, qu’elle saloperie » !

Certes, j’ai refermé la porte un peu trop rapidement, mais s’il n’était pas venu en tongs…

 

P.S. : Je regardais sur le Net et découvris que Ureaplasma urealyticum n'est pas toujours pathogène. Au gynécologue a décider de traiter s'il y a lieu.

29/07/2016

La thyroïde le Psychiatre et le Docteur Sangsue

 

J’ai, dans ma clientèle, un patient Bipolaire Type I.

Bon, je sais, cela ne vous dit peut-être rien comme maladie, mais cela n’a aucune importance pour la suite de mon article.

Le traitement royal, il y a encore peu de temps, était le LITIUM. Maintenant, il y a d’autres alternatives vu les effets néfastes de ce médicament qui révolutionna, en son temps, le traitement des malades Bipolaires.

On fut obligé, chez ce patient d’arrêter le LITIUM à cause d’un début d’insuffisance rénale. Un des premiers effets secondaires importants de ce produit.

Chez ce patient, le LITHIUM déclencha, aussi, un Psoriasis très sévère sur tout le corps.

Mais, le LITIUM lui flingua la thyroïde, lui créant une Insuffisance Thyroïdienne.

Vous me direz, cela se soigne très bien en administrant de l’hormone thyroïdienne.

Dernièrement, il décompensa le dosage de sa TSH. Dans ce cas, cela voulait dire qu’il lui manquait de l’hormone thyroïdienne.

Incidemment, pour une autre raison, son Psychiatre me téléphone.

Je lui fis part de ma découverte.

Et lui de me dire : « cela pourrait peut-être expliquer son comportement ».

Eh bien non, car avant qu’il y ait la moindre manifestation cliniquement visible, il faudrait qu’il y ait une modification très importante et durable.

Chacun son métier… et les vaches seront bien gardées.

20/07/2016

Trouble de Stress Post Traumatique (TSPT)

 


Suite à l’attentat du 14 juillet dernier à Nice, je tiens à aborder une pathologie qui concerne ce tragique évènement.


Le Trouble de Stress Post Traumatique (TSPT) est une pathologie qui survient lors d’évènements particulièrement traumatisants.

Au départ, le Trouble de Stress Post Traumatique a été nommé Railway Spine à la suite des premiers accidents de trains. Puis il a été dénommé Névrose de Guerre lors de la guerre de 1914. Cette Névrose de Guerre a été particulièrement étudiée par les Psychiatres américains lors de la guerre du Vietnam.

Le Trouble de Stress Post Traumatique survient lorsque le sujet a été exposé a un évènement traumatique, par exemple quand des individus ont pu mourir ou être très gravement blessés ou bien ont été menacés de mort ou bien durant lesquelles son intégrité physique ou celle d’autrui a pu être menacé.

Il se caractérise par le fait que l’évènement traumatisant est revécu par les façons suivantes :
 - Souvenirs répétitifs
 - Rêves répétitifs
 - Impression comme si l’évènement allait se reproduire
 - Évitement lors de l’exposition à des évènements pouvant évoquer les évènements traumatique (télévision retransmettant attentats, accidents d’avion, accident automobile…)

En outre, sont présents des difficultées d’endormissements, une difficulté de concentration, une hypervigilance et une réaction de sursaut exagéré.

La perturbation entraîne une souffrance ou une altération du fonctionnement social ou professionnel.

Cette pathologie survient chez des personnes fragilisées donc prédisposées à la développer.

Voila ce qu’éprouvent et vont éprouver certains survivants de l’attentat de Nice.

29/06/2016

Piercings tatouages et saisons en médecine

 

 
Je suis frappé par le nombre de personnes qui se font faire des piercings et des tatouages.

Passe encore pour le piercing, celui-ci est réversible, on peut toujours l’enlever.

Mais pour le tatouage, c’est une autre paire de manche : celui-ci est irréversible.

Je vois, selon les saisons, ces deux types de phénomènes.

L’hiver, ne sont exposés à mes yeux, que les piercings. L’été, je vois les tatouages : ceux-ci étant cachés, bien évidemment, par les vêtements.

Pour ce qui est des piercings, les plus fréquents, sont, dans l’ordre, ceux de l’anthélix (le cartilage de l’oreille). Les autres : ceux delà lèvre inférieure et ceux des sourcils.

Ce qui me surprend le plus, pour ce qui est des tatouages, c’est que, dans la très grande majorité des cas, ils recouvrent une très grande partie du corps. Dans ce cas, les bras étant entièrement tatoués.

La vision des ces deux phénomènes, comme je le disais plus haut, sont saisonnier.

En médecine, aussi, il y a des pathologies saisonnières.

Je n’en veux pour preuve que trois exemples qui me viennent à l’esprit :

Bien évidemment les allergies saisonnières dues aux pollens.

Les crises d’Asthme que je ne vois, pour les Asthmes très légers qu’en hiver avec un traitement discontinu. (Les autres Asthmes, je les vois toute l’année : ils nécessitent un traitement continu).

Une autre pathologie saisonnière, en médecine, est l’Otite Externe ou Eczéma du Conduit. Voir mes articles :

- « Les oreilles point tu ne lavera : du danger des cotons tiges tu évitera ».

– « Otite et cotons tige » .

- « La médecine est saisonnière : L'otite externe ou eczéma du conduit auditif externe (ECAE) ».

Elles sont liées aux baignades.

Voilà un parallélisme amusant entre les saisons pour les percings et tatouages versus les saisons des pathologies médicales.


Vivaldi - L'été – Presto
Ce mouvement tourmenté, évoque les orages d'été.

27/06/2016

CMU malgré elle

 

J’ai, dans ma clientèle, une patiente de 25 ans chez qui, la dermatologue qu’elle a consultée récemment, lui a appris qu’elle avait la CMU (Couverture Maladie Universelle)*.

Elle n’a jamais été prévenue d’une telle situation.

Je vois cette patiente en consultation, elle me raconte cette anecdote.

Effectivement, en regardant la FSE (Feuille de Soin Électronique) je vois, qu’elle bénéficie bien de la CMU.

Elle me dit, alors, avoir fait une demandée de CMU il y a… onze mois.

Elle est restée sans nouvelle depuis.

Qu’elle réactivité de la part de la Sécurité Sociale.

Qu’elle efficacité dans la communication.

Mon brave monsieur, l’administration n’est plus ce qu’elle était.

 

*La CMU est une prestation sociale française permettant l'accès au soin à toute personne résidant en France qui n'a pas les moyens financiers pour cela.

16/06/2016

Les oreilles point tu ne lavera : du danger des cotons tiges tu évitera

 

 

Une jeune femme de vingt cinq ans arrive à la consultation sur le motif d’une douleur excessivement violente de l’oreille droite lui faisant songer à une otite. Cette douleur l’a empêchée de dormir la nuit dernière.

La première question que je lui pose, c’est de savoir si elle utilise les cotons tiges.

Il est exceptionnel de voir, chez l’adulte, une « otite », ce que, nous médecins, appelons une Otite Interne.

Par contre dans la quasi totalité des cas, il s’agit d’un Eczéma du Conduit Auditif ou Otite Externe.

Cela est dù à l’utilisation intempestive des cotons tiges qui récurent le conduit, décapant celui-ci et enlevant toute trace du cérumen mettant, à nu, sans protection, ce conduit.

A l’examen de l’otoscope, je vois un tympan très propre, sans cérumen, mais rouge et je déclenche, avec l’otoscope, une douleur violente.

Cette douleur est réveillée aussi, mais dans une moindre mesure, quand je tire sur le lobe de l’oreille.

Le cérumen est une sécrétion grasse qui a pour but de protéger le conduit auditif de l’eau.

C’est pour cela que je dis que la médecine est saisonnière, en effet, les eczémas du conduits se voient principalement l’été quand les gens se baignent. Mais on voit des Eczémas du Conduit tout au long de l’année par l’utilisation forcenée des cotons tiges qui irritent le conduit auditif.

Je dis toujours, à mes patients, que l’oreille est faite pour contenir de l’air, pas des cotons tiges.

Tout au plus peut on se « laver » les oreilles avec un doigt dédié à cela : l’auriculaire, qui, lui au moins, est dénué de tout danger.

Je ne sais pourquoi il est de bon ton que tout le monde veut avoir « les oreilles propres ». Cela doit être éducationnel. L’invention du coton tige a été redoutable pour cela.

Il est quasi impossible de faire cesser l’utilisation néfaste de cette habitude, sauf quand la douleur est très violente. On a, alors, une chance dans ce cas.

Pour cette jeune fille, vu la douleur, ce fut fort aisé.

Elle me dit abandonner, définitivement, cette mauvaise habitude qu’est l’utilisation des cotons tiges.

Je la crois, bien volontiers, dans ce cas.

13/06/2016

Une cystite différée

 
Coup de fil à la consultation du matin :

- « Pourriez vous recevoir ma fille car elle a mal au ventre et a des brulures quand elle va aux toilette ? ».

- « Oui, quand voulez-vous venir ? »

- « Demain après-midi ».

Je fus un peu intrigué par cette date différée pour ce qui, visiblement, était une une cystite.

Ce genre de pathologie devant être traité rapidement.

Je le dis donc à la mère de la jeune patiente.

Cette jeune patiente vint dans l’après midi accompagnée de son père.

C’est bien la première fois que je vois une cystite différée.

Il est vrai, en l’espèce, que c’est la douleur qui rend la consultation impérative.

Mais quand même…

Aujourd'hui peut-être - (Paul Durand / Marcel Sicard) par Fernand Sardou

12/06/2016

Les archives du Blog du Docteur Sangsue

 


Si le cœur vous en dit de lire mes vieux articles : mes archives, c'est

 

ICI.

 

Mon premier article (simplissime) date, déjà, du 7 août 2007.

Neuf ans déjà !

Comme le temps passe !

Depuis ce premier article, mon Blog est resté fidèle à lui même Médecine, peut-être moins, Gastronomie, Œnologie, autant. S'y est rajouté des phénomènes de société des anecdotes et des observations de la vie de tout les jours.

Un Blog évolue avec le temps, Bien évidemment le mien ne fait pas exception à la règle.

10/06/2016

La retraite forcée du Docteur Sangsue

 

 
L’heure de la retraite approche.

J’adore mon métier, mais les conditions de l’exercice de la Médecine Générale Libérale deviennent, pour différentes raisons, de plus en plus difficiles à vivre.

Pour ces raisons, voyant, parfois, un certain découragement, ma femme décida de téléphoner à ma caisse de retraite, la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins français), pour connaître les modalités à envisager lors du passage à la retraite.

A près ce coup de fil, pas de nouvelle, pas de courrier de plan de retraite.

A près deux mails à trois mois d’intervalle pas de nouvelle non plus.

Puis, brutalement, ce matin, je reçois un courrier de la CARMF.

Je me dis, dans mon fort intérieur, enfin les informations que j’ai demandées.

J’ouvre la lettre, et, oh stupéfaction ! Il m’est écrit dans ce courrier, qu’ils prennent en compte ma mise à la retraite à partir du 1° avril.

Non, ce n’est pas un poisson d’avril.

Il a fallut téléphoner pour corriger cette erreur.

Sinon, je me serai trouvé à la retraite bien malgré moi.

Il faut dire que cela aurait pu être tentant.

07/06/2016

Le TDA/H vu par le Docteur Sangsue

 

J’ai, dans ma patientèle, deux patients atteint de TDA/H (Trouble de Déficit de l'Attention Hyperactivité). Un de 18 ans, l’autre, une gamine de 7 ans.

C’est une pathologie très difficile à vivre pour les parents ; "seuls ceux qui l’ont vécu peuvent le comprendre pleinement". C'est ce que m'ont dit les parent de la jeune patiente. Mais c’est une souffrance, aussi, pour le patient qui peut, sérieusement, handicaper dans ses études.

Cette pathologie s’apparente à l’Hyperkinésie  avec maladresse passage à l’acte (impulsivité) agressivité et dyslexie (cela faisant beaucoup pour un petit bout).

Le TDA/H touche 3 % de la population. Soit un enfant par classe. Cela donne une idée de la fréquence qui est nettement significative.

Je me pencherai, surtout, sur le TDA/H de l’enfant. Cette pathologie commençant à être problématique dès la fin de la maternelle.

Cette pathologie se traduit, pour les jeunes enfants et les enfants plus âgés

 - Dès le matin, par une lenteur à l’habillement. Ce qui fatigue particulièrement les parents. D’autant plus que cela persiste pour le petit déjeuner. Puis, le médicament commençant à faire effet, le comportement devient normal pour aller à l’école.

 - Une hyperactivité, aussi, et surtout dans le milieu scolaire scolaire. A ce propos, les enseignants étant mal informés sur cette pathologie, il y a un retentissement scolaire préjudiciable pour le petit patient. Ce qui donne un retard scolaire. Cet enfant étant classé : « Mauvais élève » et, qui plus est, il dérange la classe.

 - Une impulsivité.

Fort heureusement, un mécanisme biologique, sur les neuro transmetteurs, à permis de mettre au point sur un neuro transmetteur en cause de cette maladie, la Dopamine.

Depuis ce traitement, la vie d’un patient TDA/H et celui de son entourage, a été transformée.

Enfin, transformée, c’est vite dit, car cela n’est valable que de 8 h à 17 h. Car, après, bien que le médicament soit une forme LP (Libération Prolongée), celui-ci perd progressivement son activité. Mais il y a la possibilité de donner une demi-dose le soir en cas d’activités prévues dans la soirée.

Comme je l’ai dit plus haut, le TDA/H est une maladie difficile à vivre et à gérer. Mais elle est nettement améliorée grâce aux progrès thérapeutiques.

 

Référence : Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.

30/05/2016

Une fausse appendicite, mais une vraie souffrance morale

 


Coup de téléphone en pleine consultation : « Quand pourrais-je vous amener mon fils ? »

La consultation étant libre, je lui réponds qu’il pouvait passer quand il le voudrait.

Rrivé en consultation, e père m’expose le motif de leur présence.

Son fils, depuis une semaine, se plaint de maux de tête, mais, surtout,de douleurs abdominales.

La première des choses à faire, en l’espèce, c’est d’éliminer une appendicite.

Ce qui fut fait : pas de douleur à la palpation de la fosse iliaque droite, pas de douleur à la levée de la jambe droite et pas de douleur impulsive à la toux dans la fosse iliaque droite.

Il restait, alors, l’hypothèse la plus probable : le « Stress ». S’ouvre la porte d’une maladie psycho somatique. Ou plutôt, dans ce cas, d’un mal être.

Mot difficile à cerner surtout chez un patient que l’on voit pour la première fois.

Dans ce genre de situation, en prenant de l’âge, je deviens de plus en plus prudent dans mes propos. J’aborde le sujet en marchant sur des œufs. Je demande si il n’y a pas de fatiges de situation stressante, pas de surcroit de travail, de façon à ce que le patient n’ai pas l’impression qu’on lui saute dessus.

Cependant, dans ce cas, ce ne fut pas trop difficile. L’enfant de treize ans me dit qu’effectivement, il était stressé sans trop savoir me dire pourquoi.

Le père me dit que, dernièrement, avec sa femme, l’adolescent avait pu discuter. J’appris par la même occasion que les parents étaient divorcés.

Je parlais, alors, de savoir si une consultation spécialisée pouvait être envisagée, sans en dire plus cependant.

Cela ne fut pas rejeté, ni par le père ni par l’adolescent.

Une autre question : les reverrais-je ?

Certainement pas.

Mais j’espère ne pas les avoir bloqués dans la démarche d’aller consulter un péso-psychiatre.

27/04/2016

La date de péremption des médicaments et le Docteur Sangsue

Médicaments périmés, un geste à ne pas faire

 


Dernièrement, j’ai été faire l’emplette d’un médicament pour mon cabinet médical.

Il s’agit d’un médicament que j’utilise, en urgence, pour traiter la crise d’asthme.

Or, quelle ne fut pas ma surprise quand je regardais, par hasard, avec stupéfaction, la date de péremption de celui-ci.

05 – 2016 !

On croit rêver !

Heureusement, pour ce type de médicament, on peut l’utiliser au-delà de la date de péremption. Le médicament, s’il est conservé normalement, ne perd que peu d’activité avec le temps. A condition de ne pas abuser, bien sûr.

Je savais que les laboratoires travaillent en flux tendu au point que, assez souvent, il y a des ruptures de stock.

Là, quand même cela touche une gestion du stock pour le moins bizarre car touchant une pathologie fréquente.

Étonnant non ?

 

Pierre Desproges - La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède.

18/04/2016

Depuis longtemps le Docteur Sangsue ne se fait plus guère d’allusions sur la reconnaissance de ses patients

 

Il y a longtemps que je ne me fait plus trop d’illusion sur la race humaine.

Il y a longtemps déjà que je ne me fais plus trop d’illusion sur la reconnaissance de mes patients envers les soins attentifs que je leur prodigue.

La race humaine est ainsi faite.

J’ai une théorie très schématique ,et qui vaut ce qu’elle vaut, en ce qui concerne la race humaine. Je classe cette race en trois catégories :

- Les salauds (1 % de la population), la racaille qui n’hésite pas a écraser l’autre ou a utiliser son prochain à des fins personnelles
- les indifférents (10 % de la population) qui nuisent car ils laissent tout faire y compris les pires saletés que l’Homme peut inventer.
- Les gens exceptionnels (1 %) de la population. Ce sont des gens dévoués et désintéressés qui n’hésitent pas à aider leurs prochains. C'est ce que j’appelle le Syndrome de Mère Teresa et de l'Abbé Pierre.

Comme je l’ai dit plus haut, cette classification est caricaturale et sujette à caution.

Une petite anecdote pour illustrer mes propos.

Dans la résidence où je sévis, il se trouve que, dans le temps, j’ai soigné une patiente de 55 ans pour un cancer du sein qui s’est métastasé aux os. Après des soins attentifs et pertinents, notamment l’administration de morphine pour traiter, efficacement, ses douleurs (les métastases osseuses ont la particularité d’être particulièrement douloureuses) celle-ci décéda.

Cette patiente avait une sœur, vieille fille.

Celle-ci hérita de son appartement et vint habiter dans MA résidence.

Au lieu de m’être reconnaissante des bons soins prodigués à sa sœur, celle-ci ne sut quoi inventer pour, excusez moi ce mot vulgaire, m’emmerder à chaque fois que cela lui était possible.

Cela étant aggravé par le fait que cela venait d’une vieille fille irascible.

Cela m’a, au moins, appris une chose : la Médecine n’est pas un sacerdoce. Fini de me dévouer. Je fais mon métier le peux que je peux, j’y prends plaisir, mais c’est tout. Bien sûr il y a des gens privilégiés, ils sont rares et se comptent sur les doigts de la main. Dans ce cas, il est normal que la relation dépasse la norme. Et, eux, sont les seuls à être reconnaissants. Ceux-ci bénéficient, de ma part, d’une attention toute particulière.

 

Aphorisme célèbre : « Fait du bien à Bertrand, il te le rendra en chiant ».

13/04/2016

Tiers payant généralisé : des mesures concrètes pour réduire les rejets de paiement

 Reçu, récemment, ce mail de l’Assurance Maladie

« La généralisation progressive du tiers payant permettra aux assurés de bénéficier d’une dispense d’avance de frais sur la part obligatoire chez tous les professionnels de santé. En février 2016, l’Assurance Maladie et les organismes complémentaires ont présenté un rapport sur les modalités techniques de sa mise en œuvre. Avec un engagement fort de l’Assurance Maladie dès juillet 2016 : limiter les rejets de factures (actuellement 1 %), améliorer le suivi des paiements et offrir un service inter-régime d’appui au médecin »…

En outre, l’assurance Maladie précise :

« L'Assurance Maladie s'engage par ailleurs à régler les feuilles de soins électroniques dans un délai maximum de 7 jours ouvrés. Le délai moyen actuel est inférieur à 4 jours ».

Voilà à quelle sauce nous allons être mangés.

Nous serons pieds et poings liés vis-à-vis de l’Assurance Maladie. Si celle–ci, pour une raison pour une autre, se trompe ou décide de ne pas nous régler nos honoraires, ce sera pour notre pomme.

03/04/2016

Comment le Docteur Sangsue soigne la "gueule de bois"

 

Je vais vous donner, aujourd’hui, le traitement dans l'abus de bon vin et de bonne chère.

"La gueule de bois1 est une sensation inconfortable qui se manifeste à la suite d'une consommation excessive de boisson alcoolisée". Source Wikipédia.

Le principe du traitement est simple, l'alcool déshydrate et c'est la déshydratation qui donne les maux de tête.

Pour se réhydrater, rien ne vaut les bicarbonates, car les eaux bicarbonatées contiennent du sel et le sel retient l'eau dans l'organisme.

Les bicarbonates ont, en plus, ont une action non négligeable au niveau du foie, ce qui permet de prévenir les nausées.

Il faut donc boire de l'eau contenant des bicarbonates. Ces eaux sont des eaux pétillantes type Badoit.(la must esthétiquement, car contenant des petites bulles comme le champagne, et gustativement parlant). la plus riche en bicarbonate étant Vichy Célestin. Ces eaux bicarbonatées, étant salées, ont un goût plus agréable, toujours à cause du sel qu'elles contiennent, que l'eau plate dites cristalline, type Evian Volvic et Abatilles.

Pour bien supporter les agapes, il est de bon ton :

- Avant : s'hydrater avec des eaux bicarbonatée.

- Pendant : s'hydrater constamment, tout au long du repas, avec des eaux bicarbonatées.

- Le lendemain : il faut encore boire une eau bicarbonatée. Mais si l'on a mal de tête, il faut utiliser des médicaments sous formes effervescentes (l'effervescence est due aux bicarbonates). Le CITRATE DE BETAINE*, c'est bon et effervescent. Pour une douleur plus intense et qui ne cède pas, on peut utiliser, en seconde intention, du PARACETAMOL effervescent où, si cela ne suffit pas, en troisième intention, un A.I.N.S; réglera le problème (j'aime bien le BI PROFENID* (Attention, celui-ci est un médicament et ne doit surtout pas être donné chez la femme enceinte et dans les antécédents d'ulcère à l'estomac ; chez les personnes de plus de 60 ans il faut rajouter un protecteur gastrique, un I.P.P.).

Si l'on a la nausée, un anti vomitif (VOGALENE LYOC*) fera l'affaire.

Certains utilisent de l'huile d'olive, cela ne présente aucun intérêt.

Voila le traitement que je préconise dans la "gueule de bois".

 

P.S. : Les boissons bicarbonatées de part leur richesse en sodium, sont contre indiquées dans l'hypertension artérielle, son utilisation doit être ponctuelle.

L'eau la plus riche en bicarbonate de sodium est Vichy Célestins.

24/03/2016

Est ce la mort annoncée des blogs ? Le blues du Docteur Sangsue

 

 
Je constate, progressivement, mais inexorablement, une certaine désaffection en ce qui concerne les Blogs.

Cela est-il dû à l’apparition de Facebook et autres Twitter ?

je ne sais si les Blogs souffrent, aussi, de cette désaffection pour la lecture au profit d’articles courts et faciles à lire, car demandant peu d'efforts.

En effet, j’ai connu la brillante époque de la naissance puis de la croissance exponentielle de la catégorie de Blog où je me situais : « Les Blogs Médicaux ».

Mon Blog était atypique avec, certes des articles médicaux, mais des articles totalement étrangers comme une rubrique gastronomique ou des hautes considérations sur la vie de tous les jours. Où, parfois, des articles farfelus et un peu déjantés.

Puis Progressivement, après, cependant, une longue période de suivi intense, les commentaires se raréfient.

Dans la foulée mon hébergeur, Hautetfort, cessa de tenir les statistiques de mon Blog me faisant perdre, ainsi, mes repères. Cela accentua le phénomène.

Puis les Blogs Médicaux perdirent de leur prégnance A tel point que certains Blogs fermèrent leur porte ou bien faillirent le faire. Je vous renvoie à mon article de 2014 : "Je vous annonce la mort d'un Blog".

Heureusement, j’ai un petit outil que j’ai installé sur mon Blog : « Géovisite » qui me permet de localiser mes lecteurs partout dans le monde.

Sans cela, je me sentirais bien isolé, et je pense que j’aurais cessé toute activité bloguesque.

Les temps deviennent durs pour le modeste blogueur que je suis.

Une certaine lassitude, parfois, m’envahis.

Dans ce contexte morose, je me pose, parfois, la question : et si l’inspiration ne venait plus ?

Nous verrons bien.

Advienne que pourra.

23/03/2016

Je ne peux plus accéder à la page web de mon Blog – Problème résolu – Avast en est la cause

 
Depuis quelques jours, je ne peux accéder, depuis l’ordinateur de mon cabinet, alors que j’y arrive très bien depuis mon domicile, à la page web de mon Blog : Docteur Sangsue.

Cela est survenu après la mise à jour de mon antivirus Avast.

Or il se trouve qu’avec mon abonnement pour la télétransmission sécurisée, il m’est fourni dans le pack, un antivirus beaucoup plus performant qu’Avast gratuit qui laisse filtrer énormément de chose.

Je téléphone donc au RSS (Réseau Santé Social) qui, dans son pack gère ma télétransmission sécurisée et ma ligne téléphonique qui, cerise sur le gâteau, dans le forfait, comprend les appels gratuit sur les téléphones mobiles pour résoudre ce problème.

La Hot Line me désinstalle Avast et, dans la foulée, m’installe leur antivirus « ESET », et, oh miracle, j’accède à nouveau à la page web de mon blog.

C’était bien Avast qui m’empêchait d’accéder à la page web de mon Blog !

Résultat de l’opération, je me retrouve avec ma panne résolue et un antivirus bien plus performant.

Elle n’est pas belle la vie ?

 

22/03/2016

Un patient négligeant : une bombe à retardement

 


Dans ma patientèle, je soigne, depuis longtemps, un patient un peu particulier.

Il est particulier en ce sens que, ayant un cholestérol élevé et ayant des effets secondaires lié aux statines (douleurs musculaires) il refusa tout autre traitement.

Va donc pour l’abstention thérapeutique, le cholestérol ne pétant pas le feu de façon dramatique.

Je le revois, de temps en temps, pour contrôler ses PSA (marqueur du cancer de la prostate).

Il y a un an, je découvris, lors du bilan, une clairance de la créatinine (marqueur de la fonction rénale) limite pour son âge.

Cette année, la clairance a encore un peu baissée.

Tout naturellement, sans autre exploration, pour gagner du temps, je l’adresse à mon correspondant Néphrologue.

Celui-ci, lors de l’échographie, découvre une prostate bien augmentée de volume (à ce propos, les PSA augmentaient régulièrement pour être suffisamment importante de façon à ce qu’il soit assidu pour la consultation de l’Urologue).

L’échographie met, même, en évidence, une « vessie de lutte », la vessie commençant à forcer contre l’obstacle crée par le volume de l’adénome prostatique.

La diminution de sa fonction rénale était bien due à son adénome prostatique qui empêchait l’élimination de son urine, d’où le retentissement sur le rein.

Je reçu bien le courrier du Néphrologue me précisant que le patient, tôt ou tard devait se faire opérer de son adénome bien qu’il soit, visiblement très réticent à pareille intervention.

Mais, du patient, point de nouvelle.

Autant celui-ci allait consultait l’Urologue pour un éventuel cancer bien hypothétique, autant il ne voulait pas le consulter pour son adénome (tumeur bénigne) qui risquait de lui bousiller ses reins.

Désolant.

Que faire.

A mon avis, ne pas trop le relancer, sinon il se heurterait, et il partirait dans la nature, le remède étant pire que le mal.

Attendre ? Oui, mais jusqu’à quand ?

Espérons qu’il ne tardera pas trop.

Si cela dure un an de plus, cela risque de devenir bien problématique.