30/04/2015
Cela va être galère dans Grandville le premier mai

Cela va être galère dans Grandville le premier mai.
Hier, en attendant le tram à ma station habituelle pour aller travailler, mon œil fut attiré par une banderole formée de diodes rouges animées qui défilaient lentement. Insidieusement, elles annonçaient un scénario catastrophe.
Imaginez une métropole paralysée pendant un jour !
Et pourtant c’était ce qui était annoncé sur cette information déroulante funeste.
Pendant un jour, le premier mai, il n’y aurait ni tram ni bus dans Grandville.
Même pas de service minimum, rien.
Comment vont faire les Grandvilliens pour se déplacer ?
Et les touristes ? Car Grandville est une métropole axée sur le tourisme, de par sa ville en elle même que par le richesses de ses alentours
Et bien la Communauté Urbaine ne semblait pas s’en être préoccupée.
Il faut dire que, maintenant, les transports urbains ont étés concédés à une société privé, alors qu’avant, du temps où ceux-ci étaient gérés par la ville, un tel phénomène ne se serait jamais produit.
Cela va être galère, dans grand ville, le premier mai.
07:49 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Ecologie, Honte, La pensée du jour, Politique, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
27/03/2015
Un médecin peut-il être son propre Médecin Traitant?

De façon purement théorique, cela est tout à fait possible.
Par contre, du coté de la sécurité du médecin, et de sa famille, s’il en est le Médecin Traitant, cela en va tout autrement.
Mais c’est surtout pour le Médecin lui-même que cela pose le plus problème.
Pour soi même, il y a moins de recul, et le retard de diagnostic pour le Médecin, lui-même, peut être important, voire très important, par négligence, pour peu qu’il y ait, aussi, des soucis surajoutés.
Illustration :
L’autre jour, j'étais en train d’interpréter un bilan sanguin, quand brutalement, je bloque sur un dosage, celui de la CRP. Deux secondes plus tard, devant le patient, qui ne s’est rendu de rien, je continue mon interprétation.
Cela craint, cela ressemble fort à un A.I.T. (Accident Ischémique Transitoire).
Trois heures après, je bégaye sur un mot.
Là, je suis mal, très mal, très très mal.
Je rentre chez moi, j’en parle à ma femme qui commence à le prendre mal, très mal. Le lendemain, elle revient avec un rendez-vous pris pour dans trois jour avec une cardiologue Praticien Hospitalier que lui a conseillé son… Médecin du Travail (comme quoi, il n’y an a pas que des nuls).
Ma femme me dit alors d’arrêter mes conn… et de prendre un Médecin Traitant.
Ce que je vais faire dare-dare, dès que cette histoire sera définitivement tirée au clair.
En attendant, je me prescrit du KARDEGIC* 300 pour éviter un nouveau "petit" soucis.
16:05 Publié dans Anecdote, Bricolage, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Maladies des Hommes Célèbres, Médecine, Potins, Santé, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
17/03/2015
« Docteur, quel est le médecin qui soigne les intestins ? »

C’est ainsi, en pleine consultation, que je fus dérangé par un individu prononçant ces paroles incongrues.
Il continua sa litanie jusqu'à ce que lui dise que :
"- En première intention, à mon avis il valait mieux d’abord passer par un généraliste (au fait, pourquoi m’appelait-il ?)
- Je ne pouvais pas faire de consultation par téléphone".
Peu de temps plus tard je le vis venir à la consultation.
De l’interrogatoire, très rapidement, revins un trouble de la fonction intestinale dû, dans ce cas, à une alimentation totalement déséquilibrée.
A l’examen clinique, je retrouvais une « corde colique » (un colon contracté, dans notre jargon médical) et douloureux à la palpation. Tout cela étant dû à l’irritation de ce pauvre tube digestif malmené.
Je lui donnais donc l’adresse d’une diététicienne pour essayer de lui réguler don alimentation.
Mais l’histoire n’est pas finie…
Quelques temps plus tard, coup de fil, en pleine consultation :
« Docteur, quel est le médecin qui soigne les intestins ? »
Dans un premier temps je commençais à me lancer dans une explication, quand il me dit :
- « vous m’avez donné l’adresse d’une diététicienne »
- Et alors ?
- Je l’ai perdue
- Je vous la donne à nouveau.
Ce n’était pas seulement son alimentation qui était déséquilibrée, mais c’était surtout lui.
Ce n’est pas que d’une Diététicienne qu’il lui fallait mais, aussi, d’un Psychiatre.
11:25 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Cuisine, Gastronomie, La pensée du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
25/02/2015
Il est plus facile d’utiliser un produit fini que d’en faire un de toute pièce

C’est une lapalissade, un truisme, une évidence.
Lors de mon bref séjour à la montagne, j’ai bu une horreur de sorte d’ersatz de « vin chaud », dans un Pub. Qu’elle idée me direz-vous : boire un vin chaud dans un Pub ! Quelle idée me direz-vous, de boire un vin chaud dans un Pub. Dans un Pub, on boit de la bière ! Mais c’était le premier, et je pris, donc, malheureusement, le premier qui me tomba sous la main, c’était en bas da la station Ma femme, beaucoup plus intelligente, s’offrit une bière ambrée fort appétissante.
Cela prend moins de temps de décapsuler une canette de bière que de faire un vin chaud, quoique… se reporter à la recette du vin chaud express du Docteur Sangsue, pour un simple vin chaud, cela ne prend pas plus de temps… que de faire un chocolat chaud.
En passant au comptoir pour payer la douloureuse, j’ai vu la préparation d’un Mojito littéralement massacré.
A la station de ski, là, j’ai eu droit à un vrai vin chaud, et ma fille à un vrai chocolat chaud.
Il faut dire que, maintenant, la bière est à la mode, ce n’est plus réservé aux pays du nord.
On en fait, maintenant, biens sûr, là ou il y a de l’eau, et l’eau de la montagne est réputée pour sa pureté.
Mais aussi on se met à trouver, aussi, maintenant, de la bière sur le littoral.
Je ne parle pas de la bière corse bien goûteuse, où est utilisée la châtaigne
Mais, en Bretagne, par exemple, où l’on rajoute un peu d’eau de mer, oui, vous ne rêvez pas ! Tout cela pour corser cette bière très originale ci et ceci pour lui donner une typicité à légère note commerciale.
En Charente-Maritime, a été inventée la bière des corsaires, en « l’honneur » des naufrageurs et pilleurs de bateaux de l’ancien temps. Une petite note historique fait toujours rêver.
Le plus étonnant, maintenant, est l’apparition de « bières de banlieues » que l’on voit fleurir aux alentours de nos grandes villes.
Décidément, de nos jours, la bière est à la mode.
Il faut bien dire que le café est si cher en terrasse, que la différence est minime vu le temps de plaisir que l’on passe dans les bars.
10:57 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Cuisine, Culture, Economie, Gastronomie, Honte, La pensée du jour, Loisirs, Mots, Potins, Shopping, Société, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)
12/02/2015
Otite et cotons tige

Cela devient particulièrement lassant, en consultation, d’observer des patients qui se plaignent, surtout l’été, « d’otite ».
Il ne s’agit pas à proprement parler d’Otite Interne, mais d’Eczéma du Conduit de l’oreille externe.
Ces patients là, sont des fanas des cotons tiges car ils veulent absolument avoir les oreilles propres et c'est c'est bien cela qui crée leur malheur, car comme ils se récurent tout le temps leur oreille,
Ils sont toujours malade en faisant des Otites à répétition : "Docteur je ne suis pas bien portant, je suis toujours patraque".
Ils se décapent le conduit auditif qui est recouvert, naturellement, par le cérumen, produit gras qui protège le conduit surtout de l’eau.
Le résultat ne se fait pas attendre, et le patient consulte pour « une otite », qui est, en fait, un Eczéma du Conduit.
- Question rituelle : « Utilisez-vous les cotons tiges »
- Réponse rituelle « oui »
A l’examen du conduit, à l’otoscope, le conduit auditif est d’une rougeur sublime, avec une douleur à l’introduction de l’otoscope. D’autre part, il suffit de tirer sur le lobe de l’oreille pour déclencher la douleur.
En général, une seule oreille est touchée.
Une des façons de se nettoyer les oreilles, sans danger, est d'utiliser un doigt qui porte bien son nom : l’auriculaire.
Moralité, l’oreille est faite pour l’air, pas pour les cotons tiges.
16:59 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Médecine, Mots, Musique, Potins, Santé, Science, Shopping, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
23/01/2015
Petite mesquinerie, grand avantage

Dans la résidence où j’exerce mon activité professionnelle, je ne suis pas en odeur de sainteté.
En effet, de façon générale, dans les résidences, l’exercice professionnel d'un médecin, surtout dans les petites, ce qui est mon cas, dérange par son passage.
Or, il se trouve, en plus, que, dans la mienne, la majorité des copropriétaires sont des retraités.
M’embêter les occupe.
Ils ont décidés de ne pas entretenir l’allée qui mène à mon cabinet médical. Il se trouve qu’elle est en terre battue. Cette terre salissait ma salle d’attente.
Depuis leur petite mesquinerie de l’herbe pousse sur mon allée, celle-ci fixe la terre, et ma salle d’attente se salie beaucoup moins vite.
J'en retire un grand avantage.
10:25 Publié dans Anecdote, Comfort, Coup de gueule, Ecologie, Honte, Humour, La pensée du jour, Médecine, Potins, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (7)
20/01/2015
Deux ans après

Crédit Photo : http://www.mon-maitre-scapin.com/
J'ai, dans ma clientèle, un patient sourd et muet, cela va de pair, quand on est sourd, on est muet car on a pas le retour du son.
Ce patient est marié... avec une patiente atteinte d'un Syndrome d'Usher (maladie génétique orpheline), c'est à dire qu'elle est sourde, bien sur muette, mais, en plus... aveugle. Au départ, elle était sourde et muette, puis, de part sa maladie, elle est devenue aveugle par la suite. Bref, une horreur.
Ils se rencontrèrent dans une Institution pour Sourds et Muets, où, bien évidemment, eurent lieu beaucoup de mariages.
N'oublions pas que c'est l'Abbé de L'Épée, qui fut le précurseur de l'enseignement dispensé aux sourds et muets. il fut le précurseur, aussi, du Langage des Signes Française (LSF). On lui doit donc la création de ce type d'institutions.
Ils eurent un garçon tout à fait normal qui est très bien insérée dans la vie.
Inutile de dire, qu'avec eux, les consultations sont loin d'être simple.
Pour communiquer le plus souvent, en parlant lentement et articulant devant le patient mais aussi en écoutant bien, car il arrive, quand même, à se faire, à peu près, comprendre, cela peut suffire. Mais, souvent il faut bien en arriver à la feuille papier. J'ai bien essayer Word, une fois, cela a très bien fonctionné mais il fallait tourner l'écran, pas pratique, j'ai abandonné pour en revenir à cette bonne vieille feuille papier.
Lui, pour communiquer avec elle, il lui écris dans la main.
Puis assez rapidement, on se fait à ce type, bien particulier, de consultation.
Une fois, il m'amena sa femme en me disant qu'elle était très fatiguée. Perplexe, je lui fit faire, comme en Médecine Vétérinaire, un Bilan Sanguin qui révéla une anémie du feu de dieu. Elle avait quarante huit ans et était en périménopause, elle avait certainement des règles plus qu'abondantes, ce qui pouvait largement expliquer cette anémie cause de l'asthénie (fatigue). Direction la Gynéco. Qu'elle chance pour celle-ci, le diagnostic lui était apporté sur un plateau. Mais j'imagine, quand même, sa tronche quand elle les vit débarquer dans son cabinet. Pour une fois, là, le Médecin Généraliste prenait toute son importance.
Il se trouva que ce patient développa une hypercholestérolémie qui fut cadrée. Il développa ensuite une Hypertension Artérielle bien équilibrée par la médication. Jusque là tout allait comme sur des roulettes, consultation tous les trois mois, puis... plus rien.
Je pensai qu'ils avaient changé de Médecin Traitant.
Quand, deux ans plus tard je les vis revenir à la consultation. Il se trimbalait, depuis deux ans, avec 17/9 de tension, un peu beaucoup quand même !
Comme il me le dit : "Une fois, j'ai oublié un mois et...
Comme tout allait bien, depuis, j'ai tout arrêté".
Pourquoi est-il revenu, mystère.
23:56 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Médecine, Musique, Potins, Santé, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1)
12/01/2015
Une consultation kalachnikov qui a bien failli se terminer en "tiers payant"
Je sais, c'est encore un peu tôt, mais la vie continue et et le bandeau noir "Je suis Charlie" a disparu des différentes chaines de télé.
Cette histoire vient en réponse au coup de gueule d'alain dans le dernier commentaire de mon article : Énorme drame collectif contre petit drame individuel.
Certes, cette histoire est certainement trop précoce et bassement matérielle au vue des évènements dramatiques qui se sont déroulés concernant l'attentat contre le journal Charlie Hebdo*.
Mais, je le répète, la vie continue, comme l'a dis une de mes lectrices.
Pas plus tard qu’aujourd’hui,
Consultation du soir (espoir... vite déçu) jeune patiente de 23 ans en alternance. Il y a de plus en plus en plus de jeunes qui sont en alternance. cela m'interpelle.
Elle vient me voir pour trois pathologies, c'est ce que j'appelle les consultations kalachnikov, c'est tristement d'actualité (dans cet article, on voit une démo de ce redoutable engin de mort)
Car la kalachnikov, arme de guerre rustique et redoutable, peut tirer au coup par coup, mais, surtout, bien évidemment, tire en rafale.en rafale.
Tout comme, dans ce cas, le patient, ou la patiente en l'occurrence. alain appelle cela les consultations alouettes.
- Une sérologie HIV car elle compte arrêter le préservatif avec son pote.
- une prescription de pilule qu'elle avait arrêtée avec le port du préservatif. Sachant que le préservatif à un taux d'échec de 10% alors que celui de la pilule est de 0,8 %. Si le préservatif protège du SIDA, il ne protège pas de la... connerie.
- Une "boule" au niveau de l'oreille (tragus, on peut faire de magnifiques piercing à cet endroit là), qui s'avère être, en fait, un kyste sébacé. Et hop, même consult, lettre Dermato.
Et de trois.
Mais ce n'est pas fini !
Quand je lui annonce la "douloureuse", elle me réponds "mais il faut payer ?". En effet, avant, elle était étudiante et allait dans un centre de santé gratos faisant le "tiers payant".
Et en plus, elle n'avait que la carte bleue alors que mon lecteur de carte verte ne la prend pas...
Bref, l'enfer, quoi. Et moi de voir... rouge.
Heureusement, elle alla retirer du liquide a un distributeur, pour régler ma modeste "facture" de 32 €.
19:43 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Economie, Histoire de la Médecine, Honte, Humour, Informatique Médicale, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Santé, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
09/01/2015
Énorme drame collectif contre petit drame individuel
Cette histoire est arrivée exactement le jour du dramatique attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo.
Je vais me permettre de vous vous narrer ce qui est arrivé à une patiente que je ne connaissais pas et que j’ai vue ce jour pour la première fois.
Je vois, à la consultation du matin, une patiente d’une trentaine d’année avec un tableau de « Bronchite », mais avec des petits crachats collants et une toux chronique sèche constante, y compris la nuit depuis quelques jours avec une difficulté à respirer (dyspnée).
Devant ce tableau évident de crises d’asthmes, la « plus belle » depuis mon installation, je lui demande si elle en en a fait d’autres. Elle me répond par l’affirmative et ce plusieurs fois avec des traitements anciens qui, à l’époque étaient totalement inefficaces sauf quand la VENTOLINE* est apparue pour le traitement de la crise d’Asthme, mais seulement la crise, pas le traitement réel, le traitement de fond, pas celui de la maladie.
Drame individuel, pourquoi ?
Cette patiente est au chômage et n’a pas de mutuelle, elle est en fin de droit et en attente de CMU, courageuse et dynamique, elle préfèrerait impérativement trouver un travail avant.
Drame individuel pourquoi ?
Car les médicaments ne sont remboursés qu’à 60%, et les corticoïdes inhalés sont des médicaments assez chers et, sans mutuelle, elle sera obligée de débourser 30% de sa poche. Cela va grever sérieusement son budget qui est déjà plutôt mince comparé à celui du Ministre de la Santé.
Devant cette situation, je lui fais le tiers payant.
Acte gratuit.
10:21 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, La pensée du jour, Médecine, Politique, Potins, Santé, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (6)
07/01/2015
Les effets pervers du tiers payant généralisé sur les Médecins

En 2017, si je ne me trompe pas, nos gouvernants veuillent une généralisation du tiers payant généralisé pour tous les patient, jus que là réservé aux seule CMU (Couverture Médicale Universelle).
Or, il faut savoir, qu'interviendra, alors, outre la Couverture Médicale Obligatoire, une Part Complémentaire assurée par une... centaine de mutuelles. Cela deviendra difficile à gérer sans l'évolution du logiciel médical pour gérer la possibilité de reconnaitre ces... cent mutuelles, et au Médecin Généraliste à perdre du temps à rentrer les données de la mutuelle du patient.
Madame la Ministresse de la Santé, Madame Marisol Touraine, a dit, lors du' une intervention que la mise en place de la carte vitale n'avait pas posé problème aux Médecins Généralistes et, surtout... ne leur avait rien couté.
C'est faux !
Cela leur a couté :
- Un ordinateur
- Un abonnement ADSL
- Un lecteur de carte vitale
- Un logiciel Médical
- Et, depuis peu, le Vidal sur CD-ROM payant.
Ouf !
Gratuit, tout ça ?
tout les ans avec constante augmentation, sauf, le lecteur de carte qu'il faut changer cependant quand il tombe en panne et upgrader l'ordinateur ou changer le système d'exploitation (Windows).
Gratuit tout cela, Madame la Ministresse ?
A mon avis, cela aura des effets pervers :
Outre le temps perdu a entrer dans l'ordinateur les différentes coordonnées de la mutuelle du patient
- Sur les Médecins voulant s'installer en Médecine Générale. Déjà qu'il n'y a que 10 % de Médecins ayant leur Thèse qui "vissent" leur plaque en Médecine Générale, les nouveaux risquent, pour le coup, d'y réfléchir à deux fois.
- Sur les Médecin partant à la retraite ou pas loin de la retraite. Ceux-ci ne seront pas tentés de faire du "rab" et de par tir à la retraire dès qu'ils arrivent à leur temps ou à prendre, tout simplement, un départ anticipé.
Cela est valable aussi pour les Médecins Spécialistes.
Déjà que l'on commence à manquer de médecin...
18:19 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Histoire de la Médecine, Honte, Humour, La pensée du jour, Médecine, Mots, Musique, Politique, Santé, Shopping, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (3)
27/12/2014
Naviguer sur internet est très difficile avec un vieil ordinateur ou un mini ordinateur avec un processeur peu puissant - résolu - Chrome et Safari

Crédit Photo : http://blog.vodeclic.com/2013/04/08/quel-navigateur-chois...
Vous avez comme moi, un vieil ordinateur, et êtes tombé sous le charme, il y a deux ou trois ans, à l'achat d'un mini PC.
Le vieil ordi rame dans le surf sur Internet, c'est normal, il est vieux.
Plus grave le mini PC, aussi, mais il n'a que... TROIS ans !
L'explication : le processeur ne supporte plus l'utilisation que demandent maintenant la gloutonnerie des Navigateurs comme Internet Explorer, Fierfox voire Opéra.
La solution : installer Chrome ou de Safari, la 5.1.7 que vous trouverez sur le site de clubic. Safari est développé par Apple.
Et le tour et joué.
Chrome est développé par Google et actualisé, il est effectivement léger, un peu moins que Safari, mais plus récent et actualisé, donc plus sûr.
Et ça marche !
A choisir, plutôt chrome, quand même et Safari, pour la nostalgie. D'autant plus que le surf sur le Net est beaucoup plus fluide avec Chrome.
En un mot, laisser tomber Safari.
18:39 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Histoire de l'informatique, Informatique, Internet, La pensée du jour, Le site du jour, Loisirs, Potins, Société, Vie pratique, Web | Lien permanent | Commentaires (1)
14/12/2014
Une Névralgie Cervico Brachiale Hyper anxiogène : Attention à l'Ostéopathie, Il n'y a pas d'acte sans risque potentiellement dangereux.

Crédit Photo : http://www.oilempire.us/euro.html
Il y a très peu de temps, je reçois une lettre fort détaillée d'une ostéopathe concernant un de mes patients.
Une longue lettre.
Une très longue lettre format A4 recto verso et manuscrite.
A la fin de ce pensum, elle se présente, sa lettre n'était donc pas totalement désintéressée. Elle présente, ses titres, son activité professionnelle, et annonce la couleur, la douloureuse, la note comme on dit au restaurant. Je veux dire le tarif :
Madame X Ostéopathe D. O. = 55 € sans télé transmission ni remboursement sauf quelques premières séances par quelques mutuelles. Bou diou* !
Ce patient a consulté, directement, comme cela se fait de plus en plus, maintenant, un Ostéopathe en première intention.
A la lecture de cette longue lettre elle décrit ses différentes techniques : manipulations, entre autre, mais, surtout, un état descriptif intéressant me faisant penser d'emblée, moi Médecin, à une Névralgie Cervico Brachiale.
Quelques temps plus tard, le patient reviens me voir très inquiet, car les fourmillements dans son bras se sont atténués, mais n'ont pas disparus. A l'examen clinique, il s'agit bien d'une Névralgie Cervico Brachiale en train de régresser spontanément. En effet, ce patient de soixante trois ans avait fait du bricolage et que je l'avais soigné, pour le même type de pathologie, il y a environ cinq ans (à l'époque l'Ostéopathie n'était pas à son apogée) et, à l'arrêt du bricolage sa pathologie était en train de guérir spontanément. Pour accélérer le processus et traiter la douleur, j'ai horreur que mes patients souffrent inutilement, mais aussi, pour accélérer la guérison, je lui donnai un anti inflammatoire, du paracétamol et surtout... du repos.
Tout cela, pour le Généraliste : Diagnostic médical, possibilité de prescrire des médicaments, de faire des examens complémentaires (radio, scanner, IRM) et d'envoyer à un spécialiste, un Rhumatologue, en l'occurrence, tout cela pour... 23 €. Bou diou*!
Il faut noter, cependant, que manipuler un cou peut être dangereux. Je suis absolument conscient cela est enseigné de façon très détaillé lors de leurs études et qu'un bon ostéopathe prendra toute ses précautions, mais un risque existe cependant.
En effet si, si, chez un patient, on fait une manipulation cervicale alors qu'il a une dissection d'une artère carotide, il peut se retrouver, tout simplement... hémiplégique. Lisez l'article suivant : "Dissections artérielles et manipulations cervicales".
Je ne pense pas que les rhumatologues font des manipulations vertébrales, et ont plutôt recours au scanner et surtout à l'IRM pour voir si une infiltration ou une intervention chirurgicale pourrait être bénéfique à ce type de patients.
Je sais bien que ce film est caricatural.
*Interjection (provençal, occitan) : exclamation, pour "bon dieu".
13:08 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Culture, Economie, Histoire de la Médecine, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Le site du jour, Mots, Potins, Santé, Science, Shopping, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (15)
07/12/2014
La consigne
Il fut un temps où la consigne était de mise.
Je veux dire par consigne, le fait de ramener ses bouteilles aux commerçants.
Celui qui le faisait, le faisait contre rétribution, certes petite, mais une rétribution sonnante et trébuchante.
Il avait donc un intérêt positif, renforçant en terme pavlovien et comme on dit, aussi, en comportementalisme, la récompense marchant mieux que la punition.
En était dérivé un petit métier. Des personnes désargentées arrivaient à gagner un peu d'argent sans faire la manche, en ramenant ces « consignes » comme on disait à l’époque. Car les petits ruisseaux font les grandes rivières. Bien sûr, ils n'étaient pas Crésus.
Quand j'étais adolescent, j'ai même connu une machine installée à l'entrée du supermarché du coin qui rendait la monnaie quand on lui ramenait les bouteilles consignées.
Cet automate annonçait le début de la fin de cette époque de la consigne.
Ce n'est pas que je sois nostalgique, mais…
Je constate que, à notre époque écologique, on rend le peuple écocitoyen en lui donnant...
La consigne…
De ramener ses bouteilles...
Sans rémunération cette fois.
18:16 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Ecologie, Economie, Histoire, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Mots, Politique, Potins, Shopping, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
28/11/2014
Gardez la monnaie

C'est bien la première fois qu’en trente ans de métier pareille chose m’est arrivée.
Car à cela, je ne m'y attentai point.
Il faut bien dire que vu la dégradation de la considération du statut du Médecin Généraliste et de toutes les Professions Intellectuelles, en général, au profit des professions liées au pognon, cela semblait un peu logique.
Or donc, pour employer une expression typiquement française, après une consultation banale, classique, mais bien menée, et chez un jeune "client" de bonne facture ; là, volontairement, je n'emploie pas le mot patient, le jeune "client", au moment de régler la "note", ce mot ne méritant pas le mot vulgaire d' "honoraire", ce jeune "client", à cours de menue monnaie pour faire l'appoint, me dit d'un ton très assuré :
- "Gardez la monnaie".
09:32 Publié dans Anecdote, Citation, Coup de gueule, Histoire de la Médecine, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Politique, Potins, Santé, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (15)
22/11/2014
Une communication de l'au-delà impossible

Dans ma clientèle une patiente avec qui j'avais des relations privilégiées et que j'avais envoyée à un Psychiatre pour des problèmes phobiques et d'autres problèmes psys associés, ce qui est très fréquent dans ce cas, me demande un certificat d'Arrêt de Travail. Jusque là rien que de très banal, si ce n'est que c'est pour une cure Thermale, ceci à son importance et vous comprendrez pourquoi.
Dans son cas, la prescription d'un Arrêt de Travail est tout à fait légale, ceci en fonction des revenus, ce qui est son cas.
Mais, là où cela se complique, c'est qu'elle me demande, comme quelques patients "un peu" exigeants, un certificat post daté.
Moi de lui expliquer que si, moi, Docteur Sangsue, en sortant de mon cabinet, j'ai un accident et me tue, je serait dans l'incapacité matérielle de signer un tel certificat.
Je continue en lui disant que moi, Docteur Sangsue, étant un grand pécheur devant l’Éternel, j'irai tout droit en enfer et vu mon peu d'importance il ne fallait pas compter que ce soit le Diable en personne qui s'occuperait de moi, mais ses Diablotins.
Cependant, le résultant serait le même, je n'aurais pas le bras assez long pour signer un tel certificat.
N'ayant pas le sens de l'humour elle me harcela au téléphone.
Je ne cédais point.
Elle trouva le moyen de se faire faire son Arrêt de Travail par le Médecin Curiste, ce qui est pour le moins limite.
Moralité : Il faut savoir maintenir une très grande distance avec ses patients.
10:03 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (12)
06/11/2014
Le vieux con

C'est l'histoire d'un mec qui rentre, un soir fatigué après une journée de travail. Il vient juste de sortir d'un embouteillage quand, soudain, un vélo surgit lors de la nuit...
On le sait, de nos jour, le vélo, c'est écologique. Et, surtout, ça arrange le politique et permet d'entasser, ainsi, la populace, en réglant à peu de frais les problèmes de circulations.
C'est la démocratie participative, enfin, là, c'est de manipulation politique qu'il s'agit. Le politique fait croire que pour le réchauffement climatique, alors qu'un climat se fait sur 500 à 1000 ans !!! Là le prétexte écologique a bon dos.
J'ai toujours dis que nous étions trop nombreux. Dans les villes, à force de nous entasser, un jour on finira par se taper sur la gueule.
Pour ce qui est de l'écoloqie, plus on est nombreux, plus on, excusez ce terme trivial, on chie, donc plus on pollue. La solution est évidente : le Malthusianisme raisonné.
Revenons a notre voiture et à notre vélo.
Le conducteur de vélo est une conductrice d'une vingtaine d'année. Le conducteur de la voiture excédé lui fait vertement remarquer qu'il a failli la culbuter, car elle n'a pas de signalisation lumineuse : ni lumières, ni gilet réfléchissant, et, qu'en plus, elle ne porte pas de casque.
Voila t-il pas que le chauffeur se fit, à son tour,remettre à sa place.
Celui-ci se senti, alors, devenir un vieux con.
Ce vieux con, cher lecteur, c'est moi, votre bon Docteur Sangsue.
Cette anecdote m'est arrivée pas plus tard que ce soir.
La moralité de cette histoire est que, de nos jours,... il n'y a plus de morale.
23:59 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Ecologie, Honte, La pensée du jour, Politique, Potins, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (6)
03/11/2014
Bigard et le Docteur Sangsue

Pourquoi ce titre ?
Que vient faire le modeste Docteur Sangsue avec ce Montre sacré qu'est Bigard ?
Même si on l''aime ou on ne l'aime pas, Bigard, c'est indéniable, est un génie, c'est une bête de scène.
En son temps, du temps bouillonnant et fertile du début des Blogs apparut une branche particulière, une spécialité : Les "Blogs Médicaux".
Le chef de file incontesté fut Grange Blanche, connu, aussi très, rapidement, sous le nom de Lawrence Passmore, En référence au roman de l'écrivain britannique David Lodge publié en 1995 dont le héro s'appelle Lawrence Passmore. Son blog s'appelle maintenant "Grange Blanche, le blog d'un cardiologue".
Le deuxième larron s'appelait ZECLAR. Son nom faisait allusion à un antibiotique, de la classe des macrolides, le ZECLAR*. Depuis, il a disparu de la circulation. c'était un Urgentiste qui a été en Antarctique pendant six mois en tant que médecin d'un groupe de chercheurs. Son blog, alors, était vivant et les photos parlantes "le poids des mots le choc des photos", allusion à une Pub de Paris Match.
Ils eurent une idée de génie, au moment du carnaval, de créer : "Le carnaval des Blogs Médicaux".
Cela consistait, pour tout les blogs médicaux en la rédaction d'un article qui était publié sur le Blog de Grange Blanche : un honneur et une consécration.
Bien sur, le Docteur Sangsue avait, dès le début crée son blog médical et, tout naturellement, participa à cette "joute" exaltante.
Or donc, lors d'un carnaval, il en eu trois, je ne sais plus lequel l'"incident" se produisit.
Je publiais l'article suivant : "Mes expérimentations Médicamenteuses".
Dans cet article, au chapitre "Jamais de moins d'un an, un médicament tu prescriras", je racontais, entre autre, les effets secondaires redoutables d'un antibiotique, une fluoroquinolone, qui venait de sortir, le ZAGAM* (SPARFLOXACINE), celui-ci pouvant provoquer des brulures au second degrés tout cela pour la prescription d'une simple bronchite.
Quelle ne fut pas ma stupéfaction quand je vis qu'un des candidat avait eu le culot de montrer un sketch de Bigard, fort bien fait d'ailleurs reprenant mon idée (de génie, il faut croire).
l'auteur du scénar de base était votre serviteur, le Docteur Sangsue. L'erreur utilisé par le médecin auteur de ce plagia fut de prendre une vieille fluoroquinolone : le CIFLOX*. Cela était il dû à une certaine reconnaissance du plagia qui ne lui permettait pas de "plagier totalement".
On appelle cela en droit : "Vol de propriété intellectuelle"(art. L. 122-4 du CPI) Le CPI est le Code de la Propriété Intellectuelle.
Références :
- Légifrance.
- Stéphane Bouilland : (explication).
Depuis, il y a prescription, pour moi, et puis peut-être, c'est, une excellente occasion de faire remonter mon blog dans les sondages.
20:03 Publié dans Actualité, Anecdote, Blog, Coup de gueule, Honte, Humour, Internet, Jeux, La pensée du jour, Le site du jour, Loisirs, Médecine, Mots, Potins, Pub, Santé, Société, Vidéo, Vie pratique, Web | Lien permanent | Commentaires (2)
Merci pour la pièce

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Par ce bel été indien.
qui se prolonge de façon inespéré, un de mes patient de 68 ans, en profita pour amener son petit fils se balader sur l'avenue.
de grand ville.
Sa prostate le travaillant, il dit a son garçonnet, tu voit petit, pour pisser en ville, il faut payer : "l'argent n'a pas d'odeur", c'est un certain Monsieur Vespasien qui était un grand chef Romain, un Empereur, qui a tenu ces propos il y a très longtemps de cela, il a , ainsi inventé les vespasiennes. Il fit des toilette publique payantes, un impôt qui utilisait un besoin naturel obligatoire, pisser. Pour te montrer comment faire, je vais t'inviter à boire un sirop. Ça te dit gredin.
Le gredin était ravi de l'aubaine qui lui était offerte. Il ne comprenait pas trop ce que lui disait son grand père, mais la perspective de boire un sirop de fraise bien frais, par cette température caniculaire, en plein mois de septembre, après une marche harassante, était inespéré. A chacun son plaisir ; lui d'étancher sa soif, son grand père d'épancher sa vessie.
De toute les façon, le grand père lui aurait offert un rafraichissement. Il adorait ce gamin.
Or donc, ils s'assoient à la table d'un bar, une table un peu sale. Un serveur peu gracieux s'approche. Le grand père passe commande mais le serveur ne nettoie pas la table. Le grand père lui en fait gentiment la remarque celui-ci s'exécute de mauvaise grâce.
Avant de partir, le grand père de laisser une petite pièce, une piécette : 10 cent d'euros. Le gamin de dire "dis grand père que fais-tu"
"Ben tu vois, je laisse la pièce. Et tu vois plus la prestation est bonne enfin, je veux dire le service est bon plus la pièce st grosse. Plus le serveur est mauvais, comme ce monsieur, plus la pièce sera petite".
Sur ces entrefaites, Ils se lèvent et vont soulager leurs vessies, enfin, surtout le grand père.
En partant, le serveur leur dit tout haut "Merci pour la pièce".
Le grand père de répondre illico "Merci pour le service".
Le garçonnet n'était pas peu fier de son grand père qui avait cloué le bec à ce vilain monsieur.
00:41 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Culture, Ecologie, Histoire, Humour, Le mot du jour, Mots, Musique, Politique, Potins, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
15/10/2014
La langue Française est toute en nuances

Tout dernièrement, reviens à la consultation un patient que je ne vois plus depuis déjà pas mal de temps, logique, il m’a prévenu, à cette époque là, qu’il allait déménager car il divorçait.
Il vient avec son fils de douze ans.
Jusque là, me dirais vous rien que de très banal. Oui, mais…
Ce charmant garçon de douze ans est venu seul, oui, seul, c’est très rare voire exceptionnel, à cet âge là, et traduit, déjà une maturité exceptionnelle. La mère doit s’en occuper très bien pour aboutir à une si remarquable éducation.
Il consulte pour un certificat de « non contre-indication au sport ». Je lui demande s'il a le carnet de santé, naturellement, il ne l’a pas. C’est fort regrettable, lui retoquais-je, ta mère ne te l’a pas donné, cela m’étonne beaucoup d’elle. Cela me gêne beaucoup, car je crois qu’à ton âge il y a un rappel de vaccination.
Je vous l’amène ce soir ou demain. Je lui fais confiance, ce cher petit est si bien élevé que je lui délivre icelui certificat.
Aujourd’hui, rien, demain non plus, il ne revient pas. Pourtant, avec une si bonne éducation…
J'en reviens au tout début, son père m'amène donc son fils pour une pathologie dermatologique. Je lui annonce que je ne peux plus être le médecin traitant au motif que son fils ne soit pas revenu avec son carnet de santé.
Le père furieux me dis ces paroles étonnante « Vous êtres un enculé ». Pardonnez ce langage trivial.
Une analyse littéraire de ces propos peut-être intéressante. Le vous est respectueux, il aurait pu dire tu, le mot enculé étant, en quelque sorte, en opposition avec le vous. Mais cela traduit un certain âge chez ce patient, un jeune m’aurait dit certainement : « Tu es un enculé ».
La langue Française est pleine de nuances, c’est ce qui fait son charme et sa beauté.
09:56 Publié dans Anecdote, Citation, Coup de gueule, Histoire de la Médecine, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Musique, Politique, Potins, Santé, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
14/10/2014
Fliqué par Dame Sécu

J’ai, dans ma clientèle, une patiente en phase terminale de maladie d’Alzheimer.
Un jour, je reçois de Dame Sécu, une lettre m’annonçant que j’avais effectué, le même jour, deux visites, donc une en double facturation et ce… il y a six mois. Dame Sécu me réclamant pour cela le remboursement d’un indu pour une de cette visite en surfacturation. Elle me réclamait de me justifier sous soixante jours sinon elle me prélèverait directement le prix de la surfacturation, soit la somme énorme de… 33 € !
Révolté, j’envoyais, dès la réception de ce courrier, un mail incendiaire dans lequel je vidais ma colère sur ce courrier et ce que je n’avais vécu une telle démarche en trente ans de carrière et que, ce jour là, j’avais dû faire deux visites sans noter les heures sur la feuille de soin pour le remboursement.
Réponse de dame sécu me disant qu’elle étudiait mon dossier.
Ma mie, qui est juriste, me rassura me disant que je perdais mon temps avec ce mail incendiaire, et qu’un juriste ne voit que la finalité : se faire rembourser la somme.
Pour cela, elle me conseilla, tout simplement, de joindre aux pièces réclamées, une déclaration sur l’honneur comme quoi j’avais fait deux visites ce jour là.
Eh bien, vous me croirez si vous voulez, dans la semaine, je reçus un mail comme quoi le problème était réglé et qu’ils abandonnaient cette demande de surfacturation.
Comme quoi, juristes et médecins son complémentaires.
N. B. : Cette Patiente "bénéficie" d'un traitement par Héparine à Bas Pois Moléculaire qui doit revenir à environ 1000 € par mois. Je voulais l'enlever, mais comme je n'ai eu aucune directive en ce sens du service de Gériatrie, par "principe de précaution", je ne l'ai pas enlevé.
Bingo ! Je ne regrette pas.
09:55 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Economie, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)


