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18/04/2016

Depuis longtemps le Docteur Sangsue ne se fait plus guère d’allusions sur la reconnaissance de ses patients

 

Il y a longtemps que je ne me fait plus trop d’illusion sur la race humaine.

Il y a longtemps déjà que je ne me fais plus trop d’illusion sur la reconnaissance de mes patients envers les soins attentifs que je leur prodigue.

La race humaine est ainsi faite.

J’ai une théorie très schématique ,et qui vaut ce qu’elle vaut, en ce qui concerne la race humaine. Je classe cette race en trois catégories :

- Les salauds (1 % de la population), la racaille qui n’hésite pas a écraser l’autre ou a utiliser son prochain à des fins personnelles
- les indifférents (10 % de la population) qui nuisent car ils laissent tout faire y compris les pires saletés que l’Homme peut inventer.
- Les gens exceptionnels (1 %) de la population. Ce sont des gens dévoués et désintéressés qui n’hésitent pas à aider leurs prochains. C'est ce que j’appelle le Syndrome de Mère Teresa et de l'Abbé Pierre.

Comme je l’ai dit plus haut, cette classification est caricaturale et sujette à caution.

Une petite anecdote pour illustrer mes propos.

Dans la résidence où je sévis, il se trouve que, dans le temps, j’ai soigné une patiente de 55 ans pour un cancer du sein qui s’est métastasé aux os. Après des soins attentifs et pertinents, notamment l’administration de morphine pour traiter, efficacement, ses douleurs (les métastases osseuses ont la particularité d’être particulièrement douloureuses) celle-ci décéda.

Cette patiente avait une sœur, vieille fille.

Celle-ci hérita de son appartement et vint habiter dans MA résidence.

Au lieu de m’être reconnaissante des bons soins prodigués à sa sœur, celle-ci ne sut quoi inventer pour, excusez moi ce mot vulgaire, m’emmerder à chaque fois que cela lui était possible.

Cela étant aggravé par le fait que cela venait d’une vieille fille irascible.

Cela m’a, au moins, appris une chose : la Médecine n’est pas un sacerdoce. Fini de me dévouer. Je fais mon métier le peux que je peux, j’y prends plaisir, mais c’est tout. Bien sûr il y a des gens privilégiés, ils sont rares et se comptent sur les doigts de la main. Dans ce cas, il est normal que la relation dépasse la norme. Et, eux, sont les seuls à être reconnaissants. Ceux-ci bénéficient, de ma part, d’une attention toute particulière.

 

Aphorisme célèbre : « Fait du bien à Bertrand, il te le rendra en chiant ».

15/04/2016

Fille qui rit, fille qui pleure

 Masque de Janus*

 


L’observation amène à des choses fascinantes.

L’autre jour, dans le tram, dans le tram on a le temps d’observer, tranquillement, le chaland. Mon regard fut attiré par deux jeunes femmes ayant un aspect et une tenue totalement opposé.

La première était souriante (on le voit, le visage au repos, aux commissures des lèvres qui sont relevées. Alors que, dans les cas inverse, celles–ci sont tournées vers le bas).

La première, la souriante, était habillée de façon de façon recherchée. Elle avait une veste en daim marron et des chaussures accordées, elles aussi, en daim marron. Elle avait, en outre, un décolleté raisonnable. Tout cela dénotant d’un aspect visiblement féminin et décontracté.

La seconde, au visage fermé, avait une attitude détonnant une certaine rigidité. Elle était habillée d’une veste en cuir noir et d’un jean bleu foncé. Tout cela dégageant un aspect plutôt masculin.

C’est fou ce que l’observation peut nous apprendre sur la personnalité des gens.

En médecine, la science de l’observation s’appelle la sémiologie. C’est l’étude des signes. Elle fait partie intégrante du diagnostic Médical. Elle est, très souvent, fondamentale dans le diagnostic Médical.


*Janus est un dieu de la mythologie romaine. Il est représenté à deux têtes. Certain lui attribuent une tête souriante et, l'autre, une tête triste.

13/04/2016

Tiers payant généralisé : des mesures concrètes pour réduire les rejets de paiement

 Reçu, récemment, ce mail de l’Assurance Maladie

« La généralisation progressive du tiers payant permettra aux assurés de bénéficier d’une dispense d’avance de frais sur la part obligatoire chez tous les professionnels de santé. En février 2016, l’Assurance Maladie et les organismes complémentaires ont présenté un rapport sur les modalités techniques de sa mise en œuvre. Avec un engagement fort de l’Assurance Maladie dès juillet 2016 : limiter les rejets de factures (actuellement 1 %), améliorer le suivi des paiements et offrir un service inter-régime d’appui au médecin »…

En outre, l’assurance Maladie précise :

« L'Assurance Maladie s'engage par ailleurs à régler les feuilles de soins électroniques dans un délai maximum de 7 jours ouvrés. Le délai moyen actuel est inférieur à 4 jours ».

Voilà à quelle sauce nous allons être mangés.

Nous serons pieds et poings liés vis-à-vis de l’Assurance Maladie. Si celle–ci, pour une raison pour une autre, se trompe ou décide de ne pas nous régler nos honoraires, ce sera pour notre pomme.

11/04/2016

Une jeune fille raton laveur

 

Je vois, à la consultation du matin, une jeune fille, infirmière, qui vient me voir pour des brûlures vulvaires. Elle me dit avoir une mycose vaginale.

Elle a déjà pris deux traitements pour cette mycose, Elle a pratiquée cette auto médication car elle est infirmière.

Je suis dubitatif devant cette mycose rebelle. Je lui dis qu’un troisième traitement serait, à mon avis, inutile.

Pourquoi cette résistance à cette mycose, il faut bien le dire, aux signes atypiques,à deux traitements anti mycosique ?

La réponse m’est donnée quand je lui demande comment elle procède pour sa toilette intime. Elle de me répondre qu’elle la fait deux fois par jour, matin et soir.

Je lui réponds que c’est trop : « une seule fois cela suffit, d’autant plus que vous gagerez du temps ».

Pour une infirmière, cela pourrait paraître surprenant de voir cette erreur de comportement en ce qui concerne l’hygiène.

Mais, il y a des gens qui ont une personnalité ne supportant pas la saleté ; ils veulent, à tout prix, être propres. Ce sont, en général, des gens méticuleux et perfectionnistes qui sont, de part ce trait de caractère, très appréciés dans leur travail.

02/04/2016

Vers la suppression du changement d’heure d’été/hiver en France - suite - poisson d'avril

 

Dans mon article précédant : Vers la suppression du changement d’heure d’été/hiver en France j'abordais un sujet qui, ,à priori, pourrait paraître futile. En fait si insignifiant soit-il, comme nous l'avons vu, il a une incidence non négligeable sur notre vie de tous les jours.

J'annonçais donc l'éventualité de la suppression, en France, du changement d'heure d'été/hiver.

Cela eut été très intéressant comme nouvelle.

Si ce n'est que cette information est totalement fausse.

C'est un poisson d'avril.

30/03/2016

Hommage à Jean-Pierre Coffe

  

"Jean-Pierre Coffe était un animateur de radio et de télévision, critique gastronomique, écrivain, cuisinier et comédien français, né le 24 mars 1938 à Lunéville et mort le 29 mars 2016, à l'âge de 78 ans, à Lanneray". Source Wikipédia.

C'était un remarquable défenseur de la cuisine authentique Française. Il défendait les produits frais, locaux et de saison privilégiant les petits producteurs et les commerces de proximité.

Un autre de ses conseils : Cuisiner des plats simples , des plats maison, plutôt que de consommer des plats industriels.

Il préconisait de cuisiner les restes du repas précédant, comme on le faisait dans l’ancien temps, pour ne pas gaspiller la nourriture, c’est l’art d‘utiliser les restes.

J’ai d’ailleurs écrit des articles sur ce sujet, voir mon article de 2015 : « L’art d’accommoder les restes de nourriture, une interprétation écologique du Docteur Sangsue » .

Il se battait, avec véhémence, contre la malbouffe.

Il écrivit plusieurs livres, notamment des livres de cuisines où il se fixait comme but d'atteindre des pris très abordables.

Dans cette même problématique, il s'associa, démarche fort décriée à l'époque, à Leader Price, une enseigne de hard-discount française.

Il était connu pour ses coup de gueules, son leitmotiv : "c'est de la merde", sa verve et ses tenues excentriques.

En 1976, il ouvrit un restaurant "La ciboulette", rue Saint-honoré, puis Le Modeste où se pressait le tout Paris. Mais il fit faillite, escroqué par un homme d’affaires Libanais.

Il raconte, dans cette vidéo, avec sa truculence habituelle, quelques anecdotes croustillantes concernant cette période.

Jean-Pierre Coffe avait réalisé une série de 52 émissions pour enfants appelées "Comment c'est fait ?".

Ces émissions étaient de véritables cours "d'histoire naturelle" comme on le disait, il y a bien longtemps, dans les écoles primaires.

Chaque émission, cerise sur le gâteau, se terminait, toujours, par une recette de cuisine très simple à réaliser et à la portée des enfants.

En hommage à ce personnage hors du commun, je vous invite à voir une vidéo où, avec sa verve habituelle, il pousse un cri d'alarme en ce qui concerne nos enfants.


Deux vidéos de son émission pour les enfants : "Comment c'est fait ?". La première sur le chocolat.


La seconde sur le sel.


 

Site Web officiel de Jean-Pierre Coffe : Jean-pierre Coffe.

Les effets inattendus des téléphones portables

En marchant dans les rues, je fus surpris, au début, de voir des gens parler tout seul, à haute voix.

A chaque fois, je me demandais : « Mais qu’ont donc tout ces gens à parler fort dans la rue ».

Ils son devenus fous.

Il faut être fou pour parler tout seul, à haute voix, dans la rue.

Après un court moment de réflexion, chaque fois, la réponse tombait.

En les voyant avec des écouteurs dans les oreilles je comprenais vite.

Bon dieux mais c’est bien sûr, ils sont en communication téléphonique avec leur portable.

Avant, on ne voyait pas ce type de comportement.

C’est comique de voir les effets inattendus par l’utilisation des technologies modernes.

24/03/2016

Est ce la mort annoncée des blogs ? Le blues du Docteur Sangsue

 

 
Je constate, progressivement, mais inexorablement, une certaine désaffection en ce qui concerne les Blogs.

Cela est-il dû à l’apparition de Facebook et autres Twitter ?

je ne sais si les Blogs souffrent, aussi, de cette désaffection pour la lecture au profit d’articles courts et faciles à lire, car demandant peu d'efforts.

En effet, j’ai connu la brillante époque de la naissance puis de la croissance exponentielle de la catégorie de Blog où je me situais : « Les Blogs Médicaux ».

Mon Blog était atypique avec, certes des articles médicaux, mais des articles totalement étrangers comme une rubrique gastronomique ou des hautes considérations sur la vie de tous les jours. Où, parfois, des articles farfelus et un peu déjantés.

Puis Progressivement, après, cependant, une longue période de suivi intense, les commentaires se raréfient.

Dans la foulée mon hébergeur, Hautetfort, cessa de tenir les statistiques de mon Blog me faisant perdre, ainsi, mes repères. Cela accentua le phénomène.

Puis les Blogs Médicaux perdirent de leur prégnance A tel point que certains Blogs fermèrent leur porte ou bien faillirent le faire. Je vous renvoie à mon article de 2014 : "Je vous annonce la mort d'un Blog".

Heureusement, j’ai un petit outil que j’ai installé sur mon Blog : « Géovisite » qui me permet de localiser mes lecteurs partout dans le monde.

Sans cela, je me sentirais bien isolé, et je pense que j’aurais cessé toute activité bloguesque.

Les temps deviennent durs pour le modeste blogueur que je suis.

Une certaine lassitude, parfois, m’envahis.

Dans ce contexte morose, je me pose, parfois, la question : et si l’inspiration ne venait plus ?

Nous verrons bien.

Advienne que pourra.

22/03/2016

Un patient négligeant : une bombe à retardement

 


Dans ma patientèle, je soigne, depuis longtemps, un patient un peu particulier.

Il est particulier en ce sens que, ayant un cholestérol élevé et ayant des effets secondaires lié aux statines (douleurs musculaires) il refusa tout autre traitement.

Va donc pour l’abstention thérapeutique, le cholestérol ne pétant pas le feu de façon dramatique.

Je le revois, de temps en temps, pour contrôler ses PSA (marqueur du cancer de la prostate).

Il y a un an, je découvris, lors du bilan, une clairance de la créatinine (marqueur de la fonction rénale) limite pour son âge.

Cette année, la clairance a encore un peu baissée.

Tout naturellement, sans autre exploration, pour gagner du temps, je l’adresse à mon correspondant Néphrologue.

Celui-ci, lors de l’échographie, découvre une prostate bien augmentée de volume (à ce propos, les PSA augmentaient régulièrement pour être suffisamment importante de façon à ce qu’il soit assidu pour la consultation de l’Urologue).

L’échographie met, même, en évidence, une « vessie de lutte », la vessie commençant à forcer contre l’obstacle crée par le volume de l’adénome prostatique.

La diminution de sa fonction rénale était bien due à son adénome prostatique qui empêchait l’élimination de son urine, d’où le retentissement sur le rein.

Je reçu bien le courrier du Néphrologue me précisant que le patient, tôt ou tard devait se faire opérer de son adénome bien qu’il soit, visiblement très réticent à pareille intervention.

Mais, du patient, point de nouvelle.

Autant celui-ci allait consultait l’Urologue pour un éventuel cancer bien hypothétique, autant il ne voulait pas le consulter pour son adénome (tumeur bénigne) qui risquait de lui bousiller ses reins.

Désolant.

Que faire.

A mon avis, ne pas trop le relancer, sinon il se heurterait, et il partirait dans la nature, le remède étant pire que le mal.

Attendre ? Oui, mais jusqu’à quand ?

Espérons qu’il ne tardera pas trop.

Si cela dure un an de plus, cela risque de devenir bien problématique.

16/03/2016

Ce qui a bien faillit être la mort du Blog du Docteur Sangsue

 

 

Cela fait bien, maintenant, une dizaine de jours, treize jours pour être plus précis, que je n'ai scribouillé sur mon Blog.

Pourquoi une si longue absence ?

Parce que j'ai bien failli passer l'arme à gauche.

Oui, j'ai, vraiment, failli tout simplement claquer.

Tout simplement mourir de ma bêtise, voire de ma connerie tout simplement.

Il suffit de se reporter à mon article précédant : "Une colique tenace".

Eh bien non ! Ce n'était pas une sévère Gastro Entérite Aiguë (GEA), mais bien d'une appendicite abcédée dont il s'agissait.

Une appendicite négligée par un Médecin, un comble !

Pour les connaisseurs, au bilan sanguin j'avais une CRP à 350 (normale < 5) les globules blancs à 13700 (normale = 6000)

Au Scanner : "appendicite aigüe avec une collection en cours dans de formation et un épanchement du douglas".

Dans les suite la malchance se poursuit : A près un deuxième Scanner (et de deux) "lâchage de suture compliqué de deux abcès dans la fosse iliaque droite et pelvienne" heureusement drainés par échographie radioguidée.

A la pose du drain, j'entendis un crac quand le frocard franchit le péritoine, alors, une odeur putride envahis instantanément la pièce. Le drain retira, aussitôt, un tiers de litre d'un liquide rougeâtre.

Ainsi, je me retrouvais avec trois fil à la patte : une perfusion, une sonde urinaire et un drain.

Sur ce coup là, j'ai été lamentable, j'aurais pu me... T U E R !

Les troubles, ma fameuse Gastro Entérite, ont commencés le jeudi dans l'après-midi et je ne me décidais d'aller aux urgences du C.H.U que le... samedi à minuit, alors qu'en toute logique, devant la persistance de la douleur, j'aurais dû me faire hospitaliser le vendredi matin. Ce qu'aurait fait tout médecin tant soit peu raisonnable.

Il faut dire, à ma décharge, qu'il s'agissait d'une appendicite rétro cæcale, celles les plus difficiles à diagnostiquer, car les plus vicieuse. Elles ne donnent que des douleurs "modérées" et un peu atypiques, comparées aux formes normales qui, elles, donnent des douleurs violentes dans la F.I.D (Fosse Iliaque Droite).

Résultat des courses DIX jours d'hospitalisation, avec des douleurs atroces cotées, parfois, à dix, sur l'échelle EVA, pour une appendicite négligée. Pour traiter ces douleurs, j'étais devenu une véritable usine à médicaments ! De nos jours, correctement diagnostiquée et traitée, le traitement se traduit par un à deux jours d'hospitalisation. Une appendicectomie sous Céliochirurgie, et ce, qui plus est, sans souffrance particulièrement notable.

Inutile de vous dire que pour ce qui est de manger, l'appétit n'y était plus du tout.

Un seul mot pour qualifier tout ce qui précède :

L. A M.E. N T.A.B.L.E !

Cœliochirurgie

04/03/2016

Une colique tenace

 

 
Hier, retenu par un "client de dernière minute", je dis client et pas patient car, en plus, il était "embêtant".

Ce patient, tout naturellement, me mit en retard pour déjeuner chez moi.

Comme je n'avais rien à croûter, je me dirigeais, en vitesse, vers le petit supermarché de quartier, et achetais du gruyère et une baguette de pain (une "serpentine", pain pas trop mauvais).

Renté chez moi, vu l'heure, je me jetais avidement sur la bouffe que je dévorais en un clin d'œil, puis repartis à mon cabinet.

Peu de temps après, une douleur épouvantable envahis mon ventre.

Cela perturba quelque peu ma consultation. mais quand on consulte, en étant concentré, la douleur disparait.

Rentré chez moi la douleur devint tenace et presque insupportable.

Je me bourrais d'antalgique pallier I (PARACETAMOL), puis pallié II (IXPRIM) sans oublier un antispasmodique que j'avais sous la main (TRIMEBUTINE). Mais ce fut sans résultat.

Je ne suis pas particulièrement hypocondriaque, comme ma tendre et douce, qui me proposa d'aller aux Urgence. Démarche totalement inutile.

Ce n'est que dans la nuit, que le doute m'envahis. Et si c'était une appendicite ? Mais cela n'y ressemblait pas trop, mais le doute...

En  fait l'hypothèse la plus probable était une gastro entérite cognée, d'ailleurs la suite me donna raison.

Enfin, la démarche rigoureuse me fit prendre un antalgique fort intéressant et, qui plus est, a une action anti inflammatoire : le KETOPROFENE.

Une demi heure plus tard, la douleur céda et je pus, enfin, m'endormir.

Le pouvoir des médicaments judicieusement utilisés.

Moralité : il est parfois difficile de se soigner soi même.

 

27/02/2016

Fin de marché à Rochefort

 

 Crédit Photo : Archives Personnelles

 


Cette photographie appelle plusieurs commentaires :

- En fin de marché, en négociant les restes, on fait des affaires. Les commerçants bradant ce qui leur reste pour terminer leur stock.

- Les carottes en premier plan sont de vraies belles carottes rustiques, les meilleures en cuisine, les plus goûteuses. Ce sont, pourtant, celle que l'on ne trouve pas en grande surface car "trop vilaines". On est donc sur un vrai marché de maraîchers.

- Il fait froid, la vendeuse en premier plan se frotte les mains. Dur le métier de faire les marchés en plein hiver.

- Note technique sur la photo : regardez la ligne de fuite, en diagonale et qui part de la droite , c'est elle qui soutient la photographie et dirige le regard vers le point fort.

 

15/02/2016

Un lecteur presbyte

 

Ce matin, grosse cata au cabinet médical.

Je ne puis accéder à mon lecteur de CPS (Carte Professionnel de Santé).

Et me voilà revenu aux bonnes vieilles feuilles de soins papier.

Il faut dire que, depuis une semaine, le lecteur avait besoin de lunettes. Avec l’âge, il était, brusquement, devenu presbyte.

Puis, ce matin, plus rien.

Je contacte ma boite de logiciel, et un technicien arriva dans les trois heures.

Avant de devenir presbyte, ce lecteur me fut resté fidèle depuis son achat en 1999, dix sept ans déjà.

Il me fit faux bon une fois, le changement de pile me le fit vivre jusqu’à aujourd’hui.

Dire qu’en téléphonant à ma boite de logiciel, ce matin, il me fut répondu qu’un lecteur devait être changé tous les cinq ans !

Les lecteurs seraient-ils presbytes bien plus tôt de nos jours.

Mazette, cinq ans au lieu de dix sept ans, cela fait quand même une sacrée différence !

08/02/2016

Une jeune patiente médicalement inintéressante mais au papa irritant

 

A la consultation, le père, diplômé en ethnologie mais à la CMU (la sociologie ne nourrit pas son homme) m’amène sa fillette de 11 ans car elle a mal à l’épaule droite.

Cela pourait faire penser à une tendinite de la coiffe des rotateurs, mais à son âge, cela parait fort peu probable. En effet, cette pathologie survient chez la femme de plus de 50 ans. Les tendons viellistes.

Et elle, elle a onze ans. Un peu tôt quand même pour ce type de pathologie.

Bon, va pour une échographie.

Mais, je ne sais pourquoi, j’examine son dos en lui disant de faire le dos rond. Une gibbosité évidente me saute aux yeux.

Bon, va pour une radio du rachis dans son entier.

La grand-mère, que je vois régulièrement pour le renouvellement de son ordonnance (tous les trois mois) m’amènent le bilan radiologique qui confirme mes deux diagnostics.

A savoir une tendinite de la coiffe des rotateurs (les sacs d’écoliers sont lourds de nos jours), mais aussi, une angulation du rachis de 10°.

Ce que je n’ai pas apprécié, c’est que le papa de la fillette ne me la ramène pas, pourtant, il est à la CMU.

Mais, papa est coutumier du fait. Il m‘a déjà fait des coups pendables. Disons qu’il ment « un peu » et va voir des spécialistes dans mon dos.

Lors des consultations, qui sont bien rares, il me flatte d’un ton mielleux.

Je me souviens plus particulièrement, quand je fis le brillant diagnostic d’un Osgood Schlateur sur le parking de la résidence, alors que la pédiatre qui la suivait, n’avait pas posé le diagnostic et avait dit d’aller consulter un Médecin du Sport, ce que je suis.

Je lui fais une lettre pour un orthopédiste, qui confirma le diagnostic, enfin presque, car comme elle était trop jeune pour cela, c’était un Sinding Larsen.

Puis pas de nouvelles.

C’est fou ce que certaines personnes peuvent être irritantes.

Mais après tout quand je vois Papa et Fifille, j’encaisse, un point c’est tout.

Vous avez dit un métier de dévouement ?

02/02/2016

Économie de bout d’aiguilles ?

Brève de comptoir


Sauf erreur ou omission, cette année, la Caisse d’Assurance Maladie, ne m’a pas envoyée le bon me permettant de bénéficier, gratuitement, du vaccin antigrippal.

Cela ne représenterait, si je ne suis l’exception, que des économies de bouts d’aiguilles.

BLACK NADIA - VACCINATION

Silence du matin vacarme du soir

 

 
Ce matin en prenant le tram en allant au travail, je remarquais une chose étrange.

Le tram était assez plein, mais il n’y avait aucun bruit si ce n’était une ou deux personnes qui parlaient.

Un silence reposant.

Visiblement les gens étaient comme engourdis en sortant de leur nuit.

Certes, le soir, le tram était bondé, mais le vacarme était assourdissant.

Les passagers étaient surexcité de leur longue journée de travail.

Il faut die que je suis sur une ligne de jeunes, des étudiants.

Je ne sais pas pourquoi je ne m’en suis rendu compte ce matin.

Peut-être étais-je moins apathique ce matin ?

Avais-eu un sommeil particulièrement réparateur ?

Autant l’observation me parait pertinente, autant l’interprétation me semble hasardeuse.

27/01/2016

La boulange

 

 
Comme tous les matins, en prenant le tram pour aller bosser, je passe devant une « Boulangerie ».

Vous le savez, une de ces boulangeries modernes qui n’ont de boulangerie que de nom et, qui sont, en général, des chaines. Elles proposent, aussi, viennoiseries et pâtisseries.


Ces boulangeries vendent un « assez » grand nombre de pains avec ou sans graines. Actuellement, le sésame est à la mode mais le pavot, aussi, est mis en valeur Il est proposé plusieurs types de farines l’épeautre, cette vieille farine, se vend bien.

Il et de bon ton si l’on veut un pain à peu prêt correct (et encore) de demander du « pain traditionnel ».

Ce matin, en passant devant cette boulangerie, je vis garé un camion livrant, non pas de la farine, mais des viennoiseries et autres petits toasts tout prêt à l’emploi et des gâteaux, naturellement.

Cela me rappela une émission à la télé précisant que le terme de « boulanger artisan » était réservé aux boulangeries qui fabriquaient, sur place, leurs propres pains. Mais, leurs viennoiseries et gâteaux, étaient, purement et simplement, livrées par une entreprise.

C’était une démonstration évidente, dans ce cas, de la véracité de cette émission de télé.

Comme quoi, on ne voit pas que des jeux à la télé.

Pour mémoire, quand je rentre du tram, à la station où je descends pour me rendre chez moi, sont situées, côte à côte, ce type d’ « artisan boulanger » et un petit supermarché de quartier. Eh bien, vous allez me croirez si vous vous voulez, le meilleur pain est vendu… à la supérette.

Étonnant, non ?


22/01/2016

Un restaurant à l’abandon : La Crise ?

 

 
En allant dans un grand restaurant d'une chaine spécialisée dans les moules frites, dans la banlieue de Grandville, Je vis un phénomène étrange.

L’immense salle de restaurant était vide.

On nous installa dans l’annexe qui, l’été, tenait lieu de terrasse.

En dépit des grandes baies en double vitrage, il faisait plutôt frais.

Pourquoi le restaurant de cette chaine ? Car on peu diner tranquille, ma petite fille ayant une salle de jeux.

Cette fois, la salle de jeux était vide, la télé éteinte ; c’est ma fillette qui demanda, toute seule, à ce qu’on lui allume.

De plus, l’annexe était occupée par un couple et un groupe de six personnes, sans plus. La petite salle était, elle aussi, délaissée.

La commande étant passée, je vis arriver ma portion de moules, et de frites, bien moins fournies qu’avant. Les moules, quand à elles, étaient dans un caquelon en fonte adapté, certes, au contenu, mais n’étant pas adapté aux moules qui, continuaient, elles, un peu à cuire et devenaient un peu sèches.

Trois explications pouvaient expliquer ce phénomène :

C’était un jeudi soir, en milieu de semaine, mais, avant, la grande salle était occupée, quand même.

La prestation étant de moins bonne qualité en grande partie par la diminution les portions dues à la Crise, les rats (les clients) quittaient le navire. Tout ceci amenant un effet boule de neige.

La Crise. Les gens, étant moins en fond, sortaient beaucoup moins qu’avant, expliquant la diminution des portions.

Voila en tout cas ce phénomène surprenant :

En allant dans ce restaurant de cette grande chaine spécialisée dans les moules frites, dans la banlieue de Grandville, Je vis un phénomène étrange : ce restaurant était délaissé.

20/01/2016

Une Pub surprenante : L'interprétation du Docteur Sangsue


Vous devez être surpris par cette pub qui passe actuellement à la télé vantant un dispositif ingénieux contre les petites fuites urinaires.

Le plus surprenant, c'est que l'"héroïne" est une femme jeune : la femme de 35 ans.

Ces jeunes femme qui ont ces fuites urinaires l'on eues après un accouchement difficile. Pourtant les femmes ont moins d'enfant qu'avant (deux en moyenne). Le nombre de grosses étant, autrefois pourvoyeuse de ce type de problème. Sans tenir compte des progrès de l'obstétrique.

Si l'on voit ce dispositif astucieux, c'est qu'il doit y avoir beaucoup de femmes jeunes dans ce cas.

Alors pourquoi ce nombre important me dire- vous ?

J'ai une explication qui vaut ce qu'elle vaut, bien qu'elle soit purement personnelle.

La mode actuelle est de faire des péridurales à tour de bras.

Je sais, Je m'attends a un tonnerre de critiques fulminantes. Ce l'on va me dire sera un peu comme cela :"Tu n'est pas une femme, on te verrait bien souffrir comme une femme qui accouche".

Je n'aime pas du tout la souffrance chez les patients et je comprend bien cet argument, mais il faut bien savoir que tout acte médical est dangereux en lui même. Et c'est bête d'avoir des fuites urinaire à vie après une péridurale trop "forcée" où le produit anesthésiant a été trop fortement dosé ce qui fait que la femme n'a plus aucune sensation et ne peut donc accoucher normalement. Cela nécessite, alors, l'utilisation des spatules qui sont la cause de tout les maux dans un certain nombre de cas. Ces cas sont rares en pourcentage pour une grossesse, mais vu le nombre de péridurales, ceci explique le nombre important de femmes jeunes ayant des fuites urinaires. Cela explique, à mon avis, l'intérêt des entreprise à s'intéresser à ce problème et à inventer un produit juteux, si j'ose m'exprimer ainsi.

D'où cette Pub surprenante.

19/01/2016

Un patient informaticien en herbe : le pire cauchemar du Docteur Sangsue

 

 
Pas plus tard qu’hier, il m’est arrivé trois pannes informatiques dans... la même journée pratiquement... coup sur coup !

La première était assez simple : je ne pouvais plus utiliser mon clavier. Il faut dire que c’était un vieux clavier branché en PS2.

Comme j’avais un clavier tout neuf en USB, et que, prudemment, j’en avais acheté un en prévision, je le changeais et tout rentra dans l’ordre.

Beaucoup plus préoccupant, un plus tard, je ne pus accéder à ma carte CPS (Carte Professionnel de Santé) sans laquelle je ne peux accéder à mon logiciel médical, et ceci en présence d’un patient informaticien en herbe qui était tout fier de travailler, sur sa bécane, avec Linux*.
Je téléphonais à la Hot Line, toujours en présence de ce patient « informaticien », pour explorer mon lecteur de carte verte. Le dépannage tourna court quand mon ordinateur s’éteint et que la Hot Line qui pouvais accéder à mon ordinateur à distance, me dit au bout du fil, "je n’accède plus à votre ordinateur". Et pour cause, l’écran était tout noir. J’avais beau avoir dit à l’ « informaticien » : « ne touchez à rien ».

Il me dit, alors, vous avez, ici, un interrupteur. Cet abruti avait trouvé le moyen de m’éteindre l'ordi.

On ne se méfiera jamais assez des « informaticiens » en herbe.

Du coup, il ne toucha plus rien, et, comme par hasard, je trouvais, enfin, la panne.

Puis une autre panne, la troisième : je n’accédais pratiquement plus au clic droit, jusque à ce que je comprenne que c’était une clé USB fichue qui était cause de mon malheur.

Une fois retirée, je pus enfin me servir de mon ordinateur professionnel en toute sérénité.

Moralité : On n’est jamais si bien servi que par soi même.


*Linux est un Système d’exploitation (en anglais Opérating System ou OS, en abréviation) tout comme Windows, mais, lui, étant totalement gratuit et qui, cerise sur le gâteux, est muni, toujours gratuitement, d’une suite bureautique complète.