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07/09/2016

Les essuie glace

 

 
Bon, je sais, peut-être que mes propos vont choquer certains, mais comprenez bien ce que peuvent ressentir et vivre certains riverains concernés par ce qui va suivre.

En me rendant à l’arrêt du tram, dans une rue tranquille, pratiquement toutes les voitures avaient les essui glaces relevés.

Une voiture, d’un coté, n’avait plus de balai. L’essuie glace étant rabattu sur le pare brise, et celui-ci était fissuré.

L’arrêt de tram desservait un des quartiers chauds de la banlieue de Grandville.

La jeunesse désœuvrée, après avoir cassé les caches des bouchons d’essence, avait encore frappée.

Si le tram donne de la plus valu à un quartier, celui-ci peut avoir, aussi, des effets pervers…

Et pourrir la vie du quartier.

02/09/2016

« Patientus Horribilus »

 

 
Par ce titre, en Latin de cuisine, je veux vous raconter une anecdote qui m’est arrivée pas plus tard qu’hier.

Hier, donc, vers onze heures trente coup de téléphone :

  - « Vous consultez jusqu’à midi ? »
  - « Oui »
  - « Je vais venir ce matin ».

Je reconnais cette voix. C’est un Professeur. Ce patient là, trouve toujours le moyen de venir, systématiquement, en fin de consultation.

Je flaire l’arnaque, s’il me téléphone, c’est que, cette fois, il veut que je l’attende.

Il se trouve que j’ai terminé, pour une fois, ma consultation à midi.

Je l’attends donc.

Midi cinq rien

Midi dix rien.

Midi et quart toujours rien.

Je me dis : Si dans cinq minutes il n’est pas là, je me casse ».

Effectivement, il débarque à midi vingt.

Il vient me voir pour une consultation filandreuse et qui traine en longueur. Fatigue, un enfant qui pose problème, difficultés de couple sans oublier des contrariétés au travail.

En d’autre temps, je l’aurais, volontiers, écouté. Mais, en l’occurrence, je ne pensai qu’à partir. Tant pis pour lui.

Un Médecin, ça se respecte.

Quand il faut me verser mes honoraires, il sort… un billet de… cinquante euros.

Un Médecin, ça se respecte !

Je ne sais s’il le fait exprès ou si c’est un acte manqué au sens Freudien du terme*.

 

*Acte manqué.

29/08/2016

Dernière Semaine de Vacances

 

Ma dernière semaine de vacance fut surprenante.

Le temps fut superbe. Soleil tout le temps, chaleur même caniculaire, longs bains, tout les jours, avec une eau chaude et idéale dans le lac tout proche.

Mais ce que m’a surpris, pour cette dernière semaine de vacances, c’est le nombre de vacanciers encore présents dans la station.

Habituellement, dans cette période, la station se vide et l’on peut, à loisir, goûter aux charmes d’un beau début d’arrière saison avec une station balnéaire presque vide de ses touristes. Bref un pur régal.

Cette année, que nenni, un monde fou. Même une caissière de supermarché me le confirma.

Pourquoi ?

Le beau temps exceptionnel ?

Où le fait que les gens ne soient pas partis ailleurs, à l’étranger par exemple ?

Allez donc savoir.

En tout cas, cela gâcha, quelque peu, ma fin de vacances.

18/08/2016

Le pain de campagne

 

Pendant mes vacances, lors de mes pérégrinations, je voulus acheter du pain dans une vraie boulangerie. Je demandez don du pain de campagne, le seul qui, plié dans un torchon, se garde pendant tois ou quatre jours.

Eh bien non. Ils n'en font pas !

Je vois une boule dont l'aspect pourrait y ressembler. Le rustique que me dit la boulangère.

Rentré, pour le petit déjeuné, le pain est, pardonnez moi du peu, même frais, est dégueulasse. Du pain blanc horrible : sec et que l'on pourrait qualifier farineux.

Le lendemain, non loin de là, je me retournais vers une boulangerie industrielle et demandais du pain de campagne. Point.

Je demandais donc un pain s'y rapprochant le plus ; un pain à la mie foncée.

La boulangère me tendis un pain à l'aspect rustique.

Rentré au domicile, en le coupant, effectivement, la mie était foncée. Et il se garda... trois jours.

Boulangerie industrielle 1, boulangerie traditionnelle 0.

10/08/2016

Où va se nicher la malhonnêteté des gens

 

 
Je vous racontais, dans mon article : « Michel Morin », mon dégât des eaux

En fait, ce n’était pas la toiture mais c’était au niveau du chéneau que l’eau avait débordée, inondant le plafond.

Monsieur Michel Morin ayant bouché le tuyau d’évacuation des eaux de pluie, cela avait entrainé le débordement d’icelle dans le plafond.

Un plâtrier contacté ultérieurement nous précisa qu’il suffisait, tout simplement, d’attendre que le plâtre sèche. Il fallait attendre quinze jour pour cela.

Comme quoi, il ne faut jamais se précipiter, surtout quand on est décontenancé par un évènement pour le moins traumatisant et faire appel à un autre professionnel, idoine celui là.

Effectivement, le plafond sec, tout rentra dans l’ordre ad intégrum.

Le premier ouvrier, couvreur de son état, savait pertinemment ce qu’il nous racontait.

Où va se nicher, surtout maintenant, la malhonnêteté des gens.

08/08/2016

Quand le Docteur Sangsue fait des sports de glisse

 


Dernièrement, j’ai fait de la glisse.

En d’autre temps cela m’aurait donné une sensation très agréable comme si je volais.

Cette fois-ci, cela a bien faillit se terminer mal.

J’ai failli choir.

Vu mon âge, je n’en suis pas encore à la fracture du col du fémur mais une chute sur mon postérieur avec une fracture du coccyx et sa douleur bien gênante, en position assise, calmée, cependant, par un rond de cuir * et **, m’eût bien gêné dans mon travail.

Dernièrement, j’ai fait l’acquisition, de superbes chaussures d’été en daim de couleurs crème, d’une marque célèbre pour son confort de marche et de sa capacité de ventilation pour limiter la transpiration, entre autre, source de mauvaises odeurs.

Habituellement, je privilégie la fonctionnalité bien avant l’esthétique.

Eh bien, dans ce cas là, je fus servi.

A la première pluie, je fis du surf et faillit tomber.

En regardant de plus près la semelle, je vis des picots dont la matière ne permettant qu’une faible adhérence à la pluie.

Cette fois ci, je me suis laissé avoir. L’esthétique ayant privilégiè, pour une fois, la fonctionnalité.

 

*Rond de cuir

**Allusion au célèbre roman de Georges Courteline : « Messieurs les ronds de cuir ».

29/07/2016

La thyroïde le Psychiatre et le Docteur Sangsue

 

J’ai, dans ma clientèle, un patient Bipolaire Type I.

Bon, je sais, cela ne vous dit peut-être rien comme maladie, mais cela n’a aucune importance pour la suite de mon article.

Le traitement royal, il y a encore peu de temps, était le LITIUM. Maintenant, il y a d’autres alternatives vu les effets néfastes de ce médicament qui révolutionna, en son temps, le traitement des malades Bipolaires.

On fut obligé, chez ce patient d’arrêter le LITIUM à cause d’un début d’insuffisance rénale. Un des premiers effets secondaires importants de ce produit.

Chez ce patient, le LITHIUM déclencha, aussi, un Psoriasis très sévère sur tout le corps.

Mais, le LITIUM lui flingua la thyroïde, lui créant une Insuffisance Thyroïdienne.

Vous me direz, cela se soigne très bien en administrant de l’hormone thyroïdienne.

Dernièrement, il décompensa le dosage de sa TSH. Dans ce cas, cela voulait dire qu’il lui manquait de l’hormone thyroïdienne.

Incidemment, pour une autre raison, son Psychiatre me téléphone.

Je lui fis part de ma découverte.

Et lui de me dire : « cela pourrait peut-être expliquer son comportement ».

Eh bien non, car avant qu’il y ait la moindre manifestation cliniquement visible, il faudrait qu’il y ait une modification très importante et durable.

Chacun son métier… et les vaches seront bien gardées.

11/07/2016

Plus un chien est gros, plus il fait de grosses crottes

Dans mon lieu de vacances, je suis retourné là où j'allais dans le temps, une petite crique au cadre magnifique. Celle-ci est bien cachée, il faut connaître l'endroit. Dans les alentours, de vieilles maisons en bois déshabitées, ont été rachetée et remarquablement réhabilitées. Mais aussi, de nouvelles maisons ont été construites. La population locale a sensiblement augmentée. Le lac est fréquenté par les familles avec des enfants car il est moins dangereux que la mer. La surveillance des enfants étant assurée facilement pour les parents. De plus, le lac, sans les vagues permettent aux enfants de s'amuser tranquillement. En outre l'eau est plus chaude. Je suis effaré par le nombre de parents qui fument sur cette toute petite plage et qui jettent allègrement leurs mégots dans le sable. Celle-ci n'étant pas nettoyée devient un véritable dépotoir. La plage de la mer, elle, est ratissée, tous matins, par un tractopelle. Ainsi va la nature Humaine. Comme les chiens les plus gros qui font de plus grosses crottes, plus la population grossit, plus la saleté suit.

09/07/2016

La piscine

Là ou je passe mes vacances, si vous regardez sur cet outil fascinant qu'est Google Earth, vous seriez fasciné par le nombre de maisons qui sont dotées d'une piscine. Vu du satellite, dans un nouveau lotissement, tel une grappe de raisin, les maisons qui s'accrochent à la rafle, sont toutes dotées d'un rectangle bleu :une piscine. Pourtant, dans ce milieu paradisiaque se trouvent une mer de sable fin et un superbe étang tout ceci entouré d'une superbe forêt de pins. Mais les plages sont saturée de monde. Le lac un peu moins. La mer a une eau, certes, un peu froide et, bien que l'eau du lac le soit un peu moins, ceux qui possèdent une piscine, d'une part ne se mélangent pas avec le peuple et bénéficient, en outre, d'une eau bien plus chaude. Ce que l'on pourrait qualifier de luxe. Cela pourrait prêter, cependant, à sourire de voir dans un tel lieu naturel aussi extraordinaire autant de petits lieux artificiels. Ainsi va la nature humaine.

08/07/2016

La Pelouse

Là ou je passe mes vacances ne poussent, en majorité, que des pins. Je suis fasciné par les gens qui ont planté de magnifiques pelouse. Le sol ne s'y adapte pas forcément car sur ce sol ne poussent, entre autre, que des pins. Les aiguilles de pins qui tombent donnent un sol acide peu propice à la pousse d'une pelouse. Il faut donc, qu'à cet endroit, les pins soient abattus et que l'on ait amendé ce sol avec de la bonne terre. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi arroser à donf pour que la pelouse soit bien verte. Une hérésie dans un tel lieu de lande de Gascogne !

05/07/2016

Un restaurant poussiéreux

Quand j'étais jeune, pendant mes vacances d'été, j'allais souvent dans un restaurant. C'est là, pour le folklore, que j'ai dégusté ma première bière et ceci à la botte. Dans ce restaurant, nous étions une bande. Nous dégustions des fondues bourguignonnes arrosées d'un rosé de fort bon aloi, parfois avec excès, nous étions, alors, étudiants. A l'époque, la salle était bondée. Un brouhaha signait la vie du restaurant. Il me fut donné l'opportunité, bien plus tard, cette année, de passer, pendant mes vacance ci, devant ce restaurant. Extérieurement, le restaurant n'avait pas changé. Même le nom était resté le même. L'idée me prit d'y retourner. Pour y déguster ma fondue d'antan. et la faire découvrir à ma moitié Intérieurement la décoration, elle aussi, était comme dans le bon vieux temps. Mais cette idée loufoque se transforma, rapidement, en une véritable catastrophe. En effet, en pénétrant dans le restaurant, un sentiment bizarre m’envahis. Il me donna l'effet d'un restaurant poussiéreux. Le restaurant était presque vide. Deux couples de clients se battaient en duel. Point de brouhaha. Un silence sépulcral régnait dans les lieux. Le restaurant était mort. Le serveur, grand, maigre, au visage cadavérique et peu gracieux, nous présenta la carte. Point de fondue au menu. En apéritif, je pris le vin en direct selon mon habitude. Comme j'avais choisi un pavé de saumon avec des tagliatelles au pesto et ma moitié, un autre plat de poisson, je sélectionnai un bon Pessac Léognan que je connaissait bien. Pour débuter le repas, il nous amena des amuse gueules un peu nouvelles cuisine car servis dans des verrines. Pour ce qui est de la nouvelle cuisine, la suite me donna raison. Le plat me fut servi dans une assiette immense, rectangulaire, en porcelaine blanche ; le plat bien coloré à la décoration soignée, mais avec juste ce qu'il faut pour contenter la faim. Le dessert fut servi dans des verrines, comme il fallait s'y attendre. Définitivement, le charme était brisé. Il ne faut jamais revenir sur son passé.

01/07/2016

Le Château

 


Par derrière chez moi, il y a un « château ». Enfin, une grande bâtisse des années 1800 ressemblant à un château d'antan.

Par derrière chez moi, il est arrivé bien des misères à ce pauvre château.

Au départ, le châtelain l’avait cédé, à son décès, au conseil général de l'époque, pour en faire un établissement scolaire.

Pendant longtemps, en effet, il hébergea un collège.

Mais, les années aidant, il fut cédé à un syndicat dont je tairai le nom.

Malheureusement deux circonstances vinrent aggraver sa peine.

D’abord un mouvement social qui entraina un profond mécontentement envers ce syndicat.

Mais, malencontreusement, aussi, une grève des éboueurs acheva son malheur.

Les poubelles débordèrent de façon  cataclysmique. L'odeur dégagée devint pestilentielle. Bientôt les rats envahirent le navire.

Des mécontents mirent le feu aux poubelles accumulées et débordant devant le château.

Le feux se propageant au château l’endommagea sérieusement.

Pauvre châtelain, décidément tu dois te retourner dans ta tombe en voyant l’irrespect des hommes concernant ton château.

29/06/2016

Piercings tatouages et saisons en médecine

 

 
Je suis frappé par le nombre de personnes qui se font faire des piercings et des tatouages.

Passe encore pour le piercing, celui-ci est réversible, on peut toujours l’enlever.

Mais pour le tatouage, c’est une autre paire de manche : celui-ci est irréversible.

Je vois, selon les saisons, ces deux types de phénomènes.

L’hiver, ne sont exposés à mes yeux, que les piercings. L’été, je vois les tatouages : ceux-ci étant cachés, bien évidemment, par les vêtements.

Pour ce qui est des piercings, les plus fréquents, sont, dans l’ordre, ceux de l’anthélix (le cartilage de l’oreille). Les autres : ceux delà lèvre inférieure et ceux des sourcils.

Ce qui me surprend le plus, pour ce qui est des tatouages, c’est que, dans la très grande majorité des cas, ils recouvrent une très grande partie du corps. Dans ce cas, les bras étant entièrement tatoués.

La vision des ces deux phénomènes, comme je le disais plus haut, sont saisonnier.

En médecine, aussi, il y a des pathologies saisonnières.

Je n’en veux pour preuve que trois exemples qui me viennent à l’esprit :

Bien évidemment les allergies saisonnières dues aux pollens.

Les crises d’Asthme que je ne vois, pour les Asthmes très légers qu’en hiver avec un traitement discontinu. (Les autres Asthmes, je les vois toute l’année : ils nécessitent un traitement continu).

Une autre pathologie saisonnière, en médecine, est l’Otite Externe ou Eczéma du Conduit. Voir mes articles :

- « Les oreilles point tu ne lavera : du danger des cotons tiges tu évitera ».

– « Otite et cotons tige » .

- « La médecine est saisonnière : L'otite externe ou eczéma du conduit auditif externe (ECAE) ».

Elles sont liées aux baignades.

Voilà un parallélisme amusant entre les saisons pour les percings et tatouages versus les saisons des pathologies médicales.


Vivaldi - L'été – Presto
Ce mouvement tourmenté, évoque les orages d'été.

27/06/2016

CMU malgré elle

 

 J’ai, dans ma clientèle, une patiente de 25 ans chez qui, la dermatologue qu’elle a consultée récemment, lui a appris qu’elle avait la CMU (Couverture Maladie Universelle)*.

Elle n’a jamais été prévenue d’une telle situation.

Je vois cette patiente en consultation, elle me raconte cette anecdote.

Effectivement, en regardant la FSE (Feuille de Soin Électronique) je vois, qu’elle bénéficie bien de la CMU.

Elle me dit, alors, avoir fait une demandée de CMU il y a… onze mois.

Elle est restée sans nouvelle depuis.

Qu’elle réactivité de la part de la Sécurité Sociale.

Qu’elle efficacité dans la communication.

Mon brave monsieur, l’administration n’est plus ce qu’elle était.

 

*La CMU est une prestation sociale française permettant l'accès au soin à toute personne résidant en France qui n'a pas les moyens financiers pour cela.

23/06/2016

De l’intérêt de l’interprétation analytique comparative d’une même mélodie

 

 
En préambule, et pour faire suite à mon article précédent : Faites du boucan, je vous livre celui-là. Il est, peut-être, un peu long et un peu ardu, mais je pense qu’il est intéressant de le lire.

 

Concernant la musique, j’ai des gouts assez éclectiques. Cela va des variétés en passant par le Jazz et la musique classique.

Mes goûts en musique classique ont commencés avec, ne souriez pas, la musiques viennoise, mais, aussi, Mozart,  Beethoven... En fait, j'ai débuté avec un florilège de musique du Reader's digest. Il faut bien commencer par quelque chose.

Mes connaissances musicales sont, purement, autodidactes.

Puis très rapidement, je me suis orienté vers la musique ancienne et plus particulièrement celle du XVII° siècle, mouvement musical que l’on nomme, aussi, musique baroque.

Le maître, étant, pour moi, (Johann Sébastian Bach).

Pour la petite histoire, Bach aurait eu vingt enfants.

Quand il était Kappelmeister, Bach était mal payé pour cette fonction.

Aussi, moins sérieusement, pour arrondir ses fins ce mois, il faisait, avec ses potes, des bœufs à la sortie des bistrots.

Il adaptait ses compositions en fonction du nombre de musiciens qui l’accompagnaient. On a ainsi, par exemple, le concerto pour violon et le concerto pour deux violons.

Ce qui précède est une interprétation un peu farfelue et purement personnelle.

Cependant, on peut considérer que Bach est l’inventeur du Jazz bien avant le Ragtime.

Revenons, maintenant, aux différentes interprétations d’une même mélodie.

Petit cours de partitions musicales comparées.

Je prendrai, comme exemple, la Suite No. 2 BWV 1067 (les mouvements : Ouverture, Rondeau, Sarabande, Bourrée I, II, Polonaise, Menuet et Badinerie).

Intégrale de la Suite N° 2 BWV 1067 - Bach - Amsterdam baroque orchestra - Ton Koopman

J'en extrairait le Menuet et la Badinerie.

Dans la première interprétation qui suit, la flute est une flute à bec. Le tempo, pour la badinerie, est plus rapide ce qui donne des notes rapprochées celles-ci sont ébauchées non finies ce qui donnent plus de fluidité à la mélodie. Cela donne une interprétation plus vivante. Le tempo (de l'italien tempo : « temps ») est l'allure, la rapidité relative, la vitesse ou encore le mouvement d'exécution d'une œuvre musicale.

Dans la première interprétation, la flutiste (de 14 ans !) est accompagnée uniquement par un piano. A l'époque, le piano n'existait pas encore ; à la place, il y avait le clavecin. Le tempo est rapide mettant en avant la virtuosité de l’interprète.


J. S. Bach - Suite N° 2 - Menuet, Badinerie - Lenka Molcanyiova- Flute à bec baroque

Dans la deuxième interprétation, le tempo plus lent permet de séparer les notes et donne, ainsi, plus de détail à la mélodie. Cela donne une interprétation plus « parfaite », mais plus scolaire, une interprétation moins vivante. D’autre part, le ton est plus bas.

Le flutiste est accompagné par l’orchestre baroque d’Amsterdam de Ton Koopman. L'orchestre de Ton Koopman a cette particularité de n’utiliser que des instruments d'époque. Ton Koopman essaye, ainsi, de se rapprocher du morceau original tel que l’interprétait Bach.


Amsterdam baroque orchestra - Ton Koopman- Bach –- Badinerie – Flute traversière baroque

L’interprétation dépend, du tempo mais, aussi, du nombre d’interprètes et de l’instrument de musique. Un piano et une flute à bec dans la première interprétation, une flute traversière, un clavecin et un orchestre.

Pour illustrer la différente interprétation en fonction des instruments de musique, voici plusieurs autres exemples.

A la trompette.

A l’orgue. N'oublions pas que Bach composa énormément pour l'orgue.

Voilà pourquoi Il est toujours passionnant de faire une étude comparée des différentes interprétations d’une même mélodie. La vidéo permettant de visualiser le jeu des musiciens ce qui rajoute une plus value à ces interprétations.

Au xylophone


Au xylophone - Lenka Molcanyiova

Et à la flûte de pan.

Heavy métal

Avec des... verres.

Maintenant, un peu d’humour dans le pur style Jazzy que n’aurait, certainement, pas renié Jean Sébastien.

22/06/2016

Faites du boucan

 

 Hier, 21 juin, c’était la fête de la musique.

La fête de la musique est une idée fort intelligente inventée, il y a trente cinq ans, (trente cinq ans déjà !), en France, par Monsieur Jack Lang alors ministre de la culture.

Le but étant de célébrer l’été.

Cette fête se traduisant, dans les grandes villes, par des concerts disséminées un peu partout.

La veille de la fête de la musique, j’entendis un bruit de tam tam à cinq cent mètre d’un parc jusque là très calme parcouru par les joggeurs et peuplé par les oiseaux dont on endentait l’agréable gazouillis.

Et là, du boucan !

Ils répétaient pour la fête de la musique.

En effet, au milieu du parc, était implanté un barnum blanc.

Le pire, c’est que, même dans le tram, passait le bruit de tam tam.

Il ne manquait plus que les signaux de fumés pour rameuter le peuple.

Moralité, maintenant, pour la fête de la musique, faites du boucan, pas de la musique.

20/06/2016

Une prof de sport responsable

Collégien assis


Pas plus tard que ce matin, en prenant le tram, une horde de collégiens l’attendaient, eux aussi. Ils allaient rejoindre le stade pour suivre leur cour d’éducation physique.

A leur tète, une femme prof de sport dynamique.

Brutalement, celle-ci se dirige vers le mur d’une maison et dit d’un ton sec à trois collégiens : « ne vous asseyez pas sur les marches. Vous aimeriez que l’on s’assoie sur les vôtres ? »

Un acte citoyen pour une femme professeur d’éducation physique responsable.

16/06/2016

Les oreilles point tu ne lavera : du danger des cotons tiges tu évitera

 

 

Une jeune femme de vingt cinq ans arrive à la consultation sur le motif d’une douleur excessivement violente de l’oreille droite lui faisant songer à une otite. Cette douleur l’a empêchée de dormir la nuit dernière.

La première question que je lui pose, c’est de savoir si elle utilise les cotons tiges.

Il est exceptionnel de voir, chez l’adulte, une « otite », ce que, nous médecins, appelons une Otite Interne.

Par contre dans la quasi totalité des cas, il s’agit d’un Eczéma du Conduit Auditif ou Otite Externe.

Cela est dù à l’utilisation intempestive des cotons tiges qui récurent le conduit, décapant celui-ci et enlevant toute trace du cérumen mettant, à nu, sans protection, ce conduit.

A l’examen de l’otoscope, je vois un tympan très propre, sans cérumen, mais rouge et je déclenche, avec l’otoscope, une douleur violente.

Cette douleur est réveillée aussi, mais dans une moindre mesure, quand je tire sur le lobe de l’oreille.

Le cérumen est une sécrétion grasse qui a pour but de protéger le conduit auditif de l’eau.

C’est pour cela que je dis que la médecine est saisonnière, en effet, les eczémas du conduits se voient principalement l’été quand les gens se baignent. Mais on voit des Eczémas du Conduit tout au long de l’année par l’utilisation forcenée des cotons tiges qui irritent le conduit auditif.

Je dis toujours, à mes patients, que l’oreille est faite pour contenir de l’air, pas des cotons tiges.

Tout au plus peut on se « laver » les oreilles avec un doigt dédié à cela : l’auriculaire, qui, lui au moins, est dénué de tout danger.

Je ne sais pourquoi il est de bon ton que tout le monde veut avoir « les oreilles propres ». Cela doit être éducationnel. L’invention du coton tige a été redoutable pour cela.

Il est quasi impossible de faire cesser l’utilisation néfaste de cette habitude, sauf quand la douleur est très violente. On a, alors, une chance dans ce cas.

Pour cette jeune fille, vu la douleur, ce fut fort aisé.

Elle me dit abandonner, définitivement, cette mauvaise habitude qu’est l’utilisation des cotons tiges.

Je la crois, bien volontiers, dans ce cas.

13/06/2016

Une cystite différée

 
Coup de fil à la consultation du matin :

- « Pourriez vous recevoir ma fille car elle a mal au ventre et a des brulures quand elle va aux toilette ? ».

- « Oui, quand voulez-vous venir ? »

- « Demain après-midi ».

Je fus un peu intrigué par cette date différée pour ce qui, visiblement, était une une cystite.

Ce genre de pathologie devant être traité rapidement.

Je le dis donc à la mère de la jeune patiente.

Cette jeune patiente vint dans l’après midi accompagnée de son père.

C’est bien la première fois que je vois une cystite différée.

Il est vrai, en l’espèce, que c’est la douleur qui rend la consultation impérative.

Mais quand même…

Aujourd'hui peut-être - (Paul Durand / Marcel Sicard) par Fernand Sardou

12/06/2016

Les archives du Blog du Docteur Sangsue

 


Si le cœur vous en dit de lire mes vieux articles : mes archives, c'est

 

ICI.

 

Mon premier article (simplissime) date, déjà, du 7 août 2007.

Neuf ans déjà !

Comme le temps passe !

Depuis ce premier article, mon Blog est resté fidèle à lui même Médecine, peut-être moins, Gastronomie, Œnologie, autant. S'y est rajouté des phénomènes de société des anecdotes et des observations de la vie de tout les jours.

Un Blog évolue avec le temps, Bien évidemment le mien ne fait pas exception à la règle.