19/05/2026
Big Sur et la côte aquitaine : deux littoraux sauvages aux airs de famille, où comment exploiter l'Intelligence Artificielle

La Côte Aquitaine et son immensité (Photo extraite du Blog Huttopia)

Où l’on voit la différence de Big Sur avec la Côte Aquitaine (Photo extraite de Wikipédia)
Voilà comment pourront écrire les journalistes de demain. Une idée originale du journaliste et la rédaction réalisée par une Intelligence Artificielle.
Introduction de l’article :
Voici comment me vint l’idée de comparer Big Sur à la Côte Aquitaine.
Sam Altman, un des fondateurs avec Elon Musk de OpenAI, vient de gagner son procès contre Elon Musk à propos de OpenAI.
Elon Musk et Big Sur :
En me jetant sur Wikipédia à l’article le concernant, j’ai appris qu’il « est survivaliste. Il a déclaré en 2016 : « J’ai des armes à feu, de l’or, de l’iodure de potassium, des antibiotiques, des piles, de l’eau, des masques à gaz des Forces de défense d'Israël (Tsahal), et une grande parcelle de terre à Big Sur où je peux m'enfuir ».
Big Sur :
Rappelons que Big Sur se trouve sur la côte centrale de la Californie, aux États‑Unis. C’est un long tronçon de littoral sauvage le long de la mythique Highway.
Comparaison de Big Sur à la Côte Aquitaine :
Devant l’évocation de ce « long tronçon de littoral sauvage », je ne sais pourquoi me vint l’idée de comparer Big Sur à la Côte Aquitaine.
Mais alors la flemme me vint et je décidais de confier la suite de l’article à l’IA de Microsoft : Copilot. Voici in-extenso l’article qu’elle me proposa. Un texte un peu trop scolaire, sans ressenti humaniste, sans âme :
Big Sur et la côte aquitaine : deux littoraux sauvages aux airs de famille
1°) Accroche :
Certains voyageurs affirment retrouver, sur la côte aquitaine, une ambiance rappelant Big Sur. Cette impression est-elle fondée ou relève-t-elle simplement d’un ressenti face à l’océan ?
2°) Points communs entre Big Sur et la côte aquitaine :
Les deux littoraux partagent un caractère sauvage et une forte présence de l’océan. L’horizon immense, les vagues puissantes et la faible urbanisation créent une atmosphère de nature brute. Sur certains secteurs aquitains, comme Lacanau ou Mimizan, cette sensation d’espace et de liberté peut rappeler l’esprit de Big Sur.
3°) Différences majeures entre les deux littoraux :
Big Sur se distingue par son relief abrupt, ses falaises rocheuses et ses panoramas spectaculaires. La côte aquitaine, au contraire, est plate et sableuse, dominée par les dunes et les forêts de pins. Là où Big Sur offre un paysage vertical et dramatique, l’Aquitaine propose une ligne côtière continue, lumineuse et ouverte.
4°) Conclusion :
Si la côte aquitaine peut évoquer Big Sur par son côté sauvage et océanique, les deux paysages restent très différents. L’un est sculpté par la roche et les falaises, l’autre par le sable et les dunes. Deux littoraux puissants, mais chacun avec sa propre identité.
Big Sur California: Virtual Tour in 3 Minutes - Adventures Out Here
La conclusion finale de cet article :
Cette comparaison entre Big Sur et la côte aquitaine n’était finalement qu’un prétexte : l’idée originale était de montrer comment une IA peut prendre le relais dans l’écriture d’un article. En lui confiant la rédaction, j’ai voulu tester sa capacité à structurer un propos, synthétiser des paysages et transformer une intuition personnelle en texte abouti. Reste que l’impulsion, elle, demeure humaine — et c’est sans doute là que se joue encore la vraie différence.
P. S. :
Sur le sud de la côte Aquitaine se trouvent des falaises. En effet, le long de la Corniche basque, entre Hendaye, Urrugne et Saint‑Jean‑de‑Luz, la route serpente au bord des falaises, offrant un panorama continu sur la côte battue par l’Atlantique.
14:38 Publié dans Anecdote, Blog, Culture, Culture, Ecologie, Economie, Informatique, La pensée du jour, Le site du jour, Loisirs, Photographie, Potins, Société, Société, Vidéo, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)
18/05/2026
Dans la guerre des diapasons, le La 440 remporte la victoire
J’ai découvert cette bataille du "la" avec la professeure de flûte à bec de ma fille dans le département de musique ancienne du conservatoire de la grande Ville. Lors de certaines soirées elle nous distillait, parfois, des notions de musicologie. Je vais essayer d’aborder ce sujet peut-être un peu technique de la manière la plus simple et la plus claire possible. Cet article se veut illustrer mon aphorisme préféré : « Un peu de culture ne nuit pas, cela évite de mourir idiot et... de passer pour un sot ».
Mon article est basé en « très » grande partie du magistral : « Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 ».
La note qui sert à accorder tous les instruments n’a pas toujours été la même, et elle a même fait l’objet de débats passionnés. Nous verrons dans cet article comment le "la" standardisé à 440 Hz a triomphé dans le monde musical.
1°) Définition sommaire :
Le diapason (a’) est une fréquence qui se mesure en Hertz (Hz). Loin des calculs physiques, il suffit de savoir que le son est produit par des vibrations. Plus la fréquence-diapason est élevée, plus le son est aigu. Le diapason moderne représente la fréquence correspondant au “la 4” de la gamme.
2°) Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432 :
Beaucoup de musiciens le savent : le "la" donné par les diapasons tombe sur la fréquence 440 Hertz. Plus précisément, il s'agit du "La 4" (le la de la 4e octave du piano). Lorsqu'on fait vibrer un diapason, il produit une fréquence précise de 440 Hz. Ceci nous permet d'accorder les instruments.
Cela correspond à l’ancienne tonalité que l’on entendait lorsqu’on décrochait un téléphone. A une époque, il pouvait faire office de diapason de secours.
3°) Que vient faire la fréquence 432 :
Pendant longtemps, le "la" n’avait pas toujours correspondu à la fréquence de 440. Jusqu’à une période relativement récente, il était, réglé sur 432.
Mais, autrefois, les orchestres baroques accordaient leurs instruments d’une façon différente, en se référant à un "la" bien défini par l’époque y trouvaient maints avantages.
4°) En fait, il existait beaucoup plus d’étalons de diapasons :
Première découverte : avant que le 440 ne s'impose, il existait en fait pléthore de fréquences de référence :
« Pour la musique du XVIe siècle, on utilise le la 466 Hz. Pour le baroque vénitien (du temps de Vivaldi), c’est déjà le la 440 Hz. Pour le baroque allemand (du temps de Telemann, de Jean-Sébastien Bach…), c’est le la 415 Hz. Pour le baroque français (Couperin, Marais, Charpentier…) on s’accorde sur le la 392 Hz ! Il existe différents diapasons comme le diapason Haendel, réglé sur 423 Hz, le diapason Mozart, 422 Hz, celui de l’opéra de Paris, dit Berlioz, 449 Hz, et celui des pianos Steinway aux USA, 457 Hz. ».
5°) Verdi et le "la" 423, première tentative de normalisation :
Historiquement, un des premiers européens à chercher à légiférer en la matière fut apparemment le compositeur italien Giuseppe Verdi.
En 1884, il obtient de la commission musicale du gouvernement italien un décret de loi normalisant le diapason à un "là" à 432 vibrations par seconde.
Ainsi, le la 432 n'est aucunement une "ancienne et unique façon d'accorder les instruments". Mais tout simplement la première tentative de normalisation en la matière qui ait historiquement réussi à aboutir, puisque apparemment ce nouveau standard s'est répandu, notamment en France.
6°) La victoire du "la" 440 :
1939 : A Londres, la Fédération internationale des associations nationales de standardisation décide d’un diapason étalon étalonné à 440 Hz. Cette décision sera entérinée quelques années plus tard, lors d’une conférence internationale (toujours à Londres) en 1953. Les protestations des Italiens et des Français, attachés au la 432 Hz de Verdi, sont restées lettre morte. En 1975, le diapason la 440 Hz deviendra une norme ISO. Ceci imposera par la suite son utilisation dans tous les conservatoires de musique. Aujourd'hui la fréquence 440 Hz a donc gagné la bataille institutionnelle, s’érigeant aujourd'hui en standard international.
Cependant, dans le domaine de la musique ancienne, certains groupes baroques continuent de préférer le 415 Hz pour la sonorité particulière qu’il procure. En effet des hauteurs autour de 415 Hz sont cohérentes avec la pratique d’époque.
Aujourd’hui, le "la" 440 Hz est la norme mondiale, facilitant l’harmonisation des musiciens, tout en laissant à certains la place pour des pratiques alternatives selon les époques ou les préférences esthétiques.
En vidéo, la victoire du 440 :
La guerre des diapasons - Culture Prime - France Musique
Le "la" 440 :
440 Hz (10 seconds of A – muckinaboot
Le "la" 440 et "la" de l’ancienne tonalité lorsqu’on décrochait un téléphone :
Simulation d'un appel avec un téléphone à cadran U43 - Daniel Bourgeois
Pour finir, les différences de sonorité de deux interprétations d'une même mélodie, l'une en 440 l'autre en 432.















