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18/12/2015

Vers la disparition des crèches

 Non, je ne parlerai pas, dans cet article, de la disparition des crèches collectives au profit des Nounous privés.

Non, je parle de la disparition inexorable des crèches de Noël dans les églises.

Je n'en veux pour preuve l’anecdote, enfin, si l'on peut parler d’anecdote. Pour moi, je l'ai vécu comme une épouvantable catastrophe.

Pas plus tard que cette après midi, à la sortie de l'école, à la veille des vacances de Noël, j'amène ma fillette voir les crèches de Noël dans une église et la cathédrale de Grandville. L'église est face à l'hôpital central de Grandville l'ancien, hôpital de Grand ville (toujours en activité) complété par un plus nouveau, ce grand tripode comme les architectes savaient les construire dans les années 70.

Cette église est fort pratique lors des enterrements, car il n'y a que la rue à traverser pour passer du Médecin au Curé lors du décès défunt.

J'en reviens à mes moutons. Habituellement, dans l'église s'y trouvait une grande crèche magnifique, un rêve pour les enfants.

J'entre dans cette église elle est sombre, trop sombre. Vous me croirez si vous le voulez... Pas de crèche !

Affreuse déception.

J'amène alors mon bout de chou vers la Cathédrale de Grandville.

Nous entrons, le bout de chou respecte le lieux sacrés en chuchotant., comme je lui en avais fait la recommandation.

Certes, il y a, là, une crèche, mais c'est loin de la crèche d'avant...

Elle est... toute petite.

Cela présage bien de la morosité de l’époque actuelle.

On est même pas capable de remonter le moral des Grandvilliens en apportant un peu de bonheur par un spectacle gratuit et magnifique respectant, de plus, les traditions et permettant à ces malheureux Grandvilliens d'oublier les soucis de la vie quotidienne, mais, et surtout, aussi, de ne plus émerveiller les enfants et les faire rêver.

France ton pays fout le camp !

Il n'y en a plus que pour ce père Noël qui ne sert qu'à faire ventre et ruiner les parents, avec des jouets qui s'accumulent pour, parfois, en plus, n'être que très peu utilisés.

Rien ne compte, de nos jours, que la consommation.

Le fric.

On a tué le rêve au profit de l'argent.

Argent que se font les vendeurs de jouets à grand renfort de "Pub" à la télé.

Et ce père Noël frelaté de 1931 tout rouge avec sa barbe blanche. Il est rouge, le savez vous, tout simplement, car il a été crée de toute pièce, aux Êtats Unis, par la célèbre marque,.. Coca Cola, la bouteille au logo rouge.

10/12/2015

Monsieur tous les cinq mois

 

 J’ai, dans ma patientèle, un client dont je n’arrive pas à mémoriser son nom.

Vous allez comprendre pourquoi.

Pas plus tard qu’hier, un fantôme revint, un grand-gros baraqué que je soigne pour hypertension. Ou plutôt qui se soigne lui-même à sa façon.

La dernière fois qu’il a consulté, il me demanda le renouvellement de son traitement, soit un traitement de trois mois.

Mais il rajouta : « pourriez-vous me rajouter deux boites que m’a avancé le pharmacien ? ».

Eh oui, cela faisait… cinq mois que je ne l’avais vu (trois mois et deux fois une boite cela fait cinq mois).

Voila pourquoi je croyais ne plus le revoir et avais mis son dossier dans le classeur des clients que je ne reverrai plus.

 

09/12/2015

Accident vélo versus piéton

 

Çà y est, depuis le temps que je l’attendais, c’est enfin arrivé.

L’autre jour, en rentrant du travail, j’ai assisté à un accident.

Un accident vélo contre piéton.

Je marchais tranquillement, quand, derrière moi, j’entendais un drôle de bruit ; comme une chute de vélo. Effectivement, en me retournant, un vélo et son propriétaire étaient par terre.

Mais il était, visiblement, entré en collision avec un piéton.

Le vélo fou, naturellement, roulait en sens interdit dans une rue où il n’avait rien à faire.

Effectivement, les cyclistes, en ville, ont tous les droits et ne respectent pas le code de la route. Le plus patent étant de cramer les feux rouges. Je passe sous silence quand il circulent sur les trottoirs.

Tenez-vous bien, le piéton demanda au cycliste, « ça va ? ».

Le monde à l’envers vous-dit-je.

Le monde à l’envers.

 

30/11/2015

Conseil de famille

Photo que j'ai prise il y a "quelques années" (8 ans ?) au village ostréicole de l'herbe avant que celui-ci soit transformé en musée "authentique" : "Un décor de cinéma pour de vraies vacances authentiques et préservées !".

 

Le Cap Ferret, plus communément appelé "le Ferret" par les "connaisseurs" friqués est envahis maintenant par toutes les stars du showbiz.

 

27/11/2015

Drapeau en berne

 

 
La manifestation patriotique qu’il nous a été demandé de faire à la suite des attentats du 13 novembre en Île-de-France : hisser le drapeau de la France sur nos balcons, a été moyennement suivie.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est le manque de connaissance de la part de ceux qui l’ont fait, de ne pas mettre ces drapeaux en berne.

« Le fait de mettre un drapeau en berne consiste à hisser le drapeau, puis de le baisser à mis hauteur du mât »*.

Ou plus précisément : "La mise en berne consiste à une descente du drapeau à mi-mât ou à un repli du drapeau sur sa hampe par un voile noir."**

L’expression signifie, qu’en signe de deuil, les drapeaux officiels, au lieu de flotter au vent, sont « hissés à mi-drisse ».

"L’origine du mot «berne» est peu claire. Même si l’on est sûr que le sens actuel est hérité du vocabulaire maritime néerlandais. Le mot signifierait bord, ourlet, comme si le drapeau, roulé sur lui-même évoquait un ourlet… "***.

Un drapeau est mis en berne quand il y a un deuil national à la suite de la décision d'un État.

Un peu de culture ne nuis pas.

 

Référence :

 - *Wikipédia : « Drapeau en berne ».

 - **"Guide abrégé des protocoles et des usages"
-   ***Yahoo! Questions Réponses : « Quelle serait l'origine de l'expression : Drapeau en berne ? ».

 

 

 

29/10/2015

A propos du Médecin Référent, un cas vécu par le Docteur Sangsue





Vous n'êtes pas sans savoir qu’il faut passer par la case Médecin Référent avant de consulter un spécialiste. Si ce «parcours de soin» n’est pas respecté, le patient est très mal remboursé par la sécurité sociale.

Le Médecin Traitant devant, ainsi, être le chef d’orchestre de toutes les consultations auprès des spécialistes.

La logique voudrait que, à de très rares exceptions près, le prescripteur soit le Médecin Référents, bien évidement, sur les indications du ou des spécialistes.

Je vois un patient  de soixante cinq ans, celui-ci bénéficiant d’un suivi thérapeutique par trois médecins :

 - Moi, le généraliste, pour Hypertension Artérielle.
 - Un diabétologue pour un Diabète Type II.
 - Un psychiatre pour un trouble anxieux important et un État Dépressif.

Je fais la prescription pour l’Hypertension Artérielle, le diabétologue pour son Diabète et le Psychiatre pour son Trouble Dépressif.

Bonjour le Médecin Référent censé être le chef d’orchestre du système soin.

27/10/2015

A propos du décalage horaire, le changement de l'heure d'été, une anecdote vécue au quotidien par le Docteur Sangsue





Comme vous le savez, dimanche dernier, nous sommes passés de l’heure d’été à l’heure d’hiver.

Un passage fort décrié.

Il n’y a qu’à lire :

 - Mon article : "L'histoire de l'heure d'été/hiver".

 - Et le rapport du sénat : "Opter pour un fuseau horaire, le choix de l’heure".

Ce décalage horaire est absurde, voire nuisible pour l’homme, et surtout les enfants. Tout cela  pour économiser que des "bouts de chandelle" (confer la citation extraite de mon article plus haut).

Je saute du coq à l'âne, et aborde un sujet bien plus nuisible au niveau de la santé.

A propos de ce mot nuisible, je saute du coq à l'âne,ce mot cela me fait penser à un sujet bien plus préoccupant et qui me pourri la vie au quotidien, quand je vais au travail en utilisant les transports en communs.

Je veux parler du tram bondé.

Malheureusement, la ligne que j’utilise, est prise, elle aussi, d'assaut, par une horde d’étudiants s’en allant à la fac.

Il suffit que je j’applique un "décalage horaire" de cinq minutes, pour mon départ, afin de pouvoir profiter d’un trajet acceptable.

Et l’on vous dit : "prenez les transports en commun".

L’on voit bien que ceux qui nous gouvernent ne les prennent jamais.

Je n’en veux pour preuve les mots d’Edouard Balladur, après un bref trajet en métro, : "Il fait chaud". 

19/10/2015

La disparition des cabines téléphoniques

Cabine Téléphonique : Crédit Photo - Archives Personnelles.



Comme je le disais dans trois de mes articles :

 - «La puce à Moreno».
 - «Un nouvel usage pour les cabines téléphoniques».
 -«La disparition des cabines téléphoniques et le Docteur Sangsue».

La disparition des cabines téléphoniques est annoncée de façon définitive pour 2017.

La cause en est à Roland Moreno, l’inventeur de la carte à puce.

Au départ, Moreno avait inventé la carte à puce pour les banques, le paiement avec l’argent dématérialisée, il a inventé, ainsi, la monétique.

C’était la mort annoncée des cabines téléphoniques.



A lire : son livre – «La théorie du bordel ambiant», à lire librement sur le net en fichier PDF. Dans ce livre, il raconte comment un inventeur sans diplôme fait son invention non semée d’embuche de la carte à puce

18/10/2015

Le catalan, ce champignon commun qui envahis, maintenant, la table des grands chefs Parisiens

Catalan


C'est, l'automne, la saison des champignons.

L'autre jour, en regardant l'émission culinaire du dimanche matin, celle de Petitrenaut, pour ne pas le citer, une émission que, en tant que gastronome averti, que je regarde, pendant que le poulet, la pintade, le canard, le gigot raccourci de mouton ou l'épaule d'agneau rôtissent gentiment au four.

Soi dit en passant, cette émision culte, a connue un grand "passage" à vide. Je dois reconnaître, qu'avec un relookage,elle n'arrive pas vraiment a remonter, entièrement, la pente.

Petitrenaut et son équipe, dans cette tourmente, ont appris qu'il ne fallait pas se cantonner à Paris avec ses grands chefs étoilés.

Ils oublient, encore, les bonnes tables de province qui font de l'excellente cuisine "rustique".

Dans cette émission, je vis un grand chef préparer une recette de champignons.

Il utilisait, dans sa recette, un champignon que je n'ai encore jamais vu, à la télévision, dans les émissions culinaires.

Ce champignon, c'est, de son nom vernaculaire,  le catalan, ou Lactaire Délicieux. Son nom botanique étant Lactarius Dliciosus.

Je me souviens, quand j'étais gamin, j'allais, avec ma mère, tous les samedis, dans la forêt, à la chasse aux champignon. Une balade excitante avec cette fragrance d'humus dans ce cadre magique.

Nous cueillons surtout des bidaous, car point de cèpes là ou nous chassions.

Poussaient, aussi, des catalans et des cèpes de pin.

Tout compte fait, le cèpes étant la Rolls des champignon, j'aimais bien, je l'avoue, en premier, le bidaou, le catalan venant bien après. Un autre champignon que ma mère délissait, allez savoir pourquoi, était le cèpes de pin.

Le bidaou, de nom vernaculaire, par son nom botanique - Tricholoma equestre , est, depuis peu, secoué par une polémique, disant qu'il n'était pas comestible.

Les Médocains ont l'habitude d'en consommer de façon raisonnée, sans aucun problème. Bien évidemment ils ne forcent pas la dose.

Depuis mes pérégrination chasseraises. Une polémique secoue le Bidaou. L'accusant d'être toxique.

Effectivement, à dose assez importante, il peut le devenir.

Dans le milieu familial nous en consommions, tous les dimanches, à la persillade en "sarladaise", en soupe, en sauce voire au barbecue, salé poivré et avec un filet d'huile d'olive, accompagné d'un lapin au four,un pur régal.

Je n'en suis pas mort, sinon je ne vous écrirais pas.

Ce n'est que bien plus tard que me fut donné l'occasion de gôuter au cèpes de pin. Eh bien, il s'en sorti plutôt bien. Je le situe bien avant le catalan.

Si on lit l'article réservé au catalan sur wikipédia, on découvre cette phrase surprenante :

"Comestible apprécié (consommé en grande quantité dans les Landes de Gascogne, notamment dans la préparation des  salmis de palombe ), il est classé, depuis 2001, dans la catégorie des champignons toxiques".

Que ne seraient on pas inventer pour se croire un génie.

Le catalan, ce champignon que je n'aime pas, gustativement parlant...

Et qui, en plus, serait toxique !

Ces chefs là, "inventifs" qui le décline, je dis...

Qu'ils sont toqués.

17/10/2015

La cravate est en voie de disparition, une analyse du Docteur Sangsue




Autrefois, la cravate était de mise.

Maintenant, elle ne fait plus les affaire de leurs vendeurs.

J'ai pu vivre la mort annoncée de la cravate.

Ce phénomène est apparu il y a plus de dix ans.

Je l'ai vécu, par l'intermédiaire de mes confrères, lors d'une soirée entre médecins.

Lors de cette soirée, un examen circulaire de la salle, m'emmena à constater une chose étonnante.

La moitié de mes confrères portaient la cravate, l'autre moitié, non.

Savez vous ceux qui ne la portaient plus ?

Les Médecins de banlieue.

La cravate est quasiment moribonde.

Ne pas la porter fait plus décontracté.

Même les homme politique, s'y sont mis.

13/10/2015

Fenêtre close

Salvador Dali - "Jeune fille à la fenêtre" - 1925
Huile sur toile - 108 x 77 cm




En se baladant dans Grandville, on peut observer une chose étrange.

En se baladant dans Grandville, parfois, certaines fenêtres sont murées.

Quel est l’intérêt ?

La réponse est toute simple, pour des raisons fiscales.

Un petit malin avait inventé une taxe sur les fenêtres. Il n’avait rien inventé et avait fait une version moderne de l’antique impôt des Romains, l’ostiarium.

Cela n’avait pas trainé, certaines fenêtres furent obturées.

Cette taxe fut abandonnée pour des raisons d’hygiène d’autant plus qu’elle rapportait peu.

Certaine fenêtres s’adornèrent, alors, de peintures en trompe l’œil.

Je vous renvoi à un de mes articles : « Trompe l’œil : Salvador Dali - "Jeune fille à la fenêtre" ».

Si l’argent n’as pas d’odeur*, elle n’a pas de lumière, non plus.



*L’empereur romain Vespasien a inventé les toilettes publiques. Il a taxé leur utilisation en répondant à un de ses détracteurs : « «L’argent n’a pas d’odeur », on appelle maintenant les toilettes publiques, les vespasiennes.

12/10/2015

Nous n'irons plus au bois chasser les champignons, les sangliers ont vraiment tout mangé

Crédit Photo : FNSEA

Crédit Photo : FNSEA

 


Comme je vous le racontai dans un de mes articles précédant : "La chasse aux champignons".

Cette année, l'automne arrivant, celle-ci se devait d'être prometteuse pour la chasse aux champignons.

Je me rendis donc à l'endroit que j'avais repéré l'an dernier.

Cruelle déception, le sol était tout retourné, les sangliers étaient passés et avaient tout dévasté. Pas l'ombre d'un champignon, naturellement, ils les avaient trouvés à leur goût.

Il restait bien trois catalans et deux cèpes de pins, mais de bidaous, point.

Le pire, le lieux de chasse se trouvait non loin des habitations.

Cela illustre bien mon article "La palombe et le sanglier".

Événement paradoxal, un sanglier égaré fut tué, il n'a pas si longtemps de cela, en plein centre ville de... Grandville.

Les rues de Grandville ne sont plus sûres.

09/10/2015

Lettre de présentation non signé





Comme je vous le disais dans un article précédant : « Une nouvelle mode dans le courrier médical, les lettres non signées », je suis de plus en plus remonté contre le courrier non signés.

Dernièrement un Ostéopathe présente son installation, par une lettre détaillée de son activité.

Il est Masseur Kinésithérapeute D.E. Ostéopathe diplômé de je ne sais où.

Il dit que son approche de Kinésithérapeute s’étoffe, je le cite, « avoir une approche ostéoarticulaire mais aussi par le biais du travail crânien, viscéral et points de gâchettes »

Naturellement, la lettre est non signée.

Je vis cela comme étant profondément impoli.

Je ne suis pas prêt de lui envoyer des patients.

Déjà, que les Ostéopathes ne sont pas ma tasse de thé…

 

P.S. : Sur les forums informatiques, si l'on ne respecte pas la nétiquette, qui est la règle informelle de politesse, on se fait, purement et simplement, éjecté.

06/10/2015

Oui, le Docteur Sangsue a perdu la foi

Les douze travaux d'Astérix - René Goscinny et Albert Uderzo.


Pour en revenir au propos d’alain dans mes articles :

 - "Parfois, n’explique pas au malade tu fera".

 - "La nature humaine, le point de vue du Docteur Sangsue".



Oui, définitivement, j’ai perdu la foi.

Et ceci parce que, effectivement, l’administration nous étouffe, nous étrangle. Mais aussi, et surtout, par la politique de santé menée par le Gouvernement.


Deux exemples qui ont été, pour moi, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Coup sur coup, le même jour, deux gros déboires avec Dame Sécu.

Premier déboire, deux rejets de remboursement pour tiers payant (CMU). Eh oui, déjà les Médecins font le tiers payant pour les CMU, sans compter les fois ou je ne me fais payer que 6,90 € (part AMC), la part sécurité sociale (AMO), m’étant versée, mes risque et péril par la sécu.).

Pour ces deux actes effectuées, j’aurai travaillé gratos !

Pour essayer d’apprendre comment me faire rembourser, j’ai demandé de l’aide à une Dame de la sécu (DAM = Déléguée de l’Assurance Maladie) spécialisée es « informatique ».

D’emblée, elle me dit qu’il faut changer mon lecteur de carte vitale (200 € de foutu en l’air alors que celui que j’ai fonctionne très bien).

Elle commence à montrer comment re télétransmettre « en dégradé », compliqué ça. Et ça prend du temps. Et ce n’est pas fiable à cent pour cent, elle même s’en mêle les pinceaux et il lui arrive, un comble, d’avoir un « doute ».

Vous pensez bien que si elle a un doute… Moi mon remboursement tombe à l’eau car je n’arriverai pas à m’en dépêtrer.

Ensuite, après la mode dégradé, il faut remplir et envoyer une feuille de sécu après l’avoir remplie et ce dans une enveloppe timbrée à nos frais.

Une autre possibilité, imprimer la facture, la scanner et l’envoyer par mail.

Simple, et quel gain de temps !

On se demande si la sécu n’agit pas comme cela pour décourager les médecins de se faire rembourser.

 

Que se passera t-il quand le tiers payant sera généralisé ?


Deuxième déboire. Maintenant, pour prescrire certains médicaments qui font baisser le cholestérol, il faut faire une demande d’entente préalable auprès du Médecin Conseil de la sécurité sociale*.

Premier envoi de demande qui me revient car j’ai oublié une case.

Deuxième envoi. La case est bien cochée, lais Je reçois une lettre de refus ? Lettre, un peu agressive, me précisant, d’une part le refus, mais rajoutant que si je voulais le prescrire, il fallait noter sur l’ordonnance NON REMBOURSABLE, bonne idée vis-à-vis du patient !

Heureusement, pour une fois il y a le numéro de téléphone de Monsieur le Médecin Conseil.

Coup de fil, cela sonne occupé. Je rappelle, miracle je tombe sur la secrétaire qui me répond que Monsieur le Médecin Conseil n’est pas là, mais qu’il me rappellera.

Je l’ai, enfin, au téléphone, et lui de me dire « vous avez coché une mauvaise case ». Il faut dire que l’imprimé est particulièrement pervers.

Et aller, troisième envoi.

Cette fois, je croise les doigts.

Vivement la retraite !



Sur ces propos, lisez ce bog fermé : Chroniques pas très sérieuses, mais très véridiques, d'une médecine libre et tout terrain en zone de montagne.

 Enfin, je vous conseille, aussi, d'aller surfer sur un blog ami : Le rhinocéros regarde la lune.

 

*Le Médecin Conseil de la sécurité sociale est fort bien payé, son salaire va de 5000 euros brut mensuel (coef 700) à 6500 (coef 900) pour un médecin conseil de base (niveau A) (références datant de 2010 à mettre à jour sur le site site www.ucanss.fr. Il a, en plus, le treizième mois pour le régime général, voire le quatorzième pour le régime agricole. Sans compter les congés payés et, cerise sur le gâteau, il n'a pas de délai de carence pour les indemnités journalières, alors que ce délai de carence, pour un médecin libéral, est de… TROIS MOIS !).

Sur ce sujet « délicat », allez sur ce forum, un peu vieux certes, il date de 2010, mais qui est, quand même, très instructif.

04/10/2015

La nature humaine, le point de vue du Docteur Sangsue




Dans un de mes articles précédents : "Parfois, n’explique pas au malade tu fera" , un de mes lecteur assidu, alain pour ne pas le citer, m'a fait une remarque pertinente.

Je le cite : "aurais tu perdu la foi ?".

Oui et non. Oui, mais d'une façon tout à fait différente.

Ce qui est sûr, c'est que j'aime toujours autant mon métier.

C'est étrange, mais c'est avec la littérature que je vais appréhender ma conception de l'exercice de la médecine.

On aborde souvent ce métier avec une grande part de dévouement qui est entretenu par la littérature, pas forcément de bonne qualité, je veux parler d'A.J. Cronin, un auteur écossais , qui a écris un de ses livre les plus connus : "les clés du royaume". Dans ce livre, Cronin décris un monde idéaliste de la médecine et pas du tout réaliste.

Quand on a pris goût au style de Maupassant et de Céline, et de John Irving pour ne pas les citer, on devient très exigeant vis à vis des écrivains.

Il y a un type de littérature, tout à fait à part qui ne se pique pas de style, le roman policier. Il faut citer Conan Doyle,  un auteur lui aussi écossais, qui, avec son personnage de Sherlock Holmes, décrit de façon prémonitoire, la police scientifique.

Cet auteur, donne à son personnage une capacité de description très fine des événements et des humain, c'est une sorte de profileur.

Ce qui est fascinant, c'est que son don d'observation est la démarche que doit avoir tout médecin, la démarche sémiologique.

Conan Doyle n'abordait pas le métier de médecin comme une profession de dévouement.

N'oublions pas que Conan Doyle était médecin.

Son abord vis à vis de l'humain, s’approche furieusement de celle de Maupassant qui décris sans pitié la vraie nature humaine.

Un vrai écrivain avec un style à part, John Irving,  a un abord plus humain et très réaliste du médecin. Notamment dans son livre, pas forcément le plus connu, "l’œuvre de dieu la part du diable" -.

C'est maintenant, comme cela que je conçoit mon métier avec une certaine froideur vis à vis de l'espèce humaine.

L'espèce humaine ne respectant plus ni le médecin ni le savoir qu'il représente. A la limite, le médecin pourrait être respecté, en ce monde matérialiste par ce qu'il gagne, mais, ce n'est pas malheureusement pas le cas, comme le croient à tort, la majorité des gens. Sauf bien sûr chez quelques médecins, notamment les médecin pratiquant les médecines douces pouvant se permettre des dépassements d'honoraires.

Il ne faut pas s'attendre que le médecin n'est plus envie de se "dévouer" pour ce types de gens.

Pour ce qui est de l'espèce humaine ma conception se résume en peu de chose.

Pour moi, 90 % sont des nuisibles profiteurs et sans scrupules, 10 % sont des indifférents qui, eux, nuisent par leur inaction laissant faire des situations à risque et 1 % sont des gens exceptionnels entièrement désintéressés et aidant les autres.

C'est en ce sens qu'alain parle certainement de perte de foi ?

01/10/2015

Parfois, n’explique pas au malade tu fera





Coup de fil en pleine consultation.

 - « pourrais-je vous voir en consultation ».

 - « Bien sûr ».

Je vois arriver à la consultation un doublon mère-Fille.

C’est, naturellement la fille qui est malade.

Je ne la connais ni d’Eve ni d’Adam.

La fille est étudiante, et sa mère est venue, directement, pour s’occuper de sa fille toute fraîche étudiante, d’une ville comparable à Grandville, mais, cependant, à une heure de train.

Fifille se plaint de sa gorge, a le nez qui coule jaune et présente une toux sèche. Pour cette toux, elle a pris un antitussif, du TOPLEXIL*.

Maintenant, devant une toux sèche, je pose, systématiquement, la sempiternelle question : « Avez-vous eu des crises d’Asthme ». La réponse fuse, très souvent, oui.

Devant sa réponse positive, je lui réponds, que c’est une récidive

Les crises d’Asthme récidivent quand il y a une infection.

Je lui explique cela.

Visiblement, le couple mère et fifille s’en foutent.

Elle me dit prendre, en cas de crise, de la VENTOLINE*.

Je lui explique qu’il y a mieux, que cela, maintenant,car il y a, des dispositifs plus facile d’emploi.

Elle n’en démord pas.

Bon, va pour la VENTOLNE* et tant pis pour elle.

Je sentais la mère devenir un peu agressive de ces explications.

Je lui explique, alors, qu’il faut, en plus, un corticoïde inhalé pendant un mois pour cicatriser l’épithélium bronchique (en fait, il en faudrait plus).

Silence radio.

Je lui propose, donc, un seul dispositif sur les trois que j’ai en démo. Je lui prescris  en lui montrant, quant même, le fonctionnement, avec mon échantillon de démo.

Je me fais régler la consultation.

J’avais perdu mon temps avec toutes ces explications, dont, visiblement, elle se foutait.

Je n’aurai du rien dire, lui prescrire sa VENTOLINE*, un corticoïde inhalé en lui disant d’utiliser celui-ci pendant un mois un mois.

Et me faire payer rapidement

Et basta.

Je n’aurai pas dû me lancer dans toutes ces explications. Cela m’a fis perdre du temps et me frustra passablement.

29/09/2015

Audioprothésiste, un métier d’avenir





De nos jours, il est pratiquement systématique de voir les jeunes avec des écouteurs branchés sur leur smartphones.

Il est alors possible d’entendre un fond musical de batterie.

Pour entendre ce « bruit », il faut que le son suffisamment élevé.

Il faut que le son soit suffisamment élevé pour entendre ce «bruit».

A tel point que cela abime, à la longue, l’œille interne*.

La jeune génération fera une classe d’âge ayant un déficit auditif important, nécessitant un appareillage bien plus fréquent qu’avant, mais, surtout, plus précoce.

Le métier d’audioprothésiste fait que, dans pas longtemps, sera un métier d’avenir.

Le DE d’audioprothésiste se prépare en 3 ans.

Le salaire brut mensuel d’un audioprothésiste va, du SMIC (1458 € brut mensuel) à 2 000 € pour un salarié débutant (puis, plus tard, avec un intéressement sur les ventes de 2 300 € à 3 000 € voire plus, ceci en libéral).

Sources : Audioprothésiste.

D’ailleurs, Afflelou, toujours sur un bon coup, ne s’y est pas trompé en créant sa branche «Alain Afflelou acousticien ».


*les ORL estiment que le risque apparait dès 90 dB pour une écoute prolongée de plusieurs heures.

28/09/2015

Les courriers hospitaliers impersonnels, voire incompréhensibles



De façons quasi systématiques Je reçois maintenant, depuis peu, des lettres des services hospitaliers donnant un compte rendu impersonnel, long et indigeste avec, quand même, une conclusion laconique en une ligne.

La dernière lettre que j’ai reçue de l’hôpital cardiologique bat tous les records. Elle se terminait par cette abréviation laconique    :   «P M».

Il m’a fallut un certain temps pour comprendre que cela voulait dire : Pace Maker.

L’abus d’abréviations pourrissent les courriers médicaux. Elles demandant un effort de lecture voire une incompréhension totale.

26/09/2015

Le communard, le cocktail du jour du Docteur Sangsue




Je vous propose, aujourd'hui, un cocktail méconnu , le communard.


Le kir, lui,  est un cocktail bien connu.

Il se fait en mettant, dans un verre, du vin blanc dans lequel on rajoute un fond de crème de cassis. C'est pour cela qu on l'appelle, aussi, vin blanc cassis.

On peut utiliser une autre crème (crème de mûre) ou bien du sirop, par exemple du sirop de pamplemousse. Dans ce dernier cas ce cocktail est surnommé : vin blanc pamplemousse.

C’est le chanoine Kir qui inventa ce cocktail.

En tant que député-maire de Dijon, il eut cette idée pour utiliser la grosse quantité de vin blanc moyen qui était vinifié dans sa région.

Il existe, dans la région de Grandville, une autre déclinaison du Kir.

Toujours pour la même raison, mais cette fois, pour écouler du vin rouge de qualité moyenne.

Le communard était né.

Il est à base de vin rouge et de crème de mûre.

Personnellement, tout chauvinisme mis à part, je préfère le communard.

Essayez le et dites moi ce que vous en pensez.

25/09/2015

Comment trouver un bon Médecin ? Le point de vue du Docteur Sangsue





Nous allons étudier l'aspect de la question sous deux point de vue différents, d'abord ce qu'attend le patient vis à vis du Médecin et, ensuite, ce que doit être un bon Médecin vis à vis d'un autre Médecin.


le point de vue du patient :

 - Un bon médecin est un Médecin qui écoute beaucoup, qui examine un peu, et qui rédige son ordonnance en expliquant sa pathologie simplement en des termes compréhensif par le vulgum pécus. Pour le Médecin cela prend du temps et n'est point rentable du tout (time is money).

 - Cependant, un bon médecin généraliste ne doit pas tout dire au patient, il doit savoir mentir par omission.

 - Pour ce qu’y est d’expliquer tout, Je doute, sur ce point, de l’écoute du patient lui même. Dans la très grande majorité des cas, quand j'explique au patient, je vois son regard se perdre dans le vague. Je pense que dans ce cas il s'en fout et veux tout simplement être par un médecin prestataire de service. On consomme du Médecin, comme on achète un I Phone.

 - Pour la majorité des patients, un bon Médecin doit plaire. Une autorité bien amenée fait partie intégrante de cette manipulation. Il doit travailler à la séduction et ne pas oublier de ne pas dire toute la vérité au patient, il doit mentir par omission.

- Un médecin qui travaille à la séduction à beaucoup de succès même si ses connaissances médicales sont limitées. C’est la meilleure façon d’avoir une clientèle bien fournie.

De la part d’un médecin généraliste c’est totalement différent ,  car lui connait la médecine et les maladies. Et cela change tout.

Le point de vue du médecin :

 - Pour moi, j’attends du Médecin spécialiste, d’abord d’être un bon ingénieur (Je ne suis, moi, qu’un bon technicien, mais fondamental dans le choix de l’ingénieur).

- Dans le choix du bon spécialiste, le généraliste se doit d’adresse le malade avec une « bonne qualification » comme on le dit en droit. Si on se trompe dans la "qualification"(erreur d'aiguillage), on court à l’échec.

- Un bon spécialiste, pour un généraliste, se doit avoir d'avoir de très bonnes connaissances médicales.

 - Pour cela, il doit d'abord faire (ou confirmer) la pathologie et envoyer une lettre circonstanciée, au généraliste sans interférer (sauf exception) dans la prescription. Il doit donc rédiger la lettre en indiquant le médicament à utiliser, mais sans le prescrire.

 - Qu’importe un contact un peu froid, le généraliste expliquant au patient le caractère du spécialiste. Bien sûr, il ne faut pas exagéré trop dans le mauvais contact. Cependant, je préfère un excellent Médecin, même si il est détestable, à un Médecin "gentil et nul".

Pour le Médecin généraliste, la santé passe avant le contact du spécialiste.N'oublions pas que c'est le généraliste qui choisi le meilleur spécialiste en fonction du cahier des charges qu'il s'est fixé: soigner au mieux.

Personnellement, je vais peut être vous choquer, je considère qu' un homme (ou une femme) est, avant tout, une machine. On cherche la  panne (avec ses bonnes connaissances), on répare la panne. Si cela marche… Bingo, le patient est guéri (pour  les maladies guérissables). on est bon ! certes, mais mal payé si l'on écoute bien le patient et si l'on prend son temps pour réfléchir*.

Au patient de juger si la panne a été trouvée et bien réparée.

Cela marche, aussi, pour le cerveau qui n’est, ni plus ni moins, qu' un organe comme les autres mais avec ses spécificités propres (comme tout les organes d’ailleurs) C’est peut être là que joue l’effet placébo, mot qui, ne l’oublions pas du latin .PLACEBO, « je plairai ».

C’est là dessus que s’appuient les Médecines Perpendiculaires (c’est le surnom que j’ai donné aux médecines dites parallèles), car pour moi, il n’y a qu’une seule médecine elle est mondiale et valable pour toutes les maladies et pour tous les habitants de la planète terre.

Voilà, pour moi, ce qu'est un bon Médecin.

 


* J'ai pris, quand je réfléchis, une habitude de le faire en faisant durer l'examen (pour que le patient ne s'en rende compte) c'est ce j'appelle "tourner autour du patient". Pour les patients privilégiés, ceux qui sont sympathiques et que je connais de longue date, je me pause et leur dit : "attendez, je réfléchis, cela m'arrive".