18/10/2013
Un antibiotique oublié

Il n’y a pas que les légumes oubliés, en médecine il existe, aussi des médicaments oubliés.
Je veux évoquer, ici, un antibiotique oublié, sorti il y a une dizaine d’année, si je me souviens bien, c'est un antibiotique de la classe des fluoroquinolones, le ZAGAM*.
Cet antibiotique fut lancé, en médecine générale dans le traitement des bronchites, bon, je schématise, dans le traitement des bronchites disons « banales un peu cognées » pour cultiver l’ambigüité des V.M. (visiteurs médicaux).
Lors des essais en Phase IV un "petit" inconvénient, un effet secondaire passa inaperçu dans sa fréquence, mais se révéla redoutable lors de sa mise sur le marché.
Peu de temps après sa « commercialisation » et sa prescription en médecine générale des patients furent atteints de brulures au deuxième degré lors d’expositions au soleil pour de simples bronchites ce qui conduisit au retrait pur et simple du ZAGAM* à la prescription en médecine générale.
Tout cela pour de banales bronchites.
Étonnant non ?
10:46 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, Médecine, Santé, Société | Lien permanent | Commentaires (0)
14/09/2013
Docteur Sangsue contre Carte Bleue

De plus en plus de patients, plus ou moins naïvement, me posent, de plus en plus fréquemment, une question rituelle : "Docteur, es-ce que vous prenez la Carte Bleue".
Moi de répondre non, et ce pour deux raisons :
- d'abord car mon lecteur sésam vitale ne lit pas les cartes bancaire, cela supposerait de le changer alors qu'il fonctionne encore trés bien. Un lecteur de carte (carte verte et bleue) coûte la bagatelle de 600 €.
- Les banques retiennent une commission sur toute transaction passant par carte bancaire alors que c'est gratuit pour les chèques. Déjà que le prix de la consultation est plutôt bas, on va pas en rajouter, ça fait un peu radin, mais il faudrait vraiment être c... pour ne pas en profiter. Sur un an, cela commence a faire une petite somme, et puis, il n'y a pas de petites économies.
Cela se termine par la sempiternelle formule magique du patient, apparemment, pas trop géné : "je n'ai pas d'argent sur moi".
Et puis, bien sûr, la plus part du temps, l'ardoise reste impayée.
Ce type de comportement peut être apparenté au délit de grivèlerie (à ne pas confondre avec grivoiserie). C'est pour éviter cela que, prévoyantes, les péripatéticiennes* se font toujours payer avant de travailler sur le micheton.
Devant la prolifération de cette ritournelle, je décidais de prendre le holà en affichant, dans la salle d'attente, un petit mot doux et courtois essayant de culpabiliser les patients honnêtes, je ne mes fais pas trop d'illusion sur une éventuelle efficacité envers les clients sans morale ni religion.
Voici la prose de l'affiche que je viens de poser dans ma salle d'attente :
Le lecteur de carte vitale (carte verte) de votre médecin ne peut lire le carte bleue
Votre médecin ne peut accepter les paiements par Carte Bancaire
Le paiements ne peut se faire qu' :
- En Chèques Bancaires
Et
- En espèce
Votre médecin est désolé pour ce désagrément.

* Je vous conseille d'aller jetter un oeil sur ce lien. Perso, j'adose ce site.
00:03 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Economie, Histoire de la Médecine, Honte, La pensée du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (6)
23/08/2013
Le grand magasin de meuble fait un mensonge par omission aux parents

Lors d’une consultation, un couple me raconta la mésaventure qui lui arriva lors d’une prospection d’un grand magasin de meubles bien connu dans la zone commerciale nord de Grandville. A son entrée est prévu, attention délicate, une aire de jeu surveillée par un personnel spécialisé.
Il y a un petit souci, l’enfant ne peut être confié qu’une demie heure, ce qui est totalement incompatible avec le fait d’aller faire un tour dans le magasin pour regarder les tables les chaises, les lits, les canapés et autres joyeusetés.
Tout juste le temps de s’attabler au restaurant du vendeur de meuble.
Ce qui devait arriver arriva.
Ils confièrent leur petite fille de quatre ans et demi à l’aire de jeu et partirent faire un tour dans le magasin pour croquer du meuble.
Soudain, une demi heure plus tard, une voix retentit et dit : « Les parents de la petite TARTENPION sont priés de bien vouloir la récupérer à l’aire de jeu, merci ».
Le père de courir, et, vu la configuration du magasin, vous savez, la flèche, vous savez, le circuit obligé, il arriva à bon port dix minutes plus tard.
Et là de se faire agresser par le « Monsieur » de l’accueil devant les autres parents qui attendent pour confier leurs gamins, cela fait bonne impression !
Sur ces entre fait, arrive la mère, elle interpelle alors une femme responsable, elle aussi de l'aire de jeu et commence à la secouer.
Entre temps, le mari, dignement, reviens avec sa petite fille.
Il dit à sa femme :"écoute, nous sommes dans notre tort, on nous avait prévenu". Il se retourne alors vers l'employée : "Par contre votre collègue est très mal élevé".
Il se retourne vers sa femme tenant toujours sa fille par la main : "Tu viens chérie".
20:51 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Economie, Honte, La pensée du jour, Potins, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
29/07/2013
Quand mesquin rime avec radin

J'ai, dans ma patientèle, joli mot pour éviter d'employer le vilain mot de clientèle par trop rattaché à l'argent : qui dit client, dit argent. Comme s'il ne fallait pas de l'argent pour gagner sa vie et nourrir sa famille
J'ai, dans ma patientèle, un jeune couple, la trentaine avec une paire de jumelles (munies de la courroie et de l'étui*) qui s'ai fait bâtir une maison. Vint la partie cruciale, la délimitation de la propriété, la clôture. Une clôture mitoyenne, forcément. Un des voisins, un couple d'ingénieurs, plus âgés et, gagnant bien sa vie, répondit... aux abonnés absents, pour un devis de clôture se montant à 2000 € TTC. C'est mon jeune couple qui dû supporter le coût de la clôture dans sa totalité, eux qui ne roulent pas sur l'or.
Détail émouvant, nos cher voisins Cloturophobiques, élèvent deux poules pour la production familiale des œufs mais, aussi, en bon écolos, pour recycler les détritus biodégradables "bouffables" par nos amis gallinacées.
Elle est pas belle la vie !
* Pierre Dacq : Le Sar Rabin Dranath Duval.
Pierre Dac - Le Fakir Rabindranath Duval par AtouTJohnny
"Enregistré en 1964 par Europe N°1 lors de l'émission " Musicorama " le célébrissime sketch de Francis Blanche et Pierre Dac, le Sar Rabin Dranath Duval a surement bénéficié de l'état d'ébriété avancé des deux compère qui venaient de faire un mémorable repas. Il reste un grand classique du genre".
http://cinquantaine.actifforum.com/t3232-le-sar-rabin-dra...
Le sketch de Pierre Dac et Francis Blanche est directement inspiré d'un spectacle de télépathie, un spectacle de cabaret, celui de Myr et Myroska créé dans les années 40. Ce couple produisit leur spectacle jusqu'en 1980. ils terminaient toujours leur prestation par la phrase suivante : " S’il n’y a pas de truc c’est formidable, mais s’il y a un truc, reconnaissez que c’est encore plus formidable".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Myr_et_Myroska
Référence Bibliographique : http://unmetiercasappend.hautetfort.com/archive/2011/08/2...
07:40 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Ecologie, Honte, La pensée du jour, Loisirs, Magie, Potins, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0)
20/07/2013
Qui ne tente rien n'a rien

Espace Pro - CPAM
Une patiente, infirmière, originaire de Madagascar, viens à consulte, car le Centre Santé Voyage de Grandville, lui a prescrit, en prévention anti palustre, DOXYPALU* (tétracycline non remboursée, car dans l'indication, AMM, prévention du Paludisme), elle souhaiterait que je lui prescrive, à la place, DOXYCYCLINE* (la même tétracycline, mais remboursée cette fois, car prescrite dans l'indication, AMM, antibiotique).
Je lui dis que, malheureusement, c'est impossible.
Je lui montre, sur ces entrefaites, grâce à un petit logiciel, un peu inquiétant et redoutablement efficace fourni par Dame Sécu, qui permet d'accéder à un site dénommé Espace Pro sur lequel on peut accéder, grâce à la carte vitale du patient, aux différents spécialistes consultés avec les dates de consultations ainsi qu'à toutes les prescriptions médicamenteuses délivrées, avec, aussi, leurs dates naturellement.
La patiente n'a pas insistée.
C'est quand même triste d'en arriver là.
12:04 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, Informatique, Informatique Médicale, La pensée du jour, Le site du jour, Médecine, Santé, Société, Voyage | Lien permanent | Commentaires (13)
09/07/2013
Pour s'amuser, un brin de culture ne nuit pas

Professeur Louis-Camille Maillard
GROUIKKK !
Une visiteuse médicale me présente le tout nouvel anticoagulant, le XARELTO*, qui n'a pas l'inconvénient de faire une surveillance du contrôle du taux d'anticoagulation par prise de sang (PREVISCAN*), celui-ci fluctuant tout le temps. LE médicament le plus dangereux de tous (celui utilisé dans la mort au rats).
Ce médicament à l'indication dans la phlébite et la FA (un trouble du rythme cardiaque qui peut provoquer des caillots qui peuvent remonter au cerveau). Mais pas dans le remplacements des valves cardiaques métalliques.
Je lui raconte qu'un de mes patients qui avait une FA et un remplacement valvulaire aortique et précisait que son cardiologue lui avait remplacé le PREVISCAN* par la médication qu'elle présente, je vois son œil interloqué, voire inquiet, je lui précise alors que sa valve aortique n'est pas une valve métallique, mais une valve de cochon, je rajoutais d'ailleurs que, toutes les nuit, depuis son opération, il se réveillait en poussant des GROUIKKK retentissants, d'où sa réputation de gros cochon. Regard éffaré de la visiteuse. En effet suite aux travaux, à la fin des années 60, d'Alain Carpentier, un chirurgien cardiaque français, furent découvertes les bioprothèses valvulaires issues du porc.
La visiteuse manquait un peu de culture, elle ne savait pas que cela existait, et, en plus manquait totallement d'humour.
Ce qui est admirable c'est que cette courte histoire confirme bien l'expression "tout est bon dans le cochon", même ses valves !
pauvre mignonne petite bête

GROUIKKK !
La réaction de Maillard :
Un médecin conseil de Dame Sécu vint me porter la bonne parole.
Plus sérieusement, il vint me montrer mes résultats en tant que prescripteur. Il aborda tout naturellement le sujet épineux du Diabète et, bien sûr, sa surveillance par la bonne vieille Hémoglobine Glyquée HbA1C) , pas moins d'un dosage tous les trois mois.
Vous savez que la cuisine est une de mes passion, eh bien, justement, cela m'a permis de m'amuser un peu.
Un chimiste, Louis-Camille Maillard, découvre un peu par hasard, dans les années 10, la réaction (elle se passe à température élevée) réaction qui porte son nom. Il publie cette découverte en 1911 : "L'action des sucres sur les acides aminés".
Pour faire simple :
- Cette réaction est très connue des cuisiniers professionnels et des amateurs confirmés, très schématiquement sous l'action d'une température élevée, il y a une sorte de caramélisation des protéines qui donne ce si bon goût à la viande grillée au four ou au barbecue.
- Je suis d'esprit curieux. Un jour de spleen, je regardais, lors d'un surf sans motivation, une idée culinaire me traversa la tête et je me fixais sur : réaction de Maillard. Quelle ne fut pas ma stupéfaction de voir que le marqueur sur trois mois de la Glycémie (taux de sucre dans le sang), la fameuse Hémoglobine Glyquée (HbA1C), devait son existence aux travaux de Maillard. Le dosage tous les trois mois étant dû à la durée de vie des globules rouges dans le sang (3 mois).
Et moi de demander à mon médecin conseil : "Savez-vous qui est à l'origine de la découverte de l'Hémoglobine Glyquée ?" Silence sépulcral, je pense qu'il n'a même pas compris que je me moquais un peu de lui.
Le Médecin Conseil manquait un peut de culture, et en plus ce ne devait pas être un bon vivant, il ne connaissait pas l'existence de ce pauvre Maillard.
Il faut, parfois, sortir de la médecine et rêver comme on savait le faire quand on était enfant.
Je dois avoir encore avoirune part enfantine dans un recoin perdu de moncerveau tordu.
Cela me permet, parfois, de m'amuser dans ce monde de brute.
Gigôt d'agneau
P.S. : Je sais, vous allez me dire, la "vraie" culture c'est la littérature, la musique, la peinture, l'histoire, la Philisophie ;quand à la science...
Disons que je parle, ici, de curiosité. Mes propos me rappellent l'histoire de la création d'SOS Médecins à un Urgentiste qui, tout naturellent ne la connaissait pas. Curiosité, vous dis-je, curiosité.
Surtout de nos jours avec ce Wikipédia si décrié, mais qui rend bien service.
Texte remanié version 1.1
22:52 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Cuisine, Culture, Gastronomie, Histoire de la Médecine, Honte, Humour, La pensée du jour, Loisirs, Médecine, Mots, Potins, Santé, Science, Société, Vidéo, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (20)
09/06/2013
Mise à niveau

J'ai dans ma patientèle un professeur de physique. C'est un patient sympathique large d'esprit, non dénué d'un certain humour, bref le patient idéal.
Il s'est lancé dans la périlleuse aventure de se faire bâtir une maison. C'est lui, d'ailleurs, qui me raconta le coup de la baignoire et du malin carreleur qui lui sorti que l'on ne prenait pas de bain dans une baignoire.
Cette fois, le problème c'est la terrasse et le trottoir qui entoure la maison. tout simplement, il n'a pas été prévu de pente pour l'écoulement des eaux de pluie, c'est ballot !
D'autre part, au niveau de la terrasse le treillis soudé affleure la surface, ça sent le roussi.
Le maître d'œuvre est d'accord pour casser la terrasse mais il veut garder le trottoir. Son argument est de poids me raconte mon patient : un niveau !
En effet, comme un magicien, il sort un niveau de sa poche et procède à plusieurs mesures en affirmant : "regardez, il y a de la pente !"
Mon patient refit calmement les mesures les mesures devant le monsieur impétueux et lui dit calmement : "c'est très gênant, en tant que professeur de physique, je ne vois pas de pente".
L'autre de rester coi.
Il est toujours important de savoir à qui on a affaire, cela permet de ne pas minimiser l'adversaire.
21:17 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Potins, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
31/05/2013
Ecologie politique mythe ou réalité

A deux portée de fusil, par derrière chez moi, dans la rue où je suis domicilié, la communauté de communes a décidée de frapper fort.
En accord au Grenelle de l'environnement et des directives européenne qui prévoient, en outre une prime écologique, aux gouvernements qui luttent contre le réchauffement climatique, c'est ce que j'appelle l'écologie politique, les grandes villes évoluent progressivement, insidieusement, en pourrissant la vie des gens. Cela a commencé par les rues piétonnières, puis les dimanches sans voitures, et cerise sur le gâteau, l'apparition des vélos de la ville, ce que j'appelle les "vélos vilains" (vilains de ville).
L'écologie politique n'à rien à voir avec la "vraie" écologie, l'écologie scientifique.
, est progressivement et insidieusement d'empêcher la circulation des véhicules automobiles dans le grandes ville
La dernière invention programmée de longue date, dans cette politique pseudo écologique est, dans les grandes villes, de frapper fort, en pourrissant la vie des automobilistes, de les dissuader d'utiliser leurs véhicules automobiles, en ville intra muros, jusqu'au boulevards ceinturants la ville.
Naturellement, Grandville n'y fait pas exception.
A deux portées de fusil, derrière la rue où je suis domicilié, la communauté de commune a décidée de frapper fort.
Un rue assez longue, qui ne demandais rien à personnes, se vit envahir par les marteaux piqueurs, dans le but de rogner les places de parking en élargissant les coins de rue Au bout de cette rue, on rétrécis la chaussée en augmentant la largeur de trottoirs. Cela eu un effet immédiat, un bouchon se créa. Une idée géniale fut ensuite, de détourner une grande partie de la circulation, vers cette rue sinistrée, cela doubla l'embouteillage.
Ainsi, un certains nombre d'habitants de Grandville et des autre mégalopoles, voit, dans ses embouteillages, un nombres croissants de véhicules à l'arrêt déversant leur CO2
On peut espérer, au grand dam des automobiliste, ces pollueurs, mauvais éco citoyens, que cela cessera faute des combattants, par la mort de la circulation dans les grandes villes.
La fin de cette histoire est plutôt pathétique : Une fois les "travaux" terminés, le superbe nid de poule qui trônait dans la rue, se retrouva intact, comme il était avant.
Par derrière chez moi, dans la rue où je suis domicilié, savez vous ce qu'il y a ? L'écologie politique
Ecologie que peut-on faire en ton nom !
21:03 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (4)
27/05/2013
La douche et la baignoire

Un artisan malfaisant attire bien souvent la raillerie funeste.
Nous alons montrer cela dans cette histoire burelesque.
La douche et la baignoire venait d'être monté dans une maison neuve.
Celle-ci sortait de terre, étant en construction.
Un défaut de protection contre l'eau ennemie.
Déclencha une remarque acerbe des habitants futurs.
Avec stupéfaction, ceux-ci ouïrent le commentaire décoiffant du carreleur comique.
"On ne prend pas de douche dans icelle baignoire."
Il est vrai que se doucher dans une belle baignoire est beaucoup plus facile que de se baigner dans une belle douche.
Ceci évidemment n'appelle pas du tout le moindre commentaire.
Ceci ne vaut il pas un commentaire drôle.
Un grand merci à ce noble monsieur qu'est Jean de Lafontaine, sans oblier non plus son très grand pote Esope.
09:28 Publié dans Anecdote, Bricolage, Coup de gueule, Honte, Humour, La pensée du jour, Poesie, Shopping, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (6)
28/03/2013
Un marronnier de saison

Tous les ans, à la même période, j’aborde un sujet délicat, mais qui remplis agréablement, et qui, surtout, meuble, facilement, mon Blog ; je veux parler de celui des marronniers. « Tout comme le marronnier (l'arbre) qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits ». En terme journalistique, un marronnier est un évènement qui se produit chaque année et qui permet de faire un article facile et bouche trou.
Un exemple sérieux, et documenté, voir le rapport du Sénat de 1976, qui n’a perdu aucune ride, sur le changement de l’heure d’été à l’heure d’hiver et inversement ; sensé faire des économies « pétrolifères », suite au choc pétrolier de 1973. Cette brillante invention est due à Benjamin Franklin (ancien ambassadeur des Etats Unis en France), cette idée lumineuse fit faire des économies de bouts de chandelles. Le plus comique, dans l’histoire, c’était que les parents de Benjamin Franklin vendaient, ô comble d’ironie, de… chandelles.
Quand au premier avril, « Une tradition veut que le 1er avril soit le jour des farces (voir l'article) ». 
09:44 Publié dans Anecdote, Blog, Coup de gueule, Culture, Economie, Honte, Humour, Le mot du jour, Mots, Potins, Société, Web | Lien permanent | Commentaires (12)
23/03/2013
Une Angine Urgente

Coup de fil, en pleine consultation, une magnifique prostatite.
Pour le coup, une vraie urgence qui n'aira pas aux Urgeces à l'hôpital, je sait encore soigner cela.
- Docteur, venez vite, ma fille a une angine?
- Je ne pourrai venir qu'après la fin de ma consultation, vous n'avez qu' à appeler SOS Médecins.
- Mais je croyais que c'était pour les urgences.
- Vous confondais, madame, avec le SAMU. Voulez vous que je vous donne leur numéro de téléphone ?
- Non, je regarderai sur Internet.
Au revoir madame (ou plutôt adieu).
Véridique.
Nous, les généralistes, sommes tombés bien bas.
Pourtant la majorité de Médecins généraliste ont, environ, 60 ans d'années d'âge ( un très bon Wisky). Bientôt la quille Bordel !
Et, cerise sur le gâteau, seulement 10 % de jeunes médecins, justes thésés, s'installent en libéral (la majorité préfèrent s'installer en salariés : Médecins du travail, médecin dans une maison de retraite médecin conseil à la Sécu...).
Heureusement qu'il y a les Médecins étrangers qui vont venir colmater le gouffre.
La Médecine étant, fâcheusement, indélocalisable.
No comment.
08:06 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Economie, Histoire de la Médecine, Honte, Internet, La pensée du jour, Médecine, Politique, Potins, Santé, Société, Vie pratique, Web | Lien permanent | Commentaires (17)
05/02/2013
Confraternité

Il n’y a rien de plus irritant pour un Médecin Généraliste que le non respect de la confraternité.
Un exemple :
J’ai l’habitude d’adresser mes patients diabétique à l’Hôpital de Grandville dans le service de diabétologie et d'endocrinologie. Car en ville vous envoyez le patient et vous ne le revoyez plus (bonjour la confraternité).
Mais là n’est pas le propos.
J’adressais au Patron du service, et plus le temps passait moins il passait de temps en consultation, si bien que deux de mes patients allèrent- voir dans une clinique, car ils ne supportaient plus cette situation.
Eh bien, je n’ai pas été déçu !
Je n’ai reçu aucun courrier je renouvelle, certes les ordonnances, mais je n’ai pas de justificatif, cela peut, éventuellement poser problème au niveau médico-légal s’il ya un « «accident ».
Depuis, j’ai changé mon fusil d’épaule, j’envoie toujours à l’hôpital, mais à un P.H. (Praticien Hospitalier) qui prend plus de temps et, en plus, j’ai mon courrier, ainsi…
Tout le monde est content.
17:46 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (12)
01/02/2013
Une drôle de consultation

On sonne.
Je fais un drôle de métier.
En effet, j’ai ce privilège de faire un métier, ou l’on sonne et j’arrive comme un maître d’hôtel, ou plutôt comme un larbin.
La suite penche plutôt comme la seconde formulation.
On sonne, je vais vers la salle d’attente, c’était, le soir, en toute fin de consultation, je me préparait juste à partir.
Une femme avec son fils de 17 ans entre téléphone portable vissé à l’oreille et me dis, je suis à vous dans 5 minutes, prenez mon fils dans le bureau en attendant.
La consultation concernait le gamin. Samedi dernier, ils avaient appelé SOS Médecin, car il avait mal de gorge, mais surtout mal à l’oreille droite. Et voilà que je te mette un antibio pour la gorge, un corticoïde pout la gorge et l’oreille et, cerise sur le gâteau, un antibio local pour cette malheureuse oreille.
Je lui pose plusieurs questions qui sont un peu évasives, parfois totalement contradictoires.
Au bout de cinq minutes, la mère rentre dan le bureau, sans frapper. Cela tombait bien, cela faisait une minutes que j’avais fini mon « interrogatoire » peu fructueux, je meublais, heureusement peu de temps, la conversation.
Je passais donc à l’examen clinique, rien à la gorge, par contre, de l’oreille ne suintait une sorte de liquide verdâtre, ou l’examen otoscopique était totalement impossible a pratiquer.
La soluce, direction la case ORL.
La politesse, de nos jours, je vous le dis ma bonne dame, la politesse, de nos jours, se perd de façon inquiétante.
Il y a, aussi, des coups de pieds au cul qui se perdent… !
12:36 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Médecine, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (45)
27/01/2013
Les "joies" et les risques du diagnostic par téléphone

Le téléphone sonne... Un samedi matin.
- Est-ce vous travaillez le samedi ?
- Il y a bien longtemps que je ne travaille plus le samedi matin, que vous arrives-t-il ?
- C'est ma copine, elle est clouée au lit avec 39,5 de température et des courbatures.
- En pleine épidémie de grippe ,cela semble évident : elle a la grippe. Mais...
- C'est certainement la grippe. Donnez lui du DAFALGAN 1000 mg 4 fois par jour (1 cp toutes les 6 h) et qu'elle boive beaucoup, en particulier des boissons pétillantes qui sont riches en bicarbonates*, quand à l'alimentation, quelque chose de léger (yaourts, compote de pomme).
Mais, surtout, si cela ne va pas mieux...
Appelez S.O.S. Médecins...
(En effet, je pense dans ma tête (en général, je pense avec ma tête, ce qui ne m'empêche pas, parfois de penser comme un pied) ; des fois que ce serait autre chose... Une Pyélonéphrite par exemple.
Je me méfie toujours de "consultations" par téléphone" même les renseignements par téléphone, j'ne n'aime pas trop, déjà que je peux faire des conneries en consultation de visu, le tient à portée de vue, moi, bien au chaud dans mon cabinet, dans mon élément, avec touts mes instruments et médicaments de démonstration (en particulier, les différents dispositifs, pour le traitement de la maladie asthmatique).
Elle vient me voir. Ouf, elle n'est pas morte !, Elle vient me voir, car comme j'ai expliqué à son copain, elle présente un V grippal (avec, seulement 38,5 de température, c'est pour cela qu'elle est venue à mon cabinet), dû a une belle superbe infection pulmonaire (un bronchite).
Je lui prescrit donc, un antibiotique basique (CLAMOXYL*, pardon AMOXICILLINE, sinon la Sécu va me tomber dessus à bras raccourci).
- vous m'avez bien soigné, alors je viens vous voir.
- Je lui donne, son traitement et un arrêt de travail bien mérité et, surtout justifié.
Signer le papier de Médecin Traitant je surnomme ce papier le "Pacte du Diable".
C'est alors qu'elle me dit que la grippe lui a déclenché un mal de tête, mais qu'il lui arrive, aussi qu'elle est sujette, très souvent d'avoir made tête mal de tête.
- Comment se caractérise la douleur lors d'une crise Touche t elle la moitié du crane (douleur en hémi cranie) ?
- Oui.
- Qu'elle la durée, de 7 à 77 ans (zut, là c'est Tintin !) de 7 à 72 h (3 jours)?
- Oui.
- Toujours du même côté ?
- Non.
Avez vous, lors des douleurs des douleurs avec ou sans aura ( scotomes scintillants visions colorées) avant l'apparition de la douleur?
- votre mère a t'elle ce type de douleur ?
- Oui.
Ce sont vraiment de crises de migraine.
- Et a quelle fréquence avez vous ces crises ?
- Environ deux fois par... semaine. Ah, j'oubliais, mon ancien Médecin Généraliste, avant que je déménage, m'avait donné ça (un médicament du laboratoire PFIZER, du RELPAX*), je lui dis que c'est exactement cette classe médicamenteuse qu'il faut donner. Mais comme je lui explique, "Chaque Médecin a ces dadas, moi, j'aime bien l'ALMOGRAN* qui a, un peu, moins de risque d'interactions médicamenteuses.
Mais cela est le traitement de la cris migraineuse, mais il y a, aussi le traitement de fond qui a pour but d'espacer les crises, voir de les faire disparaître totalement. Pour cela, je vais vous donner de l'AVLOCARDYL* (pardon le générique, le propranolol).
La maladie migraineuse, tout comme l'Asthme sont des maladies sous diagnostiquées et, par conséquences, sous traitées.
Trois maladies diagnostiquées (et traitées) pour 23,00 €.
J'ai ouï dire, qu'en Allemagne, tout conseil par téléphone est honoré.
* les eaux pétillantes sont des eaux minérales (qui contiennent des minéraux ce qui leur donnent du goût) par rapport aux eaux cristallines (inodores incolores et insipides, sans minéraux) que l'on peut mettre dans les batteries des voiture et donner aux nourrissons). D'ailleurs, ces deux types d'eaux sont rangées dans deux rayons différents dans les rayons des supermarchés.
09:56 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (6)
25/01/2013
De nos jours, la politesse se perd

Oui, je vous le dis, mes bons amis, de nos jour, la politesse se perd.
Pas plus tard que ce matin, j’allais me faire faire une prise de sang. Il faut bien, de temps en temps, surveiller la machine.
Dans une rue étroite, tournante, mal aisée, trois forts chevaux tiraient un coche*… Euh, non, là c’est Jean De La Fontaine.
Dans une rue étroite, Je reculais un peu difficilement pour ne pas accrocher les véhicules garés des deux côtés et pour laisser passer deux voitures. Il se trouve que les deux véhicules en question, étaient conduites par des femmes (le hasard fait parfois mal les choses) et, cerise sur le gâteau, une avait le téléphone portable vissé à l’oreille.
Et bien, croyez le si vous voulez, aucune des deux ne m’a remercié de mon geste chevaleresque.
S...
*
11:48 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Mots, Potins, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (21)
18/01/2013
L'Ostéopathe

Radiographie du rachis dans son entier
Cette histoire est véridique, elle m'est arrivée, à consulte, hier soir.
Une jeune patiente de 25 ans, que j'avais vu pour un Accident de la voie Publique (AVP) et qui avait été bilantée correctement au Urgences de l'Hôpital de Grandville, avec notamment des radios du rachis lombaire comprenant le bassin, radios normales, bien entendu.
Cela faisait une semaine que l'accident s'était produit. Elle a, alors consulté un autre médecin qui devant l'amélioration lente des douleurs lui avait prescrit de la Kiné.
Une de ses copines lui a alors parlé de l'efficacité miraculeuse de l'Ostéopathie.
Cela tombait bien, le kiné choisi était Ostéopathe.
Il lui sort, après quelques manipulations et quelques craquements impressionnants, qu'elle avait :
- Un tassement vertébral
- Un déplacement du bassin, et
- Une légère atteinte d'une côte.
Cela tombait bien, la jeune patient, plutôt inquiète, on le serait à moins, avait amenée ses radios.
Je repris point par point les "diagnostics" de mon brillant "con" "frère" et expliquait soigneusement les choses.
- Sur la radio point de tassement vertébral
- Sur la radio, point de déplacement du bassin
- A l'examen clinique respiration forcée, toux et pression de la cage thoracique dans les quatre côtés
Naturellement il n'avait pas regardé lées radios (ne sachant pas les interprétées) et n' avais pas fait, médicalement, un examen costal (n'étant pas médecin).
Tout cela pour la modique somme de 80 €.
Au fait, cela ne s'apparenterait-il pas de l'exercice illégal de la médecine ?

Je t'en foutrais moi du tassement vertébral, une vertèbre, c'est costaud entourée de muscle (comme la côte de porc) sans compter des ligaments pour renforcer le tout : NON, ON NE PEUT PAS SE DEPLACER UNE VERTEBRE LOMBAIRE !
Par contre, on peut se tasser une vertébre lombaire lors d'un saut en parachute un peu "hard".
Et pour cloturer le tout !
15:36 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Magie, Médecine, Mots, Photographie, Potins, Santé, Science, Shopping, Société, Sport, Vidéo, Vie pratique, Web | Lien permanent | Commentaires (36)
12/01/2013
Petite cause grands effets

Une jeune patiente est venue me consulter il y a de cela quelques temps déjà.
Elle était venue à consulte à la suite d’une hospitalisation dans une clinique psy pour état dépressif.
Il faut dire qu’elle était télé opératrice chez un opérateur téléphonique, elle avait beaucoup de pression de la part de son superviseur, comme tout ses coreligionnaires, il faut le dire par ailleurs. Qui plus est, elle abhorrait ce métier.
Elle tint quatre ans, puis fit un burn out salvateur.
Le seul hic c’est qu’elle fut transportée aux urgences psychiatriques de Grandville où l’on la rejeta, au motif qu’elle n’était, « pas assez folle ». Elle fut donc transéatée dans une clinique privée psy.
Elle vint me noir au sortir de ce séjour un peu disproportionné vu sa pathologie somme tout assez légère et qui aurait put, fort bien, être traitée en ambulatoire par un psychiatre de ville, voire un généraliste connaissant, tant soi peut, la psychiatrie.
Elle vit un médecin conseil qui lui remit un papier de longue maladie à remplir, par mes soins, au motif d’état dépressif. Je trouvais cette démarche démesurée, et lui expliquer que, si un jour, elle demandait un prêt, on lui poserait des questions sur son passé médical. Je lui déconseillais de remplir ce type de papier.
Là, le médecin conseil se comporta comme un… enfoiré (excusez moi du mot), il écrivit à la patiente que si ce ne remplissait pas ce formulaire, il lui sucrait ses indemnités journalières.
La main forcée, je remplis le papier.
Lors d’une soirée de FMC (Formation Médicale Continue) fort intéressante, un psychiatre atypique, les meilleurs) dit qu’un bon psychiatre est un médecin qui change le mode de vie de son patient.
Le rêve de cette patiente, était d’être esthéticienne.
La boite de téléphonie lui paya cette formation.
Mais lord ‘un stage en parfumerie, ou elle restait debout toute la journée elle revint me voir pour une gonalgie (douleur au genou) le droit en l’occurrence. Hélas pour elle c’est à ce genou qu’elle avait fait, étant adolescente, une arthrite septique (une infection du genou) et avait "bénéficiée" d’une intervention chirurgicale, l’IRM mit en évidence une atteinte du cartilage.
Je l’adressais à mon rhumatologue préféré qui préconisa, dans son genou, des injections d’acide hyaluronique.
La station debout devenant problématique, il fallait envisager « une reconvention professionnelle »
Décidément, comme le disait Coluche : « Il y a des gens qui sont plus égaux que d’autres ».
10:54 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (18)
12/12/2012
La cafetière hantée

Cafetière Krups YY8304FD
10 tasses programmables - Carafe isotherme
Fonction Aroma : café aux arômes prononcés
Ecran LCD - Système anti-gouttes
Arrêt programmable jusqu'à 3 heures
+ le Bitoniau
Quoi de plus agréable, le matin, de se réveiller avec une bonne odeur de café flottant dans la maison.
Quoi de plus agréable, la matin, de se réveiller et d'entrer dans la cuisine avec le café tout prêt.
C'est pour cela que j'ai sélectionné une belle cafetière programmable, une Krups (Cafetière Krups YY8304FD), bonne marque, s'il en est.
Quoi de plus désagréable, le matin, de voir que la cafetière a débordée.
Non, pas régulièrement, mais, comme cela, assez souvent, pas tous les jours. Elle avait de bons jours et de mauvais jours.
Bref, la cafetière était hantée.
Le matin, je rentait toujours avec appréhension dans la cuisine, et avec l'éternelle question : A-t-elle débordée ou n'a-t-elle pas débordée aujord'huii ?
Un jour, excédé, je résolu de regarder son anatomie. En effet, je me dis, ce n'est pas possible qu'une cafetière soit hantée.
Je soulevais le couvercle et regardais avec attention un clapet, un bitoniau, que je connaissais je versais de l'eau sur le couvercle et, EUREKA ! La soluce le clapet, certes servait quand on versait le café, mais, s'il était fermé, il empêchait le café de rentrer dans la cafetière.
Je programmais donc instantanément l'opération de la cafetière : la bitoniectomie, j'enlevais ce foutu clapet, cette Put*** de pièce, un tout petit bout de plastique.
Le lendemain, pas de débordement, le versement du café impec : La pièce était superflue, un peu comme l'appendice.
Quel est le C** d'ingénieur, à la mort moi le, qui a eu l'idée farfelue de foutre ce Put*** de bitoniau.
12:49 Publié dans Anecdote, Bricolage, Comfort, Coup de gueule, Cuisine, Gastronomie, Honte, Humour, La pensée du jour, Le mot du jour, Mots, Potins, Pub, Science, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (17)
07/12/2012
Vie et mort d'une amicale

Crédit Photo : http://lespapiersdumoulin.com/
Je suis conscient que j'aborde un sujet délicat.
Je suis conscient que je risque de m'attirer les foudres de mes lecteurs, des patients ou des futurs patients.
Je suis conscient que je risque de m'attirer l'opprobre sur moi et la profession de médicale.
Je risque, je le sais, de me faire traiter de pourri, d'acheté, de vendu, de prescripteur perverti et je ne sais quel autre nom d'oiseau.
En effet, autrefois, avant la loi anti cadeaux, les médecins, assez régulièrement, recevaient, de la part des Laboratoires Pharmaceutique des petits cadeaux : stylos, mais aussi des invitations de laboratoires, pour des réunions de FMC (Formation Médicale Continue), avec, à la clé, une réunion dans un restaurant, un motif simple, à la foi la conviviale et de formation avec un spécialiste où, assez souvent un Prof de Médecine, un Universitaire, d'où la qualité de l'intervention de formation que l'on ne peut certainement pas classer de réunion bidon.
Il faut dire, cependant, qu'il y eut quelques dérapages, mais ce fut loin d'être la majorité.
Personnellement, je m'étais fixé comme règle de refuser l'achat thérapeutique au profit de l'incitation de prescription : Pour un bon médicament, je privilégiait le Visiteur Médical (VM) qui était le plus commercial.
Cela permis aux MG de se rencontrer et d'apprendre quelque chose sur une pathologie médicale et d'aborder, aussi, l'évolution du savoir Médical.
Ce que les Syndicats Médicaux étaient infoutus de faire, les praticiens de Médecine Libérale et les Labos, le faisaient.
Je sais que je vais me faire traité d'acheté, mais il est arrivé que certains Laboratoires Pharmaceutiques me délivrent des livres médicaux, souvent l'œuvre de certains laboratoires qui "offraient" des livres de médecine de haute tenue, sponsorisés par ces susdits laboratoires avant que ces livres ne soient mis en vente dans les bonnes librairies universitaires, au rayon Médecine.
Voila comment fonctionnait "le Machin*".
Il y a une vingtaine d'année, sous l'impulsion de deux Médecins Généralistes de la commune prés Grandville. Ces deux médecins eurent la très bonne idée de la création d'une Amicale de Médecins d'une même caste, celle de Médecins Généralistes Croyants et Pratiquants ; et, ce, dans le but de prévenir une FMC gérée, dans sa grande mansuétude, par l'Etat. Il faut dire que cette idée existait déjà dans Grandville et dans certaine banlieues.
La mayonnaise prit. Ces réunions étaient sponsorisée, donc par les Laboratoires Pharmaceutiques, mais avec une cotisation annuelle d'un montant d'un C.
Cela marcha si bien que fut décidé, comme dans les autres Amicales de Médecin, la création d'une Tontine. Le principe est simple, il suffit qu'un certains nombres de Médecins Généralistes se réunissent et s'engage à verser 1/2 de C, en cas de maladie d'un confrère.
Il faut dire, qu'en cas de Maladie, le cordonnier est le plus mal chaussé, en effet, le "délai de carence" date du début de la Maladie et de la date de versement des Indemnités journalières. Actuellement, les salariés touchent Leurs IJ avec un délai de carence de quatre jours, alors que, pour les Médecins libéraux, ce délai de carence est de...
TROIS MOIS !
Le "machin", Amicale et Tontine, fonctionna très bien pendant vingt ans, tant du point de vue de l'Amicale que de celui de la Tontine. Puis sous l'impulsion de la démographie médicale et du fait, aussi, que les jeunes médecins qui s'installaient ne venait ni à l'Amicale, ni à la tontine. Il suffisait de rajouter la loi anti cadeaux, pour programmer la mort des amicales médicales.
Dernièrement, voyant arriver à grand pas la mort du "Machin", je donnais ma démission et de l'Amicale et de la Tontine.
Le trésorier, au passage, me demanda la cotisation de cette susdite "amicale" bien que n'ayant pas assisté aux séances de "l'Amicale" moribonde. Je m'exécutais, dans la foulée, avec une certaine rancœur.
Dernièrement, je reçus une lettre me conviant à assister à une réunion de la dite "Amicale" sur cette invitation était écrit texto que si le bureau, n'arrivait pas à se constituer, ce serait la fin de l'amicale et, par voie de conséquence, de la Tontine.
Vexé comme un vieux rat, je ne m'y rendit pas.
Cela me conforta mon analyse, ma démarche était prémonitoire.
C'est la fin d'une époque et le début d'une autre avec l'apparition grandissante de déserts Médicaux et de la non installation des jeunes médecins en Médecine libérale (seulement 10 % des Médecins thèsès s'installent en libéral.
Pour la Médecine Libérale, la pages est tournée.
* "De manière péjorative. Cette utilisation a pour origine une citation de Charles de Gaulle le 10 septembre 1960 à Nantes à propos du Congo : « Le machin qu'on appelle l'ONU ».
Source Wikipédia.
02:45 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Histoire de la Médecine, Honte, La pensée du jour, Le mot du jour, Médecine, Mots, Politique, Potins, Santé, Shopping, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (6)
30/11/2012
Urgence différée, quand la relation Généraliste Urgentiste se dégrade

Source : http://www.leblogfinance.com/
De nos jours, je vous le dis, la confraternité se perd.
Cette année, pour la première fois de ma carrière (trente ans, quand même), je me suis fait "engueulé" par deux Urgentiste, car j’avais un peu trop ouvert le parapluie, mais, quand je doute, moi, je bote en touche, j’ouvre le parapluie. Et après tout, l’erreur est humaine.
Le premier, ce fut un « Urgentiste » de l’hôpital Psy de Grandville. Ce fut très désagréable, car je n’eu point l’esprit de répartie.
Le second fût un Urgentiste du CHU de Grandville. Effectivement, je m’étais planté, mais là il y eu changement de donne. Après ses propos peu amènes, je lui demandais son statut, il fut décontenancé. Je rajoutais : « donc vous être salarié, eh bien je vous déconseille de vous installer en libéral, car si vous tenez des propos pareils aux confrères, vous n’aurez plus qu’à dévisser votre plaque ».
Long silence.
"Au revoir mon cher confrère".
Depuis, j’ai modifié le courrier d’envoi aux Urgence, ma correspondance tient en une phrase. Ce qui fait une lettre du style:
Monsieur,
Je vous adresse Mme Mr, pour suspicion de (motif de l’envoi).
Bien confraternellement.
Pas plus tard qu’hier, j’adresse un patiente ayant un Cholécystite aigue. Celle-ci avait débuté lors d’un séjour à la montagne, où avait été fait un bilan biologique, montrant une infection patente de sa vésicule. Une sorte « d’Urgence différée » Urgente.
Curieusement pas de coup de fil de l’Urgentiste.
Cela illustre bien l’adage pas de nouvelle, bonne nouvelle.
De nos jours, je vous le dis, la confraternité se perd.
10:50 Publié dans Anecdote, Coup de gueule, Honte, La pensée du jour, Médecine, Mots, Potins, Santé, Société, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (23)

