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31/10/2012

Vie, Vie idéale, Vie virtuelle et Vie réelle

Louis Ferdinand Céline (Louis Ferdinand Destouches)

Crédit Photo : http://www.alalettre.com/celine.php


Il fut un temps ou je lisais pas mal, en fait, j’ai lu assez peu, mais j'ai lu, parfois, du bon, du très bon, mais, parfois, aussi, du mauvais, du très mauvais.

Six auteurs m’ont marqués John Irving, Vladimir Nabokov, William Styron, Maupassant, Ernest Hemingway et Louis Ferdinand Céline.

 - John Irving : « Le monde selon Garp », « L‘œuvre de Dieu, la part du Diable ».
 - Vladimir Nabokov : « Lolita »
 - William Styron : « Le choix de Sophie », « Face aux ténèbres ».
 - Maupassant : ses nouvelles et ses romans.
 - Ernest Hemmingway : « Le vieil Homme et la mer ».
 - Céline : « Voyage au bout de la nuit ».

Ces auteurs ont, en commun, j’en ai certainement oubliés pas mal comme Emile Zola, Gustave Flaubert… le fait de décrire, de façon réaliste, la vie avec ses turpitudes, parfois macabres.

Alors que pour les autres, les bons auteurs classiques, décrivent la vie comme elle devrait être… Idéale (tout est bien qui finit bien). Bon, ce que je dis est très schématique. Je n’ai jamais été un grand lecteur. Mes connaissances en littératures sont plutôt limitées. Car ne l’oublions pas, il ya aussi la « littérature » professionnelle, et tout cela prend du temps, un temps très agréable, mais du temps quand même…

A mon avis, mais je peux me tromper, la « littérature bloguesque » est intermédiaire entre la littérature romantique et la littérature réaliste, mais je ne prêtant, surtout pas, pas être un fin littéraire.

30/10/2012

On purge bébé : Suite

Source : www.monveto.net/


Purger les enfants est une tradition qui a la peau dure, je le découvre avec stupéfaction chez des gens qui débarquent, dans mon cabinet, car ils viennent de déménager d’une autre contrée.

Dernièrement un monsieur vient me voir pour un accident du travail (chute et fracture de côte) prescription : un arrêt de travail, une ceinture et un traitement antalgique (Paracétamol et Anti inflammatoire), ainsi que son renouvellement d’ordonnance.

A la fin de la consultation la question qui tue : « pourriez vous prescrire à mes deux enfants une ordonnance pour les vers, c’est ma femme qui me l’a demandée »

Je suis bien obligé de m’exécuter, il y a des choses qui ne se refusent pas.

Grand dieu, nous sommes envahis par les vers fantômes !

27/10/2012

L’automne est là, les marronniers aussi : A propos de l'heure d'hiver

 

Un marronnier, en terme journalistique est un évènement qui revient périodiquement, annuellement, le plus souvent.

Nous sommes, ici, en présence d’un gros marronnier bi annuel. Le changement d’heure, dans ce cas on et gâté, car il revient donc deux fois par an, comme les équinoxes et les solstices (d’hiver et d’été) On est gâté, car, il ya l’heure d’été et l’heure d’hiver*.

Le marronnier permet, aussi de meubler dans un journal, voire de délayer, pour remplir de l’espace, dans le journal, ou quand on est à cors d’articles beaucoup plus important, cela permet, ainsi, facilement de boucler le journal facilement

Voici un article que j’ai pondu il ya quelques temps : sur le changement d’heure, une vaste bêtise devant l’éternel. Merci Monsieur Benjamin Franklin (l’inventeur du Paratonnerre, et ambassadeur en Europe).

Voici mon article, voilà, je n’ai plus rien à faire, place au marronnier qui date du… 27/10/2007 (déjà !).

 

L'histoire de l'heure d'été/hiver




« Cette idée de l'heure d'été/hiver, date de 1784. Elle est de Benjamin Franklin et exposée de manière un peu fantaisiste sous forme de lettre envoyée par Franklin au Journal de Paris qui la publie le 26 avril 1784.
 
Il commence en décrivant la démonstration à laquelle il avait assisté la veille d'une nouvelle lampe à huile. Il relate la discussion qui s'en était suivie à propos du rapport huile consommée/lumière produite.
 
Le sujet en tête, il entre chez lui et s'endort vers 3-4 heures du matin. Un bruit le réveille vers 6 heures et il s'étonne d'une grande clarté dans sa chambre. Il pense d'abord à ces fameuses lampes éclairant sa chambre mais constate, en fait, que ce sont les rayons du Soleil levant qui pénètrent dans la pièce. La lecture d'un almanach lui confirme que le Soleil se lèvera encore de plus en plus tôt jusqu'à fin juin.
 
"Cet événement me fit penser à des choses plus importantes et plus sérieuses. Si je n'avais pas été éveillé si tôt le matin, j'aurais dormi six heures de plus à la lumière du Soleil, et, par contre, aurait passé six heures la nuit suivante à la lumière des chandelles."
 
Et il poursuit : " En partant du principe qu'il y a 100 000 familles à Paris et que ces familles consomment la nuit 1/2 livre de bougies et chandelles par jour... En estimant de 6 à 8 heures la durée moyenne entre l'heure de lever du soleil et la nôtre... il y a donc 7 heures par nuit pendant lesquelles nous brûlons des bougies, on en arrive au décompte suivant :
 
En six mois entre le 20 mars et le 20 septembre, il y a 183 nuits. 7 heures par nuit d'utilisation de bougie. La multiplication donne 1 281 heures. Ces 1 281 heures multipliées par 100 000 donnent 128 100 000.
Chaque bougie exige 1/2 livre de suif et de cire, soit un total de 64.050.000 livres. À un prix de trente sols par livre de suif et de cire on en arrive à 96.075.000 tournois de livre." Euh... un tournoi de livre, c'est combien d'euros ?
 
Bref, Franklin conclut par "...une immense somme que la ville de Paris pourrait sauver chaque année !"
 
Cependant, tout le monde n'est pas d'accord avec cette idée lumineuse. Une association contre l'heure d'été s'est formée et Eléonore Gabarain est présidente de l'Association française contre l'heure d'été double, elle a succédée a son créateur, le professeur Boris Sandler, professeur de pédiatrie qui avait noté des troubles chez ses petits patients lors du passage à l'heure d'été.
 
Un rapport du Sénat dit en conclusion : "Il ressort de l'ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l'heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations. En conséquence, la logique conduit à souhaiter l'abandon de ce dispositif artificiel et de revenir à un déroulement plus naturel du temps."
 
Pour la petite histoire, les parents de Benjamin Franklin tenaient un magasin d'artisan en bougies et savons, il n'y a qu'un pas pour penser que Benjamin Franklin nous fait économiser des bouts de chandelles. »



Dans le cas de l’heure d’été, c’est l’hiver qui frappe à notre porte (un beau marronnier, de… 1969). Un marron glacé, en cette période préhivernale.

 

 

25/10/2012

Voilà comment une patiente tente de se faire rembourser une prescription




Un coup de fil intempestif :

Voila la suite d'un de mes précédants articles : « Le médecin généraliste La Prophylaxie du paludisme et l’agent immobilier » :


Une patiente la quarantaine est donc venue, à consulte, pour une prévention anti palustre en zone trois ; Une prescription donnée, par le Centre Santé-Voyage, est le DOXYPALU*. Elle a consulté plusieurs fois au Centre Santé-Voyage de mon CHU préféré de Grandville, et, à chaque fois, on lui a prescrit cette thérapeutique préventive contre le paludisme.

Elle va au Bénin pour une adoption.

Là, cette après midi, elle me téléphone, en pleine consultation, car le pharmacien lui aurait parlée de la DOXYCICLINE* qui, elle, est remboursée.

Je lui réponds que cela n’est pas possible car la prévention du Paludisme n’est pas prise en charge par la collectivité avec la Sécurité Sociale comme intermédiaire, et que si je faisais une ordonnance pour trois mois, avec de la DOXYCICLINE*, la sécu nous tomberait sur le râble (surtout moi).

Et de lui citer les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) qui précisent que seul le DOXYPALU* a l’AMM dans la prévention du Paludisme, donc je ne pouvais pas lui prescrire la DOXYCICLINE* dans cette indication là.

Les gens, tu leur donne ça, ils veulent plus, toujours plus.

Et M… !

 

Les deux sites du jour (pour les voyageurs) :

Santé-Voyage : http://www.astrium.com/

Minstère des affaires Etrangères - conseils aux voyageurs : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/

24/10/2012

La rue de Grandville a bien changée depuis quelques années




Dans la rue de Grandville, où j’habite, un phénomène étrange s’y déroule, depuis un couple d’années.

La rue de Grandville n’est plus sûre.

Ma rue est envahie, périodiquement, par des charognards, des vautours qui tournent autour des personnes âgées, en attendant qu’elles veuillent bien crever.

Il faut dire que la rue commence, depuis un couple d’années, à se rajeunir progressivement, du fait, justement, de la mort de quelques habitants âgés.

Il faut dire que les vieux crèvent les uns après les autres, parfois, certains font de la résitance, mais, in fine, il y passent tous, avec plus ou moins d’attente.

L’autre jour, un de ces vautour me vola dans les plumes (ou plutôt, plus exactement, dans les poils).

C’était un Agent Immobilier qui prospectait pour savoir quelles étaient les maisons où des vieux allaient crever.

Il y a toujours eu des vautours, mais, autrefois ils le cachaient sous un vernis éducationnel, si le résultat était le même, la bonne éducation faisait, un peu mieux supporter cette démarche de prospection qui était, me semble t-il, un peu moins prospectrice, plus discrète et un peu plus respectueuse de l'humain, quoi que.

Les Agents Immobiliers, de nos jours, sont, avant tout, des commerciaux sans foi ni loi.

Les Agents Immobiliers sont des charognards, des vautours, sauf à de rares exceptions près.

A mon avis, un grand nombre de Notaires sont eux aussi, des vautours

De nos jours, les rues de Granville, ne sont plus sûres.


23/10/2012

Harcèlement au travail

Source : http://batinote.files.wordpress.com/


Je soigne, depuis plus d’un an, une immigrée d’origine Irlandaise.

Celle-ci, m’avais dit, à sa première consultation quand je lui adresser la note : « 23 €, c’est pas cher, en Irlande, c’est trois fois plus cher ».

Elle s’est très bien adaptée, et après avoir terminée ses études, elle a trouvée un CDD.

Elle vient me voir, car elle n’en peu plus.

C’est au travail que cela se passe. Elle fait le métier de commerciale dans une petite boite, une micro-entreprise de moins de 10 salariés, entreprise, plus ou moins familiale, qui monte des sites Internet clé en main.

Ces dernier temps, cela commençait à déparer. On lui demandait toujours plus, jusqu’au jour, ou n’en pouvant plus, après une attaque de panique, elle vint me voir.

Je l’arrêtais quinze jours.

Croyez-vous ce qui arriva : le lendemain, quand il eut l’arrêt de travail entre les mains, il m’appela. Moi de lui dire que j’étais tenu au serait professionnel et que je ne pouvais répondre au motif qu’il trouvait cet arrêt de travail abusif.

C'est la première fois, en trente ans d'activité libérale, je suis confrontéà un patron qui me téléphone.

Devant son agressivité, je lui dit, de façon un peu sèche s’il était médecin, et que s’il trouvait cet arrêt de travail abusif, il n’avait cas téléphoner à la Sécu.

Et zut, je vais avoir la sécu qui va me tomber sur le dos.

Et je conseillais, à la patiente, d’aller voir une structure médico-légale qui s’occupe des gens agressés. Cette structure se trouvant au CHU de Grandville.

19/10/2012

A propos des dépassements d’honoraires abusifs : Elisabeth Martichou et Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Une petite vidéo éducative trouvée sur le blog du bien informé « Le Rhinocéros regarde la lune » dans son post : « Jours de colère ».

Cette petite vidéo, a l’avantage de recentrer le débat sur les dépassements d’honoraires des médecins.

1°) La vidéo :

 

2°) Vidéo virale :

Une vidéo virale est une vidéo qui touche un vaste public sur Internet, généralement par le biais des souces de communications, y compris les blogs. Source Wikipédia - http://fr.wikipedia.org/wiki/Vid%C3%A9o_virale.

3°) Création d'une vidéo virale :

Il suffit de diffuser, sur son blog, la vidéo en question.

4°) Une dernière manip très importante :

Laisser, sur son blog, un « certain temps », la page en question.

Cinq en un !

Leeloo (Milla Jovovich) : Le cinquième élément – Luc Besson


 

Je vais finir par croire que j'accumule ces temps-ci, ce type de consultation.

Ce matin à consulte, une jeune patiente est cachée par la porte de la salle d’attente qui donne sur le couloir ou l’on arrive à mon bureau.

La jeune fille s’assoie, comme je l’y invite. Elle vient pour un « bilan ».

« Un bilan ? »

« Oui pour la pilule et pour le fer. » (1)

« Oui, et puis j’aimerais que vous jetiez un œil à mes vaccins sur mon carnet de santé. » (2)

Puis vient la tirade : « Les vaccins sont-ils sans dangers ? »...

Moi, bon prince lui vantant, avec prudence, les avantages bien supérieurs aux inconvénients que procurent les vaccins. Pour en venir, à : "il faudrait vous faire un rappel, si vous êtes d'accord". (3)

« Et puis j’entends mal, je fais souvent répéter les gens… Vous pouvez me regarder les oreilles pour voir si je n’ai pas un bouchon ? » (4)

« Non, vous n’avez pas de bouchons. »

Alors là, la parole qui tue : « Vous pourriez me faire une lettre pour un ORL ? » (5)

Moi de lui expliquer que cela faisait beaucoup en une consultation, elle de me répondre que cela lui faisait dépenser moins.

5 en 1 : cinq actes en une consultation...

 

un record !

 

           Booum, Badabooum, Booum, Big Badabooum !



13/10/2012

The Beatles and the Pillow Fight

 Beatles Pillow Fight, by Harry Benson, 1964

 

Cette photographie, célèbre, des Beatles en train de faire une bataille de polochon, a été « shootée » par le non moins célèbre des photographes des années 60, je veux nommer Harry Benson.

 Cette photo célèbre d’Harry Benson, n’est pas spontanée du tout. La veille le célèbre groupe anglais y avait joué. Ce jeux était très à la mode, à cette époque.

Quand Harry Benson entendit ça, il se dit que ce serait amusant d’en profiter pour faire un bon coup, un scoop. Les Beatles venaient de faire un concert à l’Olympia.

Dans la soirée du 16 janvier 1964, dans une chambre de l'hôtel Georges-V, à Paris, le photographe Harry Benson a réalisé ce cliché devenu célèbre, immortalisant une bataille de polochons opposant les Beatles.

Harry Benson les fit donc « poser » pour cette célèbre photographie.

Pourtant, à regarder cette photo, on les dirait très spontanées les Beatles.

 

Harry Benson avec sa photo célèbre

 

P.S. :

1°) Les plus belles photos sont celle qui sont préparées, je dirait que ce sont des photos posées, scénarisées.

2°) Cela n'est pas vrai du tout pour les grands reporters photographes de guerre.

 

 

11/10/2012

On ne fait bien que ce que l’on fait souvent… Ou alors, il faut y passet du temps (ce qui n’est pas rentable) – A chacun son métier…

Piqûre Intradermique



Cet article est la suite d'un article que j'avais écris, dans mon blog, il y a... quelques temps. comme quoi, le sujet est toujours d'actualité.

Je reçois à consulte, une jeune étudiante en Pharmacie, qui doit remplir des papiers pour ses derniers stages. Là, il s’agit, de stages Hospitaliers.

Allez, courage Sangsue, bouge toi le cul la ventouse.

D’abord, les vaccins, allez en avant, je pars à la chasse, elle est à jour, mais il faut tous les noter sur le papier.

La sempiternelle radio des poumons de face (des fois qu’elle serait tuberculeuse).

Et, aïe, un test tuberculinique. J’ai horreur de cela car, d’abord j’en fais très rarement et la technique est ch…te. Il faut prélever 0,10 ml, une dose sur les dix doses que contient le flacon, un peu de gaspillage ne fait pas de mal de temps en temps (ceci dit, ces flacons sont certainement fait pour des tests tuberculiniques « en batterie »).

J’envoie donc l’apprentie pharmacienne chercher une seringue à tuberculine, munie d’une ordonnance (en bonnet d’uniforme) à la pharmacie la plus proche, elle revient avec une seringue trop grande, en dépit de mon ordonnance. Je la renvoie à la case départ (la pharmacie) ; je pense que cela sera une bonne expérience pour son métier futur, bien lire une ordonnance.

Elle revient, enfin, avec l’instrument de torture : La bonne seringue. Je prélève les 0,1 ml de tuberculine, et là il faut faire attention, c’est en intradrmique qu’il faut piquer, pour cela il faut décoller la peau et faire une petite « boule ».

Allez, courage Sangsue bouge toi la ventouse.

Je pique sous la peau, avec appréhension, prudence et attention. Ouf, ça marche la « bule » appariait, lecture dans 72 h (trois jours).

Trois jours après, à la lecture, le test était positif, sa vaccination avait bien pris.

C’est dur de faire quelque chose que l’on fait rarement, il faut vraiment s’appliquer.

P.S. : Cet aphorisme : « On ne fait bien que ce que l’on souvent « , m’avait été sorti par un ponte d’hémato cancérologie mondialement connu, lors d’un stage hospitalier (d’ailleurs, depuis ce sont les centre anti cancéreux qui squattant, pratiquement, tout les traitement des cancers) ce qui oblige les patients à se déplacer, en ambulance,, souvent, de très loin).

Moi, humblement, je me permis de rajouter la suite de cet aphorisme : Ou alors, il faut y passet du temps (ce qui n’est pas rentable) – A chacun son métier…
Cet aphorisme est surtout valable pour les juriste, et surtout, à mon avis, aux avocats, chacun ayant un domaine où il s’est spécialisé. Ils n’on pas le temps de s’investir ailleurs, sauf donner, éventuellement des conseils. Ceci-dits, de part leurs études, ils sont capable, comme nous les médecin, de savoir ou chercher l’info.



06/10/2012

« Mais, vous n’allez pas l’examiner ? »




Pour continuer dans la même veine que mon post précédant, une petite histoire qui illuste encore, s'il en était besoin, la dégradation des relation Malades Médecins.

Une mère, et son garçon de 7 ans, entrent dans mon bureau. Elle me dit : « mon fils est faiblard depuis hier soir, il est pâle et ne mange pas ».

Je les fais assoir, et commence à interroger le gamin :
 - « As-tu la nausée ou des vomissements ? »
 - « Oui » me répondit la mère, il a vomit deux fois ce matin.
 - « As-tu la diarrhée ? » non me répondis encore la mère.
 - - « As-tu mal au ventre ? » oui me répondit toujours la mère.

Moi de répondre à la mère, c’est une gastro.

A brûle pourpoint, elle me lance :

 - « Mais, vous n’allez pas l’examiner ? »

 - « Si, après que j’aurais été à la pêche aux infos, laissez moi le temps de vous interroger ».

Le diagnostic en médecine générale, se fait à 80 % à l’interrogatoire, 10 % à l’examen clinique et 10 % grâce aux examens para clinique (prise de sang, radios, échographie, scanner, IRM, Scintigraphie, Ostéodensitométrie et autres joyeusetés) ces petites plaisanteries finissent pas coûter la peau du cul, surtout quand c’est le patient qui fait pression sur le gégé (le généraliste) pour se faire investiguer les organes. Un coup le foie, un coup la rate, un coup le gésier…).

En Psychiatrie, le diagnostic se fait, en très grande partie, à l’interrogatoire, certes, il existe le DSM IV et des échelles d’évaluation, mais, on peut dire que le diagnostic, dans ce cas, est fait lors d’un interrogatoire rigoureux (presque policier).

Voilà pourquoi j’aime prendre, un peu, de mon temps pour interroger mes patients, qui deviennent, d'ailleurs, de plus en plus, impatients.


P.S. :

La différence qu’il y a avec les blogs médicaux des jeunes médecins, la génération montante, est que eux, voudraient améliorer leur condition d'exercice de la médecine libérale.

Hélas, nous les vieux, sommes devenus plutôt fatalistes.

Ils n'ont pas connu la période agréable à vivre des années 80 (je me suis installé en 1980) aux années 95. Certes, je suis un vieux con, mais je ne pense pas jouer dans le sentimentalisme des "cétait mieux avant". Interrogez mes confrères de la même génération que moi.

Moi, qui ne suis qu’un vieux con de généraliste, un vieux con de la vieille génération, un vieux con de la génération descendante, j’ai tout connu de l’ingratitude des gens. Il y a, quand même, encore, pas mal de patients gentils.

Par contre, je trouve que les jeunes patients, ceux de la génération montante, respectent de moins en moins le généraliste, celui-ci étant perçu, uniquement, que comme un prestataire de service.

La qualité de vie du médecin généraliste (et de certains spécialistes) se dégrade, inexorablement, de jours en jours, de mois en mois, d'années en années. Il y aura bien un moment où cela finira par s'arréter. J'espère que l'on n'en viendra pas à la célèbre phrase de Corneille (pas le chanteur) dans le Cid : "Et le combat cessa faute de combattants".

Seulement 10 % des médecins thésés (ayant terminés leurs études) s'installent en libéral.

Pourquoi ?

03/10/2012

Le médecin généraliste La Prophylaxie du paludisme et l’agent immobilier

Crédit Photo : www.evolute.fr/


Hier soir, à consulte, je reçois une dame habillée de noir, un peu bizarre. Moi de penser, qu’est-ce-qu’il va m’arriver encore.

Effectivement, elle me demande une prescription pas courante, une prescription anti palustre.

Elle va au Bénin plusieurs fois, moi de lui dire qu’il valait peut-être mieux qu’elle aille consulter Santé Voyage. Elle me répond qu’elle y avait été plusieurs fois, que c’était 25 €, et que c’était pas remboursé.

Enfin, la question qui tue : « croyez-vous que je puisse prendre, le DOXYPALU* en continu, pendant six mois ? »

La consultation prenait une telle tournure « tendue » que, volontairement, je ne cherchais pas sur le Net.

Moi de répondre : « Je n’en sais fichtre rien ».

« Mais vous êtes médecin ! »

« Oui, mais généraliste, pas spécialisé en médecine tropicale. Que faites vous comme métier ? »

« Je suis dans l’immobilier ».

"Vous avez fait des études en Droit ?"

"Oui"

« Eh bien, vous voyez, je n’y connais rien en droit. Chacun son métier. »

Cette répartie lui a cloué le bec, c’est bizarre, tout d’un coup elle a compris.

Ce qui permit de rétablir le calme dans la consultation qui prenait une tournure plutôt agressive.

« Pourquoi allez-vous au Bénin ? »

« Pour une adoption. A ce propos pourriez vous me faire une ordonnance de premier secours pou ma fille. Et puis, aussi, un certificat pour la gymnastique ».

Et allez, c’est reparti, la consultation kalachnikov.

Ce qui est horripilant, dans ce type de consultations, c’est que, maintenant, les gens (je ne parle plus de patients dans ce cas) se permettent de répliquer au médecin.

On ne respecte plus le médecin.

Heureusement que j’aime, encore, mon métier. Quand au patient, il y en a de moins en moins qui sont agréables et bien élevés.

Cela devient, de nos jour, une denrée rare.

 

P.S. :

La différence qu’il y a avec les blogs médicaux des jeunes médecins, la génération montante, est que eux, voudraient améliorer leur condition d'exercice de la médecine libérale.

Hélas, nous les vieux, sommes devenus plutôt fatalistes.

Ils n'ont pas connu la période agréable à vivre des années 80 (je me suis installé en 1980) aux années 95. Certes, je suis un vieux con, mais je ne pense pas jouer dans le sentimentalisme des "cétait mieux avant". Interrogez mes confrères de la même génération que moi.

Moi, qui ne suis qu’un vieux con de généraliste, un vieux con de la vieille génération, un vieux con de la génération descendante, j’ai tout connu de l’ingratitude des gens. Il y a, quand même, encore, pas mal de patients gentils.

Par contre, je trouve que les jeunes patients, ceux de la génération montante, respectent de moins en moins le généraliste, celui-ci étant perçu, uniquement, que comme un prestataire de service.

La qualité de vie du médecin généraliste (et de certains spécialistes) se dégrade, inexorablement, de jours en jours, de mois en mois et d'années en années. Il y aura bien un moment où cela finira par s'arréter. J'espère que l'on n'en viendra pas à la célèbre phrase de Corneille (pas le chanteur) dans le Cid : "Et le combat cessa faute de combattants".

Seulement 10 % des médecins thésés (ayant terminés leurs études) s'installent en libéral.

Pourquoi ?

Il faut dire que, pour le généraliste, à vingt trois euros « la passe », tu peux, assez difficilement, te payer une ROLEX*.

A 50 ans, le médecin généraliste (et certains spécialistes) ont raté leur vie, Ils ne peuvent se payer une ROLEX*, comme le dit si bien le publicitaire Jacques Séguéla.




Jacques Séguéla Rolex par Communiketing

01/10/2012

Week-end au bout du monde



Je suis parti, avec « petite famille », cette dernière fin de semaine, passer un petit séjour au bout du monde.

Dans un endroit isolé, presque, de toute civilisation. En tout cas, un endroit peu connu, donc à l’ abri de la civilisation et de ses envahisseurs.

Un séjour magique, avec le bruit silencieux de la nature.

Il faut vite en profiter pendant qu’il en est encore temps.

Il faut dire, que pour aller s’isoler, là bas, il faut vraiment aimer la nature, Mais, justement, tout les endroits ayant un charme « naturel » sont envahis, progressivement, les uns après les autres,  par certains parasites : Les écotartuffes.

La reprise va être dure.



Les éco-Tartuffe - Nicolas HULOT par mattlouf

25/09/2012

Le pouvoir du savoir n’est rien comparé à celui de la séduction

Médecine Classique

Crédit Photo : http://t3.gstatic.com/


Comme je le fais, parfois, je reprends dans mon blog, un commentaire, parfois remanié, ce qui est le cas en l’espèce, commentaire que j’ai laissé sur un blog ami.

En l’occurrence, c’est le blog d’ompha : « l’Omphalos de Zeus » dans son article « Tout le monde a ses problèmes ! ».

Il y a deux types de médecins, c’est un peu comme le rat des villes et le rat des champs de la fable de La Fontaine.

Voilà ce que l’on peut dire de ces deux catégories de médecins : celui qui connaît la médecine et celui qui connaît le patient. Pour plagier une citation de Coluche*.

Le premier médecin, est une sorte de technicien, plutôt un ingénieur (dans l’administration, on parlerait de cadre A+). Ce type de médecin considère le corps humain comme une voiture, et cela marche, aussi pour la psychiatrie. Enfin, là, il y a une certaine spécificité, mais la comparaison tient, quand même, à peu près, la route. Dans le meilleur des cas, ce médecin offrira, en fin de consultation, une datte fourrée si chère à Claire Brétécher dans sa BD "Docteur Ventouse Bobologue". Point de chichi, point de salamalecs, de l’efficacité avant tout. Le but étant de « réparer » la « machinerie » corporelle humain du patient.

Le second médecin connaît, lui, le… Patient. Il peut, ainsi, jouer avec lui, et travailler à la séduction.

Il peut exercer la « médecine traditionnelle », ou faire miroiter des Médecines magiques et extraordinaires, parallèles (personnellement, je les qualifie de médecines perpendiculaires)

La crédulité humaine est incommensurable.

De préférence, il fait, alors, revenir ses patients (pour consolider le traitement, bien sûr). Ce médecin, là, est, de préférence, un médecin en secteur II (s’il est médecin), il peut, aussi « exercer » une profession para médicale, voire, un diplôme plus ou moins reconnu. On frôle, parfois, l’exercice illégal de la médecine. Ou tout simplement, pour ses « compétences », là, il n’est pas remboursé du tout, il faut, au moins, alors, 80 € « la passe »** (pour supporter les gens. Dans ce cas, le mot patient a perdu tout don sens)… Veuillez excuser ma vulgarité.



*« Il y a deux sortes de justice : vous avez l’avocat qui connaît bien la loi, et l’avocat qui connaît bien le juge !  » - Coluche.

**Avida Dollar, est la contrepèterie sur Salvador Dali inventée, à son encontre, par André Breton (chef de file du mouvement surréaliste) concernant sa propension, dans la deuxième partie de sa vie à aimer l’argent.




Magicien

Crédit Photo : http://users.polytech.unice.fr/


22/09/2012

Deux découverte due au hasard et à l’observation, l’ISONIAZIDE* et le VIAGRA*

Clinique Laennec (sanatorium)


La Découverte du premier antidépresseur, est le fait du hasard... Et de l’observation.

L'Iso-Nicotinyl-Hydrazide, INH, ou IZONIAZIDE* a été découvert en 1912.

Quarante ans plus tard, en 1952, on se rend compte de la puissante efficacité de ce médicament contre le bacille tuberculeux, on peut, désormais se battre efficacement contre ce fléau qu’était à l’époque la tuberculose.

La tuberculose est une maladie infectieuse due à une « Mycobactérie » appelée Mycobactérium Tuberculosis, ou bacille de Koch, du nom de son inventeur, l’inventeur allemand Robert Koch, d’où l’abréviation B K ; son génome a été séquencé en 1998. D’ailleurs, la Paléopathologie a démontré, grâce à la technique du PCR (Amplification aléatoire d'ADN polymorphe).que le BK avait muté des momies égyptiens de la dynastie de Toutânkhamon (c'est un exemple) à nos jours.

Dans les sanatoriums, la vie des tuberculeux change radicalement.

Fini les Thoracoplasties,encore appelée Piésithérapie pulmonaire, et les pneumothorax, thérapies très mutilantes, .

Mais la vie change non seulement du point de vue de la maladie tuberculeuse, ou l’efficacité du médicament est spectaculaire, mais...

Un effet secondaire du RIMIFON*, fut, très rapidement identifié. On s’aperçu que les patients sous RIMIFON*, avaient une modification au niveau psychiatrique, ils devenaient euphoriques, bavards, joyeux, communicatifs. Cerise sur le gâteau, les patients dépressifs sortaient miraculeusement de leur dépression. Par contre, les patients atteints de Psychose Maniaco Dépressive, si l’épisode dépressif guérissait, ils finissaient, tous, par grimper au rideau (phase maniaque assurée).

Une autre molécule, proche de l’IZONIAZIDE*, l’IPRONIAZIIDE*(MARSILID*) fut moins efficace au niveau de la tuberculose, mais plus active sur la dépression. En effet, le MARSILID* est utilisé, de nos jours, comme antidépresseur.

Les premiers IMAO (une des classes d’antidépresseurs) étaient nés

Pour la petite histoire, l’anecdote suivante, illustre remarquablement l’aphorisme : « l’histoire est un éternel recommencement ».

En effet, au départ, en 1992, le VIAGRA* était une molécule vasodilatatrice. On l’essaya donc dans les Pathologies Coronariennes, avec des résultats décevants. Par contre, les messieurs, uniquement eux, en redemandaient, on se demandait bien pourquoi… Quand on se rendit compte de sa grande efficacité dans… les troubles de l’érection.



C'est bizarre, cette bouteille de VIAGRA* était pleine il y a deux jours.

 

Références :

http://splouvier.pagesperso-orange.fr/PSYCHO.htm

http://www.chateaubriant.org/22-Histoire-de-la-tuberculose

http://france.euroclinix.net/historique-viagra.html

19/09/2012

Money Money Money

Les chansons on une autre perception quand on comprend les paroles.

Je connaissais cette (vieille) chanson du groupe ABBA. L’air et l’interprétation sont quasi magiques, Mais les paroles…

Money, money, money, sorti en 1976 est un de leur plus grand succès. Grâce à YouTube j'ai découvert  et compris les paroles, récemment, avec stupéfaction ; d’abord en Anglais, puis, j’ai cherché la traduction en Français, pour bien tout comprendre. Tout compte fait, je comprend pas si mal que cela l'anglais (merci l'informatique et Internet, assez souvents, les textes sont en anglais).

Ces paroles décrivent une situation éternelle.

En gros, c’est l’histoire d’une nana qui rêve de se trouver un mec friqué pour ne rien branler.

Qui eut pu penser, pour quelqu'un qui ne connais pas les paroles, ce qui se cache derrière cette mélodie plutôt guillerette et pleine d'entrain.






Texte en Anglais

I work all night, I work all day, to pay the bills I have to pay
Ain't it sad
And still there never seems to be a single penny left for me
That's too bad
In my dreams I have a plan
If I got me a wealthy man
I wouldn't have to work at all, I'd fool around and have a ball

Money, money, money
Must be funny
In the rich man's world
Money, money, money
Always sunny
In the rich man's world
Aha-ahaaa
All the things I could do
If I had a little money
It's a rich man's world

A man like that is hard to find but I can't get him off my mind
Ain't it sad
And if he happens to be free I bet he wouldn't fancy me
That's too bad
So I must leave, I'll have to go
To Las Vegas or Monaco
And win a fortune in a game, my life will never be the same

Money, money, money
Must be funny
In the rich man's world
Money, money, money
Always sunny
In the rich man's world
Aha-ahaaa
All the things I could do
If I had a little money
It's a rich man's world

Money, money, money
Must be funny
In the rich man's world
Money, money, money
Always sunny
In the rich man's world
Aha-ahaaa
All the things I could do
If I had a little money
It's a rich man's world

It's a rich man's world
français
Le fric,le fric,le fric



Traduction en Français

Je travaille toute la nuit, je travaille toute la journée, pour payer les factures que je dois payer
N'est-ce pas triste?
Et il ne semble jamais me rester un seul penny (pour moi)
C'est trop injuste
Dans mes rêves, j'ai un plan
Si je me trouvais un homme riche
Je ne devrais pas travailler du tout, je glanderais, j'aurais de la chance

Le fric, le fric, le fric
ça doit être chouette
dans le monde du riche
Le fric, le fric, le fric
toujours ensoleillé
dans le monde du riche
Aha-ahaaa
Tout ce que je pourrais faire
Si j'avais un peu d'argent
C'est un monde de riches

Un homme ainsi est difficile à trouver, mais je ne peux pas l'oublier
N'est-ce pas triste?
Et s'il s'avère être libre, je parie que je ne lui plairais pas
C'est trop injuste
Pour cela je dois m'en aller
à Las Vegas ou Monaco
Et gagner une fortune au jeu, ma vie ne sera plus jamais la même

Le fric, le fric, le fric
ça doit être chouette
dans le monde du riche
Le fric, le fric, le fric
toujours ensoleillé
dans le monde du riche
Aha-ahaaa
Tout ce que je pourrais faire
Si j'avais un peu d'argent
C'est un monde de riches

Le fric, le fric, le fric
ça doit être chouette
dans le monde du riche
Le fric, le fric, le fric
toujours ensoleillé
dans le monde du riche
Aha-ahaaa
Tout ce que je pourrais faire
Si j'avais un peu d'argent
C'est un monde de riches

C'est un monde de riches

Consultation Kalachnikov et Pectus Excavatum

Pectus Ecavatum

 


On voit, parfois dans notre métier, des choses qui peuvent paraître bizarre mais qui sont sans conséquence pathologique, et sont purement esthétique.

Hier soir, à consulte, un jeune homme de 25 ans :

 - Docteur, je viens pour plusieurs choses. Moi de penser, aïe, c’est reparti, encore un tir groupé. J’ai trouvé, je vais appeler ce type de consultations, les consultations Kalachnikov.

 - Depuis  3 jours, j’ai des nausées, des douleurs abdominales, j’ai pris un SMECTA, mais ça n’a rien fait. Moi, de lui répondre que c’est une gastro entérite.
 - Puis, j’ai très mal au genou, depuis que j’ai été aux fêtes de Dax, j’étais « un peu » éméché, on a jeté la tente, et je me suis retrouvé le matin, le genou sur une plaque mécanique. Effectivement, quand on a bien bu, on sent beaucoup moins la douleur et on ne bouge plus dans son sommeil ce qui peut entrainer ce genre de choses.
 - Enfin (ouf !), j’ai une épaule plus basse que l’autre.

Il enlève le bas, je l’examine, d’abord pour son ventre, il a des cordes coliques, des spasmes du colon, des douleurs à la palpation et des gargouillis, c’est bien une gastro. Bon, passons à son genou, je ne trouve pas grand-chose a me mettre sous la dent. Mais il a un grain de beauté sur le dos du pied droit. Un rapide tour de peau, ne montre qu’un autre grain de beauté.

Allez, courage, l’épaule. Il enlève le haut, tiens, il a un pectus excavatum*.

Tiens, c’est vrai qu’il a une épaule plus basse que l’autre (scoliose ?). J’examine sons dos, apparemment rien de nouveau sous le soleil.

Nous revenons côté bureau.

Allez, courage :

 - Une lettre pour la Dermato, pour ce grain de beauté bizarre.
 - Une lettre pour l’Orthopédiste (j’ai plus envie de m’em*der avec ce patient indélicat (des fois que ça tournerait au vinaigre) direction tout droit spécialiste.
 - Une ordonnance pour une radio de la colonne vertébrale.
 - Je lui explique que pour son Pectus Excavatum c’est purement esthétique.

Je m’apprête, à lui faire sa feuille de maladie (pour se faire rembourser sa enfin, ses consultations), car, cerise sur le gâteau, il n’a pas sa carte vitale…

Il me dit, soudain :

 - Et le traitement pour ma gastro !

Voilà ce qu’il se passe  lors des consultations Kalachnikov, on oublie, parfois l’essentiel.

Et tout cela (allez, ça y est, il reparle de sous) pour un tarif forfétaire de 23 €.


P.S. :
Le Pectus Excavatum est une malformation du sternum qui, au lieu d être plat, est enfoncé, on appelle cela, aussi le thorax en entonnoir. La fréquence est faible, entre 1/400 et 1/700 (entre 0,15 % et 0,25 % de la population).



                                        Kalachnikov

 

Sans commentaire

 

18/09/2012

Urgence Pédiatrique : Le Pédiatre est surbooké





Vers la fin de la consultation, ce matin, en plein examen d’un patient, le téléphone sonne.

J’entends à l’autre bout du fil, un bébé qui crie, mais qui crie, enfin, il crie fort, très fort. Tant et si bien que j’entends, à peine la mère.

Elle me dit qu’elle a téléphonée à son pédiatre qui n’était pas là, mais sa collègue ne pouvait pas la recevoir. Cela m’a paru bizarre qu’un médecin ne reçoive pas un patient en urgence.

Moi, les BB de moins d’un an ce n’est pas mon fort, j’assure le tout venant (fièvre, rhino pharyngites, otites, gastro entérites) mais pas plus, il y a les pédiatres pour cela.

Chaque médecin généraliste a des spécialités qu’il aime plus que d’autre et, en général il a une spécialité qu’il préfère devant toutes les autres.

Cette maman qui était paniquée au téléphone débarque dans mon cabinet avec un petit garçon de 4 mois qui était d’un calme olympien.

Je dis à la mère que si cela recommençait, qu’elle m’appelle et j’appellerais, moi, la pédiatre, en shuntant la secrétaire.

Dans ce cas précis, la secrétaire a été un peu limite.

17/09/2012

De l’utilisation judicieuse d’Internet dans l’exercice de la Médecine Générale




Ce soir, à Consulte, j’ai eu une étudiante en Pharmacie, en fin de cursus, qui doit effectuer des stages à l’Hôpital.

Il y avait une grande feuille à remplir avec plein de dates, à compléter, pour les vaccins. Il fallait une sérologie de l’hépatite B, une radio des poumons et un test tuberculinique à faire. Ouf !

Elle me montre, donc, son carnet de santé. J’avais oublié que, régulièrement, le nom des vaccins changent. Je me retrouve donc avec des noms qui me disent vaguement quelque chose et puis, d’autres, non.

Une idée me traverse l’esprit, et si j'alais surfer, un peu, sur le Net.

Bingo, ça marche !

Je retrouve tous les noms et ce que sont ces vaccins (oubliés).

A ce propos, ne mettez pas n'importe quoi sur le Net (en particulier les réseaux sociaux), méfiez vous de la mémoire du Net, il est, la plus part du temps, difficile d'en sortir...

Merci la Toile, merci Le World Wide Web, Merci Internet*.


*http://fr.wikipedia.org/wiki/World_Wide_Web

 

16/09/2012

Le cri du cœur

Crédit Photo : http://www.lepoint.fr/


Je soigne, depuis trés peu de temps, une femme infirmière, mariée et mère de deux filles.

A la dernière consultation, elle m’amène sa fille ainée pour un prurit de cuir chevelu avec des croûtes.

Moi, ne sachant à quoi cela pouvait correspondre, je l’adresse, illico, au dermato. Le lendemain, elle me téléphone, en me disant qu’elle n’a rendez-vous à la dermato dans une semaine et que sa fille ne pourrait tenir jusque là. Je lui dis de venir.

Elle arrive seule, je lui demande sa carte Vitale, et alors, le cri du cœur :
 
 - « Vous n’allez pas me faire payer au moins ?»
 - Moi, grand seigneur : « Non, c’est uniquement pour accéder au dossier informatique ».

La première fois que l’on s’est vu, c’était pour elle et la consultation avait dérapée sur sa fille de 8 ans, (qui avait maintenant ses démangeaisons) qui mettait, sérieusement, en échec ses parents, la vie familiale en était quelque peu bousculée. Cette première consultation avait durée une demie heure, car, en plus, outre de la soigner, elle, je l’aie gardée, une demie heure pour lui donner, gratuitement, les coordonnées d’un Pédopsychiatre… Tout cela pour 23 €.

Je pense qu’elle aurait pu avoir la décence de s’abstenir de tels propos, surtout venant d’une infirmière, un professionnel de santé.

D’autant plus qu’elle est remboursée par la sécu et sa mutuelle, car je suis en Secteur I.

C’est vrai, j’oubliais, elle perd la somme énorme d’un euro, soit une perten sèche, de 4,35 % du prix de la consultation, ce qui, il faut bien le dire, est hors de prix !

Dans ce cas tout y est : l’argent, le non respect du médecin, et la non reconnaissance du travail gratuit.

Vous demandez pourquoi, seulement, 10 % des jeunes médecins thésés s'installent il en libéral ?

 

Voius n'avez pas un début de piste ?