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12/09/2012

L’argent ne fait pas le bonheur

Crédit Photo : http://www.mediaetudiant.fr/


Encore un sujet qui fâche, l’argent !

Je vais certainement me faire incendier, mais tant pis, je m’en fiche, je me lance.

Sachant qu’un Médecin Conseil, de la Sécurité Sociale, gagne, net, 6500 € par mois, et a, en plus, le 13° mois.

Sachant qu’un Médecin Généraliste, a 50 % de frais (il ne lui reste, au bout du compte que la moitié de ce qu’il gagne), et sachant que la consultation est à 23 €.

Combien d’acte par jour doit faire le MG pour avoir le même revenu que le MC ?

Revenu global net du MC :
6500 x13/12 = 7042 €

Le MG doit gagner :
7042 x 2 = 14084 €

Soit un nombre d’actes par jour :
14084/23 = 612 actes par mois soit 612/20 = 31 actes par jour.
Soit environ 30 actes par jour.

Sachant qu’un MG « fait » en moyenne 3 patients à l’heure, le Praticien Généraliste devra travailler 30/3=10 x 5=50, soit 50 h par semaine. Le médecin conseil fera, lui, ses 35 h et jonglera avec ses RTT.

Le dévouement, c’est bien, mais la qualité de vie, c’est mieux.

Ecoutez bien ce que dit ce confrère sur les horaires de travail et la qualité de vie :


Pénurie de Médecins Généralistes par cyberdocteur

Pourquoi n’y a-t-il plus que 10 % des jeunes médecins diplômés qui s’installent en libéral ? On se le demande.

Le dévouement, se perd-t-il ?, ou est-ce le rapport qualité/prix qui fait que la médecine générale libérale n’est plus attractive du tout pour les jeunes médecins ?

Les temps changent...

Il est normal que les médecins changent et s’adaptent, eux aussi.

S’adapter ou mourir (Charles Darwin – De l’origine des espèces).



Dinosaures : Diplodocus hallorum

 

L'argent ne fait pas le bonheur - Les Parisiennes

 

Ah ! J'oubliais, juste un point de détail, un simple deuil, la mort bannale d'un confrère à lire sur "Au moment de partir, lettre à un ami"

Trouvé sur "Le rhinocéroce regarde la lune".

 

09/09/2012

Notion d’Urgence en Médecine Générale et confraternité

Crédit Photo : http://www.noalys.com


 

A l’Hôpital, en général, la conception du Médecin Généraliste, se résume en une phrase :

«Médecin Généraliste Praticien, celui qui fait tout, mais ne sait rien».

C’est ce que pensent ces grands Messieurs de l’Hôpital. C’est pour cela, que dans 90 % 95 % des cas, seulementt pour les Urgences, pratiquement, j’adresse mes patients à des confrères dans le privé.

Et encore, cela n’a pas empêché, récemment, de me faire copieusement eng**, cette année, par deux « Urgentistes ». Depuis le début de ma carrière, déjà bien avancée, c’est bien la première fois que cela m'arrive Certes, après examen du patient, dans leur milieu sécurisé, ils avaient jugés que ce n’était pas des Urgences, et Ils ont perdu de leur « précieux temps » à me le faire savoir par téléphone. Un à même eu le culot de me téléphoner chez moi !

Aucun savoir vivre.

Moi, dans mon humble cabinet médical, bousculé par mes patients, qui parfois, me demandent quatre ou cinq choses à la fois, ce qui a le don de me mettre la tête en vrac, et perturbe, passablement, ma consultation. Je n’ai aucune possibilité, moi, de faire des examens complémentaire, où faire appel à un sénior, ce qui pourrait me rassurer.

Quand je ne sais pas, et que le patient m’inquiète, j’avoue ouvrir le parapluie, ce que ces Messieurs (je ne dis pas confrère) n’apprécient pas, quand il arrive de me tromper. En aparté, cela peut arriver qu’ils se trompent, eux, aussi, rarement certes, quoiqu'on ne sait, certainement, pas tout, mais cela leur arrive.

 Après tout : « Humanum fuit errare, diabolicum est per animositatem in errore manere ».

Ce type de comportement ne m’est jamais arrivé dans le privé, étonnant non ? Et pour cause, car, dans ce cas, la sanction est immédiate, je change de crèmerie.

le premier, celui qui m'a téléphoné chez moi, m'a pris de court, je n'ai pas eu l'esprit de répartie.

Le second, d'un ton "légèrement" plus élevé que le sien, s'est entendu dire qu'il n'avait pas intérêt à s'installer en libéral, car, avec ce type de comportement, en libéral, il mettrait, rapidement, la clé sous la porte, c'est ballot, non ?

Cela rentre dans le cadre de la confraternité.

05/09/2012

J’ai pris les médicaments de ma mère !

Crédit Photo : http://aucoeurdutravail.org/


 Une patiente que je soigne déjà depuis pas mal de temps, viens à consulte, ce matin, et me dis, tout de go :

« Ce matin je me suis trompé de médicaments, j’ai pris ceux de ma mère, depuis j’ai mal de tête ».

Sa mère vit chez elle car elle a une démence d’Alzheimer et le placement en maison de retraite coûte trop  cher.

Elle me tend trois morceaux de boites de médicaments sur lesquels sont écris les noms.

 - SPASFON*, ça cela ne craint pas, c’est un antispasmodique intestinal
 - MONO-TILDIEM 200, là ça commence à craindre un peu plus, c’est, entre autre un anti hypertenseur qui peux donner… des maux de tête
 - LISINOPRIL, là, ça craint. Ce médicament, est, aussi, un anti hypertenseur. Deux antis hypertenseurs chez une patiente normo tendue, Whahou, ça décoiffe !

Je lui demande si elle a des vertiges ou des sensations vertigineuses, non me répondit-elle.

Ouf !

Je lui prend, alors, la tension, habituellement elle a 13/8,là, je lui trouve 10/6. Bon, c’était spectaculaire mais pas catastrophique.

C’est elle qui a eu le mot de la fin : « c’est efficace ces médicaments ».

03/09/2012

L'île de Götland

Le « Ringmuren » - Visby
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Visby



Le Gotland, en mer Baltique, est la plus grande île de la Suède. La seule ville de Gotland est Visby, ancienne ville située sur la côte ouest, dont la vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'île de Gotland comptait 57 039 habitants au 31 mars 2008.

Dans les années 70, l’île de Götland comptait 56 000 habitants. Le nombre de patients souffrants de maladies Psychiatriques avaient un taux de prescription d’anxiolytiques et d’hypnotiques supérieure à la moyenne nationale. Le taux de suicide était, lui aussi, supérieur à la moyenne nationale.

Un programme d’éducation des médecins généralistes à la Psychiatrie basique concernant, uniquement, les troubles anxieux et dépressifs, fut mis en place.

Cela fut mis en place par une suite de cours Il y eut deux session une en 1983 et une autre en 1984. Il fut crée, aussi, des groupes de discussion.

Une évaluation fut faite en 1985, elle mit en évidence le fait suivant, le nombre de suicides diminua fortement et le nombre de patients hospitalisés, en milieu Psychiatrique, pour Etat Dépressif Majeur, avait nettement baissé et était, cette fois, inférieur à celui de la moyenne nationale.

Comme quoi, un enseignement de la Psychiatrie délivré aux médecins généraliste, concernant les Troubles Anxieux et les Etats Dépressif, est réalisable et rentable du point de vue des économies de santé.

Je ne sais si les choses ont changées, mais « de mon temps », l’enseignement de la Psychiatrie était quasiment nul, alors, qu’environ 20 % des consultations d’un Médecin Généraliste « tout venant » relèvent de la Psychiatrie, à égalité avec la cardiologie.

 

Moralité :

Un Médecin ne peut diagnostiquer que ce qu'il connaït.


Référence :
 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Gotland
 - www.hcsp.fr/explore.cgi/ad452626.pdf


30/08/2012

Docteur, je ne prends plus qu’un comprimé sur les deux qui sont écris sur l’ordonnance

Source : http://www.pilbox.com/


Un patient de 84 ans maçon retraité a comme antécédents un cancer du colon opéré et guéri, il y a déjà pas mal de temps que cela. Puis il a développé un angor (un pré infarctus du myocarde) pour lequel il a été stenté, on lui a mis des « ressorts dans les artères coronaires sténosées (rétrécies) par une plaque d’athérome (de cholestérol).

Il est traité, aussi pour une Hypertension Artérielle (HTA).

Dernièrement, il vient me voir, pour renouveler son ordonnance, et je lui trouve, incidemment, une tension assez élevée à 18/9 (pour une normale aux alentours de 13/8).

Il m’avoue, alors, qu’il ne prend qu’un comprimé pour la tension, alors que le Cardiologue lui avait prescrit deux comprimés.

Il ne fallait donc pas s’étonner du résultat.

Le non respect de l’ordonnance, par le patient, à trait à ce que l’on appelle l’observance, ou plutôt d'inobervance, dans ce cas.

28/08/2012

Docteur, j'ai un champignon entre les orteils et le pid enflé

Source : http://www.dermis.net/

 

Un Monsieur de 47 ans, grand et un peu enrobé, chercheur en Informatique dans un labo de la fac de science, viens me voir car, me dis-til : "il a des champignons entre les orteils du pied gauche, et, qu’en plus il a le pied gauche qui commence à enfler".

Il en lève les deux chaussettes, effectivement, il a un «athlétic foot», avec une fente suintante entre le 2° et le 3° orteil.

Mais, il a le dessus du pied enflé dans son ensemble et rouge, c’est un érésipèle du dos du pied gauche.
Je lui prescrit un traitement par LAVAGE DES PIEDS + pommade antimycosique + Antibiothérapie par voie orale (AMOXICILLINE+ACIDE CLAVULANIQUE), et… Vaccin Antitétanique (en fait, vaccin quadrivalent DTCoq Polio).

L’érésipèle est une infection des tissus cellulaires, c’est une cellulite (à ne pas confondre avec La cellulite capiton ou, peau d’orange) due soit au streptocoque, soit au staphylocoque, localisée, soit à la jambe ou au visage. A la jambe il faut recherchercher une lésion, même minime, surtout entre les orteils. Le diabète est très souvent en cause.

Pourquoi le vaccin antitétanique, car comme son vaccin datait de plus de 10 ans, il fallait faire un rappel du vaccin anti tétanique (et comme il lui fallait un rappel pour les autres vaccin le vaccin tétravalent) car toute lésion cutanée est une porte d’entrée pour Clostridium tetani (le bacille du Tétanos).

Ah, et j'oubliais, par mesure de prudence, un dosage sanguin de la glycémie, bien qu'il soit un peu jeune pour cela, pour éliminer un diabète.

22/08/2012

Cette nuit, j’ai fait un cauchemar horrible

Paravent Japonais

Crédit Photo : www.art-memoires.com/


Préambule :


Dans les vrais blogs médicaux, je veux dire par là, des blogs qui, dans plus de 90% des « post » ne parlent QUE de Médecine (mon modeste blog est, hélas, plus diversifié (Hight-Tech, informatique, 18%, Economie, 24%, Loisirs, dont cuisine et vins, 12%, Science, 6%, Internationnal, 6%, et, seulement, 35% pour la Santé).

Il est de bon ton, dans ces vrais blogs médicaux de « poster », d’un ton idéaliste, sur la relation Médecin-Malade (remarquez, au passage, qu’il ya une nuance entre la relation Médecin-Malade et la relation Malade-Médecin), et du respect de la dignité du patient. En général le blog permet d'écrire un livre.

Je nuancerai ces propos, si « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (François Rabelais), Bien sûr, le respect du patient, c’est très important et, évite, dans un certain nombre de cas des procès au médecin, cela n’empêche pas les procès pour faute médicale.

Pour moi, en tant que Professionnel de Santé, je demande la connaissance Médicale et une bonne pratique médicale, un Médecin est responsable de ses actes et doit assumer ses erreurs, comme monsieur tout le monde.

Tout ces propos bien pensants, m’ont déclenché, un horrible cauchemar.


« Ambule » :


Cette nuit, j’ai fait un cauchemar horrible. J’ai rêvé que ma femme était enceinte, et elle atteignait la date fatidique de l'ccouchement. Jusque là, ce ne pourrait pas être un cauchemar, mais un rêve merveilleux.

J'amenais, alors, ma femme à la maternité du CHU. Je ne jurai que par le CHU, car toute ma formation avait eu lieu, là, au CHU.

Entre temps, depuis mes «études, les choses avaient bien changées. Dès qu’elle est arrivée, on l’a fait se déshabillée derrière un paravent japonais (délicate attention), puis on lui a fourni une longue blouse avec plein de boutons pression, comme cela sa pudeur était respectée, elle ne montrait pas ses fesses au personnel soignant, c’est vrai, c’est humiliant. Si vous ne le prenez pas au deuxième degré, arrêtez, mais ce serait dommage de rater la suite.

Car le cauchemar commença, quand l’interne décida de déclencher le travail, « par précaution ».

Ma femme, contre mon avis, avait décidé de « prendre la péridurale » pour « plus de confort ». Pourtant j’avais eu beau lui expliquer que tout acte médical est dangereux, en soi, elle n’en fis qu’à sa tête et ne m’écouta pas.

L’anesthésiste vint, et me jeta dehors.

La péridurale fut donc pratiquée, mais…

L’accouchement, commençant, au bout d’un certain temps, la sage femme n’arrivant pas à la faire pousser, car l’anesthésiste avait trop poussé la péridurale, et ma femme ne sentait plus rien.

La sage femme, pour la calmer, lui mit un casque sur les oreilles diffusant de la musique Zen, et… appela le chef de clinique qui arriva avec une autre interne et lui laissa poser les spatules pour un BB, une fille de… 3 Kg !!!

Résulta des courses, après cet accouchement musclé, ma femme se retrouvait avec un Incontinence Urinaire d’Effort, et un léger trouble du sphincter anal.

Malheureusement, les choses ne s’améliorèrent pas à la rééducation périnéale. La Kiné dit, d’ailleurs à ma femme, à cette occasion, qu’à Grandville, elle voyait beaucoup de patientes venant d’une Clinique Privée Bien connue pour sa « réputation, et… la maternité du CHU.

Je m’étais trompé de boutique, il fallait aller ailleurs dans le privé, mais bon dieu, pourquoi n’avalise pas acheté le numéro de la revue « Le Point » concernant la classification des cliniques et des Hôpitaux. Choix facile avec le nombre de bistouri et d’écarteurs de Faraboeuf, le choix était facile.

Pourtant, l’accueil, à la maternité, avait été parfait, paravent japonais ou chinois je ne me souviens plus, longue blouse avec plein de pressions pour préserver son intimité,

Mais…

Elle se retrouvait handicapée !

Je me réveillais en sursaut, plein de transpiration. Ma femme, réveillée par mon cris, me dis : « Mais que t’arrives-t-il ? ».

J'ai fait un cauchemar horrible !



"Postambule" :

 

Préserver la pudeur, c’est bien, bien soigner les gens, c’est mieux.
Avant d’être « humain », un bon médecin doit être un bon praticien, c'est-à-dire un bon technicien, et, surtout être responsable de ses actes.

Petit aparté, ce n’était qu’un cauchemar, horrible, certes, mais qu'un cauchemar, c'est à dire, virtuel.

Il se trouve que ma femme est juriste, si un cas pareil lui arrivait avec un confrère, je pense qu’elle le poursuivrai devant les juges.



            Crédit Photo : http://ripostelaique.com/

18/08/2012

A propos de l’incendie de la forêt de Lacanau de 2012 : Souvenirs d’enfance Canaulaise, Histoire de Lacanau Océan, de la Forêt Landaise et quelques réflexions sur les incendies de la côte aquitaine

Photographie des allées Ortal- Lacanau-Océan dans les années 1970/1980



Souvenirs d’enfance

Quand j’étais gamin, j’ai passé toutes mes vacances dans une station balnéaire, familiale et totalement inconnue, à l’époque, Lacanau-Océan.


Je faisais, avec mon père, de longues balades en forêt (il avait, par précaution, toujours sur lui, une boussole), il avait, aussi deux vieilles cartes d’état major, avec, au dos, une autre carte avec la mention « CANCELLED », à la fin de la guerre on manquait de papier.

Les pistes cyclables avaient été crées sur les voie ferrées du Decauville, sorte de locomotive qui servait à charrier le bois. Les pare feu avaient des noms mythiques pour moi, par exemple, le garde feu central nouveau , le garde feu central ancien. près de là où je passais mes vacances, un chemin en terre avait été baptisé le muletier, car une mule attelée à une charrette l'empruntait. Bien entendu, moi et mon ami d'enfance montions dans la carriole avec un plaisir indicible.

Je n'oublie pas le cinéma de Lacanau-Océan, le "Familia Ciné" au décor des années 60.

La gare de Lacanau-Océan existait encore et fonctionnait avec sa micheline qui venait de Bordeaux.



Gare de Lacanau-Océan

J’ai connu l’ancienne église : « notre dame des flots »,


Ancienne église de lacanau-Océan "Notre Dame des flots"

Elle était en bois et située sur la dune nord. Elle a été rasée pour être remplacé, vers 1970, par une église à l’architecture d’un hangars.

L’automne arrivant on cueillait des Bidaous, on n’en consommait au maximum une fois par semaine, ce qui était raisonnable, car on sait, maintenant, que consommé en assez grosse quantité, il peut être toxique. On évitant les amanites phalloïdes qui y ressemblaient un peu, des catalans, des cèps de pins (pas trop mauvais tout compte fait).

J’ai même connu l’arrivée du surf à Lacanau, dans les années 60, ramené, à Lacanau, de Biarritz, par Francis Maugard. J’ai même été, avec une autre personne, et mon ami d’enfance, mois aussi, a être un des premier à pratiquer le surf avec un surf qui appartenait à mon ami d’enfance qu’il avait ramené de Biarritz de l’entrepris Barland.

sur la plage et sur les dunes restait quelques vestiges du mur de l'atlantique...

Blockhaus peints sur la plage de Lacanau-Océan dans les années 1970/1980

Des Blockhaus tout en béton et une route en béton (les allemands, en 40, étaient bons en béton) longeait les dunes au nord et au sud de Lacanau-Océan.

En 1970 est arrivé l’hélicoptère de la Protection civile, qui, outre ses missions de sauvetage, le 15 août, lors de la fête de la mer, à la mémoire de marins disparus en mer, allait jeter une gerbe de fleur à la mer. Il était basé à Lacanau-océan, pour couvrir la côte aquitaine, en effet, il était juste au milieu de la côte réputée dangereuse pour ses baïnes.

En 1979, la première compétition de surf, le premier Lacanau Pro.

Depuis 1980, après le passage du tour de France en 1976, la station s’est mise à démarrer.

Un golf vit le jour (le golf du Baganais). Tout à coté du premier golf, fut construit un centre de remise en forme avec thalassothérapie. Des lotissements se développèrent.


Petite histoire de la forêt Landaise

Au début, l’apparition du pin maritime apparu sur la côte landaise, pour la fixation des dunes landaise (oyats, encore appelés, localement, gourbets, et plantation du pin maritime), en 1786, par un ingénieur des ponts et chaussés, Nicolas Brémontier. Assainissement des marécages Landais par le pin maritime qui absorbe l’eau (un hectare de pins maritimes aspire 45 tonnes d'eau de la nappe phréatique par 24 heures), en fait un prétexte en utilisant intensivement la technique du gemmage, pour extraire la résine (l’or blanc) qui servait à produire l’essence de térébenthine et la colophane. Cela fut à l’origine d’une période de richesse très importante pour les Landes.

Cela a eu pour conséquence la disparition de la lande au profit d’une forêt de pin maritime qui fit disparaître le système agro-pastoral et la disparition du mythique Landais sur son échasse suivant un troupeau de moutons. Cette disparition fut pressentie par personnage à la fois linguiste, folkloriste, historien, ethnologue, photographe et écrivain. Un photographe qui parcouru la Haute Lande, laissant, en guise de témoignage, le recueil de chants contes locaux et de nombreuses photo de cette période de mutation, cet homme, c’est Félix Arnaudin.

L’écomusée de Marquèze fait revivre cette époque là.
Dans un premier temps, la forêt fut plantée de façon anarchique, avec des risques importants d’incendies. Puis l’exploitation de la résine continuant, on remplaça cette forêt par une forêt industrielle, pins alignés coupés de pare feu conséquents (une pigne de pin enflammée pouvant être Projetée à 50 mètres).

Puis l’industrie pétrolière rendit caduque l’exploitation de la résine.

Celle-ci fut alors exploitée pour le bois, avec la Sylviculture. Mais aussi, vu un certain manque de rentabilité, par le début de la culture intensive du maïs.

La tempête Klaus (24 janvier 2009) mit pratiquement un terme à l’exploitation de la forêt landaise, il faut, en effet, 40 ans pour qu’un pin soit exploitable (pratiquement deux générations).

La culture du maïs ne fit que s’accroitre.


Quelques raisons possibles sur la cause de l’incendie de Lacanau en 2012


Outre la chaleur et le vent, la forêt landaise n'avait pas pu être entretenue comme il l'aurait fallu suite à la tempête Klaus.

Une autre cause a été invoquée d'après les Syndicats de sylviculteurs et de sapeurs-pompiers, l'incendie aurait pu être circonscrit s'il y avait eu davantage de canadairs prépositionnés en Gironde.

Il semblerait que le feu ait démarré au niveau de la route de Lacanau (voir la dernière photo et les vidéos) nécessitant l'évacuation d'un camping.

De l'endroit ou pris le feu, à Lacanau, il s’est propagé vers la réserve naturelle de l’étang du Cousseau, sans l'atteindre. Dans cette zone, la forêt est touffue, tout particulièrement au niveau de la starte arbustive, et, surtout est présent un sol marécageux, par endroits et composé, dans d’autres endroits, de tourbe (un combustible fait de la décomposition de végétaux), la tourbe se consume lentement et provoque propagation et reprises de feu.




Crédit Photo : Le Figaro

 Il faut admirer le travail de précision des pilotes de Canadairs. Un véritable largage "Chirurgical".

 

 

A lire :

Le secours héliporté à Lacanau-Océan de Francis Delafosse.

A voir :

Secours Héliportés à LACANAU-OCEAN avec l'hélicoptère de la Sécurité civile en été 1976

A consulter :

Le site Lacanau ocean.com

Le site OCEANIK - le blog canaulais

16/08/2012

La méthode à Laforgue




René Laforgue était un Psychanalyste Français connu pour avoir inventé le concept de Névrose d’Echec.

Dans le DSM-IV-TR et le CIM-10, on ne parle plus de névrose, il s’agirait, plutôt, de comportement répétitif. Cela pourrait s’approcher du concept de Psychogénéalogie  (comportements répétitifs au fil des générations (concept qui est très critiqué, à l'heure actuelle).


Il se trouve que René Laforgue a été le Psychanalyste de Françoise Dolto, Psychanalyste d'enfants qui vulgarisa son savoir sur la chaine de radio France Inter, de 1976 à 1978, où elle répondait au courrier des auditeurs lors de l’émission « Lorsque l’enfant parait ». Françoise Dolto fut une amie de Lacan.

Actuellement, les théories de Françoise Dolto, sont trés critiquées, entre autre, par un Pédiatre influencé par la Psychanalyste mais qui y a renoncé, lui aussi, est, actuellement, médiatique : Aldo Naouri. En effet avec les méthodes permissive, la sociétée, la nouvelle génération a beaucoup changée 2012 - 1976 = 45 ans), et les théories de Dolto ne sont plus de mises, d'où le retour de balancier de Naouri, sur l'éducation des enfants (entre autre, le respect des parents).

La vérité d'hier, n'est pas forcément celle de demain.

Il se trouve que dans un livre, paru aux éditions du Seuil en 1989, livre d’entretien de Françoise Dolto avec deux journalistes : « Auto portrait d’une Psychanalyste », alors qu'elle était, déjà, très malade. Françoise Dolto raconte une séance, anecdotique, avec son Psychanalyste.

La mère de Françoise Dolto avait la fâcheuse habitude de crier contre elle, de préférence dans la cage d’escalier, où les voisins entendaient tout.

En confiant cela à Laforgue, celui-ci lui conseilla : « Criez plus fort qu’elle », et cette méthode fut redoutablement efficace.

Cela me fait songer aux méthodes de communications qu’utilisent, parfois, une autre méthode de communication qu’on leur a enseignée : baisser le ton pour être écouté. Etre traité comme cela a le don de foutre en pétard. Un peu d’authenticité que diable ; j’ai horreur que l’on ma manipule, s’il y en a un des deux qui doit manipuler, c’est bien moi.

Parfois, de façon honnête et respectueuse des patients, il faut savoir, un peu, manipuler les gens, en particulier avec l’injonction paradoxale* (autoriser les gens à ne pas se soigner est une bonne méthode pour une bonne prise en charge, par le patient, de sa maladie.



P.S. : Encore appelée double contrainte, notion proposée en 1956 dans le contexte de la présentation d'une théorie des causes de la schizophrénie sous l'impulsion de Gregory Bateson (à l’origine de l’école de Palo Alto).
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Double_contrainte.

06/08/2012

J’ai été violé, pendant une semaine, par le meilleur ami de mon père


 

Ceci pourrait être le titre d'un article d'une revue à sensation, mais, malheureusement, c'est une histoire vécue.

Les viols d’enfants, pudiquement appelés agressions sexuelles, sont beaucoup plus fréquents que l’on se l’imagine.

Ce soir, à la consultation, j’ai vu un patient qui a été, il y a deux jours, quitté par sa copine avec qui il vivait depuis deux ans. La séparation fut plus que houleuse.

Elle le plaqua, son « beau père » s’en mêla, llei menaçant de lui casser la G***.

Il vint me voir, car il se sentait très mal, était angoissé, dormait très mal et envie de pleurer, ce qui est rare chez un homme, (l’explication viendra après). Avec réticence, je lui prescris un antidépresseur sérotoninergique, un anxiolytique et un hypnotique, bref la totale. Etais utile, l’avenir nous le dira.

Brusquement, suite à une intervention de ma part, il me lâcha : A onze ans, pendant dix jours,  j’ai été violé pa le meilleur ami de mon père.

Cela équivaut à un Etat de Stress Post Traumatique, un trouble anxieux. Cela fragilise passablement la personne « agressée ».

La chose la plus utile que j’ai fais, à mon avis, c’est de l’arrêter jusqu’a mon retour de vacances, dans huit jours, (cette année j’ai pris des vacances fractionné es).

Je le dis et je le répète, les viols d’enfants, sont beaucoup plus fréquent qu’on se l’imagine. En général, c’est l’entourage, père, oncle, proche de la famille. Comment ne peut-on pas respecter les enfants, j’avoue manquer de connaissance sur ce sujet là. En tout cas, cela crée beaucoup de dégâts pour le sujets victime de ça.

Cuisine traditionnelle authentique contre toque étoilée véritable toc

Bidart: point de vue. Souce http://www.tripadvisor.fr/




Mon dernier Week end s’est déroulé, culinairement, en deux spots (endroit, terme de surf).

L’un à Bayonne, l’autre à Bidart.

Si j’ai atterri au pays Basque, c’est grâce à une Box que j’avais offerte à ma Mie, pour son anniversaire, et qui proposait un week end dans une ferme auberge. Nous le changeâmes, d’un commun accord, en un repas gastronomique. Le choix de la région fut, un peu, un hasard, le pays basque.

Le hasard provoque, parfois, bien des surprises.

Le resto de la Box était à Bayonne : la feuillantine (la feuillantine est un gâteau au chocolat), un resto étoilé et ayant les honneurs de Gault et Millau.

Grandes et très assiettes originales, belles présentations, belles assiettes, peu remplies et service guindé, un demi verre de jurançon sec, bon, mais sans plus. Bref, tout dans l’apparence.

Le deuxième à Bidart, place de la Mairie, le Restaurant ETXEAN (ce qui veut dire maison en basque). Ce super restaurant est répertorié dans le petit futé : nous avons dégustés le repas sur une table en extérieur, sur une estrade allongée, à l’ombre et très originale.

Repas très sympa, service simple efficace et plus que gentil, attentionné est le mot et copieux, pas besoin d’entrée, plat, dessert, il restait quand même une petite place pour le dessert, un autantique gâteau basque exceptionnel fait par un pâtissier local.

Le plat : deux pieds de cochon d’une saveur exceptionnelle, avec un pichet de vraie sangria plus que savoureuse. Aucune comparaison avec le premier

Quand à la différence de prix : quatre fois plus cher pour le restaurant dit « gastronomique ».

Incompréhensible qu’un restau gastro soit moins bon et bien plus cher qu’un restaurant simple, a prix plus que raisonnable avec un service attentionné et gentil et avec une cuisine savoureuse, authentique irréprochable.

Un bon tuyau pour reconnaître un bon restaurant simple : repérer des « locaux » attablés.

 

Photos de etxean, Bidart

 

 

Photos de etxean, Bidart
Restaurant EXTEAN (chez Pascal et Nadine) - Bidart

Cette photo de etxean est fournie gracieusement par TripAdvisor

02/08/2012

Docteur, vous savez soigner les tuyaux ?

 


En arrivant à mon cabinet, cet après-midi, je croise une de mes patiente qui habite dans la résidence ou, malheureusement je saisis (il vaut mieux essayer de ne pas installer son cabinet médical dans une résidence et ce, à cause de la copropriété et de la C*** Humaine). Bref, cette patiente fort sympathique au demeurant (si, si, il y en a, rarement il est vrai), elle arrose les plantes, c’est une enseignante de maternelle à la retraite qui œuvre, utilement, pour la collectivité (et qui ne fait C*** personne, comme certains). Ma patiente m’interpelle en me posant cette question :

« Docteur, vous savez soigner les tuyaux ? »

Moi, de lui répondre : » bien que cela ne soit pas ma spécialité, je peux toujours voir. »

Le tuyau était tenu par un collier et le tuyau était descendu. Je remontrais le tuyau et resserrai à fond le collier, le tour était joué en même pas une minute.

Surprise de la patiente.

Comme quoi, avec un peu de réflexion…

La Médecine, c’est aussi logique qu’un tuyau mal fixé, c’est l’illustration que ma comparaison du corps humain avec un système mécanique (une automobile, ou un ordinateur, par exemple) tient la route.

Il faut trouver la panne (diagnostiquer la maladie, si la maladie est connue) puis traiter la panne (le traitement, s'il existe).

Et si la Médecine s’apparentait au « bricolage », au sens noble du terme, bien évidemment.



01/08/2012

J’ai fais un rêve merveilleux

Le capteur de rêve empêche les mauvais rêves

Crédit Photo : www.culture-amerindiens.coml

 

Je demande un peu d’humour au second degré et un peu de tolérance pour les propos que je vais tenir. Je respecte infiniment les patients et je comprends très bien que, dans des moments difficiles, quand on est désespéré, l’on puisse croire aux miracles. Ce que je ne supporte pas, par contre, ce sont les gens malhonnêtes qui peuvent éventuellement profiter de la misère humaine. Pour mes propos, en contre partie, je demande que l’on tolère et respecte aussi mes idées.

J’ai fait un rêve merveilleux.

Je rêvais que j'entendais, aux informations, parler d'une ville miraculeuse, et j'imaginais tous ces malades sortant de l’église romane miraculeuse, guérissaient tous, je dis bien, tous, de leurs maladies pas graves, graves, voire mortelles.

Le médecin chargé d’établir les certificats de guérisons miraculeuses ne savait plus où donner de la tête (et du tampon).

Le réveil n’en fut que plus dur. Je racontais, à ma femme, mon rêve idyllique, dubitative elle me répondit : "tu n’a qu’a écouter les informations à la radio". Sitôt, dis, sitôt fait. Vous me croirez si vous voudrez, mais il n'y avait aucune information concernant la ville miraculeuse, même pas de son église romane sacrée.

En fait, le rève s'était transformé en cauchemar.




P. S. : Je tiens à rappeler, ici, la notion de Placebo et de Nocebo.

Un médicament Placebo et un médicament, sans principe actif qui « guérit » certaines maladie spontanément curables (à vaincre sans péril, on triomphe avec beaucoup de gloire). C’est pour cela que toutes les études sur les médicaments sont faites en double aveugle contre placebo.

Quand à l’effet Nocébo, on peut être dans le cas d’un médicament ayant un principe actif mais qui est mal toléré, soit avec un effet secondaire connu pour ce médicament, soit un autre effet secondaire sans aucun lien du tout avec la médication.

En définitive, tout cela est une affaire de croyance : ou on y croit, ou on n’y croit pas.





Ramona interprété par Saint Granier


Ramona - 1927
Chanson de L. Wolfe Gilbert traduite et adaptée en français par Saint-Granier, Jean Le Seyeux  et Albert Willemetz. - Créée en 1927 par Saint-Granier.
Autres interprètes : Fred Gouin (la version la plus connue), Tino Rossi (en 1971 seulement), Jack Lantier, Mouloudji, Jean Raphaël, Patrick Bruel (2002).

25/07/2012

Les problèmes des Médicaments Génériques



Les médicaments sont découverts par l’industrie pharmaceutique parmi les créneaux les plus porteurs de maladies (HTA, Cholestérol, Diabète). Les médicaments sont affublés de deux noms : un nom commercial donné par le laboratoire, encore appelé princeps, et un nom DCI (Dénomination Commune Internationale).

Par exemple, DAFFALGAN 1g nom commercial et PARACETAMOL nom DCI. Le nom DCI est le nom du médicament générique (pas de chance le DAFALGAN n’est pas génériqué, même s’il existe du PARACETAMOL en vente en pharmacie).

Certains ont accusés les médicaments génériques d’une moins bonne efficacité, ce n’est pas tout à fait exact.

En fait, il y a deux problèmes pour les génériques :

 - D’une part l’excipient (ce avec quoi est fait le comprimé, colorant, sulfites, ou la solution),

 - D’autre part, et c’est la le point le plus important, c’est le fait que si la molécule est la même, le sel, lui, n’est pas forcément le même (un peu comme le chlorure de sodium, le sel de cuisine, et le chlorure de potassium, qui sale moins) d’où une variation d’efficacité entre les génériques et les princeps.

Cela a pour conséquences :

 - L’excipient peut donner, lui, des réactions allergiques.

 - La molécule générique, ou plutôt son sel, donne, lui, une diminution tolérée d’efficacité de 20%.

Se pose ensuite la question sur la forme et la couleur d’un comprimé, ce qui peut désarçonner une personne âgée. Il faut savoir qu’une règle en médecine dit : un homme jeune 3 signe 1 maladie, un homme âgé 3 signes, 3 maladies. Effectivement à 80 ans, il n’est pas rare d’être atteint de 3 pathologie, et comme il faut compter trois ligne par pathologie (une ligne sur l’ordonnance représente un médicament), une personne de 80 ans a des chances de se retrouver avec 3x3=9 médicament, on peut arrondir à 10. Le risque d’erreur de médicament est loin d’être nul.

On nous dit que le médicament générique fait faire des économies, certes, oui, mais combien ?

Le médicament représente 10 % des dépenses de santé, les médecins représentent eux aussi 10 % des dépenses de santé, il reste quand même 80 % restant. A qui revient cette part royale… Aux hôpitaux, aux CHU, qui sont, il ne faut pas l’oublier les plus gros employeurs d’une région. La santé coûte mais génère aussi. D’autre part, de par la nature de « l’objet traité », il n’y a pas de délocalisation possible.

Donc, le générique fait 30 % d’économie par rapport au princeps, mais il ne représente que… 10 % des dépenses de santé, alors que l’hôpital mange 80 % du budget santé.

Vivaldi, l’été : accordéon et guitare


Dans le plus pur esprit baroque, une interprétation surprenante et efficace du final de l’été de Vivaldi.

Pourquoi parler d’esprit Baroque, car à mon avis qui dit baroque dit malice, liberté, humour et… mélange des genres

Bach a composé ses concertos pour violons en déclinant pour un violon deux violons, flûte violon et clavecin… car, à une époque de sa carrière,  ne gagnant pas assez sa vie en tant que kapellmeister, il jouait devant le troquet avec ses copains, il faisait des bœuf, du Jazz avant le Jazz. Comme le nombre de partenaires changeait souvent on trouvait parfois un violon, une autre fois deux violon, avec ou sans flûte.

Ce petit texte se veut être de la "musicologie", terme un peu sérieux, pour la façon dont est abordé le sujet. L'important c'est de s'amuser, mo, ce type de "musicologie" m'amuse...

Pour ce qui est de cette interprétation, on aime ou on n'aime pas. Perso, je préfère cette interprétation de Vivaldi, à celle de certains orchestres baroque, avec des instruments d'époque, une interprétation trop parfaite, une interprétation morte, sans clin d'oeil ni malice.


P.S. : Le bass und continuo (notre batterie de maintenant qui donne le tempo) et qui, normalement, est assuré par le clavecin est joué, ici, par l'accordéon.

Quand le corps humain tombe en panne : notions de morbidité

La morbidité est le taux de maladie pour une population définie.



On peut parler de maladie quand le corps humain tombe en panne, un peu comme quand une voiture tombe malade, on l’amène, alors, chez le garagiste, le médecin des autos.

Le corps humain tombe en panne aux deux extrémités de la vie, chez le nourrissons (malformations congénitales et maladies génétiques et chez le vieillard.

Chez les femmes, c’est un peu plus compliqué, car il y a une consommation médicale due aux grossesse et aux accouchements.

Cette situation de tomber en panne au début puis à la fin est tout à fait comparable à ma comparaison du corps humain avec une voiture, le corps humain a le cerveau en plus.

Pour en revenir aux pannes du début, ces pannes surviennent au tout début que ce soit pour le corps humain ou un appareil électro ménagé (vice caché), il est donc inutile de payer un supplément pour couvrir les pannes sur trois ans.

Les Bilans de Santé de la Sécurité Sociale, Mythe et Réalité



Tous les cinq ans, en général, la Sécu propose un bilan de santé systématique.

Cela fait 31 ans que je sévis( déja !).

En 31 ans d’exercice professionnel de la Médecine Générale, je n’ai vu que deux anomalies dans ces bilans de santé :

 - Le premier cas est une jeune patiente qui prenait la pilule et qui fumait 5 cigarettes par jours. Quelle est l’utilité de ce bilan ?
 
 - Le deuxième cas est plus significatif, c’est une patiente de 40 ans, infirmière, en exercice, chez qui la sécu a découvert des Gamma GT élevées. Je fais un bilan de contrôle en demandant, en plus, la sérologies des Hépatites, et qui revient avec les Gamma GT toujours élevées, mais avec toutes les sérologies des hépatites négatives alors qu’elle avait «été vaccinée pour l’Hépatite B, de par son métier, ou elle est pas mal exposée, c’est fâcheux.

Deux dépistages significatifs, dont un douteux, cela fait bien peu comme résultat pour ces examens systématiques de la Sécu.

En fait, j’ai une théorie qui vaut ce qu’elle vaut, c’est l’aspect primordial de l’interrogatoire et de l’examen clinique en Médecine.

Un médecin généraliste diagnostique une maladie, quand un patient vient pour une symptomatologie qui évoque une pathologie.

Qui irait voir son garagiste alors que sa voiture roule bien ?

C’est exactement le cas pour la Médecine Générale,  hormis le cas de la Tension Artérielle et le cholestérol, mais qui irait doser le cholestérol a un individu de 20 ans sans antécédents familiaux de dyslipidémie.

Voila donc un mythe qui tombe face à la réalité des choses.

N’y a-t-il pas des économies à faire plutôt qu’emm* les Médecins ?

Scandale dans la famille



J’aime bien cette chanson des Surfs de 1965 (47 ans déjà !), car elle bouleverse notre conception du mariage qui est, fondamentalement, un contrat (cf. Le Code Civil : Art 212, Art 213, Art 214, Art 215, Art 220, Art 371-1) uniquement dans le but de préserver le patrimoine, surtout vis-à-vis des enfants.

C’est assez comique, dans cette chanson, de voir que c’est, juridiquement, le foutoir dans cette famille, les notaires n’aiment pas trop ce genre de situation, ça leur donne du travail supplémentaire.

Deux phrases, dans cette chanson, sont fondamentales, et me font, littéralement hurler de rire :
-    « cette fille est ta sœur et ta mère ne le sait pas ».
-    « ton père n’est pas ton père et ton père ne le sait pas »

Là, on aborde, visiblement les secret de familles.

Et là, cela devient beaucoup plus compliqué pour l’intéressé(e). On a tendance , maintenant à utiliser la psychoéducation.

 

24/07/2012

Comment perdre une patiente




Au tout début de l’histoire, je reçois un bilan de santé de la CPAM pour une patiente que je ne connait pas.

En arrivant à mon cabinet, il y a bien 5 jours, je vois une nouvelle patiente, une infirmière qui me dit avoir passé un bilan de santé avec la CPAM et ils lui ont trouvé des Gamma GT élevées.

Vendredi dernier, Je lui signe le pacte du diable (le papier de médecin traitant), et lui fait refaire un bilan biologique avec Gamma GT, CDT, Transaminases.

Il faut un petit délai avant qu’un Laboratoire d’analyse médicale me transmette les résultats.

Samedi matin, elle appelle à mon domicile, je ne travaille pas le samedi, pour me demander si j’ai reçu les résultats, bien sûr, je ne les avais pas.

Le lundi matin, en arrivant à mon cabinet, j’ouvre le courrier, et trouve le résultat de ses analyses, effectivement, seules les Gamma GT sont élevées.

J’ouvre son dossier dans mon logiciel médical, zut, je n’ai pas noté son numéro de téléphone, cela m’arrive parfois, surtout s’il y a le souk dans la salle d’attente, parfois, il faut essayer de faire le moins longtemps possible (sans nuire au patient bien entendu, parfois, il faut savoir, il y a des patients très lents).

Je ne peux pas la rappeler.

Eh bien, elle ne m’a pas rappelé, elle a dû chercher fortune ailleurs.

Bon vent.

Après tout, je ne suis pas Superman.

20/07/2012

La mort d’un restaurant



Comme toutes les morts, la mort d’un bon restaurant, fait partie des choses tristes de la vie.

C’est surtout dommage quand un bon restaurant est remplacé par un mauvais qui plus est se veut grand style.

J’aimais bien, quand j’allais dans le centre de Grandville, sur le coup de midi, en particulier quand on se donnait rendez-vous, avec ma mie, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, J’aimais bien aller dans un restaurant, une brasserie ; « Chez Vincent ».

On pouvait, quand il faisait beau manger dehors sur le trottoir, les portes étaient grandes ouvertes, bref ce restaurant était vinant et, il y avait du monde, beaucoup de monde.

La déco était classique et de bon aloi, sur ton rouge, sans fioriture, bref, on se sentait chez soi.

Comme dans, presque toutes les brasseries, les plats étaient bon, simples mais bons, très bon, avec un choix de vin sérieux.

Dernièrement, de passage près de Hôtel de Ville, comme il était midi, nous décidâmes d’aller « Chez Vincent »…

Plus de Vincent, il était remplacé par un restaurant aux tons gris, sombre, une sorte de restaurant longe, morne. Il y avait peu de monde. Pas de monde attablé dehors. La porte était fermée. Comme nous étions rentrés nous restâmes.

Le repas fut calamiteux.

Ce pauvre Vincent était bien mort.