03/09/2015
L’évolution écologique de Grandville, sa mutation cosmopolite. Une analyse personnelle du Docteur Sangsue
De plus en plus, en se promenant, le « Grandvillien » est frappé par le nombre de langues qu’il lui arrive d’écouter.
En outre, y a, de façon d’une concomitante et dramatique, une disparition progressive de l’accent typique à Grandville et, pire, de la disparition totale de son patois local par la « New Génération ».
Grand ville devient, de plus en plus, une ville cosmopolite.
Ceci étant voulu, délibérément, par nos politiques.
Il est logique, alors, que Grandville, depuis peu classée au patrimoine mondial de l’humanité, devienne, de facto, une mégalopole.
Une mégalopole implique un entassement des « Grandvilliens ».
Cela implique, aussi, une « Pariniasisialisation » de Grand ville, avec tous ses inconvénients que cela représente pour les « Grandvilliens ». Plus de déplacements personnels en voiture au profit des déplacements en communs si inconfortables voire inhumains aux heures de pointe.
Le centre de Grandville devenant de plus en plus inabordable aux voitures.
Pire, il y a une volonté de faire disparaître de plus en plus le places de parking pour forcer le « Grandvillien » à avoir un garage où à vendre sa voiture.
Bref, la qualité de vie des « Grandvilliens »chutant de façon drastique, l’agressivité ne cesse de monter.
Plus la population s’accroit, plus la pollution augmente inexorablement
Ce phénomène illustre bien, pour moi, « l’écologie malthusienne ».
En économie, on parle de décroissance.
L’idéal , bien évidemment, si on s'en tient à cette théorie, serait une une décroissance de la population (comme en Chine qui est devenue, avec cette politique là, très rapidement la deuxième puissance économique mondiale.
Le malthusianisme, dont les détracteurs avancent comme argument le fait que l’homme s'adapte toujours aux changements écologiques
Mais la terre, elle, étant inextensible...
A moins de coloniser la mer, nous sommes bien mal partis.
P.S. : Il ne faut pas confondre l'écologie (science) avec l'écologie politique.
"L'écologie scientifique (oikos (maison, habitat) et logos (science)), est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux".
14:20 Publié dans Actualité, Anecdote, Coup de gueule, Ecologie, Economie, Histoire, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Mots, Paris, Politique, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (6)
28/08/2015
Pemphigoïde Bulleuse, de l’utilité et du rôle du Médecin Traitant
Pemphigoïde Bulleuse
La Pemphigoïde bulleuse est une maladie rare, c’est ce que l’on appelle une maladie maladie orpheline.
Elle atteint les personnes âgées de plus de 80 ans et se traduis par le tableau clinique que je schématise : des bulles sur la peau et des démangeaisons très importantes. Ceci pour le diagnostic positif (les signes de la cause de la maladie pour ce qui est du diagnostic différentiel.
On peut confondre cette pathologie avec la Gale. Ceci pour les diagnostics différentiels (les signes qui permettent d’éliminer toutes les autres maladies qui pourraient y ressembler).
Il est bien évident que le traitement ne peut être efficace que si l’on a trouvé le diagnostic positif (le bon diagnostic).
Exemple, le cas clinique suivant :
Une patiente de 85 ans, qui a un ulcère variqueux, est vue par son médecin traitant, pour des bulles autour de la plaie avec des démangeaisons intenses.
Pour les bulle, le médecin pense que celles-ci sont dues à l’Ulcère Variqueux . Il fait crever donc crever ces bulles par l’infirmière qui traite l’ulcère variqueux.
Pour les démangeaisons, il pense à une éventuelle Gale sans y croire. Il donne, alors, un traitement symptomatique, un anti histaminique.
Devant l’inefficacité de sa thérapeutique, il envoie, enfin, beaucoup trop tardivement, la patiente à une Dermatologue qui évoque, elle, de suite, le diagnostic : une Pemphigoïde Bulleuse. Ce diagnostic est confirmé par la biopsie cutanée qu’elle fait dès sa première consultation.
Moralité : quand un médecin se trouve devant une pathologie qui échappe à son traitement, il se doit, illico, de passer la main :
- Au bon, spécialiste,
- Et de ne pas faire un acharnement thérapeutique sauvage.
10:05 Publié dans Anecdote, Bricolage, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Le site du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (1)
27/08/2015
Effets secondaires médicamenteux
Une patiente de 35 ans, avec un profil longiligne, vient consulter pour une sinusite.
C’est une patient asthmatique, ayant un emphysème pulmonaire de découverte récente et fumeuse (20 cigarettes roulées par jour).
Dans ses antécédents, outre son asthme, un pneumothorax spontané à l’âge de vingt ans. Ce type de pathologie se voit, surtout chez des patients jeunes ayant un profil longiligne.
Je lui prescris un traitement classique, dans cette pathologie, de l’AUGMENTIN et du CELESTENE.
Elle revient me voir pour un état d’excitation avec insomnie et idées suicidaires ainsi qu’une folliculite dans le haut du dos.
Presque tout le tableau des effets secondaires que peut donner le CELESTENE.
J’arrête immédiatement celui-ci.
Il faut savoir qu’il y a deux effets secondaires très importants du CELESTENE : la décompensation d’un diabète équilibré et la décompensation d’une hypertension artérielle équilibrée. C’est deux effets secondaires cèdent après l’arrêt du CELESTENE.
Ce cas clinique illustre bien le fait qu’il est très important, pour un médecin, de bien connaître les effets secondaires des médicaments.
10:37 Publié dans Anecdote, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Santé | Lien permanent | Commentaires (0)
23/08/2015
La salade du jardin du Docteur Sangsue
j'ai la chance d'avoir un cour dans la maison où j'habite, certes ce n'est pas un jardin, mais il est fort agréable de manger de hors quand les beaux jours sont là.
Ma cour est cimentée tout naturellement et au milieu se trouve une petite rigole pour l'écoulement des eaux. De chaque côté de la rigole deux pans de ciment disposent d'une pente pour une bonne évacuation de l'eau.
Ce n'était pas le cas dans l'article que j'ai écrit, à propos de la construction de ma maison secondaire qui nous permet d'en profiter nous même et de la louer pour avoir une source complémentaire de revenus en complément de notre retraite.
On savait construire dans le temps, le maçon aimait le travail bienfait dans les règles de l'art, pourtant il n'y avait pas, à l'époque les DTU.
Un jour dans cette rigole je trouve trois pieds de pissenlit - .
Je décidais donc, sous les yeux ébahis et inquiet de ma mie, de les cueillir.
Cette salade s'appelle salade de barbarans.
Elle de me dire
"tu ne manger ça" !
Moi de lui répondre : "si, c'est merveilleux de pouvoir manger, en pleine ville, la salade du jardin ".
Elle fut délicieuse.
18:24 Publié dans Anecdote, Cuisine, Ecologie, Gastronomie, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Science, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
Séméiologie Médicale et séméiologie Boulangère, une démarche comparable selon le Docteur Sangsue
Comme vous le savez, j’aime tout ce qui a trait à l’art culinaire.
Je regarde une émission, pratiquement tout les soirs, quand j’arrive du travail, c’est l’émission de télévision sur la chaine M6 : « La meilleure boulangerie de France ».
Ce qui me frappe dans cette émission, hormis le fait qu’elle a trait à la cuisine, c’est le fait que l’analyse et le jugement des produits finis du Boulanger s’apparente, à mon avis, furieusement, à la démarche dans l’exercice professionnel du Médecin.
On peut dire qu’il existe une séméiologie Médicale et une séméiologie Boulangère. Tout à fait comparable dans ces deux professions.
La séméiologie est l’étude des signes pour l’examen clinique du patient et la sémiologie boulangère celle qui permet de juger un produit.
D’ailleurs j’étendrai cette démarche séméiologique à tous les métiers de bouche.
Je me souviens toujours de mon premier cours de séméiologie médicale. Il concernait la façon d’examiner un patient dans le déroulement de l’observation pour rechercher, par l’examen clinique, les signes de la maladie. C'est cet examen clinique , que débouchera le diagnostic, et, par conséquence, une thérapeutique adaptée.
Cela se fait en quatre étapes : Inspection, palpation, auscultation, mesure. J’en rajoute une autre, fondamentale, a mon avis, l’interrogatoire.
Si vous regardez vous verrez comment les deux examinateurs de cette émission jugent le travail des concurrents, il saute aux yeux la similitude de recherche des signes pour analyser le produit fini.
Dans un premier temps, les examinateurs vont chercher du signe le plus proche pour aller vers le signe le plus éloigné.
1°) – L’interrogatoire sur la fabrication du produit
2°) – l’inspection, l’aspect du produit fini avec sa décoration
3°) - son odeur une fois le produit coupé
4°) – Son goût, la palatabilité, et sa texture
3°) – Et, pour finir, par sa longueur en bouche.
Voila la similitude séméiologique entre celle de la Médecine et celle de la Boulangerie telle que je la conçois.
16:26 Publié dans Cuisine, Gastronomie, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Santé | Lien permanent | Commentaires (0)
21/08/2015
Le crachat : aspect médical, écologique, sociétal et éducationnel
Cracher sur la voie publique n’est pas, seulement, un acte contre l’hygiène, c’est, aussi, un acte d’incivilité, un acte de non respect de l'environnement et un signe de mauvaise éducation.
Mais, paradoxalement, le fait de cracher, facilite le travail du médecin. L’étude sémiologique du crachat étant indispensable au bon déroulement d’une consultation médicale.
Ce matin, en prenant le tram pour aller à mon cabinet médical, je vis un monsieur, d’un certain âge, envoyer, avec vigueur, un crachat qui tomba, loin de lui, sur le trottoir.
Une méthode de cracher bien différente de celle que savent si bien faire les jeunes de maintenant. Ceux-ci envoyant, juste devant eux, un jet de salive. J’appelle cela le « crachat filé ».
Eh oui, il y a des modes dans le fait de cracher. Chaque génération se distinguant de l’autre.
L’interdiction de cracher, par terre, sur la voie publique date d’une loi du 22 mars 1942 et modifié en 1992 . La loi de 1942 fût promulguée en pleine épidémie de tuberculose.
Quant au crachat, tel le lama, dirigé vers autrui, il est évidemment considéré comme une agression et est donc condamnable. La victime étant en droit de porter plainte.
Si cracher n’est pas un acte citoyen, pour le médecin, ce n’est pas hygiénique. Cracher est, en outre, un signe de mauvaise éducation.
Autrefois, la bonne éducation voulait que les femmes ne crachent pas. Ce qui gainait, passablement, le médecin dans son exercice professionnel. Il est important, en effet, de savoir l’aspect sémiologique du crachat (abondant et coloré dans la Bronchite simple ou la surinfection de BPCO. Peu abondant, translucide et collant dans la crise d’Asthme).
Il est étonnant de constater que l’évolution de la société peut se voir dans ce qui peut paître insignifiant, le crachat.
Il est à noter, en effet, qu’avec l’évolution de la société, les femmes deviennent, vraiment, l’égale des hommes, car les jeunes lycéennes crachent, maintenant, comme leurs homologues masculins. Cela facilitera d’autant le travail du médecin, mais n’arrangera ni l’hygiène ni la citoyenneté ni la bonne éducation.
A ce propos, je vous rapporte, sur ce sujet, à un article précédant « Le crachat et la fenêtre ».
13:53 Publié dans Anecdote, Blog, Coup de gueule, Culture, Ecologie, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Le site du jour, Médecine, Mots, Politique, Potins, Santé, Science, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
20/08/2015
Une « patiente raton laveur ». L’excès en tout est un vilain un défaut
L’excès en tout est un vilain défaut, nous allons le montrer tout à l’heure.
Une patiente de quarante cinq ans, vient consulter car son Médecin Traitant habite dans une autre ville.
Je ne suis là qu’en dépannage.
Elle est artiste peintre, mais à la CMU, c’est pleinement justifié car il est très difficile, dans ce métier là, de vivre de son travail.
Je la vois, d’abord, lors d’une première consultation, pour des troubles du sommeil. Elle me demande du STILNOX*, à dose filées, quand elle n’arrive pas à dormir. Elle est à cour de munitions.
Consultation simple et totalement adaptée.
Je la revois, quelques temps plus tard, car, me dit elle, elle est atteinte d’une mycose.
Elle me raconte que cette pathologie est récurrente, et que sa Gynéco, lui prescrit des cures d’anti mycosique. C’est ce que me raconte cette patiente. Mais elle précise, aussi, que sa Gynéco lui prescrit, beaucoup plus fréquemment, par plusieurs cure d’un mois, de la COLPOTROPHINE* en ovule et en crème.
Derrière ces « mycoses à répétition », la Gynéco avait donc flairée quelque chose*.
La consultation prend, alors, une tournure beaucoup plus logique maintenant.
Question due au métier : Je lui demande comment elle fait sa toilette intime :
- « Trois fois par jour avec du savon de Marseille ».
Je lui demande si son ami fait pareil.
Et elle de préciser :
- « Mon ami, lui, se douche tous les jours, une fois par jour, avec du gel douche ».
Quand on connait le pouvoir détergent du savon de Marseille, sa pathologie n’a rien d’étonnante d'autant plus que le savon de Marseille est, aussi, un remarquable exfoliant chimique qu'il faut utiliser correctement pour se laver. Il ne faut pas se laver deux fois par jour avec le savon de Marseille.
Le savon de Marseille est, aussi, un remarquable exfoliant chimique qu' il faut utiliser correctement pour se laver. Avec le savon de Marseille, Il ne faut pas se laver deux fois par jour sous peine d'irriter l'épiderme.
On se lavait, dans le temps, beaucoup moins souvent que maintenant.
Les gels douche ont été inventés pour ne pas irriter la peau car, maintenant, les gens se douchent plusieurs fois par jour depuis cette mode du jogging et des salles de sport.
Pour l'anecdote, Il faut noter que le gant de crin a un rôle exfoliant mécanique de façon naturelle. mais c'est un usage détournée et inefficace, Le gant de crin est aussi promu dans le traitement de la cellulite. Il faut être très prudent dans son utilisation et l’utiliser, lui aussi, avec modération sous peine d’avoir des irritations cutanées.
Les gels douche ont été inventés pour ne pas irriter la peau car, maintenant, les gens se douchent plusieurs fois par jour depuis cette mode du jogging et des salles de sport.
Cette patiente décapait ses muqueuses, « elle les exfoliaient ».
Sa pathologie n’était pas due à une Mycose récidivante mais bien au pouvoir exfoliant du savon de Marseille.
Il faut bien avouer que cette patiente avait un profil psychologique bien particulier
A la fin elle termine la consultation avec ces paroles :
- « N’y a-t-il pas des gens qui ont des corporelles plus importantes que d’autres, car je ne supporte pas ces odeur là ».
Cela confirme bien, chez cette « patiente raton laveur », l’aspect pathologique de cette propreté excessive.
Savon de Marseille.
Gant de crin.
*Comme moi, sa Gynéco avait bien vu et expliqué, tout comme son Médecin Traitant, les conséquences néfastes de son excès de propreté.
16:15 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Culture, Histoire de la Médecine, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Science, Science, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
14/08/2015
La vérité économique sur le trou de la Sécurité Sociale
Dans un blog, un confrère publie une série d'articles sur ses démêles avec la sécurité sociale.
Actuellement, la sécurité sociale fait un forcing envers les médecins.
Pour nous défendre et nous déculpabiliser, il serait utile, à mon avis de comprendre la vraie nature du "trou de la sécu".
La vraie explication économique est donnée dans cet article de Wikipédia : « Déficit de la Sécurité sociale en France ».
En conclusion, il faut, dans ce cas, avoir de bonnes sources, mais, aussi, de bonnes bases d’économie pour décrypter la vérité.
L’économie n’est jamais enseignées, ni dans le secondaire, ni dans le cursus des études médicales, seuls les étudiants en droit et, bien sur, les étudiants en économie, sans parler des énarques, ont ces connaissances là.
Inutile de dire que pratiquement toute la population française est tenue à l’écart, ce qui ne lui permet pas d’avoir des jugements critique et raisonnés dans le domaine de l’économie mais aussi de la vie politique.
La politique est avant tout dirigée par l'argent, c'est à dire l'économie.
"L'argent est le nerf de la guerre" (Cicéron).
On peut se demander, parfois, si cela n’est pas voulu délibérément.
Mais, là, je suis mauvaise langue.
15:46 Publié dans Actualité, Anecdote, Blog, Coup de gueule, Culture, Economie, Histoire de la Médecine, Honte, Internet, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Politique, Potins, Santé, Science, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2)
13/08/2015
Coustilles de porc braisée et déglacée au vin blanc avec son piment d’Espelette : recette inédite du Docteur Sangsue
La coustille de porc, où travers de porc est découpée dans la côte. Son prix est très attractif pour peu que l’on n’ait pas peur de se salir les mains en la dégustant.
Pour deux personnes :
Ingrédients :
1 coustille de 500 g
½ petite bouteille (de 25 cl de vin blanc de cuisine)
Sel de Guérande
Poivre du moulin
Piment d’Espelette
Préparation :
Déposez la coustille dans une cocote en fonte** dont aurez au préalable versé un peu d’huile d’olive Salez poivrez la face creuse de la coustille. Faites bien dorer la partie charnue (le dos de la coustille). Il faut faire dorer la viande pour que l’on puisse caraméliser les protéines selon la réaction de Maillard.
Cette réaction de Maillard est responsable de la couleur brune et des arômes intenses qui s’en dégagent.
J'ai déjà abordé ce sujet dans mon article : "Pour s'amuser, un brin de culture ne nuit pas".
Quand la coustille est bien dorée, Retournez celle-ci.
Salez et poivrez le dos de la coustille.
Déglacez au vin blanc.
Laissez braiser vingt minutes. Un minuteur est indispensable en cuisine.
Une fois la cuisson terminée, saupoudrez de piment d’Espelette à la fois le dos de la coustille mais, aussi, le jus.
Dégustation :
Des pâtes fraîches ou des spaghettis arrosés du jus de cuisson. Où une salade de tomates avec des anchois au sel et des olives à la grecque dans lequel vous aurez, aussi, versé le jus.
Bien entendu la coustille se déguste avec les doigts comme l’homme des cavernes. Mais il faut avoir un certain coup de main pour la découper*.
Vin d’accompagnement :
Un vin blanc sec type Bordeaux blanc sec ou un muscadet de Sèvre et Maine servi frais (10°C).
Ou bien, pourquoi pas, tout simplement, un bon pastis, bien frais, avec des glaçons.
*Pour cela, il faut trancher avec un bon couteau, la coustille entre les côtes, puis tordre la côte isolée pour la désarticuler.
**Cocotte ovale Le Creuset.
23:46 Publié dans Cuisine, Culture, Fête, Gastronomie, Le mot du jour, Loisirs, Mots | Lien permanent | Commentaires (0)
Une consultation pour avis médical, un exemple de l’application du code de déontologie médical
Crédit Photo : http://www.snarf.org/.
Trois jours à peine après mon retour de vacances, coup de téléphone à la consultation du matin :
« Jusqu’à qu’elle heure consultez-vous ? »
« Jusqu'à midi ».
« Je vous adresse mon amie ».
« C’est pourquoi ? »
« Elle a mal à la gorge ».
Quelque temps plus tard, « une belle femme » entre dans mon bureau. Par « belle femme », je veux dire, une grande femme au physique agréable.
Il n’y a pas que des choses désagréables dans le métier de médecin, en tout bien tout honneur, de plus, heureusement, le code de déontologie est la pour ça.
D’emblée, elle précise :
« je viens vous consulter car mon médecin traitant est en vacances J’ai comme une gêne dans la gorge ».
Elle me précise :
«Celui-ci m’a fait faire une fibroscopie qui a montée une défaillance de la « valve de l’estomac ».
Quand cette « valve » est défaillante, elle est à l’origine d’un RGO (Reflux Gastro Œsophagien, c’est, comme son nom l’indique, un reflux du liquide gastrique de l’estomac dans l’œsophage, pouvant être, lui-même, à l’origine de sa gêne au niveau de la gorge.
Je lui demande
« Avez vous mal aux oreilles » ?
« Si cela me le fait depuis quinze jours ».
Il faut savoir que les RGO, de par les sécrétions acides peut donner des brûles à l’estomac mais aussi des régurgitations et, outre une gêne dans la gorge, une toux et des otalgies (douleurs dans les oreilles).
Je connais bien son Médecin Traitant, il a une grosse clientèle, mais il a su rester un très bon médecin.
Là, aussi, intervient la déontologie. Il faut toujours faire très attention quand un patient vient consulter un autre médecin et se méfier si on flaire que celui-ci montre des velléités d’avoir un autre avis médical.
Dans ce cas, cela y ressemblait fort.
Tout avait été fait, le diagnostic l’avait été, le traitement était parfaitement adapté et il marchait, en grande partie, lors de ses crises.
Je lui expliquai cela et lui recommandai de reprendre traitement et de reprendre contact avec son Médecin Traitant dès son retour de vacances.
Je lui fis, en ce sens, une ordonnance pour ses médicaments et lui posait, alors cette question :
« il revient quand votre Médecin Traitant ? »
« Dans quinze jours ».
Cette patiente ne pouvait-elle attendre jusque là ?
Déontologie vous dis-je, déontologie.
18:20 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Santé, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Docteur sangsue est enfin guéri de sa Tendinite de la Coiffe des Rotateurs après deux mois d’économie de l’épaule
Comme je vous l’avais raconté dans mon article : « Comment le Docteur Sangsue arriva à se débarrasser d’un début très inquiétant d’une Tendinite de la Coiffe des Rotateurs par une économie articulaire de son épaule ».
Après deux mois d’application la plus respectueuse possible de cette méthode, je suis enfin guéri.
Deux mois à souffrir avec une douleur lancinante accompagnée de sensation de chaleur dans l’épaule, c’est long mais cela a payé.
Comme quoi, il est impératif de respecter une position ergonomique, face à un ordinateur, pour éviter toute technopathe.
18:07 Publié dans Anecdote, Le mot du jour, Médecine, Mots, Santé, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
Quand le Docteur Sangsue décalaminait sa Mobylette
Quand j’étais plus jeune, pour aller à la fac de médecine, j’avais, comme moyen de transport, un deux roues, un cyclomoteur, une « Mobylette »* bleue à entrainement par galet. Elle ne disposait pas de volant magnétique car c'était le modèle d'avant
Elle était fort pratique.
Il était surtout adapté pour la ville. Mais on pouvait, aussi, partir à l’aventure pour aller en villégiature.
C’était un moteur à deux temps , un 50 centimètre cube bridé pour une vitesse avoisinant les 50 K/h. Il fallait mette, pour rouler, un mélange (huile dans l'essence) pour la lubrification du piston. Ce mélange était distribué par des pompes situées devant les magasins de réparateurs de cyclomoteurs.
Régulièrement, il fallait « décalaminer », enlever ce dépôt grisâtre, la calamine, déposée sur la tête du piston ; mais aussi, plus souvent, il fallait décalaminer la bougie d’allumage et régler l’écartement des électrodes grâce à un jeu de cales, tout ceci pour avoir une bonne étincelle ce qui donne le meilleur rendement et une meilleure performance du moteur avant de changer celles-ci quand elles étaient trop usagées.
Jeu de cales pour bougies
Pour cela, il fallait démonter le haut de la culasse en faisant attention à péter le joint, et nettoyer le dessus du piston pour enlever la calamine.
Cette opération s’appelait le décalaminage.
C’était une opération salissante mais distrayante et fort agréable ma foi. J'ai toujours aimé me servir de mes doigts.
J’avais alors quinze ans quand j’ai débuté à exécuter cette opération que mon père m’avait enseigné.
Ah qu’il est loin ce temps là.
Calamine sur la tête d'un Piston.
Bougie calaminée.
*Mobylette est une marque déposée de chez Motobécane.
17:36 Publié dans Anecdote, Bricolage, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Potins, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
L’art d’accommoder les restes de nourriture, une interprétation écologique du Docteur Sangsue
Crédit Photo : http://www.babelio.com/
Dans trois de mes précedants articles, J’aborde ce sujet important et méconnu.
- Moules à la Bordelaise façon Docteur Sangsue.
- Moules aux pommes de terre rissolées façon Docteur Sangsue.
- Moules en salade et à la persillade : une recette du Docteur Sangsue.
Certes, il y avait des méthodes pour conserver les aliments (le séchage – la dessiccation, la salaison – le sel, le sucre – la confiserie et la stérilisation – la conserve inventée par Nicolas Appert).
De nos jours, pourtant dans cette vague écologique qui nous submerge, le « recyclage » des aliments ou l’art de d’accommoder les restes est souvent méconnu.
Autre fois, la nourriture était un bien précieux. Il n’était pas question de jeter les restes des aliments qui étaient, le plus souvent, celles du matin ou celles de la veille. En effet, si l’on ne jetait pas la nourriture par la fenêtre.
Il y avait très peu de moyen pour conserver les aliments.
Une révolution est apparue avec l’arrivée des glacières (une sorte de petit meuble avec un pain de glace comme réfrigération) celui de la livraison, à domicile, de gros pains de glaces par le glacier. Cela se faisait, de préférence, avec des véhicules hippomobiles. Il ne faut pas confondre ce glacier avec celui qui vend des glaces, l’été, en borts de mer.
Il existait des recettes, fort délicieuses, basées sur cet art.
L’art d’accommoder les restes.
Une démarche écologique, comme je le disais plu haut, bien avant la déferlante qui revient de nos jours à la mode.
Nos ancêtres faisant ainsi, sans le savoir, de « l’écologie » sauvage, raisonnée mais indispensable.
11:52 Publié dans Anecdote, Comfort, Cuisine, Culture, Ecologie, Economie, Gastronomie, Histoire, La pensée du jour, Le mot du jour, Loisirs, Médecine, Mots, Potins, Santé, Science, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
Elle est sale la salade
Crédit Photo : http://www.fermiers-fermieres.fr/.
Réflexion de ma fille de 6 ans et demi, dans un marché, lors de mes dernières vacances dans le Médoc : « Mais elle est sale la salade ! ».
Une pure illustration de que racontais dans un de mes articles.
Écologie, quand tu nous tiens.
08:55 Publié dans Anecdote, Cuisine, Ecologie, Economie, Gastronomie, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Potins, Santé, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
11/08/2015
Vous avez réservé ? Souvenirs de vacances bien triste cette année
Cabanes de pêcheurs authentiques d'antan.
Lors de ma dernière semaine de vacances, j’ai voulu préparer des gambas crues comme je vous l’avais dit. Pour cela, je me rendis à la ferme aquacole que j’avais découverte en son temps.
En arrivant sur les lieux, surprise, stationnait un bus. On se demande bien comment il avait pu arriver pour rouler sur l’étroite route qui menait à la ferme.
Juste devant la ferme, des gens, amassés, dégustaient des gambas en buvant un « verre » de blanc dans un gobelet en plastique. C’étaient, cela était inscrit en lettres flamboyantes sur le bus, un camping quatre étoiles qui les avaient amenés en villégiature.
Comparé à avant, cela devenait inquiétant.
La suite me donna raison.
Au comptoir, je demandais si je pouvais acheter des gambas. On me rétorqua : « avez-vous réservés » ?. Moi de dire non. La réponse fusa catégorique ment : « désolé mais nous n’en avons plus ».
Décidément, il y avait du changement, mais pas en bien cette fois.
Les campeurs venaient donc voir le lieu de culture, perdu au bout de cette route étroite, comme on visite un zoo.
Il faut dire que lors de ma dernière visite dans cette petite ville «au fin fond du Médoc», déjà, le village des pêcheurs n’avait plus de pêcheurs que de nom.
Les cabanes de pêcheurs étaient, désormais, occupées par des restaurants « couleur locale » et quelques artistes peintre.
L’aspect sauvage des lieux avait totalement disparu remplacé par une exploitation mercantile des lieux.
Autre chose dramatique, cette année, un centre commercial avait poussé non loin de ma maison de location. Fort pratique, s’il en est, mais qui, par voie de conséquence, avait fait fermer, aux alentours, la majorité des petits commerces.
Heureusement la fête au village conservait encore une certaine authenticité, avec ses cagouilles à la Bordelaise et ses cailles au raisin.
Ce fut bien là un aspect bien mitigé de mes vacances cette année.
Heureusement la mer n’avait pas changée, et, aussi, son sympathique restaurant en partie sur le sable avec sa vue magnifique sur l’estuaire.
En rentrant de vacances, en regardant la météo des plages, avec stupéfaction, je découvris, sur l’écran de ma télévision, le nom de petite cette ville perdue «au fin fond du Médoc»… Qui ne l’était plus!
L’office de tourisme avait bien joué sur ce coup. La campagne de presse était bien réussie.
Où faut-t-il donc aller, de nos jours, pour avoir un coin et authentique et sauvage ?
16:46 Publié dans Actualité, Anecdote, Blog, Coup de gueule, Cuisine, Ecologie, Economie, Fête, Gastronomie, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Potins, Shopping, Société, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)
28/07/2015
Moules aux pommes de terre rissolées façon Docteur Sangsue
Pour rester dans les recettes de la moule, je vous propose une autre recette originale.
Cette recette permets d’accommoder les restes. Cette recette permet de recycler des restes de moules marinières.
C'est un plat de Charente-Maritime.
Il s'agit d'une variante des célèbres moules frites. mais c'est un plat bien plus élaboré et sans commune mesure gustativement parlant. Bien que la moule frite soit une valeur sûre.
Je rappelle que La saison des moules de bouchot s’étend de juillet à mars.
Pour quatre personnes.
Ingrédients :
- 3 kg de moules de bouchot (4 litres)
- 1 Kg de pomme de terre (6 pommes de terre)
- 4 échalotes
- persil
- ail
- pour la marinière : 1 bouquet garni (1 feuille de laurier1 brin de thym 6 tiges de persil), 4 échalotes, 1 gousse d’ail, 1/2l de vin blanc sec, huile d’olive
- poivre du moulin
Préparation :
Commencez par préparer des moules marinières. Pour cela, dans un fait tout, faites revenir les échalotes dans de l’huile d’olive. Puis versez-y les moules, le vin blanc, l’ail, les branches de persil et le thym. Laissez ouvrir les moules.
Récupérez les moules dans une passoire. Gardez le jus de cuisson.
Enlevez une coquille aux moules.
Réservez.
Dans une cocotte minute, faites bouillir les pommes de terre pour les cuire à moitié (pendant 10 minutes). Pelez-les, puis coupez-les en rondelles.
Faites sauter les pommes de terre dans un peu d’huile d’olive. Quand elles sont bien dorées rajoutez y les moules mettez la persillade, poivrez avec le poivre du moulin, remuez bien, en dehors du feu, pour que la persillade garde tout son arôme.
Mouillez la préparation avec le jus de cuisson de la marinière jusqu'à ce que les pommes de terre soient salées à point, tout en sachant que les pommes de terres pompent le jus.
Dégustation :
Avec les doigts. Prévoyez un rince doigt.
Et avec un Bordeaux blanc sec bien frais (surtout pas un graves), la bouteille dans un seau à glace et le vin servi dans des verres INAO.
19:19 Publié dans Cuisine, Fête, Gastronomie, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Shopping, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)
Moules à la Bordelaise façon Docteur Sangsue
Moules à la Bordelaise
Cette recette permets d’accommoder les restes. Cette recette permet de recycler des restes de moules marinières.
La saison des moules de bouchot s’étend de juillet à mars.
C’est la recette d'un plat typique de la cuisine bordelaise. C'est la recette la plus authentique, à mon avis, que je vous propose aujourd’hui.
Pour quatre personnes :
- Quatre kilos de moules de bouchot (pas les espagnoles qui sont plus grosses et bien moins bonnes)
- ail
- persil
- Poivre
- Une demi-baguette de pain carton
- Pour la marinière : huit échalotes, quatre gousses d’ail, six branches de persil, une branche de thym, poivre et une petite bouteille d’1/4 de l de vin blanc spécial cuisine.
Préparation :
Il faut commencer par préparer des moules marinières. Pour cela, dans un fait tout, faites revenir les échalotes dans de l’huile d’olive. Puis versez-y les moules, le vin blanc, l’ail, les branches de persil et le thym. Laissez ouvrir les moules.
Récupérez les moules dans une passoire tout en gardant précieusement le jus dans un saladier.
Versez le jus dans une casserole.
Pour les moules, enlevez une coquille sur deux. Réserver.
Émiettez le pain. Pour cela prendre la moitié du pain carton en évitant d’utiliser le dessus du pain (utiliser les parties latérales, le dessous et la mie de pain).
Dans le fait tout que vous aurez rincé, jetez le pain et mouillez-le avec le jus pour en faire une purée, tout cela à feu doux. Quand vous aurez obtenu une pâte homogène, versez y les moules, touillez, poivrez (surtout ne salez pas !), jetez l’ail et le persil ciselés. Touillez à nouveau hors du feu.
Dégustation :
Avec les doigts, prévoyez un rince doigt.
Et avec un Bordeaux blanc sec bien frais (surtout pas un graves), la bouteille dans un seau à glace et le vin servi dans des verres INAO.
Bonne dégustation.
00:05 Publié dans Cuisine, Gastronomie, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
19/07/2015
Malentendu, malentendant
Pour payer l’emprunt de notre résidence secondaire, et nous faire, quand même, un peu d’argent, nous la louons, à la semaine, pour les vacances d’été.
La première location, cette année, c’est très mal passée.
Les locataires n’ont trouvé rien de mieux que d’arriver avec… cinq heures de retard.
Ils ont eu, cependant, la courtoisie de nous prévenir… trois heures après l’heure convenue sur le contrat de location, 14 h, pour la remise des clés.
Ma moitié et moi, au bout de trois heures d’attente, décidâmes de rentrer sur Grand ville, à une heure de route.
A six heures, nous arrivions juste à Grandville, le portable sonne, "nous sommes arrivés" nous dit Monsieur le Locataire.
Une heure plus tard, de retour à notre point de départ, après une poignée de main bien serrée de ma part et un bonjour à peine courtois, à tel point qu’il en laisse tomber à terre ses clés d’auto, nous entrâmes dans la maison.
A peine eu-t-il posé sa sacoche sur la plan de travail de la cuisine, qu’il eu le culot de nous dire :
- "Pour éviter tout malentendu, fixons bien l’heure de départ pour la remise des clés".
Moi de lui répondre :
- "Il n’y a pas de malentendu, il n’y a que de malentendant".
20:00 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Potins, Shopping, Société, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)
17/07/2015
Une salade bio
Crédit Photo : http://www.fermiers-fermieres.fr/
Il y a quelques jours, j’ai acheté, chez un marchand de primeurs, une salade, une batavia.
Cela changeait des salades toutes prêtes, sous plastiques, vendues en supermarchés.
Une vraie salade, bien verte, bien fraiche, bien dure.
Rentré chez moi, je la lavai.
Et, oh stupéfaction, je tombais sur…
Une loche !
Comme autrefois, au bon vieux temps.
Avant la vague écolo, pas besoin de produits bio.
A l’époque, tous les fruits et légumes étaient frais, succulents, sains et non trafiqués.
A l’époque, il était dans la norme, outre de la terre, de tomber, sur des loches.
Enfin une salade bio en ce monde de perdition.
11:18 Publié dans Anecdote, Cuisine, Ecologie, Gastronomie, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Loisirs, Mots, Potins, Santé, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (13)
19/06/2015
Une adolescente en danger, un train peut en cacher un autre
Crédit Photo : http://www.estrepublicain.fr
A la consultation, jeune fille de quinze ans, amenée par son père, pour douleurs abdominales.
Elle me dit avoir très mal.
L’examen clinique ne révèle rien, et écarte une Appendicite, une GEU ou un Kyste de l'Ovaire patent (mais on ne sait jamais).
Je mets ça sur le compte de spasmes intestinaux liés au stress. En effet sa mère est traitée pour un cancer du sein.
J’aborde indirectement le sujet, et lui demande si ce la va bien au collège et si elle n’a pas de soucis. Elle me dit de sa prof de français a envoyée un envoi multiple de mails à tous les collégiens, révélant leurs problèmes, dont le cancer du sein de la mère de ma jeune patiente.
Mais l’histoire n’est pas finie.
Quel quelques jours plus tard, je reçoit un compte rendu de consultation du service de consultations du service de psychiatrie de l’enfant me révélant que vers l’âge de douze ans elle a fait une tentative de suicide.
Comme quoi, un train peut en cacher un autre.
09:17 Publié dans Anecdote, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Santé, Société, Vie pratique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (5)